Reka

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  • De la part du groupe J.-P. Vernant sur Twitter

    Dans la mesure où Macron ne lâchera pas un pouce du néolibéralisme économique (il est, comme l’essentiel de la haute fonction publique, au service et sous le contrôle du marché), sa lettre doit se lire en ayant en tête les deux échappatoires possibles.
    21:04 - 13 janv. 2019

    1ère possibilité : un retour au libéralisme culturel et économique pour séduire à nouveau l’électorat éduqué, fait d’écologie solutionniste (green washing), d’investissement dans l’éducation et la recherche, de politique humaniste envers les migrants, de retour à l’état de droit.

    2ème possibilité : la dérive vers le néofascisme à la Trump/Bolsonaro/Salvini/Orbàn, fait de flatterie patriotarde visant à valoriser l’autochtonie, à apprécier le capital humain des avant-derniers en leur disant vous n’êtes pas des assistés ou des immigrés, vous êtes Français.

    Evidemment la lettre tente de jouer sur les deux tableaux, en adressant des éléments de langages ciblés pour chaque segment électoral : les « progressistes » et les réactionnaires bleu-bruns. Cela donne ce ton confus, embrumé, écrit avec les pieds, à ce texte en patch-work.

    Mais c’est assez clairement l’axe néofasciste qui donne la tonalité d’ensemble, dès le titre. La rhétorique est dominée par le nationalisme, la flatterie d’un « nous » gaulois, les quotas d’immigration, le peuple, l’ordre et l’autorité.

    Commentaires :

    L’ensemble désigne sans surprise les bouc-émissaires qui doivent servir à calmer la colère : les immigrés, les chômeurs, les fonctionnaires et les assistés.

    Pas un mot pour les morts, les mutilés, les yeux arrachés, les mâchoires en morceaux, les gueules cassées des chers Françaises, chers Français et chers compatriotes

    Ce n’est pas un vote. Cette consultation n’a donc aucune légitimité. Moi, je m’en tiens là 😉#DirectionPoubelle