• WELCOME TO PRISON : We are treated like animals in the zoo !!!

    Tuesday, 17th march in the morning. Workers came with building equipment and started putting up a fence around Porin, one of the camps (prisons) for asylum seekers in Zagreb. What was until now a symbolic prison (the rules imposed on people forced to stay inside including no visiting rights from their friends or loved ones, limited exit, extreme surveillance with cameras, counting at bedtime, complete denial of autonomy to organize one’s everyday existence, apart from long and dehumanizing process of applying for asylum and waiting for an answer etc.) is now becoming, with every meter of the fence being built, a true gated prison. This is sending a very clear message reinforcing racist imaginary of the outside world: the camp is a space of Other, of danger and threat to the community, a space (and this sticks onto people that stay inside as well) that needs to be controlled, regulated, locked to protect the community. So even if people manage to avoid push back, survive the beatings, intimidation and other forms of violence and actually apply for asylum, they will be punished by staying behind a fence. Their only “crime” being freedom of movement. Financed with EU money, Croatia continues to fulfill perfectly its role of watchdog of fortress Europe.

    The erection of the fence is being done quietly, without notifying the people staying inside the camp or explaining to them what this will mean for their lives, without a sound of protest by local NGO’s (scared, not unjustified, of losing funding and possibility of continuing the support work), like it’s a reality we have to accept and can’t do anything about it. The timing could not be more perfect – with the health scare creating a state of emergency, it’s an ideal opportunity to divert attention from repressive and restrictive policies being carried out in the background (let’s not forget Greece suspending the right to apply for asylum, for example). Some lives are worth care and saving, others deserve to be left to die. One of our brothers in the camp who got deported to Croatia from Austria was infected with corona virus. Instead of providing him healthcare, they took him to detention center (closed camp) Ježevo, with pretext that there are empty rooms there where he can get better. White lives matter, others not so much.

    Even though we can not stop the fence from being built, we can at least raise our voice and not allow it to go completely unnoticed. We want to say that we noticed the workers coming, we noticed how they started to build the fence, dehumanizing and humiliating us again and to this we say WE ARE ANGRY and sick of being prisoners of racist Europe, sick of fences and violence and being treated like less than human.

    Some residents of Porin and their friends from the outside world.

    #murs_urbains #barrières #asile #migrations #réfugiés #coronavirus #Zagreb #Hotel_Porin #Serbie #confinement #hôtel_porin #clôture

    Sur cet hôtel transformé en centre d’accueil pour réfugiés, pas mal d’info sur seenthis :

    ping @luciebacon

    • Le coronavirus, double peine pour les réfugiés dans les Balkans

      À Zagreb, dans le quartier de Dugave, des barbelés ont été récemment installés autour de l’hôtel Porin, le centre d’accueil pour les demandeurs d’asile. La construction de cette clôture, pour un budget de 90 694 euros, était prévue de longue date. Le contexte de la #pandémie a permis d’accélérer sa réalisation sans faire de vagues. « Les ouvriers sont venus avec leur matériel et ont commencé à monter la clôture », expliquent des pensionnaires de Porin dans une lettre ouverte. « Ce qui était jusqu’à présent une prison symbolique est en train de devenir une véritable prison fermée. La construction de la clôture a lieu dans le silence, elle n’a pas été annoncée aux gens qui vivent dans le camp, on ne leur a pas expliqué ce que ça signifierait exactement pour leur vie quotidienne, et il n’y a pas eu la moindre protestation des ONG locales. Le timing est idéal : la menace sanitaire nécessite l’état d’urgence, l’occasion idéale de détourner l’attention des politiques répressives et restrictives qui sont menées à l’arrière-plan. »

      « Même si nous ne pouvons pas empêcher la construction de la clôture, nous pouvons au moins élever la voix et ne pas laisser ça se passer dans l’ignorance totale », conclut la lettre. « Nous voulons dire que nous avons bien vu les ouvriers, nous avons bien vu qu’ils construisaient une clôture. On nous déshumanise à nouveau, on nous humilie, nous sommes en colère et nous en avons plus qu’assez de tout ça, nous en avons assez d’être les prisonniers d’une Europe raciste, des barbelés, de la violence et d’être traités comme si nous n’étions pas des êtres humains. »

      L’un des pensionnaires de Porin, présentant des symptômes de coronavirus, a été placé à l’isolement dans le centre de détention de Ježevo. « Pourquoi cette personne, qui bénéficie en tant que réfugié de la protection internationale et donc de droits quasiment égaux à ceux des citoyens croates, n’a-t-elle pas été placée en isolement dans l’un des bâtiments prévu à cet effet mis à disposition par la ville de Zagreb ? », demande l’Initiative Bienvenue.

      Pourquoi ? Parce que les réfugiés et les migrants, même quand ils bénéficient sur le papier de la protection internationale et des droits afférents, demeurent dans les faits des êtres humains de seconde zone. C’est que confirment de jour en jour les mesures prises contre eux dans les Balkans et le reste de l’Europe. Il y a quelques jours, des tentes ont été installées à Lipa, près de Bosanski Petrovac, afin d’y reloger une partie des migrants qui séjournent actuellement dans des bâtiments abandonnés ou dans les rues de Bihać.