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Neurones, guerre sociale et perspectives révolutionnaires

  • Expérience partagée d’une phyto-épuration
    https://infokiosques.net/spip.php?article1742

    "Nous avions envie d’écrire cette brochure pour partager notre expérience de construction collective d’un système de phyto-épuration à l’Amassada en Aveyron au cours du printemps 2019. Aujourd’hui, on ne peut malheureusement plus en profiter puisqu’un bulldozer a du l’aplatir lors de la destruction des lieux en octobre 2019. L’idée, c’est de faire un retour d’expérience pratique et que cela puisse servir à d’autres qui auraient aussi envie d’installer une phyto-épuration là ou illes sont. Cette brochure ne traitera pas des normes « légales » ou autres pour une installation de ce type. Elle est destinée aux personnes souhaitant faire une phyto avec peu de moyen, de la récup’, pour les squats, occupations, lieux collectifs ..." #E

    / #Guides_pratiques, Infokiosque fantôme (...)

    #Infokiosque_fantôme_partout_
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/Experience_partagee_d_une_phyto_epuration-8p-2019-cahier.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/Experience_partagee_d_une_phyto_epuration-8p-2019-fil.pdf

    • Nous avions commencé a faire un potager au printemps, et avions aussi construit une serre. Très vite, on se rend compte que l’eau va nous manquer, au vu de l’été sec qui s’annonce, et également que nous avions mal anticipé la récupération des eaux de pluie. L’Aveyron en été est en proie au manque d’eau, comme une grande majorité des départements français.

      Du coup, nous nous sommes dit qu’avec une phyto-épuration, nous pouvions récupérer facilement l’eau grise : l’eau provenant de la cuisine, non mélangée avec celle des toilettes, vu qu’on utilisait des toilettes seiches.

      En fait, ce problème très local nous vient de raisonnement plus globaux, en nous questionnant sur l’utilisation et le traitement de l’eau, Sur ce territoire en lutte, nous avions la possibilité d’expérimenter d’autres formes de vie et de mettre concrètement en pratique des idées, qui bien souvent n’en reste qu’a des idées, avec la volonté de s’inscrire sur le territoire où nous vivions, et d’y trouver une forme de cohérence. C’est-à-dire questionner nos consommations d’énergies et de ressources (eau, électricité, gestion des déchets, pollutions des sols ...).

      L’électricité ne vient pas de la prise, tout comme l’eau ne vient pas du robinet. Nous trouvons ces visions trop déconnectées de la réalite et nous voulions vivre en conscience du monde qui nous entoure.

    • Les "capsunari" les cueilleurs de fraise, ces travailleurs roumains que l’Europe s’arrache
      https://www.rtbf.be/info/societe/detail_les-capsunari-ces-travailleurs-roumains-que-l-europe-s-arrache?id=104931

      Convoités par Londres ou Berlin, ils partent malgré les aléas de la pandémie de coronavirus : aides à domicile ou cueilleurs de fruits roumains se retrouvent au centre de marchandages inédits nés des pénuries de main-d’oeuvre causées par la crise sanitaire.

      "Les saisonniers ne représentent qu’une minorité parmi les émigrants roumains, mais ces dernières semaines, ils sont devenus très visibles » , reconnaît auprès de l’AFP le sociologue Iulian Stanescu de l’Institut de recherches sur la qualité de la vie (ICCV).

      La diaspora roumaine compte environ 4 millions de personnes dans le monde, dont de nombreux informaticiens, médecins et autres diplômés, mais c’est pour les travailleurs les plus précaires et les moins qualifiés que les autorités d’Europe de l’Ouest se mobilisent.

      Malgré les interdictions de voyage en vigueur sur le continent, des dizaines de vols spéciaux ont été affrétés depuis le début de l’épidémie pour transporter la main-d’oeuvre roumaine et sauver les récoltes d’asperges et de fraises allemandes ou britanniques.

      Dernier exemple en date de négociations au sommet : Vienne tente de convaincre Bucarest de mettre en place une liaison ferroviaire hebdomadaire pour faciliter l’acheminement de milliers d’aides à domicile, employées auprès de seniors autrichiens qui ont besoin d’une assistance médicale jour et nuit.

      Exporter plutôt qu’insérer
      Cette pression nourrit des sentiments ambivalents chez les responsables roumains : crainte de voir des travailleurs mal protégés face aux risques de contamination et susceptibles de ramener le virus dans leur pays ; réalisme sur la nécessité économique de cette migration.

      Parfois raillés dans leur pays, où ils sont génériquement désignés comme "capsunari" (cueilleurs de fraises) , les émigrants représentent une source incontournable de transferts d’argent : l’année dernière ils ont envoyé à leurs familles 7,2 milliards de dollars (6,6 milliards d’euros), soit près d’un tiers de plus que les investissements directs étrangers attirés par la Roumanie.

      "Pour les décideurs roumains, quelle que soit leur orientation politique, il a toujours été plus simple d’exporter cette main-d’œuvre que de mettre en place des politiques antipauvreté pour lesquelles il faut dépenser de l’argent" , observe M. Stanescu.

      La transition du pays vers l’économie de marché a entraîné ces trois dernières décennies la fermeture de nombreuses usines héritées du régime communiste et l’effondrement des fermes d’Etat, laissant sur le bord de la route plusieurs millions de travailleurs.

      Du coup, cueillir pendant trois mois des fruits ou des légumes en Europe de l’Ouest permet à ces personnes de survivre pendant les neuf mois restants.

      "Pas le choix"
      "Nous partons parce que nous en avons besoin. Ce n’est pas facile pour nous" , a expliqué jeudi à l’AFP un saisonnier de 35 ans, Ionel, en partance de Bucarest par un vol spécial pour le Royaume-Uni.

      A ses côtés, dans le hall des départs de l’aéroport, des femmes et des hommes de tous âges qui passeront trois mois dans les vignes britanniques. Tous portent des masques, ont constaté des journalistes de l’AFP.

      "Je fais ça depuis longtemps, mais maintenant cela semble différent. Il y a un sentiment étrange. J’ai laissé mes enfants et mes parents à la maison" , ajoute Ionel.

      "Ce n’était pas une décision facile, mais je n’avais pas d’autre choix" , a déclaré Tinca, une jeune femme de 22 ans dont c’est la première saison à l’étranger.
      Selon plusieurs sites qui recrutent pour l’agriculture allemande, les saisonniers y sont payés 9,35 euros l’heure, pouvant tabler sur quelque 1300 euros par mois. En Roumanie, le salaire net moyen s’élève à 660 euros par mois.

      "Nous nous attendons à une hausse du nombre de candidats au départ car il sera encore plus difficile de joindre les deux bouts en #Roumanie" , pays de 19 millions d’habitants, indique à l’AFP Sergiu Marian, responsable de la société Christian Sallemaier qui recrute des #aides-soignantes.

      Alors que les médias évoquent des "abus" de la part d’employeurs peu scrupuleux et s’interrogent sur la prise en charge d’éventuels saisonniers contaminés par le Covid-19, certains critiquent le gouvernement libéral, accusé de permettre que des ressortissants roumains soient "traités tels des esclaves sur des plantations".

      La médiatrice roumaine des droits Renate Weber s’est inquiétée du sort des cueilleurs de fruits partis en Allemagne et a demandé à Berlin des "détails sur les conditions sanitaires et d’hébergement" qui leur sont réservées.

      Le député européen socialiste Victor Negrescu a appelé le médiateur européen à veiller au respect des droits de ses concitoyens. "Les saisonniers roumains ne sont pas des esclaves", a-t-il lancé. "La dignité humaine et la santé ne sont pas négociables".

      Intéressante, la justification économique de l’#esclavage et de la #déportation dans l’#union_européenne, l’#UE par l’#AFP, reproduite par la #RTBF.
      Heureusement, l’union européenne est en train d’annexer l’#Albanie.