• Quand les néo-nazis volent au secours de l’État sioniste
    Asa Winstanley - 7 décembre 2018 – The Electronic Intifada – Traduction – Dominique Muselet
    http://www.chroniquepalestine.com/quand-neo-nazis-volent-au-secours-etat-sioniste

    Une nouvelle recommandation de l’Union Européenne pourrait permettre d’accuser d’antisémitisme ceux qui dénoncent le racisme de l’état d’Israël.

    Jeudi dernier, les députés européens ont approuvé cette recommandation. Elle enjoint tous les gouvernements de l’UE à « approuver la définition juridiquement non contraignante de l’antisémitisme élaborée par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste « .

    Cette décision, adoptée par les ministres de l’Intérieur des États membres de l’UE, est condamnée par de nombreux universitaires israéliens et français.

    La recommandation a été portée par l’Autriche, qui a des ministres membres d’un parti néonazi dans son gouvernement de coalition.

    Des ministres de plusieurs partis de droite qui ont encouragé le fanatisme anti-juif participaient à la réunion de l’UE pendant laquelle la recommandation a officiellement été adoptée, jeudi dernier.

    Le ministre autrichien de l’Intérieur, Herbert Kickl, y était.

    Il est membre du Parti de la Liberté, une organisation antimusulmane dirigée par le néonazi Heinz-Christian Strache (aujourd’hui vice-chancelier de l’Autriche).

    Kickl a été accusé d’utiliser un vocabulaire nazi en janvier, lorsqu’il a appelé les autorités à « concentrer les demandeurs d’asile en un seul endroit ».

    Son langage semblait délibérément calculé pour évoquer l’Holocauste – même s’il ciblait cette fois-là principalement les demandeurs d’asile musulmans.

    Une définition démente

    Comme le dit depuis longtemps the Electronic Intifada, le « projet de définition » de l’IHRA a été conçu, avec le soutien d’Israël, comme un puissant moyen d’étouffer la critique de l’Etat israélien et de ses crimes contre les Palestiniens. (...)