ARNO*

Geek dilettante habitant une belle et grande propriété sur la Côte d’améthyste

  • Il va falloir faire de douloureuses réévaluations, chez nous (moi y compris), avec la progression des décès en Allemagne. Un pays dont on disait qu’il n’avait pas détruit son système hospitalier comme ses voisins, que sa chancelière parlait de manière scientifique et traitait les gens en adultes, et surtout dont on vantait le protocole sanitaire volontariste (aération, filtres…) dans l’éducation.

    L’Allemagne affiche une courbe des décès en progression ininterrompue depuis la fin de l’été, et un nombre de décès par habitant qui est environ le double de la France.

    Il ne s’agit pas de savoir si la France « fait mieux » ou « moins bien » : le nombre de cas a baissé en Allemagne après Noël, alors que le nombre de cas en France est désormais supérieur, ce qui laisse présager dans les prochains jours un nombre de morts en France qui pourrait être équivalent à l’Allemagne (presque 900 morts quotidiens désormais).

    Ce qui m’interpelle, c’est qu’on a largement considéré qu’en appliquant les méthodes de l’Allemagne (investissements dans l’aération des classes, parler aux gens comme à des adultes…), on aurait pu éviter les confinements, ne pas fermer les universités et les lieux de culture… Et qu’apparemment, ben non.

    • Exemple le 5 janvier : Coronavirus : Le variant anglais est-il plus dangereux pour les enfants ?
      https://www.20minutes.fr/sante/2944639-20210105-coronavirus-variant-anglais-plus-dangereux-enfants

      Selon lui, on pourrait donc envisager de renforcer certaines mesures avant d’imaginer fermer les écoles. Comment ? En aérant davantage les salles, notamment. « En Allemagne, ils font classe avec leur blouson parce qu’ils aèrent tout le temps, justifie-t-il. Après, dans ce pays, les enfants ont souvent des demi-journées de classe et mangent beaucoup à la maison. »

      Pourtant les chiffres du 5 janvier (nombre de morts pour un million d’habitants) :

      Et alors que l’Allemagne, à cette date, est déjà déconfinée, et que la chancelière annonce que ça va durer encore jusqu’à au moins fin janvier : Covid-19 : l’Allemagne renforce et prolonge son confinement partiel - Capital.fr
      https://www.capital.fr/economie-politique/covid-19-lallemagne-renforce-et-prolonge-son-confinement-partiel-1390087

      Les écoles tout comme la plupart des magasins non alimentaires, les bars, restaurants, équipements culturels, sportifs et de loisirs vont rester fermés jusqu’à cette date.

    • Je reste convaincu que c’est toute la chaine de lutte, les recherches, les soins, les modalités de prévention, tant en matières d’équipes, de collectivités humaines que de matériels divers, dont des productions à lancer, qui devrait être revue en détail et réinvestie à nouveaux frais pour éviter les échecs qui rendent les confinements indispensables. Sans ça, on en reste au stop and go.

    • J’aurais tendance à considérer que, tant qu’on ne vise pas l’élimination du virus, au lieu de chercher à « vivre avec », le « stop and go » est inévitable. Et tant qu’une telle politique n’est pas appliquée, de manière coordonnée, au moins à l’échelle de toute l’Europe, c’est mort (et encore l’Europe n’est-elle pas une île).

      Tant que les pays européens acceptent de « vivre avec » plusieurs milliers, ou dizaines de milliers, de contaminations identifiées chaque jour, toute politique de tracer/isoler est impossible.

    • Les modèles sont sous nos yeux depuis le début, en Asie. Confinement strict et général si circulation trop importante du virus, sinon, à la moindre réapparition, même pour un seul cas : bouclage du quartier ou de la ville, isolement des malades (hôtels réquisitionnés si nécessaire), tests massifs de la population locale. A comparer avec l’objectif de 5000 cas/jour pour pouvoir « assouplir les règles »... Mais on m’a répondu que la méthode asiatique c’était attentatoire à nos libertés. C’est vrai effectivement, cela dit faut dire qu’on est bien avec nos couvre-feu à 18h et nos confinements avec attestation de déplacement...
      Je pense que nos gouvernants ne comprendront jamais ou pas assez vite, on va se payer ce virus jusqu’à immunité collective (via vaccins ou contaminations) ou par mutations dudit virus le rendant finalement inoffensif (hypothèse pouvant expliquer la « disparition » du SRAS1).