Stéphane Bortzmeyer

Je suis un homme du siècle dernier, j’essaie de m’adapter, mais je n’en ai pas vraiment envie.

  • « Ce rapport retrace l’ensemble des problématiques économiques, énergétiques, foncières, sanitaires, d’usages et géopolitiques autour de la 5G. » Bon, en pratique, c’est unilatéral, côté anti-5G mais c’est plutôt raisonnable (par exemple au chapitre de la santé, il ne mentionne pas les maladies imaginaires comme l’électrosensibilité) et c’est plein de faits et de références donc ça sera utile à tout le monde.

    https://gauthierroussilhe.com/fr/projects/controverse-de-la-5g

    Parmi les principales faiblesses, je vois surtout, au chapitre sur l’usage, la vision très étroite comme quoi on doit décider ou pas de déployer une technologie d’infrastructure en fonction des usages prévus. Mais ce n’est pas comme cela que marche l’innovation. C’est une fois que l’infrastructure est disponible que les utilisateurs trouvent les usages. Avec son raisonnement, on n’aurait jamais déployé Internet, dont le principal usage prévu était seulement de se « loguer » sur des ordinateurs distants.

    Comme beaucoup d’anti-5G, il annexe parfois sous l’étiquette 5G des techniques qui ne sont pas réellement dépendantes de la 5G. La vidéosurveillance, par exemple, existe depuis longtemps, et n’a pas besoin de la 5G (tout comme les objets connectés).

    • Ce n’est pas parce qu’une technologie n’a pas obligatoirement besoin d’une autre, qu’après cette deuxième en place ça ne va pas augmenter drastiquement l’utilisation de la première (parce que plus disponible, plus modulaire, plus de débit, plus de ceci ou de cela). Donc ce serait aussi un peu fallacieux de dire inversement que ce n’est pas lié.