mat.42

Élève en hypokhâgne, je fais un projet de curation géographique sur le sujet « la découverte et l’exploration de nouveaux continents et territoires à travers les différents âges » .

  • La #découverte de l’Amérique par les #Vikings - Persée
    https://www.persee.fr/doc/annor_0003-4134_1953_num_3_3_4257

    Cet #article de Michel Eude, datant de #1953 et publié dans les Annales de Normandie , relate les traces dans la #littérature #scandinave d’une découverte et #exploration de l’ #Amérique plus précoce mais aussi avortée à cause d’autochtones peu accueillants. D’après la Saga des Groënlandais , pas moins de six #expéditions auraient été tentées par les #Islandais, mais rapidement abandonnées. Ainsi le premier Européen à avoir découvert l’Amérique serait en réalité Bjarni Herjulfson. La Saga d’Erik le Rouge semble moins précise que la Saga des Groënlandais car elle contient plus d’éléments fabuleux, néanmoins Michel Eude rappelle la précision de certains détails #géographiques , allant jusqu’à dire que l’expédition a peut-être réussi à aller jusqu’à l’embouchure du #fleuve #Labrador. La découverte de trois îles en particulier a fait se multiplier les interrogations : l’Helluland, le Markland et le Vinland. La position géographique de ce dernier est ainsi très controversée, car il pourrait s’agir aussi bien de la zone situé près de #New_York (où l’on trouvait des vignes, Vinland étant le pays de la vigne) qu’au niveau de l’ #Equateur suivant les indications géographiques. Ainsi la découverte de ce « #nouveau_monde » serait bien antérieure à la période des #Grandes_Découvertes .

    D’autre part, si les événements qu’elles racontent se situent entre 870 et 1030, la plupart des sagas historiques ont été écrites au XIIIe siècle, et les faits ont fatalement subi une certaine déformation. Celle-ci est d’autant plus sensible dans les deux sagas précitées qu’elles décrivent des pays lointains ; de là aussi leurs contradictions. Ce serait toutefois une erreur de réduire à l’excès leur contenu véridique. Après élimination des éléments légendaires, il reste un nombre suffisant de données sûres ou vraisemblables sur lesquelles l’historien peut s’appuyer.