Pierre Coutil

de celles et ceux qui marchent avec… (enfin qu’essayent).

  • Enseignement des maths à l’école : et si finalement on s’y prenait mal ? (Télérama.fr)
    https://www.telerama.fr/enfants/oubliez-montessori,-les-mathematiques-cest-dabord-du-plaisir,n6612892.php

    À vouloir donner une dimension concrète et ludique aux nombres, on passe à côté de l’abstraction et de tout ce que celle-ci a d’extraordinaire. Pour aider les petits à apprendre à compter, les manuels scolaires proposent des dessins de fruits. Mais comment deux pastèques plus trois framboises pourraient-elles faire cinq quelque chose ? Lors des évaluations de 2018, on a demandé à des CP de retrouver le nombre 7 parmi un mélange d’étoiles, de triangles, de carrés, de points et même de doigts – ce qui est tout bonnement incohérent. Charles Torossian, qui a rédigé un rapport avec Cédric Villani faisant figure de boussole en matière d’enseignement des mathématiques, explique qu’en emboîtant des cubes les enfants comprendront ce qu’est l’addition. Or deux cubes emboîtés, ça donne un bloc ! Les objets ne sont pas des nombres. Un nombre, c’est une idée de quantité. Et il ne faut pas croire que les enfants n’y sont pas sensibles. Ils adorent qu’on leur explique que c’est dans leur tête et que si l’on peut voir trois personnes ou trois tricycles, personne n’a jamais aperçu un 3 ni un 5 dans la rue…

    Des réflexions intéressantes… dommage qu’elles semblent se présenter dans le cadre d’une opposition abstraction vs manipulation … On oppose toujours tout entraînement vs sens ou outils syllabiques vs compréhension, etc. Alors qu’il me semble que l’enjeu d’une pédagogie efficace surtout pour les élèves les plus fragiles est comment articuler ces différents temps et outils…

    #éducation #mathématiques #abstraction #langage