• Répétitions pour le paradigme de la terreur épidémiologique. - La Sociale
    https://www.la-sociale.online/spip.php?article597

    Il ne s’agit pas de nier l’exis­tence de l’urgence : il s’agit plutôt de reconnaî­tre que, sur l’urgence (sou­vent indé­nia­ble­ment ampli­fiée par l’ordre du dis­cours domi­nant), se greffe une ratio­na­lité poli­ti­que qui uti­lise l’urgence elle-même pour ren­for­cer les cris­taux du pou­voir et res­ser­rer les mailles du contrôle. Le plus sou­vent, l’ordre domi­nant tourne la crise à son avan­tage, en l’employant essen­tiel­le­ment en vue de trois objec­tifs qui se ren­for­cent mutuel­le­ment :

    a) intro­duire des mesu­res qui, dans des condi­tions nor­ma­les, ne seraient jamais accep­tées et qui, au contraire, sont iné­vi­ta­bles en raison de la situa­tion d’urgence (de cette façon, l’inac­cep­ta­ble devient iné­vi­ta­ble) ;

    b) faire en sorte que les règles et les res­tric­tions appa­rais­sent tem­po­rai­res, parce qu’elles sont liées à l’urgence, et qui, en fait, aspi­rent à deve­nir per­ma­nen­tes (et qui, très sou­vent, le devien­nent effec­ti­ve­ment) ;

    c) accé­lé­rer for­te­ment les pro­ces­sus qui étaient déjà en cours ou qui, de toute façon, étaient dans l’air et qui, dans des condi­tions nor­ma­les, auraient néces­sité beau­coup plus de temps pour être plei­ne­ment mis en œuvre.