• Identitá et Integrazione, Claudio Cassinelli, 2010


    dans les locaux de la MSH

    avec à l’arrière-plan, L’homme écrasé par la ville, Shamaï Haber, 1973

    Shamaï Haber et les « menhirs » de la Maison des Sciences de l’Homme, rue du Cherche-Midi
    https://prisons-cherche-midi-mauzac.com/des-hommes/shamai-haber-et-les-menhirs-de-la-maison-des-sciences-d

    Sculpture abstraite mais bien tangible – l’ensemble pèse 300 tonnes et s’élève à huit mètres de hauteur, – formée de blocs de granit [bleu de Lanhélin] transportés non sans quelques difficultés de Bretagne, elle a été conçue comme « une réplique au bâtiment d’acier et de verre » qui abrite depuis cinq ans à la fois la direction de l’éducation surveillée du ministère de la justice et la Maison des sciences de l’homme dépendant du ministère de l’éducation nationale. Par cet « environnement sculptural », Shamaï Haber, qui l’a réalisé à la demande de l’Etat et des architectes du nouvel immeuble, a voulu créer là, grâce à l’opposition des matériaux un « nœud entre la rue, le bâtiment et le jardin qui l’entoure ».

    L’installation de cette « sculpture » ne fut pas une mince affaire puisque le matin même elle n’existait encore que dans la tête de son auteur. Pendant toute la journée, une équipe de grutiers enthousiasmés par l’originalité du travail, la composèrent à l’aide de leurs engins en superposant les blocs de granit sous les directives de l’artiste.

    Shamaï Haber abandonne aux passants le soin de trouver un nom pour sa « sculpture » si véritablement cela paraît nécessaire. Il préfère quant à lui la laisser anonyme comme la pose d’une première pierre. »

    Paris-Normandie, 11 août 1973 – Photo Bernard Chalavoux.