• Accuser les gilets jaunes de la faillite d’une palanquée de commerces toulousains c’est occulter les effets d’une crise qui ne date pas du mois de novembre mais de quelques années en arrière. En 2018, rien que dans ma rue, au moins une demi-douzaine de boutiques avaient mis la clef sous la porte en raison d’une augmentation des loyers qui empêchait tout ce beau monde de faire perdurer leur activité.

    Evidemment, c’est plus simple et plus efficace d’accuser le mouvement de tous les maux que de le rejoindre. Surtout que, même voué aux gémonies, il aura quand même permis aux commerçants de faire enfin valider leurs vieilles revendications poujadistes – les fameuses exonérations de charges – auprès d’un Moudenc qui n’en demandait pas tant, bien aidé en cela par un gouvernement plus enclin à semer la division qu’à porter assistance aux prolos [1].

    [1] Apparemment d’après Actu.fr, les commerçants auraient même demandé à la Préfecture de Haute-Garonne d’interdire le centre-ville de Toulouse à toute manifestation pour la quinzaine commerciale de juin.

    https://iaata.info/Travaille-consomme-et-ferme-ta-gueule-3400.html