• La censure des séminaires sur la Palestine par Zoom déclenche un combat pour la liberté académique
    17 novembre | Alice Speri & Sam Biddle pour The Intercept |Traduction SF pour l’AURDIP, Traduction J.Ch. pour l’AURDIP, Traduction : JPB pour l’AURDIP
    https://www.aurdip.org/la-censure-des-seminaires-sur-la.html

    Zoom a cité les lois anti-terroristes pour mettre fin à un événement avec la militante palestinienne Leila Khaled - et à d’autres événements critiquant sa censure.

    Peu d’entreprises ont autant bénéficié de la pandémie de coronavirus que Zoom, la plateforme de conférence en ligne qui est devenue un substitut omniprésent aux interactions présentielles, au travail et à l’école. Mais une lutte sur le droit de Zoom à censurer la parole se prépare actuellement dans le monde universitaire, après que l’entreprise ait mis fin à un séminaire à l’université d’État de San Francisco (SFSU) plus tôt dans l’année en raison de la participation de la militante palestinienne Leila Khaled. Le mois dernier, Zoom a poursuivi sa répression et a annulé plusieurs événements en ligne organisés dans d’autres universités, qui n’incluaient pas Khaled elle-même mais qui critiquaient la censure de Zoom à son égard.

    Khaled, 76 ans, est membre du Front populaire pour la libération de la Palestine, un groupe de résistance et un parti politique que le gouvernement américain liste comme une organisation terroriste étrangère. Elle s’est fait connaître après son rôle dans deux détournements d’avion en 1969 et 1970 - et en tant que première femme à avoir détourné un avion, elle a depuis gagné une reconnaissance mondiale, considérée comme une terroriste par certains et comme une icône féministe par d’autres. Le 23 septembre, Khaled, qui s’exprime depuis longtemps en solidarité avec les mouvements de libération du monde entier, était l’un des nombreux orateurs qui devaient participer à un séminaire sur les récits de résistance et de genre à la SFSU, une université publique. Mais le séminaire est devenu la cible d’une campagne coordonnée par des groupes pro-israéliens, qui ont fait pression sur l’université et sur Zoom pour l’annuler. (...)

    #Zoom #censure