• Pas lu, mais on me dit du bien du dossier...

    Rap’s not dead
    Cécile Kiefer, Emilien Bernard, CQFD, le 21 mai 2019
    http://cqfd-journal.org/Rap-s-not-dead

    Pas si évident de garder une forme d’intégrité dans ce milieu. Parce qu’on parle bien sûr d’une industrie surpuissante, monstrueuse. Logique : plus de quarante ans après ses premiers pas dans le South Bronx à la fin des années 1970 (voir p. III), ce qu’on désignait alors comme hip-hop n’a plus de concurrent en France. Le rap, c’est l’immense majorité des ventes de disque hexagonales. Ce qui évidemment inclut un nombre de bouses sur-produites, de nullités Skyrock, de matraquages médiatiques bourrés d’Auto-Tune. Se cantonner à ça, c’est louper un coche. Tu peux le prendre dans tous les sens, le rap, c’est ce que tu en fais, ce que tu en gardes.

    Oui, le rap vit, proteste, gueule. On le voit en Algérie, où la scène locale a été centrale dans l’insurrection contre Bouteflika. Et même chez les Gilets jaunes, de nombreux rappeurs ayant affiché leur soutien au mouvement. « J’enfile mon gilet pare-balle après mon gilet jaune », a balancé Kalash Criminel lors d’un freestyle sur Skyrock, vêtu dudit vêtement criard. Pour Paco, rappeur indé, c’est passé par un titre clamant : « C’est la crise, on brasse de l’air en gilet jaune, je n’ai qu’une seule devise, battre le fer tant qu’il est chaud. » Quant au rappeur toulousain D1ST1, il a envahi le net avec le clip de son morceau Acte 1, tourné au milieu d’une manif toulousaine et doté d’un refrain imparable : « C’est la révolution, on devient tous détraqués, Macron est comme une allumette, il est à deux doigts de craquer. Ahaou ahaou ! Gilets jaunes quel est votre métier ? Ahou Ahou, Ahou Ahou Ahou. Macron est à deux doigts de craquer. »

    #Musique #rap #Musique_et_politique