• Le gaz russe plane sur un sommet Ukraine-UE
    https://www.connaissancedesenergies.org/afp/le-gaz-russe-plane-sur-un-sommet-ukraine-ue-211012

    Le sommet intervient en pleine envolée des prix du gaz en Europe, une mauvaise nouvelle pour Kiev qui veut freiner la mise en service de Nord Stream 2, gazoduc d’une capacité de 55 milliards m3 annuels reliant directement la Russie et l’Allemagne en contournant l’Ukraine. De quoi, selon Moscou, stabiliser les tarifs.

    Pour l’UE, ce tube n’est pas une priorité, car il ne réduit pas la dépendance vis-à-vis du gaz russe, mais elle ne l’a pas combattu pour autant.

    Si le sujet est sensible, c’est que le gazoduc risque au passage de priver l’allié ukrainien d’au moins 1,5 milliard de dollars par an touchés pour le transit du gaz russe par son territoire.

    J’ai toujours autant de mal à comprendre comment le prix du gaz pourrait baisser notoirement s’il passait par le territoire Ukrainien, qui prélève une somme substantielle pour réaliser ce passage. Les articles AFP ont toujours ce point aveugle, qui tout en citant le fait que la Russie a décidé de priver l’Ukraine, ne disent pas qu’en fait, le prix du gaz est élevé indépendamment de la politique Russe. Ils refusent en fait de traiter les deux informations à la fois.

    Si tu lis l’article précédent dans le fil AFP, tu découvres que la difficulté qui est citée, ce sont les terminaux de liquéfaction qui ne fonctionnent pas comme prévu. Ballot, quand c’est ce qui était nous assurer un approvisionnement indépendant des horribles russes.

    Une crise énergétique mondiale et une préoccupation pour l’hiver
    https://www.connaissancedesenergies.org/afp/une-crise-energetique-mondiale-et-une-preoccupation-pour-lh

    La tension entre boom de la demande de gaz (qui sert aussi dans des centrales électriques) et offre limitée fait s’envoler les prix, après des années de recul.

    La demande de gaz a été soutenue tout 2021 par la reprise post-Covid, après un hiver long et froid en Asie et en Amérique du nord, suivi d’une canicule en Asie et de sécheresse au Brésil. La Chine, le Japon, la Corée ont été de gros consommateurs.

    L’offre a, elle, été affectée par des difficultés de maintenance sur des installations de gaz liquifié (GNL).

    En Europe, les stocks de gaz ont ainsi en partie fondu, tandis que l’éolien était moins disponible ces dernières semaines pour des raisons climatiques.

    Il n’y a finalement que Poutine pour nous rappeler l’incapacité stratégique des européens, qui évidemment devaient avoir prévu un cours du gaz au ras des pâquerettes pour les 50 années à venir, d’où leur refus de négocier des prix à long terme :

    Les erreurs des Européens à l’origine de la crise des prix du gaz (Poutine)
    https://www.connaissancedesenergies.org/afp/les-erreurs-des-europeens-lorigine-de-la-crise-des-prix-du-

    Le président russe Vladimir Poutine a jugé mercredi l’Europe responsable de la crise du gaz, car elle n’a pas conclu suffisamment de contrats de livraison à long terme avec Moscou, favorisant ainsi l’envolée record des prix.

    « Toute leur politique était de sortir des contrats à long terme et cette politique s’est avérée erronée », a-t-il déclaré lors d’une réunion avec les responsables du secteur énergétique russe, « ils ont fait des erreurs ».