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NI ACTUALITÉS NI COMMENTAIRES, ..... DU COPIER-COLLER ET DES LIENS... Un blog de « curation de contenu » : 82 LIVRES , 171 TEXTES et 34 DOCUMENTAIRES :

  • Violences du 1er-Mai : une seule condamnation

    https://www.nouvelobs.com/societe/20180505.OBS6246/violences-du-1er-mai-une-seule-condamnation.html

    Tout ce tapage pour ça ? Qualifiées de « noyau dur » du black bloc par le préfet de police, les gardés à vue du 1er-Mai s’apparentaient plutôt à « une foule de badauds » jeudi et vendredi en comparution immédiate, ont ironisé les avocats de la défense.

    A minima déférés pour « groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations », les prévenus qui ont défilé dans le box hier étaient cette fois apprenti cuisinier, ex-artisane dans un atelier de vitrail, étudiants en licence. La veille, ils étaient centralien, productrice dans le cinéma, fils de chercheur au CNRS… « Mais qu’est-ce que c’est que cette mise en scène ? », soupire une avocate de la défense après l’audience.

    “Il semble que vous étiez vêtu de noir”, grince le président de l’audience en lui tendant une photo de lui le jour J. “La photo est en noir et blanc M. le président, permettez-moi de vous la présenter en couleurs”, rebondit l’avocat, démontrant que son client portait en réalité une veste verte turquoise. “Je m’habille justement de manière visible en manif car il m’arrive de prendre des photos en manif. J’avais en tête l’image des fumigènes de la CGT, donc j’ai pensé pouvoir faire de chouettes images avec le mien…”, déclare l’intéressé.

    Le tribunal finira par le relaxer du chef de “groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations”. En revanche, il est condamné à 1.000 euros d’amende pour le port de son fumigène.

    “Pourquoi aviez vous une écharpe sur vous mademoiselle ?”, l’interroge la procureure. “J’ai eu peur d’avoir froid dans la journée”, répond-patiemment la prévenue. Et le masque ? “Je l’ai mis à partir du moment où nous avons reçu des lacrymogènes”. “Vous étiez donc dans le cortège de tête ?” « Non, nous étions derrière. On était dans la rue, il y avait du vent, il me semble que le vent a transporté ces gaz ».