• Hérault : un homme tue son ancien gendre puis se suicide
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    Joëlle Queille avait disparu le 6 septembre dernier, puis avait été retrouvée morte dix jours après. Elle vivait en concubinage après s’être séparée de Jean-Luc Amilhac, avec qui elle avait eu deux enfants. Ce mercredi, Fabrice Belargent, procureur de la République de Montpellier, indique que l’affaire n’est pas résolue et qu’une information en recherche des causes de la mort est toujours ouverte sur ce dossier. Lors des auditions, le père de la disparue avait exprimé des griefs envers son ancien gendre : « pour moi il a assassiné ma fille moralement », avait-il notamment déclaré, ajoutant que Jean-Luc Amilhac, 69 ans, l’avait harcelée. Selon le Parquet, Pierre Queille, 80 ans, ne supportait pas que sa fille, née en 1974 ait vécu avec un homme de 23 ans de plus qu’elle. Aucun élément tangible n’a pour l’instant été mis en évidence dans l’autopsie et les examens, à l’exception d’une pathologie cardiovasculaire.
    Une « exécution » selon le procureur

    Jean-Luc Amilhac vivait néanmoins toujours près de ses beaux-parents, dans deux maisons mitoyennes sur un terrain commun, rue Baptistou à Saint-Gély-du-Fesc. Depuis le décès de son ex-femme, les relations étaient particulièrement tendues avec la belle-famille, la gendarmerie ayant enregistré plusieurs mains courantes de chaque partie, pour des attitudes menaçantes. Les enfants, un garçon et une fille âgés de 11 et 13 ans, ne parlaient plus à leurs grands-parents, le procureur évoquant un « mauvais climat » familial.

    La tension semble donc être montée jusqu’à hier mercredi, lorsque vers 8h45, plusieurs coups de feu sont entendus dans la rue, le procureur Belargent évoquant une véritable « exécution ». Sur les images d’une caméra de surveillance, Pierre Queille attend ainsi dehors, que Jean-Luc Amilhac sorte sa poubelle. Le voyant, il s’approche, et sans dire un mot, fait feu à trois reprises à l’aide d’un fusil de calibre 12, touchant son ancien gendre aux jambes et à l’épaule gauche. Immédiatement après, Pierre Queille se rend dans son jardin, se met à genoux et se tire une balle au niveau du menton, selon le parquet. Arrivées sur place, les forces de l’ordre ont tenté de mettre la première victime à l’abri, avant qu’elle ne succombe à ses blessures.

    Au domicile de Pierre Queille, plusieurs cartouches sont retrouvées ainsi qu’un fusil de calibre 22 et des munitions. La femme du tireur, âgée de 72 ans, a été transportée aux urgences psychiatriques, tout comme ses petits-enfants, qui n’ont pas assisté à la scène et ont été réveillées par les gendarmes. Le Parquet a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire pour assassinat, dont « l’issue juridique est certaine, puisque l’auteur est décédé ». Néanmoins, des investigations voient être menées pour comprendre le mécanisme qui a abouti à ce règlement de compte, en plus de l’autre enquête consacrée à la mort de Joëlle Queille.