• gestion de la crise : le samu a opéré un tri drasti-telephonique.

    Les hôpitaux français n’ont pas été en mesure d’accueillir tous les malades graves du Covid-19. La consigne étant de maintenir autant que possible les malades chez eux, certains sont morts faute de prise en charge. Combien ? Face au silence statistique, Mediapart a enquêté et eu accès à des retranscriptions qui montrent que le Samu a opéré un tri drastique. Au nom de familles de victimes, une plainte a été déposée pour « délaissement ayant provoqué la mort ».

    ...

    Le porte-parole de l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF), Christophe Prudhomme, le reconnaît d’ailleurs lui-même : aujourd’hui encore, « nous manquons toujours de personnel et de lits, et certains patients dans un état grave ne sont pas pris en charge faute de moyens. Au lieu d’alerter, les instances dirigeantes du Samu, claniques, vont davantage dans le sens du gouvernement que dans la défense des patients ».

    Placé en première ligne pour réguler les urgences lors des deux vagues de l’épidémie de Covid-19, à la fois débordé, comme nous l’avions révélé dans le premier volet de notre enquête (à lire ici), et obéissant aux directives du gouvernement de ne pas saturer les hôpitaux, le Samu a en effet laissé mourir des patients en les maintenant à domicile ou dans les Ehpad.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/010121/enquete-sur-les-malades-du-covid-morts-faute-de-prise-en-charge