• Petite compil sur #Mercosur-UE, avec des questions d’écologie et de #climat très bien couvertes, pas seulement l’agriculture.

    Pourquoi l’accord de libre-échange avec le Mercosur pourrait détruire notre agriculture
    https://amp.lefigaro.fr/vox/politique/pourquoi-l-accord-de-libre-echange-avec-le-mercosur-va-detruire-notre-a

    Il s’agit d’un accord qui vise à abaisser les droits de douane et à assurer l’accès au marché dans plusieurs domaines. L’agriculture est concernée, mais pas seulement : les services, les biens industriels, les marchés publics.
    Comme à son habitude, la Commission européenne ne donne le texte que le plus tardivement possible.

    Concernant l’agriculture, l’ouverture à la concurrence de pays comme l’Argentine et le Brésil va amener à la déstabilisation, voire la destruction de filières de production agricole. Les filières d’élevage vont souffrir : le CETA va les mettre à mal, mais là, il s’agit de volumes d’importations plus importants encore. Et qu’on ne pense pas que seule la viande de basse qualité est concernée : l’Argentine produit une des meilleures viandes de bœuf au monde. Dans un premier temps, on assistera à la mise à mort de nombreux acteurs, puis viendra le moment de la restructuration de la filière pour qu’elle soit plus compétitive. Et nous verrons poindre partout des fermes de mille vaches, désastreuses pour l’environnement, pour le bien-être animal, pour la qualité de la viande produite. Sans parler de la destruction d’emplois.

    L’Argentine et le Brésil sont des producteurs massifs d’OGM. Inutile de croire qu’ils n’en exporteront pas, d’ailleurs, c’est à quoi sert ce type d’accord.

    À terme, nos filières de consommation et de production seront donc grandement bouleversées.

    Mais les déclarations de la Commission trahissent ce qui l’intéresse vraiment : l’accord permet l’ouverture de la concurrence aux biens manufacturés, aux services, aux marchés publics. En somme, comme elle le fait toujours, la Commission sacrifie nos filiales de productions pour la satisfaction des actionnaires de Véolia ou de Vinci.

    Comment considérer alors les déclarations d’intentions de l’Union européenne et d’Emmanuel Macron, qui nous expliquent être à l’avant-garde du combat écologique ? Le libre-échange ne peut-il pas être écologique ?

    L’intérêt des discours c’est que ce ne sont que des discours, des éléments de langage, de la communication. Macron est passé maître dans le discours qui ne veut rien dire. Rien n’est vrai là-dedans. Le libre-échange est fait pour intensifier les échanges internationaux, qui se trouvent être polluants par eux-mêmes. Comme est polluant le fait d’aller toujours au moins cher dans les modes de production, ce qui passe nécessairement par peu de contraintes environnementales. Le libre-échange et le climat sont rigoureusement incompatibles. Mais visiblement pas la manipulation oratoire et le libre-échange.

    Jusque dans la majorité, la polémique enfle après l’accord avec le Mercosur
    https://www.parismatch.com/Actu/Economie/Jusque-dans-la-majorite-la-polemique-enfle-apres-l-accord-avec-le-Mercos

    Les critiques sont plus fortes encore en dehors de la majorité présidentielle. L’eurodéputé écologiste Yannick Jadot estime que « le gouvernement, le président de la République, sur ces affaires de libre-échange, a une position d’une duplicité indigne ». « On est dans le mensonge », a-t-il affirmé sur BFMTV et RMC. « Vous allez avoir 100 000 tonnes de boeuf brésilien qui va arriver, élevé dans des conditions dégueulasses, c’est des scandales sanitaires tous les jours », a-t-il dénoncé, avant d’ajouter : « C’est ça qu’on réserve à nos agriculteurs ? »

    Nicolas Hulot : « L’accord avec le Mercosur est complètement antinomique avec nos ambitions climatiques »
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/06/30/nicolas-hulot-l-accord-avec-le-mercosur-est-completement-antinomique-avec-no

    Je ne comprends pas qu’on puisse en l’état signer cet accord. Ce type de décision politique montre qu’on n’a aucune approche systémique, globale de la lutte climatique. On est très loin de la cohérence. Cet accord est complètement antinomique avec nos ambitions affichées et, surtout, avec la réalité de ce qu’il faut faire.

    D’une part, cela crée des doutes sur les intentions et les déclarations politiques, au vu de la réalité des pratiques ; et on voit les conséquences quand les doutes sur l’action politique grandissent. D’autre part, on laisse un président, Jair Bolsonaro, saccager la forêt amazonienne, sans laquelle on n’a aucune chance de gagner la bataille climatique. Elle représente à elle seule dix années d’émissions mondiales de gaz à effet de serre. Cela n’était pas parfait avec les gouvernements brésiliens précédents, mais là c’est la curée.

    Par ailleurs, on s’indiffère d’exactions multiples et répétées contre les Indiens d’Amazonie puisqu’on laisse les nervis des forestiers, des miniers et des pétroliers agir sans se soucier de ces populations et de leurs droits. Cela parachève une forme de génocide au fil de l’histoire des Indiens.

    #Brésil #Bolsonaro #peuples_autochtones #forêt (#paywall) #Nicolas_hulot

    Ecologie et accords commerciaux : le grand écart de LREM - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2019/07/01/ecologie-et-accords-commerciaux-le-grand-ecart-de-lrem_1737363

    Après la campagne européenne très écolo que vient de mener la liste Renaissance, Durand ne voit pas comment il pourrait défendre l’ouverture du marché de l’UE au Brésil de Bolsonaro : « On ne peut pas demander à nos agriculteurs d’être vertueux et signer des accords avec un Etat qui défend les pesticides et la déforestation. »

    Pascal Canfin, l’autre figure écolo de la macronie, est moins définitif. Tout en assurant que le vote des élus Renaissance est loin d’être acquis, il laisse entendre que l’accord avec le Mercosur pourrait être acceptable s’il est bien assorti de clauses qui permettent le contrôle de la déforestation en Amazonie. Futur président de la commission environnement du Parlement européen, Canfin défendait lundi matin, au micro de RTL, une position pragmatique : « La question est de savoir si le Mercosur aggrave les choses ou si au contraire il devient une bonne chose parce qu’il est beaucoup plus contraignant que l’accord de Paris. » L’eurodéputé se garde bien de trancher cette question, tant que l’analyse de l’accord n’aura pas établi que les garanties sont réunies.

    Mais non, raclure verdâtre, on t’a dit que le libre échange c’était avant tout des marchandises transportées d’un continent à l’autre et qu’en soi ce n’était pas écolo. Qu’est-ce que tu vas chercher des raisons de oui mais ces marchandises, elles ne sentent pas le pétrole avant puisqu’elles vont de toute manière sentir le pétrole après ? #vendu #greenwashing

    Quand l’accord de Paris te greenwashe une politique anti-éolo.

    Après l’accord de libre-échange avec le Mercosur, Macron critiqué par les écologistes comme par les agriculteurs
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/07/01/emmanuel-macron-sous-le-feu-croise-des-opposants-au-traite-de-libre-echange-

    « Je l’ai toujours dit, un bon accord commercial est bon pour nos entreprises et nos emplois, et cet accord permettra d’ouvrir des marchés agricoles et industriels et de protéger nos indications géographiques [ou IGP, qui s’appliquent aux produits protégés] », s’est félicité M. Macron, le 29 juin, à l’occasion d’une conférence de presse en marge du sommet du G20, à Osaka, au Japon. « A ce stade, l’accord est bon », a-t-il ajouté. Le président de la République se félicite notamment d’avoir obtenu de son homologue brésilien, Jair Bolsonaro, qu’il ne fasse pas sortir son pays de l’accord de Paris sur le climat, contrairement aux Etats-Unis de Donald Trump.
    Lancement d’une « évaluation indépendante »

    Pour tenter de rassurer son monde, le président français a par ailleurs annoncé le lancement « dans les prochains jours » d’une « évaluation indépendante, complète, transparente de cet accord, notamment sur l’environnement et la biodiversité ».

    L’Elysée assure que trois critères seront pris en compte pour que la France apporte son blanc-seing : le respect des normes environnementales et sanitaires européennes, la possibilité pour les pays de l’UE de protéger certaines filières agricoles – bovine en particulier –, et, donc, le respect de l’accord de Paris.

    Viandes, normes... Pourquoi l’accord UE-Mercosur fâche tout le monde - L’Express
    https://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/viandes-normes-pourquoi-l-accord-ue-mercosur-fache-tout-le-monde_2087272.ht

    Si les États membres l’approuvent, le texte est amené à devenir l’un des plus importants du monde : il concerne 770 millions de personnes et un quart du PIB mondial (18 000 milliards d’euros). Pour parvenir à un compromis, le Mercosur a accepté d’ouvrir grand ses portes à l’industrie européenne, tout particulièrement ses voitures, mais aussi ses produits chimiques et pharmaceutiques, ainsi que ses marchés publics.

    Ah bon, je comprends : on sacrifie l’#agriculture au profit de la #ouature, de l’industrie et quelques fleurons industriels qui ne rapportent rien au public et tout à leurs actionnaires. Mais c’est pas la première fois, non ?

    Le #libre-échange est-il l’ennemi du climat ?
    https://www.la-croix.com/Debats/Forum-et-debats/Le-libre-echange-est-lennemi-climat-2019-07-01-1201032609

    De prime abord, le libre-échange, en favorisant le commerce international, aboutit à une augmentation des gaz à effet de serre due aux transports. Il engendre aussi des problèmes liés aux différences de normes sanitaires et environnementales entre les marchés. Supprimer ou réduire significativement les droits de douane confère un avantage compétitif aux zones économiques qui ont les normes environnementales et climatiques les moins exigeantes. Cela encourage donc des industries qui peuvent être moins vertueuses en matière d’écologie.

    Sur la période longue, la libéralisation commerciale a amené un surcroît de richesse. Cela génère une croissance supplémentaire et donc une augmentation des rejets de gaz à effet de serre. Mais cette croissance peut également faciliter les investissements dans la transition écologique. Si elle était un peu plus forte, les pays disposeraient d’une marge de manœuvre supérieure pour engager des politiques d’investissements plus ambitieuses afin de limiter le changement climatique. Lire la suite.

    Je ne mets pas le type qui explique que les conteneurs, c’est plus efficace que la route (gars, les gens ne vont pas aller habiter au Havre pour aller manger du soja brésilien, il va aussi prendre la route) et que le #libre_échange est bon pour les pays pauvres (pas tous !).