• La conjuration des egos - Editions Syllepse
    https://www.syllepse.net/la-conspiration-des-egos-_r_21_i_779.html

    Et si l’individualisme et le libéralisme, qui déterminent si fortement nos manières de considérer le monde, façonnaient aussi les mouvements politiques engagés pour la justice sociale et l’émancipation ? Après Aude Vidal interroge les nouveaux féminismes radicaux. Le renouveau que connaît aujourd’hui le mouvement semble également le déborder sur ses marges : prostitution, inclusion des femmes trans et des personnes non-binaires, difficile articulation avec les pensées queer et décoloniales sont l’occasion d’autant de frottements.
    Ringard et étriqué, le féminisme hérité de la deuxième vague ? Ou bien le foisonnement des féminismes d’aujourd’hui ne serait-il pas l’occasion de dérives libérales ?
    L’accent mis sur l’autodéfinition de soi et la pluralité des genres ne reviendrait-il pas à nier le genre comme résultant des rapports sociaux de sexe pour en faire une caractéristique individuelle ?
    Le féminisme du choix, en postulant que tous les choix effectués librement par des femmes sont des choix féministes, n’est-il pas devenu le point de rencontre entre féministes libérales et nouvelles féministes radicales ?

    Comment accueillir ces questions qui renouvellent le féminisme, souvent de manière stimulante ou salutaire, sans rien céder sur la défense des femmes et de leur intégrité ?

    Mais on ne me dit rien ! (Je vais devoir faire changer un détail, il y a une faute dans le titre de la page.)