• La rĂ©gulation des biens publics mondiaux en question
    â–șhttp://www.jeanbakouma.com/Textes/amazonie.htm

    En effet, en tant que BrĂ©silien je m’élĂšverais tout simplement contre l’#internationalisation de l’Amazonie. Quelle que soit l’insuffisance de l’attention de nos gouvernements pour ce patrimoine, il est nĂŽtre.

    En tant qu’#humaniste, conscient du risque de dĂ©gradation du milieu ambiant dont souffre l’Amazonie, je peux imaginer que l’Amazonie soit internationalisĂ©e, comme du reste tout ce qui a de l’importance pour toute l’humanitĂ©. Si, au nom d’une Ă©thique humaniste, nous devions
    internationaliser l’Amazonie, alors nous devrions internationaliser les rĂ©serves de pĂ©trole du monde entier.

    Le pĂ©trole est aussi important pour le bien-ĂȘtre de l’humanitĂ© que l’Amazonie l’est pour notre avenir. Et malgrĂ© cela, les maĂźtres des rĂ©serves de #pĂ©trole se sentent le droit d’augmenter ou de diminuer l’extraction de pĂ©trole, comme d’augmenter ou non son prix.

    De la mĂȘme maniĂšre, on devrait internationaliser le #capital financier des pays riches. Si l’Amazonie est une rĂ©serve pour tous les hommes, elle ne peut ĂȘtre brĂ»lĂ©e par la volontĂ© de son propriĂ©taire, ou d’un pays.

    BrĂ»ler l’Amazonie, c’est aussi grave que le #chĂŽmage provoquĂ© par les dĂ©cisions arbitraires des spĂ©culateurs de l’#Ă©conomie globale. Nous ne pouvons pas laisser les rĂ©serves financiĂšres brĂ»ler des pays entiers pour le bon plaisir de la spĂ©culation.

    Avant l’Amazonie, j’aimerai assister Ă  l’internationalisation de tous les grands musĂ©es du monde. Le Louvre ne doit pas appartenir Ă  la seule France.

    Chaque musĂ©e du monde est le gardien des plus belles oeuvres produites par le gĂ©nie humain. On ne peut pas laisser ce patrimoine culturel, au mĂȘme titre que le #patrimoine naturel de l’Amazonie, ĂȘtre manipulĂ© et dĂ©truit selon la fantaisie d’un seul propriĂ©taire ou d’un seul pays. Il y a quelque temps, un millionnaire japonais a dĂ©cidĂ© d’enterrer avec lui le tableau d’un grand maĂźtre. Avant que cela n’arrive, il faudrait internationaliser ce tableau.

    • C’est hĂ©las un hoax destinĂ© Ă  contrecarrer un projet de crĂ©ation d’une rĂ©serve naturelle soutenu par des ONG comme Greenpeace et l’Etat fĂ©dĂ©ral brĂ©silien ...

      â–șhttp://enuncombatdouteux.blogspot.fr/2009/05/au-cours-dun-debat-dans-une-universite.html

      Un tel projet n’a jamais Ă©tĂ© dĂ©posĂ©, sous quelque forme que ce soit, dans un quelconque parlement, ni Ă©tĂ© le programme d’un quelconque candidat ; il n’ existe d’ailleurs aucune base juridique pour une telle dĂ©possession dans l’histoire contemporaine.(...)

    • comment peut on dire que une Ɠuvre humaine ou une rĂ©gion du monde appartient Ă  quelqu’un, une nation, quoique ce soit , c’est lĂ  que l’on se rend compte que les notion de tout-monde ou de collaboratif dans son sens du commun, patrimoine commun, don, etc , est indissociable aujourd’hui de notre façon de penser le monde, toute pensĂ©e qui y dĂ©roge ne peut ĂȘtre que partiale ou incomplĂšte, scandaleuse dans une Ă©poque ou la seule pensĂ©e qui fasse sens ne peut ĂȘtre que participative, et bien sur, la propriĂ©tĂ© industrielle Ă©conomique dĂšs lors est elle aussi scandaleuse.

    • Chaque musĂ©e du monde est le gardien des plus belles oeuvres produites par le gĂ©nie humain.

      Faux, pour nombres d’entre elles, n’ont Ă©tĂ© retenues et ont traversĂ© l’Histoire que celles en adĂ©quation avec le pouvoir (d’ailleurs la beautĂ© est tout Ă  fait subjective et rĂ©pond Ă  des modĂšles esthĂ©tiques caractĂ©ristiques d’une Ă©poque donnĂ©e, d’une culture). Je suis certaine que des Ɠuvres magnifiques ont Ă©tĂ© mĂ©prisĂ©es et dĂ©truites parce qu’elles n’avaient l’heur de plaire Ă  l’élite du moment.