• Débat : Peut-on faire de la #science_ouverte sur Zoom ?
    https://theconversation.com/debat-peut-on-faire-de-la-science-ouverte-sur-zoom-146491

    De nombreux articles ont déjà été écrits à propos de la propension de Zoom à moissonner et utiliser les #données personnelles sans consentement. De son côté, la stratégie de Microsoft d’acculturation par le lock-in est notoire. Toute l’enfance et la jeunesse française est programmée pour utiliser Windows, Office, Outlook grâce à la mainmise de Microsoft sur l’éducation nationale dans l’indifférence générale.
    Des moyens pour le libre

    Il aurait été possible d’investir pour la communauté scientifique dans une solution libre garantie par une infrastructure nationale (à l’échelle d’un pays, le coût est faible). C’est même le rôle de Renater, le réseau national. De fait, Renater a depuis plusieurs années créé des services en ce sens basés sur des logiciels libres. Rendez-vous Renater est basé sur Jitsi par exemple. Mais pour cela, encore faut-il que l’état donne des moyens à ses infrastructures nationales. À l’heure où les universités françaises se tournent vers Gmail pour leur service de courrier électronique académique parce que Google leur offre gratuitement ce que Renater est obligé de leur facturer très cher, on peut être pessimiste. Comme pour l’hôpital public, les décisions infrastructurelles sont dictées par le désengagement de l’état et l’exigence de rentabilité.

    La science ouverte sous format propriétaire, c’est un peu comme si le « plan national de la science ouverte » volontariste de l’état français était rédigé sous Microsoft Word ou Google doc. Sa plaquette, en tous cas, a été réalisée sous Adobe Indesign pour Macintosh – les métadonnées du PDF nous l’apprennent.