• Boeing a corrigé son système anti-décrochage MCAS du 737 MAX
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/boeing-a-corrige-son-systeme-anti-decrochage-mcas-du-737-max-811810.html


    Reuters

    Le constructeur américain indique avoir mis au point le correctif du système anti-décrochage mis en cause dans les accidents du 737 MAX, qu’il a présenté à certains de ses clients samedi. L’enjeu est de pouvoir permettre à nouveau le vol de ces modèles cloués au sol, ce dont pâtit la réputation de Boeing.
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    La FAA avait donné au plus tard au mois d’avril à Boeing pour effectuer les changements nécessaires sur [le MCAS,] système essentiel pour protéger l’appareil, et des sources industrielles avaient indiqué à l’AFP que le correctif devait être prêt dans une dizaine de jours. Outre le correctif du MCAS, Boeing a également fini d’actualiser les manuels de bord et de formation des pilotes, comme le lui avait demandé la FAA, ont dit ces sources.

    Boeing va s’occuper de la formation des pilotes et est en train d’en organiser le calendrier avec les différentes compagnies aériennes clientes du 737 MAX, a assuré l’entreprise. Les coûts de cette formation et la facture du développement du correctif du logiciel MCAS seront à la charge du constructeur aéronautique, a-t-elle encore dit.

    Autre modification importante du 737 MAX : Boeing a décidé d’assortir désormais tous les appareils d’un signal lumineux d’alerte, une fonctionnalité qui était jusqu’ici optionnelle et payante, avait indiqué jeudi une source industrielle. Appelé « disagree light », ce signal d’alerte s’enclenche en cas d’informations erronées transmises par une ou deux sondes d’incidence ("Angle of attack", AOA) au système MCAS, qui mesure l’angle d’attaque. Ce dernier met l’avion en piqué pour lui permettre de reprendre de la vitesse et de l’éloigner du risque de décrochage fatal. Ni le 737 MAX 8 de Lion Air ni celui d’Ethiopian Airlines n’en étaient équipés, affirme une source industrielle.

    Et pas besoin de passer par la (longue…) étape de certification, puisque l’avion n’a pas perdu son certificat de navigabilité…

    • Le correctif (gracieusement…) non facturé était certainement en chantier depuis plusieurs mois, les premières analyses du crash de Lion Air en octobre ayant clairement orienté les recherches en ce sens.

      Combien était facturé l’indicateur optionnel (!) de discordance entre deux sondes ? Sachant, ou plutôt ne sachant pas, que le MCAS ne lisait l’info que sur une seule sonde…

      Prendre (gracieusement…) à sa charge la formation des pilotes dont on avait annoncé qu’il n’y avait aucun besoin.

      Geste commercial ou reconnaissance de responsabilité ? Tout ça pue le pognon. Et y a du ménage à faire, aussi, à la FAA.

      #Too_big_therefore_WILL_fail !