• Au #Maroc, un #boycott surprise contre la #vie_chère - Libération
    http://www.liberation.fr/planete/2018/06/05/au-maroc-un-boycott-surprise-contre-la-vie-chere_1656798
    #pouvoir_d_achat

    suivi par 42% de la population !

    D’abord, Aziz Akhannouch, propriétaire de la société de distribution de carburant Afriquia, est aussi ministre de l’Agriculture, milliardaire et proche du roi. Ensuite, Miriem Bensalah-Chaqroun, à la tête des Eaux minérales d’Oulmès, distributeur de Sidi Ali, est l’ancienne présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc, l’équivalent du Medef en France. « La campagne de boycott est l’expression d’un ras-le-bol généralisé qui s’inscrit dans la suite des protestations du Rif, de Zagora et de Jerada [trois régions qui ont connu des mouvements sociaux ces dernières années, ndlr] », estime Omar Balafrej, député de la Fédération de la gauche démocratique, qui soutient le boycott.

    • https://orientxxi.info/magazine/maroc-les-patrons-de-sa-majeste-boycottes-par-le-peuple,2487

      Un récent communiqué de Transparency Maroc (19 mai) résume bien la situation : « L’analyse d’un tel mouvement à travers le seul facteur des prix est forcément réductrice. C’est toute la gouvernance d’une économie minée par la rente, la corruption et l’interférence du pouvoir politique avec celui de l’argent, qui est visée. Ce mouvement prolonge les contestations du #Rif, de #Zagora et de #Jerada, qui ont porté des revendications sociales et économiques basiques et se sont retrouvées en butte à une forte répression. Le succès évident de l’appel au boycott exprime un malaise profond en même temps qu’une prise de conscience citoyenne et interpellent, en premier lieu, les pouvoirs publics. »

      Dans son épicerie du quartier Mabella, Lahcen attend toujours que les camions de Sidi Ali, d’Oulmès et ceux de la Centrale laitière le débarrassent de la marchandise. En vain. « Hier mon cousin, qui a une épicerie pas loin d’ici, m’a informé qu’ils ne récupèrent plus les invendus. Il m’a conseillé de ne plus en prendre et c’est ce que je vais faire, en attendant la fin de cette mouqataa … »