Vanderling

La conversation n’est féconde qu’entre esprits attachés à consolider leurs perplexités.

  • Le projet CARTE est la deuxième production propre à l’archive de la Mémoire Créative de la #révolution_syrienne. La #géographie ici n’est pas le but mais c’est le voyage proposé pour traverser vers “la mémoire de l’évènement et de l’homme”

    C’est un outil puissant et complexe lié à notre moteur de recherche substantiel et performant. le projet #CARTE relie notre #archive constitué de milliers de documents avec leurs emplacements géographiques dans toute la Syrie – environ 200 points entre les provinces, les villes, les banlieues, les quartiers, les rues, etc. et aussi avec les dates, les catégories, les mots-clés ou les auteurs. Il permet au lecteur de tracer les zones dans lesquelles les mouvements révolutionnaires pacifiques ont commencé, en plus de leurs expansions, leurs formes et leurs transformations dans chaque région, sur la base des initiatives et des activités de chaque région.

    C’est un voyage virtuel en #Syrie, au cours duquel les lecteurs peuvent facilement voyager et découvrir les syriens, leurs paroles, leurs rêves et leurs espoirs mais aussi leurs souffrances et leurs tragédies, et surtout la réalité à travers leurs écrits et productions.

    Ce projet a été lancé en Juin 2018
    https://creativememory.org/fr/map


    source : https://orientxxi.info/lu-vu-entendu/chroniques-de-la-revolte-syrienne,3081

    • Merci pour ce lien.

      Je vais le consulter à petites doses. J’ai voyagé en Syrie il y a longtemps (1994, c’était la première année où on pouvait obtenir un visa « touriste »), profitant du fait qu’une amie travaillait à l’IFEAD (institut français d’études d’arabe de Damas). C’est un pays que j’ai bu, littéralement : je m’y suis plongé et il a plongé en moi... Tant de rencontres, d’échanges, de situations cocasses, le tout dans le cocon implacable d’un régime sans pitié (c’était le Hafez, le père donc, à l’époque, qui dirigeait le pays).

      La conscience de la surveillance omniprésente (4 ou 5 services de renseignement intérieur, je ne sais plus exactement, l’amie en question m’avait expliqué ça), du coup pour parler d’Hafez en public on parlait de « Raymond », c’était le code, et en même temps des rencontres extraordinaires, et pas cantonnées aux cercles intellectuels qui m’étaient faciles d’accès.

      Depuis les premières manifestations jusqu’à la situation cataclysmique d’aujourd’hui, j’ai eu des nouvelles, vu des photo, pleuré d’imaginer le devenir de tous ces gens que j’ai croisés et qui m’ont laissé souvenir, pour un rien ou pour beaucoup.

      Ça n’apporte rien ce que je dis là, mais en commençant à explorer ton lien @vanderling , tellement de choses remontent. Merci pour ça.