etraces

Le projet e-traces aborde le Web 2.0 dans le contexte de l’instauration progressive d’une société de la surveillance.

  • Uber enregistre 5 milliards de dollars de pertes au second trimestre et n’a jamais perdu autant d’argent
    https://www.numerama.com/vroom/539618-uber-enregistre-5-milliards-de-dollars-de-pertes-au-second-trimestr

    L’équilibre financier des entreprises de mise en relation est toujours fragile. Uber ne fait pas exception. Désormais incontournable dans la plupart des métropoles, Uber repose néanmoins sur un équilibre financier précaire. La publication des derniers résultats du groupe en témoigne. Au second trimestre, l’entreprise américaine a enregistré une perte record de 5,2 milliards de dollars. Un chiffre qui donne le vertige, gonflé par les compensations attribuées aux employés à la suite de l’entrée à Wall (...)

    #Uber #bénéfices

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    • uber, c’est simple ! Un modèle économique qui ne crée aucune valeur.

      Dans un cadre théorique « marxiste », il est assez difficile d’inscrire les « bobos » et leurs pratiques, tout comme ceux qu’ils mettent à contribution via les diverses plateformes d’internet (pour préparer ou faire les courses de la maisonnée, pour se faire livrer des pizzas ou un repas à domicile, pour se faire véhiculer sans avoir recours à un taxi, pour « s’échanger » (peace and love) appartements en villégiature, ou tout autre bien et service. Les exemples ne manquent pas.

      Dans le schéma relatif à la valeur économique de mon dernier ouvrage, comment s’inscrivent ces activités de serviteurs (pour faire plus joli on dit de « service » à la personne) et de maîtres (au sens de la petite noblesse de l’ancien régime). Mais oui, les bobos font bien partie d’une petite noblesse, laquelle utilise avec ses revenus et entretient une cohorte de serviteurs divers qui en dépendent pour leurs revenus. Le schéma s’est un peu modifié avec « internet » et les plate-formes" de soit-disant « mise en relation » des uns et des autres. Mais capitalisme du XXIème siècle oblige, il faut en passer par le web pour que cette petite « noblesse » exploite une masse de gueux qui n’ont d’autres revenus que de vendre leurs muscles (il faut pédaler, marcher, voiturer ...) pour leur plus grand plaisir.

      Qu’il est en effet « jouissif » de se faire livrer un repas par des #gueux, pendant que vous écoutez ou dansez sur le dernier air connu ! Avec en prime la « bonne » conscience de « donner un travail, un revenu » à ce gueux qui vous livre. Avec cela, ce gueux va pouvoir poursuivre ses études (n’est-ce pas Macron ?), et c’est bien l’essentiel ... de ce point de vue. Car il me semblait que l’accès aux études devait être, sinon gratuit, du moins accessible à tous. En tout état de cause, deux points méritent d’être soulignés.

      D’un point de vue de « classe » si j’ose dire, ces gueux se considèrent comme des « auto-entrepreneurs ». Mais ils font face à des plate-formes captialistes internationalisées qui les exploitent. Ils commencent certes à avoir une « conscience de classe ». Mais tant qu’ils privilégieront leur statut d’auto-entrepreneurs, tant pis. Ils n’ont qu’à se « débrouiller », par exemple, en fondant une multinationale des « vendeurs de muscles » ... afin de négocier avec les multinationales du web. C’est pas demain la veille.

      D’une point de vue de la valeur. Tous ces « serviteurs » ne créent aucune valeur ... Par exemple, le repas est le même avant et après avoir été livré (et il en va de même pour la plupart des « services » internet, même ceux qui vous font « gagner » sur vos dépenses). L’homme aux « écus » (le #bobo") n’a fait que donner une partie de ses « écus » au gueux qui a livré son repas (en fait, au gueux et à la plate-forme capitaliste qui exploite le gueux). Donc, aucune création de valeur. Même si le #PIB enregistre cette activité comme « productive ». Là est une autre limite de l’impérialisme mondial actuel. Faire redistribuer par la « petite bourgeoisie » (i.e. cette petite noblesse) une partie de leurs revenus afin de modérer les revendications des gueux. Sans toucher à la plus-value et aux profits des groupes capitalistes mondialisés.

      C’est la seule attitude de classe à adopter face à ces mouvements « uber » et compagnie.

      B. Boussemart
      http://richessem.eklablog.com/article-301-la-petite-noblesse-du-xxie-siecle-et-leurs-cohortes-