• Partage des tâches ménagères : SOYONS DES MEGERES !
    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2018/08/01/partage-des-taches-menageres-soyons-des-

    Parce qu’on nous a construit la figure de la mégère, cette espèce d’horrible femme qui est laide, qui est méchante, qui n’aime pas les autres et qui râle tout le temps. Mais en fait, si on réfléchit au personnage de la mégère, c’est un personnage positif, qu’il faudrait réintégrer : c’est juste quelqu’un qui dit : « non, il n’y a pas de raison que je fasse tout ! » Et l’égoïsme de la mégère, il faut qu’on en parle, il faut qu’on arrête de nous menacer avec ce cliché de vieille sorcière. C’est très bien, s’il faut être une mégère pour se faire respecter, soyons des mégères ! Une histoire d’amour peut survivre à une discussion sur les tâches ménagères.

    #megerisme

    • Franchement, je pense que si elle lui en avait demandé plus, il aurait oui et l’aurait ensuite bien plantée dans sa merde !

      J’adore aussi le retournement de responsabilité : « je me suis moi-même mise là-dedans ». Ben non, elle n’a pas eu le choix. Je trouve aussi ça très marrant que la nuptialité soit symboliquement magnifiée pour les femmes et dénigrée par les hommes. C’est du marketing : en réalité, c’est tout bénef pour lui et que de la merde pour elle. Non seulement la mise en couple assure une meilleure vie, une meilleure carrière et une meilleure santé aux hommes, mais en cas de maladie, ils sont les premiers à laisser tomber leur compagne avec la bénédiction sociale : « le pauvre, il n’en pouvait plus, c’était trop dur à assumer pour lui. » Alors que l’inverse…

      La nuptialité, c’est bien l’asservissement gratuit de la force de travail de la femme au profit de l’entretien et de la reproduction de celle de l’homme. Et ça, même si ce n’est jamais dit, c’est parfaitement bien intériorisé. C’est pour cela que toutes les attentes pèsent sur la femme, parce qu’elle est assignée par défaut à son job de boniche. On lui a juste concédé ces dernières années le droit de refuser l’asservissement sexuel… mais je pense que dans les faits, ça doit continuer à bien violer dans les chaumières.

    • On lui a juste concédé ces dernières années le droit de refuser l’asservissement sexuel… mais je pense que dans les faits, ça doit continuer à bien violer dans les chaumières.

      J’ai pas remarqué ce refus d’asservissement sexuel. Est-ce que tu veux parlé de la loi sur les putiers ou les futures contravention pour agression verbale ou physique de femmes dans les lieux public ? Pour le coté viol et nuptialité a mon avis c’est comme le partage des taches ménagères, les hommes disent tous qu’ils sont super reglo là dessus, et dans les faits ca n’a pas changé depuis les 25 dernières années.

      Ca me rappel une anecdote raconté par une copine. Un matin son compagnon la reveille pour la baiser vite fait parcequ’au reveil il a les couilles qui le démange et il aime bien les vider dans un etre humain qui voudrait dormir. Elle veut donc dormir et le repousse. Il insiste, lourdement, longuement. Elle finit par lui Re-re-re-re dire NON et vu qu’il comprend toujours pas elle finit par lui dire « J’ai dit non, tu va pas me violer quand même !? » et lui au lieu de s’excusé il lui fait une scène comme quoi elle est dégueulasse de l’accusé d’être un violeur. Il l’a punie toute la journée. Resultat qu’est-ce qu’elle poura répondre le matin suivant si il lui refait ce plan ? Heureusement pour elle ils sont séparés depuis mais ce sont pas des vieux à l’ancienne, c’était un couple de jeunes d’une trentaine d’années bourgeois branchés tendance queer arty...

    • En effet, on a un soucis :

      La loi du 4 avril 2006 a inséré l’incrimination expresse du viol entre époux dans la loi :

      « Le viol et les autres agressions sexuelles sont constitués lorsqu’ils ont été imposés à la victime dans les circonstances prévues par la présente section, quelle que soit la nature des relations existant entre l’agresseur et sa victime, y compris s’ils sont unis par les liens du mariage. Dans ce cas, la présomption de consentement des époux à l’acte sexuel ne vaut que jusqu’à preuve du contraire. »

      -- Article 222-22 ancien du Code pénal

      Enfin, la loi du 9 juillet 2010 a supprimé la référence à une présomption de consentement des époux à l’acte sexuel.

      Le côté « schizophrénique » qu’il y a, d’une part, à sanctionner pénalement le viol entre époux, et, d’autre part, à sanctionner le refus unilatéral de se soumettre au devoir conjugal, a pu être relevé.

      Parce que si on a plus le droit de violer tranquillou la conjointe (l’inverse se vérifiant nettement plus rarement), l’absence de relations sexuelles (entendre généralement de pénétration du vagin par le pénis, parce que le reste, on s’en fout !) est encore prétexte à divorce :

      Si la reconnaissance de la possibilité d’un viol entre époux empêche aujourd’hui l’exécution forcée du devoir conjugal, l’absence de relations sexuelles reste un motif de divorce pour faute valable. Jean-Michel Bruguière cite un arrêt de la Cour d’appel d’Amiens, du 28 février 1996 :

      « Il est de jurisprudence constante que le devoir de cohabitation implique l’obligation de consommer le mariage, chacun des époux étant tenu envers l’autre à accomplir le devoir conjugal. »

      Il réfute aussi l’idée que le non-accomplissement du devoir conjugal n’aurait plus de portée dans le divorce pour faute, relevant, en 2000 : « Une recherche attentive sur cette question menée depuis 1980 fournit en effet pas moins de cent vingt-quatre décisions ».

      De plus, l’absence de relations sexuelles a pu être jugée comme constituant un quasi-délit, sur le fondement de la doctrine de la responsabilité du fait personnel disposée dans l’article 1240 de Code civil (qui était l’article 1382 antérieurement à l’ordonnance du 10 février 2016), qui oblige celui qui a commis un dommage à autrui à le réparer (notamment en payant) :

      « Tout fait quelconque de l’homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer. »

      -- Article 1240 du Code civil

      D’un autre côté, je croyais qu’on avait tordu le cou au divorce pour faute ?

      Putain de patriarcat :

      Le divorce pour faute est prévu aux articles 242 à 246 du Code civil. Il a pour but est de répondre aux cas de fautes particulièrement graves, principalement lors de violences conjugales, d’injures, de diffamations ou de défaut de participation à la vie familiale.

    • Je croi que ca à deja été signalé sur @seenthis mais il y a pas que le devoir de subir des viols dans la mise en couple. Il y a aussi le devoir de se prendre les coups en silence.
      https://seenthis.net/messages/714829

      Sinon par rapport aux catholiques, le viol n’est pas reconnu dans cette religion. Le viol n’est pas pour elleux une faute, la faute (ou pecher) c’est le sexe hors mariage. Dans le mariage catho il y a toujours le viol obligatoire et sa negation. Le fait d’être consentant·es ou pas hors mariage ne change pas grand chose aux yeux de leurs gourous du viol et dans le mariage catho il n’y a pas de viol. Ici un article détaillé sur l’éducation au viol chez les catholiques :
      https://seenthis.net/messages/667926
      Et des cathos il y en a encore beaucoup, en macronie ils ont le vent en poupe car le viol d’enfants, de conjointes et de religieuses n’est pas leur seul activité, ils pratique aussi la spéculation financière et immobilière, le détournement d’héritage, la fraude fiscale, le blanchiment d’argent via leur banque mafieuse ce qui en fait des marcheurs épanouis et des premiers de cordée.