• L’incendie de Lubrizol à Rouen rouvre la faille de l’#urbanisation autour des sites industriels
    https://www.banquedesterritoires.fr/lincendie-de-lubrizol-rouen-rouvre-la-faille-de-lurbanisation-a

    Un écoquartier visant à reconvertir près de 90 hectares de friches industrielles et portuaires (2.500 logements, 250.000 m2 de bureaux, 15.000 usagers et habitants, etc. ) devrait sortir de terre d’ici 2021 à quelques encablures de l’usine Lubrizol (2,5 km) sur les communes de Petit-Quevilly et Rouen. Comme la majeure partie de l’agglomération, l’écoquartier en question est concerné par des périmètres d’intervention, notamment le plan particulier d’intervention (PPI), mais hors du périmètre du PPRT Lubrizol, et donc au-delà des périmètres où l’urbanisation est interdite. Le PPI ne fixe quant à lui aucune contrainte réglementaire, urbanistique ou constructive. Il définit les moyens de secours mis en œuvre et leurs modalités de gestion en cas d’accident dont les conséquences dépassent l’enceinte de l’installation à risques concernée. La métropole Rouen-Normandie s’est retranchée derrière cet argumentaire pour ne pas donner suite à l’invitation de l’Autorité environnementale (AE) de présenter dans l’étude d’impact « les effets potentiels en cas d’accident majeur sur le site Lubrizol sur le périmètre de ZAC ».

    • Ça me rappelle, il y a bien longtemps, j’étais intervenu sur un site industriel à Vitry-sur-Seine, à l’époque c’était Rhône-Poulenc, aujourd’hui Sanofi-Aventis, donc produits chimiques, principes actifs de médicaments, etc.

      Tout le site, à 7 km du périphérique et en bord de Seine en amont de Paris, était bien conscient que le moindre pépin (déversement, notamment) signifiait la mort immédiate de l’usine…

      Je continue à penser que la mort (ou presque, le CSE et ses éventuelles commissions ad hoc en sont encore à chercher leurs marques et sont presque partout à la rue sur le sujet). Merci la loi Travail, merci M. Hollande.

    • Le même site Sanofi, son centre de recherches, déversait des tonnes de saloperies dans les émissaires du SIAAP, oui, le même... Il fallait les « diluer » en les faisant transiter dans des dizaines de km d’égoûts. Ensuite, pour curer les dits égoûts (sable déposé au fond), il fallait faire intervenir une boite spécialisée dont les agents ne descendaient qu’équipés de combis NBC... Il faudra 10 ans au Préfet pour obtenir de Sanofi (chantage à la délocalisation) que le scandale cesse...