Tradfem

La collective TRADFEM est née en 2013 autour de plusieurs projets de traductions, en particulier le texte d’Andrea Dworkin « Je veux une trêve de 24 heures durant laquelle il n’y aura pas de viol ». Ce texte a été travaillé par un petit groupe de gens qui ont alors souhaité prolonger cette collaboration. Celle-ci s’est ensuite étendue avec l’arrivée de nouvelles personnes. Aujourd’hui (2016), la collective rassemble une dizaine de membres, qui ne sont pas nécessairement des professionnel.le.s de la traduction et qui s’y investissent selon leurs possibilités respectives. TRADFEM est mixte avec des personnes vivant en France, au Québec, en Espagne et en Allemagne.

  • #Glosswitch : La diabolisation actuelle du réseau internet Mumsnet n’est que la plus récente incarnation de la chasse aux sorcières.
    https://tradfem.wordpress.com/2018/05/14/la-diabolisation-actuelle-du-reseau-internet-mumsnet-nest-que-la-

    «  Le retrait délibéré des femmes à l’écart des hommes a presque toujours été perçu comme un acte potentiellement dangereux, ou hostile, comme une conspiration, une subversion, quelque chose de ridicule et inutile,  » écrivait #Adrienne_Rich dans Naître d’une femme (1980), une exploration novatrice de la politique de la maternité. Qu’il s’agisse des fileuses qui comméraient en cercle ou des vieilles épouses transmettant un savoir à leurs cadettes au sujet de la contraception et de l’avortement, les femmes réunies en l’absence d’hommes sont depuis longtemps vues avec suspicion. Que pourraient-elles se dire  ? Que pourraient-elles comploter  ? Et comment, surtout, pouvait-on les contrôler  ?

    C’est un problème qui n’a jamais disparu, même si le contexte a changé. L’anxiété suscitée par la parole des femmes – qui a entraîné de violents mouvements de ressac, comme les procès faits aux sorcières et les brides imposées aux «  mégères  » – a surgi à une époque où, pour citer l’écrivaine Marina Warner, «  les femmes dominaient les réseaux de l’information et du pouvoir  ; c’étaient le quartier, le village, le puits, le lavoir, les boutiques, les étals, la rue qui étaient leur arène d’influence, et pas seulement le logis.  »

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.newstatesman.com/politics/feminism/2018/05/demonisation-mumsnet-just-latest-incarnation-witch-hunting

    #misogynie #mères #mumsnet #chasse_aux_sorcières