• Les algorithmes à l’époque de la start-up nation : sur Parcoursup et la sélection à l’Université
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    Avec une expression qui est devenue célèbre, la Harward Business Review a défini la Data Science comme « le job le plus sexy du 21ème siècle » [1]. La définition - assez débattue - de ce domaine indique en général la capacité d’extraire des prévisions à partir de bases des données massives. Un pilier de la discipline est le Machine Learning (ML), c’est-à-dire l’utilisation de différentes techniques statistiques pour permettre à un ordinateur d’« apprendre » sans être explicitement programmé pour le faire. Par exemple, plus de 95% des profits de Facebook viennent de la vente d’espaces publicitaires « ciblés » [2] : la plateforme est capable de montrer à chaque utilisateur des annonces sélectionnées par les algorithmes de ML sur la base de ses activités passées.
     
    La capacité d’extraire des prévisions à partir de quantités massives de données constitue déjà une des sources du capitalisme moderne : « Data is the oil of the 21st century », pour reprendre une expression très courante dans le domaine du Big Data [3].
     
    Dans ce contexte, un pilier du quinquennat d’Emmanuel Macron à l’Elysée consiste précisément dans la conversion au numérique d’une partie consistante de l’économie française. Les slogans “start-up nation” ou “silicon valley française” sont représentatifs de cette intention et ont été accompagnés par des choix politiques déjà clairs pendant cette première année de présidence. Par exemple, un financement massif dans le domaine de l’Intelligence Artificielle (1,5 milliards d’Euros) a été récemment annoncé, en soutien au « plan pour l’Intelligence Artificielle » dévoilé par Macron en collaboration avec le mathématicien Cédric Villani [4]. Suite à cette décision, de nombreuses plateformes comme Google et Facebook ont annoncé l’ouverture de centres R&D dans la région parisienne. En même temps, un renforcement significatif du secteur de la formation numérique se développe en Île-de-France. Le Président a également prévu un régime fiscal adapté aux besoins de l’économie numérique [5], pour essayer de faire de la France le leader européen du secteur [6], comme l’Allemagne l’est déjà par rapport à l’industrie 4.0.

    #Parcoursup #data #université #sélection