• « On n’a jamais vu ça ! » : chez Michelin, deux salariés sanctionnés après avoir été victimes d’un accident du travail - Basta !
    https://www.bastamag.net/accidents-du-travail-Michelin-blame-sanction-CGT-securite

    Reconnue victime d’un accident du travail suite à cet événement et arrêtée pendant près de six mois, la salariée reçoit cependant un courrier lui notifiant un blâme. « Cette mesure disciplinaire était également justifiée par le fait que vous aviez menti sur le fait de vouloir mettre fin à vos jours et d’avoir monopolisé les ressources du service médical mais aussi celles du service du personnel afin que nous nous assurions de votre intégrité physique », précise une lettre envoyée à la salariée fin septembre 2018, en réponse à un courrier dans lequel Anabelle contestait le blâme qui lui avait été adressé. « On n’a jamais vu ça, s’étonne Eric Boisgard. D’habitude ils sont capables de nous le dire, bien sûr. Mais pas de l’écrire ! »

    • interrogée sur l’erreur de diagnostic du médecin du travail, l’entreprise a répondu à @bastamag ! que, effectivement, « le médecin du site n’a pas été en mesure d’identifier l’existence d’une fracture au regard de l’examen externe auquel il a procédé immédiatement après l’accident ». Pour le délégué du personnel, cette erreur est impardonnable : « Comment peut on laisser quelqu’un souffrir le martyr ainsi, pendant toute une nuit ? C’est insupportable. De plus, un salarié qui passe par l’infirmerie doit normalement être raccompagné. Xavier aurait pu faire un malaise tellement il avait mal. Il a conduit d’une seule main, et aurait pu avoir un accident de voiture. » Un médecin du travail à la retraite s’étonne également de cette erreur : « Le médecin aurait dû l’envoyer faire une radio. Par principe, quand il y a un accident du travail, il faut prendre toutes les précautions. »

      La multinationale #Michelin qui pue sur le site de @observatoiremultinat
      https://multinationales.org/Responsabilite-des-entreprises-CGT

      autre chose, un mec du bâtiment m’a raconté un jour qu’il a raccompagné le chauffeur du camion-plateau de sa boîte après que celui-ci se soit cassé la gueule du camion. Il était resté quand même 5 min dans les pommes et le poignet cassé. Qu’à cela ne tienne, ils sont rentrés tous les deux, un tenait le volant et l’autre passait les vitesses. Leur entreprise était une SCOP de charpente (société coopérative de production). Je suis resté une semaine en intérim avec eux et basta car leur scop m’avait tout l’air d’une société coopérative d’abrutis.