Tradfem

La collective TRADFEM est née en 2013 autour de plusieurs projets de traductions, en particulier le texte d’Andrea Dworkin « Je veux une trêve de 24 heures durant laquelle il n’y aura pas de viol ». Ce texte a été travaillé par un petit groupe de gens qui ont alors souhaité prolonger cette collaboration. Celle-ci s’est ensuite étendue avec l’arrivée de nouvelles personnes. Aujourd’hui (2016), la collective rassemble une dizaine de membres, qui ne sont pas nécessairement des professionnel.le.s de la traduction et qui s’y investissent selon leurs possibilités respectives. TRADFEM est mixte avec des personnes vivant en France, au Québec, en Espagne et en Allemagne.

  • #Janice_Turner : Recension de « Irreversible Damage » d’#Abigail_Shrier
    https://tradfem.wordpress.com/2021/01/09/recension-de-irreversible-damage-dabigail-shrier

    Une expérience théorique (thought experiment) . . . Des spécialistes traitant une maladie rare observent un changement profond de leur clientèle habituelle. Historiquement composée à 90 % d’hommes, cette patientèle vient de connaître une augmentation soudaine du nombre de jeunes femmes qui, en l’espace d’une décennie, représentent maintenant trois cas sur quatre, alors que le nombre de patient-e-s a augmenté de plus de 3 000 %. Aujourd’hui, au lieu d’être des cas isolés, ils se présentent en groupes et, plus étrange encore, cette maladie qui se développe lentement frappe plus tard qu’avant et sans prévenir. On observe les mêmes changements dans le monde entier.
    Qu’arrive-t-il maintenant ?
    On s’attendrait à ce que les médecins, les épidémiologistes et des universitaires étudient les patients, explorent les données disponibles, publient des articles dans les revues savantes, se demandent s’il ne s’agit pas d’une nouvelle maladie nécessitant des protocoles de traitement différents. À tout le moins, des questions seraient posées.

    Mais ce n’est pas le cas. On ne parle pas du pic mondial, indiqué plus haut, chez les adolescentes convaincues d’être « nées dans le mauvais corps ». En fait, poser de telles questions est maintenant considéré comme une censure, un « effacement » des personnes transgenres, la recherche est de l’ »intolérance » et les universités ou les revues qui en publient sont harcelées en réclamant des excuses. Ainsi, alors que des Californiennes de 13 ans à peine subissent des doubles mastectomies, les médias libéraux américains et britanniques jouent les meneuses de claque ou ne disent mot.

    Version originale : https://www.thetimes.co.uk/article/irreversible-damage-by-abigail-shrier-review-resisting-the-transgender-c
    Traduction : #TRADFEM