• Après consultation des patientes, l’agence du médicament remanie les indications pour le Lutéran et le Lutényl
    https://www.20minutes.fr/sante/2949823-20210112-gyneco-apres-consultation-patientes-ansm-restreint-indica

    Résultat : l’ANSM limite nettement les indications. Ces pilules ne devraient plus être prescrites en cas de ménopause, d’irrégularités du cycle menstruel, de syndrome prémenstruel, de mastodynies légères (douleurs aux seins) et de contraception. En revanche, la balance bénéfice/risque a été jugée favorable en cas d’endométriose, d’hémorragies fonctionnelles, de ménorragies (règles très abondantes) liées aux fibromes et de mastopathie sévère (maladie du sein non cancéreuse).

    « Pour le Lutéran et le Lutényl, les autorisations de mise sur le marché (AMM) datent respectivement de 1973 et de 1984, précise Isabelle Yoldjian, cheffe du pôle gynécologie de l’ANSM. Or elles sont massivement utilisées avec, dans un bon nombre de cas, une relative déviance par rapport au libellé des AMM. C’était important de faire le ménage dans ces indications. »

    Combien de femmes seraient concernées ? Le travail de l’ANSM n’a pas permis d’obtenir des chiffres exhaustifs, mais « on sait qu’en 2019, environ 200.000 femmes avaient pris du Lutényl (ou génériques) au moins une fois et 240.000 du Lutéran (ou génériques). » Autant dire que ces nouvelles recommandations, si elles sont suivies, risquent de faire chuter les ventes. « Entre août 2018 et août 2020, on a une baisse des prescriptions de 30 % pour le Lutényl et 50 % pour le Lutéran », reprend Isabelle Yoldjian.