e-traces

Le projet e-traces aborde le Web 2.0 dans le contexte de l’instauration progressive d’une société de la surveillance.

  • Coronavirus : en France, Amazon poursuit son bras de fer avec les syndicats et la justice
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/04/25/coronavirus-en-france-amazon-poursuit-son-bras-de-fer-avec-les-syndicats-et-

    La cour d’appel de Versailles a confirmé, en la nuançant, la décision qui avait ordonné à Amazon de mieux protéger ses salariés du coronavirus et de restreindre ses activités aux produits jugés essentiels. C’est un moment symbolique dans le conflit entre la multinationale Amazon et les syndicats français, devenu affaire nationale et suivi de près au siège américain de Seattle (Etat de Washington) : vendredi 24 avril, la cour d’appel de Versailles a confirmé, tout en l’adoucissant un peu, la décision qui (...)

    #santé #COVID-19 #CGT #SUDSolidaires #travail #lutte #GigEconomy #procès #Amazon

    ##santé

    • Pourtant, la décision judiciaire permet à Amazon d’écouler « 50 % de son catalogue », souligne le syndicaliste. La cour d’appel ne donne aucun chiffre mais elle est en effet allée dans le sens du géant américain sur certains points : elle a élargi et précisé les catégories de produits autorisées à la vente, en se référant au catalogue de la plate-forme : « high-tech », « informatique », « bureau », « tout pour les animaux », « santé et soins du corps », « homme », « nutrition », « parapharmacie », « épicerie », « boissons » et « entretien ». Cet éventail large dépasse celui fixé par le tribunal judiciaire de Nanterre le 14 avril, restreint aux seuls produits « alimentaires », « médicaux » et « hygiène ».
      De plus, la cour a allégé l’astreinte, jugée exorbitante par Amazon : celle-ci passe de 1 million d’euros à 100 000 euros, même si elle reste due pour chaque colis interdit.

      Sans pour autant infléchir la position de l’entreprise : « L’astreinte pourrait impliquer que même un taux infime de traitement accidentel de produits non autorisés, de l’ordre de 0,1 %, pourrait entraîner une pénalité de plus de 1 milliard d’euros par semaine, assure la direction. Malheureusement, cela signifie que nous n’avons pas d’autre choix que de prolonger la suspension temporaire de l’activité de nos centres de distribution français alors que nous évaluons la meilleure façon d’opérer au regard de la décision. »

      « Chantage »

      Car depuis le 14 avril, Amazon France s’est arrangée pour poursuivre son activité, malgré la décision de justice, en s’appuyant sur d’autres réseaux. Le groupe a fait appel à ses entrepôts étrangers, allemands, italiens ou polonais. Et aussi aux 2 000 employés de ses onze petites « agences de livraison ». Ces dernières, dépendantes d’une autre filiale, n’étaient pas concernées par la décision et elles acheminent des colis en France, avec l’aide des prestataires habituels d’Amazon pour le « dernier kilomètre », dont La Poste. Enfin, certains vendeurs indépendants de la plate-forme ont continué à assurer leurs livraisons par eux-mêmes. « Continuez à commander, les produits sont disponibles », dit à ses clients Amazon, qui se dépeint aussi en « entreprise nécessaire à la vie de la nation ».