• Comment Kadhafi a été exécuté - un rapport accablant d’HRW
    http://www.marianne.net/blogsecretdefense/Comment-Kadhafi-a-ete-tue_a799.html

    Le 20 octobre au matin, la décision est prise de fuir. Un convoi d’environ 50 véhicules, des 4x4 armés, est formé. A bord, environ 250 personnes : le colonel Kadhafi, des fidèles et des proches, mais aussi des civils et des blessés. Le convoi part vers l’ouest et, avant la sortie de la ville, tombe sur la brigade Tigre - les miliciens de Misrata. Après des échanges de tirs, le convoi tourne à gauche, sur une route en direction du sud. Un drone (américain) tire un missile sur le convoi, et celui-ci explose à proximité de la voiture de Kadhafi, sans gros dommages. Le convoi tourne alors à droite (vers l’ouest) s’engageant dans des ruelles. Il est alors frappé une nouvelle fois par deux bombes GBU-12 (larguées par un Mirage 2000D français, jdm) qui explosent au-dessus des véhicules. Le choc est violent : HRW recensera le lendemain 14 véhicules détruits et 53 corps - 28 carbonisés et 25 touchés par des éclats.

    #Kadhafi #Syrie #France

    • @mariasfat : ben oui, c’est la guerre moderne, « propre »... Petite digression qui vaut son pesant de cacahuètes ; le président américain qui a fait le plus grand usage des drones, c’est Barack #Obama... surtout pour des « #assassinats_ciblés », mais bref, passons. (Il y avait un papier là dessus sur #OWNI)

      @stephane : pas moi. Je veux dire, qu’il soit mort au pistolet, à la grenade, lynché par la foule, techniquement ça ne change rien, hein, on est bien d’accord. Qu’il soit mort plutôt que d’être vivant, ne change pas grand chose non plus à vrai dire... et je reconnais qu’un salopard de son espèce n’est pas une grosse perte pour l’humanité.

      Mais la façon dont il a été exécuté, sommairement, aussitôt après avoir été capturé, ça, ça devrait nous déranger. Et qu’on ne vienne pas me dire que c’était un sale type, qui torturait ses opposants, commanditait des attentats et ne se gênait pas pour faire exécuter sans vergogne qui ne lui plaisait pas : ça ne doit pas être une raison suffisante. Nous ne pouvons pas d’un côté réclamer la justice pour les victimes, et la refuser à leurs bourreaux, même si nous tenons leurs vies entre nos mains.

      ... et qu’il apparait plus facile de tout régler d’un coup d’une rafale de kalachnikov, que de s’embarquer dans une longue procédure pénale... avec les risques collatéraux qu’elle comporte : révélation gênante pour les « libérateurs », déballage gênants pour les anciens/nouveaux/futurs alliés de l’un ou l’autre camp, qui ont parfois accueillis Kadhafi dans leurs palais avec vue sur la Tour Eiffel... Mais je m’égare, je suis en train d’expliquer pourquoi les démocraties avaient tout intérêt à une mort rapide et violente du bédouin à médailles et lunettes noires, plutôt que de lui appliquer leurs -nos- soi-disant « principes »...