• « Centre d’actualités de l’ONU - L’ONU décide de créer un cadre juridique de restructuration de la dette souveraine »
      http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=33262
      http://www.un.org/News/dh/photos/large/2011/September/483666-ga-911.jpg

      « Dettes publiques : une résolution de l’Onu pour les restructurer »
      http://www.politis.fr/Dettes-publiques-une-resolution-de,32337.html

      « Résolution des Nations Unies pour restructurer les dettes des Etats »
      http://www.pressenza.com/fr/2015/09/resolution-des-nations-unies-pour-restructurer-les-dettes-des-etats

      -"À l’instar du représentant des États-Unis, qui s’est inquiété des incertitudes qu’un tel texte pourrait faire peser sur les marchés financiers, ceux de l’Union européenne, du Japon, de l’Australie et de la Norvège ont dit qu’ils ne pouvaient l’appuyer compte tenu de la précipitation avec laquelle il a été présenté à quelques jours de la fin de la session de l’Assemblée générale. Ils ont rappelé que le Fonds monétaire international (FMI) et le Club de Paris se penchaient déjà sur cette question d’un cadre contractuel relatif à la question de la dette."

      –"« Une initiative comparable avait échoué en 2003 au FMI. Cette fois encore, le doute plane sur la position des Etats européens. Celle-ci est pourtant fondamentale pour la mise en application de cette résolution. Jusqu’ici, ils sont restés à l’écart du processus, ne soutenant pas la mise en place du comité »"

      –"Jeudi 10 septembre 2015, l’assemblée générale des Nations Unies (ONU) a voté une résolution de 9 principes fondamentaux [1] concernant l’encadrement de la restructuration de la dette souveraine des États. Le texte a été adopté par 136 voix pour, 6 contre (Allemagne, Canada, États-Unis, Israël, Japon et Royaume-Uni) et 41 abstentions."

      –"« Voulez-vous savoir pourquoi ces 11 pays ont voté contre ? Car ils détiennent moins de 10 % des voix à l’Assemblée générale, mais possèdent 45 % des voix au Fonds monétaire international »"

      –"Extrait de la résolution du 09/09/2014 [5] :

      […] Considérant que tout État a le droit souverain de restructurer sa dette souveraine, droit dont nulle mesure émanant d’un autre État ne saurait contrarier ou gêner l’exercice"

      –"Un comité spécial est créé dans lequel tous les États Membres et observateurs des Nations Unies sont invités à participer. Surprise, à la première réunion de la nouvelle commission aucun pays de l’UE n’était présent."

      –"Revenons au 10/09/2015, que dit le texte ?

      1) Tout État a le droit, dans l’exercice de son pouvoir discrétionnaire, d’élaborer sa politique macroéconomique, et notamment de restructurer sa dette souveraine, droit dont nulle mesure abusive ne saurait empêcher ou gêner l’exercice. La restructuration doit être un dernier recours et préserver d’emblée les droits des créanciers.[7]

      Les mots ont un sens et cette phrase dans le premier principe fondamentale est très claire.

      Elle annihile le sens que tous les pays du G77 avaient donné à la résolution du 09/09/2014 pour remettre au centre les intérêts financiers. "

      #ONU #Dette #Dette_publique

    • La Banque Mondiale à la gauche du Parti Socialiste français ?

      "La Banque mondiale dénonce la “corruption” des grandes entreprises" | BusinessBourse
      http://www.businessbourse.com/2015/10/05/la-banque-mondiale-denonce-la-corruption-des-grandes-entreprises

      "La dette mondiale atteint 286% du PIB de la planète
      http://www.express.be/business/fr/economy/la-dette-mondiale-atteint-286-du-pib-de-la-planete/213518.htm

      -"Le dirigeant a estimé qu’une taxation “plus équitable” permettrait de faire entrer dans les caisses de pays pauvres des sommes qui “éclipseraient” les montants reçus au titre de l’aide au développement."

      –"nous sommes dans une situation bien pire que celle dans laquelle nous nous trouvions juste avant la crise financière, affirme Michael Snyder du blog économique The Economic Collapse."

      –"D’après l’économiste allemand Claus Vogt, auteur du livre « The Global Debt Trap », « La situation actuelle est bien pire que celle de 2000 ou 2007, et avec des taux d’intérêt proches de zéro, les banques centrales ont déjà épuisé leurs munitions. De plus, l’endettement total, en particulier celui des gouvernements, est bien plus élevé qu’il ne l’a jamais été ».

      « Lorsque la confiance dans la Réserve fédérale, la Banque centrale européenne et les institutions similaires commencera à disparaître, il y aura un exode massif hors des marchés d’actions et d’obligations. Je pense que nous sommes très proches de ce moment clé de l’histoire financière », ajoute-t-il.

      Mais pour le moment, les marchés actions poursuivent leur envolée, et des sociétés de l’Internet qui n’existaient même pas il y a 10 ans sont supposées valoir des milliards de dollars, alors qu’elles ne réalisent parfois aucun bénéfice. De nos jours, Wall Street récompense même les entreprises qui enregistrent régulièrement des pertes conséquentes."

      #IFI #Banque_Mondiale #Dette #Politique_monétaire #Finance

    • CADTM - Le nouveau piège de la dette
      http://cadtm.org/Le-nouveau-piege-de-la-dette
      #Finance

      « Les crises de la dette sont devenues considérablement plus fréquentes dans le monde entier, depuis la déréglementation des prêts et des flux financiers internationaux intervenue dans les années 70. Une cause sous-jacente à la dernière crise financière mondiale qui a débuté en 2008, a été la montée des inégalités et la concentration des richesses. Plus de gens et de pays ont été rendus dépendants de l’endettement, ce qui a provoqué une augmentation des fonds affectés à la spéculation sur des actifs financiers risqués. »

    • CADTM - Deux ou trois choses que je sais de la dette publique, par Michel Husson
      http://cadtm.org/Deux-ou-trois-choses-que-je-sais

      -"C’est pourquoi on dit que l’on fait « rouler » la dette (roll over en anglais) et c’est une différence fondamentale avec la dette d’un particulier ou d’un ménage. La dette d’un Etat est potentiellement éternelle, et ce constat a deux implications importantes :

      – le fait de transposer à la dette de l’Etat les préceptes applicables à un individu (« il faut payer ses dettes », « l’Etat doit gérer son budget en bon père de famille », etc.) est un argument idéologique qui ne correspond pas à la réalité. Ce genre d’argument relève de l’ignorance ou de la tromperie.

      – puisque le dette « tourne », elle est l’héritière de tous les dérapages du passé et c’est pourquoi toute procédure d’audit doit remonter loin dans le temps." ;

      –"La première piste à examiner était suggérée par le discours dominant qui répète que « nous avons vécu au-dessus de nos moyens », un peu comme un ménage surendetté. Mais ce n’est pas le cas, comme le montre le graphique 3 : les dépenses publiques (hors intérêts) n’ont pas augmenté en proportion du PIB, la tendance étant au contraire à la baisse. La tendance est la même pour les recettes, mais avec un « retard » systématique " ;

      –"Autrement dit, la stratégie néolibérale de réduction des dépenses de l’État fonctionne de la manière suivante : une récession provoque une augmentation temporaire du ratio dépenses/PIB ; les recettes chutant du fait de la récession, on laisse se gonfler le déficit. Dans un second temps, on justifie le freinage des dépenses par la nécessité de les ajuster aux recettes." ;

      –"Les idéologues invoquent souvent la dette « que nous laissons à nos enfants ». C’est doublement absurde : d’abord « nos enfants » hériteront aussi les fruits de l’investissement public, par exemple des hôpitaux, des écoles et des universités, etc. Ensuite les enfants ne naissent pas égaux et certains héritent de titres financiers, parmi lesquels ceux de la dette publique. Ces arguments démagogiques servent à dissimuler la signification sociale de la dette publique : ce sont les mêmes catégories sociales qui bénéficient à la fois des cadeaux fiscaux et d’une sorte de rente d’Etat à des taux d’intérêt longtemps exorbitants." ;

      –"La crise dans la zone euro

      La crise ouverte en 2008 a rapidement pris la forme d’une crise des dettes souveraines dans la zone euro. Ce phénomène n’est pas apparu, ni aux Etats-Unis, ni au Royaume-Uni, ni au Japon. Il s’explique par deux particularités essentielles de la zone euro.

      – Les banques centrales n’ont pas le droit de financer le déficit public. Le financement public doit passer exclusivement par les marché financiers.

      – Il n’y a pas de mutualisation des dettes publiques au sein de la zone euro. Autrement dit, il existe des dettes allemande, française, portugaise, grecque, etc. mais pas de dette publique européenne.

      C’est l’application de ces règles qui a déclenché la crise des dettes. Les marchés financiers ont exigé des taux d’intérêt exorbitants aux pays qui ne leur inspiraient pas confiance" ;

      –"L’objectif de ces politiques est double : il s’agit d’abord de « profiter » de la crise pour faire passer en force les « réformes structurelles » visant en pratique à alléger le « coût du travail » et à rétablir la rentabilité des entreprises, même si cela passe par une phase de faible croissance. Mais, plus fondamentalement, le principe essentiel de cette gestion de la crise est de préserver le capital fictif et les droits de tirage sur la richesse produite qu’il incarne . Et cela s’est fait notamment par le transfert des dettes privées vers les dettes publiques.

      Le résultat est que les « aides » aux banques et aux entreprises, destinées à préserver ou rétablir leur bonne santé sont en fin de compte payées par la majorité des citoyens d’un pays sous forme de réduction des dépenses sociales ou d’augmentation des impôts, sans parler des effets de l’austérité salariale." ;

      –"il faut que le déficit public soit couvert autrement que par les marchés financiers. Ces derniers disposent en effet d’une arme redoutable pour sanctionner des mesures qui ne leur conviendraient pas : il leur suffit d’augmenter leurs taux d’intérêt. Il n’est pas besoin d’inventer de nouveaux dispositifs pour échapper à leur emprise : ces dispositifs existent ailleurs ou ont été mis en oeuvre par le passé, avant que l’Europe néo-libérale les interdise. Citons un quota de titres publics imposé aux banques privées ou tout simplement le financement par la Banque centrale. Mais le recours à ces instruments impose de désobéir aux règles du jeu actuellement en vigueur dans la zone euro.

      Reste l’encours de dette qu’il est nécessaire d’annuler en tout ou partie. Là encore, il existe toute une gamme de procédés (...).

      Les enjeux sont importants et on peut les résumer ainsi : accepter l’héritage de la dette revient à obérer l’avenir en prolongeant indéfiniment l’austérité"

      #Dette #Dette_publique #Austérité #Dette_publique_France #Grèce #UE #Zone_euro #Discours_orthodoxes #Réformes_structurelles #Orthodoxie #FMI
      http://zinc.mondediplo.net/messages/3965

      Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la dette (sans jamais oser le demander)
      https://www.franceculture.fr/economie/tout-ce-que-vous-avez-toujours-voulu-savoir-sur-la-dette-sans-jamais-o

      "Ces mêmes hauts fonctionnaires qui ont mis en marché la dette, vont être aussi ceux qui vont penser l’architecture européenne. Ils considèrent que se mettre dans les mains des marchés financiers revient à rechercher la vertu, parce que ces marchés vont sanctionner les États s’ils décident de mener une politique « déraisonnable » de relance budgétaire."

      « Tenir le marché revient à tenir l’État. Il y a une forme de jeu de donnant-donnant, de services rendus entre l’État et les banques. Ces banques tiennent le marché de la dette. L’État doit rendre service à ces banques, il doit les ménager. »

      « Les gouvernements nous expliquent que ce ne serait pas bon qu’on connaisse les détenteurs finaux de la dette, parce qu’on risquerait d’affoler les marchés. »

      « Si un pool d’investisseurs décident collectivement de vendre la dette publique française, la France ne pourra s’endetter de nouveau qu’en promettant un taux d’intérêt nettement supérieur, Il faut se prémunir contre des investisseurs étrangers qui décideraient de saborder la dette publique française, parce qu’ils ne seraient pas d’accord avec notre politique publique. »

      « Les investisseurs n’aiment pas révéler leurs positions, pour des raisons de stabilité financière et de secret commercial. Je ne veux pas que la dette française soit positionnée avec un désavantage compétitif par rapport aux autres dettes. »

      L’État vit au-dessus de ses moyens ! - Les argumentaires contre les idées reçues
      http://argumentaires.lilas.org/dette/letat-vit-au-dessus-de-ses-moyens

      "Ces baisses d’impôt ont, de plus, entraîné une véritable « redistribution à l’envers ». En s’endettant auprès des ménages riches qu’il défiscalisait, l’État a ainsi opéré un transfert à leur profit, et leur a permis de gagner deux fois : en payant moins d’impôts, et en se voyant offrir un placement sûr"

      Comment récupérer 200 milliards d’euros sans imposer aux Français une cure d’austérité - Basta !
      http://www.bastamag.net/Comment-recuperer-200-milliards-d-euros-sans-imposer-aux-Francais-une-cure
      #Alternatives

      "La fraude fiscale représente un manque à gagner de 60 à 80 milliards d’euros par an, soit l’équivalent du déficit public annuel (75,9 milliards en 2016)"
      "Un contournement de l’impôt parfois réalisé avec la complicité des autorités : l’UEFA, qui a organisé le championnat d’Europe des nations en 2016, n’a payé aucun impôt en France. « C’est en quelque sorte une double peine en termes de finances publiques : les investissements réalisés par les pouvoirs publics français pour l’organisation du tournoi auraient coûté 2 milliards d’euros"

      "Au nom de la rigueur budgétaire, on a créé ainsi les conditions d’un maintien à haut niveau de la fraude fiscale"

      "Fillon s’était, en tant que député, prononcé contre le renforcement de la TTF. L’ensemble des parlementaires LR et UDI avaient voté contre"

      "La France compte... 451 niches fiscales ! Elles constituent un manque à gagner total de 89,9 milliards d’euros pour les finances publiques."

      "le crédit impôt recherche accordé aux entreprises dépasse 5 milliards d’euros, « alors que son efficacité n’a pas été démontrée et qu’il sacrifie la recherche publique »"

      (CICE) "une subvention indirecte de… 400 000 euros par emploi ! Pourtant, 40 milliards, c’est l’équivalent de 600 000 emplois au salaire moyen (un salarié payé 2200 euros nets)"

      Comment trouver 50 milliards sans casser les protections sociales ni taxer les classes moyennes : notre plan alternatif - Basta !
      http://www.bastamag.net/Comment-trouver-50-milliards-sans-casser-les-protections-sociales-ni-taxer

      http://zinc.mondediplo.net/messages/3965

      CADTM - La dette comme outil de domination et de transfert des richesses : est-ce un phénomène nouveau ? par Nathan Legrand
      http://www.cadtm.org/La-dette-comme-outil-de-domination

      L’épouvantail de la dette publique, par Bruno Tinel & Franck Van de Velde (Le Monde diplomatique, juillet 2008)
      https://www.monde-diplomatique.fr/2008/07/TINEL/16109
      #PS

      "Une connaissance même rudimentaire de la comptabilité obligerait les redresseurs du « bilan de l’entreprise France » à ne pas tenir compte du seul passif."

      "De plus, il convient de ne pas confondre l’endettement des administrations avec celui du pays pris dans son ensemble"

      "l’Etat est une entité économique et financière différente des autres. Il ne meurt pas, il ne fait pas faillite. On ne peut le comparer ni à un ménage ni à une entreprise"

      "entre 1991 et 1996, où le ratio gagne plus de 20 points en cinq ans, passant de 36 % à 58 % (M. Nicolas Sarkozy fut ministre du budget entre 1993 et 1995...)"

      "Plus l’économie stagne, plus la dette publique rapportée à la production nationale s’accroît."

      "L’accroissement de l’endettement public donne effectivement lieu à des transferts — non pas entre générations, mais au sein d’une même génération."

      "Autre monstre fantasmatique, le mythe de l’explosion des dépenses publiques"

      "Lorsque l’Etat s’endette pour financer des dépenses supplémentaires, il évite que cet excès d’épargne ne trouve un débouché stérile ou spéculatif. D’une certaine façon, il s’endette à la place des entreprises, qui n’investissent pas assez, pour dépenser cette épargne, utilement, dans la production de biens publics.

      En définitive, l’endettement public vient répondre à la demande de bons du Trésor découlant de l’accroissement de l’épargne placée. "

      "Depuis 1997, à l’initiative de M. Dominique Strauss-Kahn, alors ministre des finances, il existe même des obligations d’Etat indexées sur l’inflation (les OATi) : le gouvernement à direction socialiste a accordé aux rentiers l’assurance anti-inflation qu’il avait lui-même retirée aux salariés "

      "Les investisseurs institutionnels, qui interviennent sur les marchés financiers pour le compte des épargnants, raffolent des titres de la dette publique. Ils n’accordent d’ailleurs aucun crédit aux discours ambiants sur la « faillite » imminente de nos administrations"

      " la financiarisation, laquelle requiert pour préalable un ensemble de dispositions légales et institutionnelles, comme, par exemple, la libéralisation de la circulation des capitaux mise en place par l’Acte unique européen, signé en 1986, sous la houlette de M. Jacques Delors"

      "Ce qu’autrefois l’Etat obtenait de la part des ménages aisés sous la forme d’un prélèvement fiscal, il ne peut désormais l’escompter qu’en échange d’un taux d’intérêt payé par l’ensemble des contribuables"

      "Les riches bénéficient alors d’une double récompense : le cadeau fiscal d’un côté, et le paiement d’intérêts de l’autre"

      Commentaires sur la dette publique (Le Monde diplomatique, juillet 2008)
      https://www.monde-diplomatique.fr/2008/07/A/16078

      « Le constat [de la commission Pébereau sur la dette] n’est ni de gauche ni de droite. Il s’impose à tout gouvernement. »

      « incapacité de l’Etat à se réformer ; la préférence française pour la dépense. »

      La " servitude volontaire " de la dette
      https://www.franceculture.fr/emissions/le-journal-des-idees/le-journal-des-idees-du-mercredi-31-octobre-2018

      "Bel effet paradoxal de l’intervention de la troïka – BCE, Union européenne et FMI. Derrière l’inefficacité des mesures imposées aux populations pour « sortir de la crise » et l’injonction à résorber les déficits publics se cache peut-être un projet : que l’État se désengage des politiques sociales. « La dette de la sécurité sociale sera bientôt remboursée et les taux d’intérêts actuels sont l’occasion pour l’État de mettre plusieurs milliards de côté. La dette n’est donc pas ce que l’on en dit. Elle sert d’arme de dissuasion sociale massive » conclut Jacques Rigaudiat."


      Pourquoi la dette publique française explose alors que les dépenses de l’Etat n’augmentent pas ? PAR RACHEL KNAEBEL - Basta !
      http://www.bastamag.net/Pourquoi-la-dette-publique-francaise-explose-alors-que-les-depenses-de-l-E

      -"La dette publique est alors l’ennemi n°1. Car l’explosion de la dette française, bien réelle, sert depuis dix ans à couper dans les dépenses publiques. Si les nouveaux choix politiques du gouvernement inversent la tendance pour les dépenses de sécurité, les dépenses sociales restent, elles, bel et bien soumises à une ligne claire d’austérité. L’hôpital ou l’université peuvent bien être étouffés par les coupes budgétaires, leur utilité ne semble pas suffisante pour remettre en cause l’austérité." ;

      –"« Le discours dominant sur la montée de la dette publique fait comme si son origine allait de soi : elle résulterait tout simplement d’une croissance excessive des dépenses publiques. Ne reste plus alors qu’à en déduire un discours qui semble relever du sens commun : on ne peut durablement dépenser plus qu’on ne gagne, et, par conséquent, il faut dépenser moins et ajuster les dépenses aux recettes », analysent les auteurs de l’Audit citoyen de la dette française [5].

      Le problème, rappellent les auteurs de l’audit, c’est que les dépenses de l’État français ont en fait régressé en proportion du PIB depuis les années 1980. Les dépenses de l’État sont certes passées de 101 milliards d’euros en 1980 à 463 milliards en 2014 [6]. Mais, en part du PIB, elles sont en fait restées stables, avec même une tendance à la baisse ces dernières années. Ainsi, en 1985, les dépenses de l’État représentaient 24,8 % du PIB. En 1990, la proportion était de 22,2 %, et de 22,5 % en 2000. Et en 2012, elles redescendent à 21,6 % du PIB. Elles sont restées au même niveau en 2014. La part des dépenses de l’État dans le PIB français a donc baissé de trois points en trente ans"

      Hérésie (encore), le "bon sens" ne peut tolérer ce qui suit :

      -"Plus que du côté des dépenses, c’est vers les recettes que l’audit citoyen de la dette publique nous pousse à regarder. « Si le montant des déficits – et, par conséquent, [celui] de la dette – augmente, c’est tout d’abord parce que l’État s’est privé de recettes importantes, en allégeant la fiscalité des ménages aisés et des grandes entreprises », soulignent les auteurs." ;

      –"« Entre 100 et 120 milliards d’euros de recettes fiscales ont ainsi été perdues pour le budget général de l’État entre 2000 et 2010 », souligne le député communiste Nicolas Sansu dans un rapport parlementaire réalisé au printemps dernier." ;

      –" Selon les estimations de l’économiste Gabriel Zucman [9], cette pratique serait responsable d’un manque à gagner de 17 milliards d’euros pour l’État français en 2013. Sans l’évasion fiscale, la dette publique de la France s’élèverait à (seulement) 70 % du PIB, au lieu de dépasser les 90 %. Ce qui veut dire que près de un cinquième de la dette de l’État serait à mettre sur le compte de l’évasion fiscale. « Chaque année, l’État, parce qu’il a été privé des impôts évadés depuis les comptes cachés, a dû s’endetter davantage », souligne l’économiste. Les derniers rapports parlementaires évaluent même le manque à gagner entre 60 et 80 milliards d’euros par an (lire ici)." ;

      –"De fait, la France dépense chaque années des dizaines de milliards d’euros pour payer les intérêts de sa dette. En 2015, l’État a ainsi déboursé plus de 44 milliards d’euros rien que pour le remboursement des intérêts de sa dette. À titre de comparaison, le budget de l’Éducation nationale, hors cotisations retraites, oscille autour des 47 milliards d’euros. Les intérêts de la dette sont autant de milliards qui ne peuvent pas être investis dans l’éducation ou la transition écologique.

      Or l’évolution des taux d’intérêt a largement contribué à l’explosion de la dette publique française depuis trente ans." ;

      –"« Au début des années 1990, la politique de désinflation compétitive (ou du « franc fort ») menée par le gouvernement Bérégovoy pour préparer l’entrée dans l’euro, puis la crise monétaire due à la spéculation financière contre les monnaies européennes, se traduisent par une envolée inédite des taux d’intérêt », détaille l’audit citoyen de la dette publique." ;

      –"Ces taux élevés ont évidemment profité aux créanciers de l’État français. Qui sont-ils ? Impossible de le savoir exactement. La Banque de France fournit simplement des informations sur la part des résidents et des non-résidents parmi les détenteurs d’obligations de la dette publique française" ;

      –" Des taux d’intérêt qui repartent à la hausse signifieraient de facto une nouvelle augmentation en flèche de la dette publique française. « Il y a cette épée de Damoclès », analyse l’économiste Michel Husson. « Avec cette menace, les marchés financiers ont, de fait, un droit de contrôle sur les politiques publiques. »

      L’audit citoyen réalisé l’an dernier a conclu que 59 % de la dette publique, à son niveau de 2012, provenaient des cadeaux fiscaux et des taux d’intérêt excessifs, et étaient donc illégitimes. « Si l’État n’avait pas réduit ses recettes et choyé les marchés financiers, le ratio dette publique sur PIB aurait été en 2012 de 43 % au lieu de 90 % », conclut l’audit. Et ce chiffre ne prend pas en compte le poids du sauvetage des banques par les pouvoirs publics après la crise financière de 2007-2008. Pour mémoire, le seul sauvetage de la banque Dexia a coûté 6,6 milliards d’euros aux contribuables français." ;

      –"« Économiquement, ce serait tout à fait possible pour la France de ne plus financer sa dette sur les marchés financiers, fait remarquer Michel Husson. C’est un choix politique de ne financer sa dette qu’auprès des marchés financiers. Mais on peut faire autrement. Ce serait par exemple possible de demander aux banques privées d’avoir des quotas de dette publique. Et aussi, comme ça se fait aux États-Unis et Royaume uni, de faire financer la dette publique par la banque centrale. »"

      http://zinc.mondediplo.net/messages/9538
      http://zinc.mondediplo.net/messages/10678
      http://zinc.mondediplo.net/messages/11053
      #Dette_publique_France #Fraude/évasion_fiscale

      « Dire que les Etats sont surendettés, c’est un argument purement idéologique » - Libération
      http://www.liberation.fr/monde/2015/10/06/dire-que-les-etats-sont-surendettes-c-est-un-argument-purement-ideologiqu

      -"Selon le dernier rapport de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, un ralentissement de l’économie ne pourra être évité si les pays riches continuent de faire de l’austérité budgétaire."

      –"que ce soit en Europe ou ailleurs, nous voyons que la majorité des dirigeants politiques ont tenté de compenser l’insuffisance de leur demande intérieure en misant sur les marchés extérieurs. Or, cette tentative de reconquête d’une croissance interne par le biais des exportations peut fonctionner pour un pays, ou même un petit nombre de pays, et cela à condition que d’autres augmentent leur demande."

      –"Augmenter les dépenses budgétaires, et ce d’abord dans les pays riches. N’en déplaise à ceux qui ne cessent de nous affirmer le contraire. Même le FMI en convient désormais, le multiplicateur budgétaire est très élevé."

      –"L’argument qu’on nous oppose est toujours le même : « les Etats sont surendettés, ils n’ont plus la moindre marge d’endettement ». Ceux qui nous rebattent les oreilles avec ce genre d’argument purement idéologique oublient une chose. A côté des Etats, certes endettés, les ménages le sont tout autant. Idem pour les entreprises. Dans une telle situation d’endettement généralisé, qui d’autre que les Etats pourrait jouer le rôle de moteur de la relance ?"

      –"Ce qui fait l’insoutenabilité des dettes, c’est le manque de croissance et non pas un quelconque niveau de pourcentage de dette. Il faut penser la dette publique non pas avec un chiffre magique du genre « on peut pas dépasser 90% de la dette par ce qu’ensuite c’est l’apocalypse économique »…"

      Il faut gérer la dette de l’État comme un bon père de famille - Les argumentaires contre les idées reçues
      http://argumentaires.lilas.org/dette/faut-gerer-dette-de-letat-pere-de-famille

      « L’État doit gérer en bon père de famille », par Bruno Tinel (Le Monde diplomatique, septembre 2016)
      https://www.monde-diplomatique.fr/publications/manuel_d_economie_critique/a57207

      "Les discours publics sur la dette opèrent la réconciliation du lointain et du familier. D’ordinaire abscons et jargonneux, les raisonnements s’exposent alors dans la langue du quotidien : « budgets à boucler », « ceintures à serrer » et « bon sens ménager » invitent chacun à se reconnaître dans la figure de l’État endetté. Et à mieux consentir aux efforts que sa situation rendrait « nécessaires »…"

      "Bien que communément utilisé, le ratio dette publique/PIB s’avère trompeur : il compare un stock (la dette) à un flux (le PIB, qui se renouvelle chaque année). Il serait plus logique de mesurer les créances de la France par rapport à un autre stock : le patrimoine des Français, par exemple, un montant dont la dette ne représente que 10 %…"

      Lundi, la France va emprunter entre 4,3 et 5,5 milliards d’euros... et gagner de l’argent
      http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/lundi-la-france-va-emprunter-entre-4-3-et-5-5-milliards-d-euros-et-gagner-
      #Finances_Publiques

      « La France emprunte à des taux négatifs sur des échéances à court terme car les investisseurs, qui cherchent à tout prix des placements sûrs, sont prêts à perdre de l’argent en prêtant à la France. Cette situation n’est pas nouvelle, elle dure depuis l’été 2014. »

      Les banques sont plus endettées que les Etats | AlterEco+ Alterecoplus
      http://www.alterecoplus.fr/chronique/christian-chavagneux/les-banques-sont-plus-endettees-que-les-etats-201502130700-00000809.htm

      « La dette publique française s’approche des 100 % du PIB et les austéritaires de tous poils nous promettent la fin du monde. Mais, bizarrement, les fourmis de la fable n’ont rien à dire sur le fait que nos banques sont bien plus endettées : selon les derniers chiffres de la Deutsche Bank, le montant total du stock des obligations émises par les institutions financières françaises s’élevait à 5 000 milliards d’euros à la fin 2014. Soit environ 250 % du PIB français ! Mais pas un mot là-dessus. Alors que les risques portés par cette dette sont bien plus importants pour notre économie »

      Dette publique, dette publique... Et la dette privée alors ? Par Pierre Polard Membre du Conseil National du Parti Socialiste - Rue89 - L’Obs
      http://rue89.nouvelobs.com/2010/05/10/on-parle-beaucoup-de-la-dette-publique-et-la-dette-privee-alors-150
      #Médias #Austérité #Dette #Discours_orthodoxes #Orthodoxie #Dette_publique

    • Gilles RAVEAUD : Baisses d’impôts, déficits et dette : ce que dit le rapport Carrez (2010)
      http://alternatives-economiques.fr/blogs/raveaud/2013/06/17/impots-deficits-et-dette-ce-que-dit-le-rapport-carrez-2010/#comment-25052

      Faut-il vraiment payer toute la dette ?, par Jean Gadrey (Le Monde diplomatique, octobre 2014)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2014/10/GADREY/50853

      CADTM - Une commission d’enquête parlementaire sur la dette publique française mise en place !
      http://cadtm.org/Une-commission-d-enquete

    • France : berceau du néolibéralisme - Michel Santi
      http://www.michelsanti.fr/?p=6483
      #Monnaie
      La loi de 1973 et la légende urbaine, Par Pierre-Cyrille Hautcoeur, directeur d’études à l’EHESS, et Miklos Vari, étudiant à l’Ecole d’économie de Paris en analyse et politique économiques

      http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/04/18/la-loi-de-1973-et-la-legende-urbaine_1686805_3232.html

      Loi de 1973, critique du livre de Pierre-Yves Rougeyron - Lior Chamla et Magali Pernin ContreLaCour
      http://www.contrelacour.fr/loi-de-1973-critique-pierre-yves-rougeyron
      #Monnaie #Loi_de_1973 #UE #Banque_centrale