marielle

« vivere vuol dire essere partigiani » Antonio Gramsci

  • Le 17 octobre 1961, la police française placée sous l’autorité du tristement célèbre préfet Maurice Papon commettait le pire massacre de civils depuis la seconde guerre mondiale.
    Aujourd’hui, la loi du silence pèse toujours sur cet tragédie comme une chape de plomb.
    #17octobre1961
    https://twitter.com/realmarcel1/status/1449491641308430337

    2 morts officiellement, des centaines en réalité, sur une période de 2 mois de déchaînement de violence
    Il a fallu attendre les années 70 pour que les langues se délient et les années 80 pour que les historiens s’en emparent
    En ce qui concerne les politiques, on attend toujours

    Ce n’était pas une somme de dérapages isolés, c’était un système.
    Papon a donné un blanc-seing à la police pour tirer, de fausses informations ont été diffusées sur la radio, on a flatté le sentiment raciste d’une police qui n’avait pas été réformée depuis Vichy.

    On n’attendait pas grand chose de Macron qui flatte une police à la dérive pour qu’elle continue à couvrir ses turpitudes, dans un contexte où le ministre de l’Intérieur porte plainte contre ceux qui constatent une évidence : la police tue.

    Il a fait pire, il n’a pas eu un mot.
    Et pour cause, jamais la police française n’a été aussi violente ni aussi impunie depuis cette période brune de l’Histoire.
    Le racisme est toujours là, la violence aussi, mais c’est le déni qui fait le plus de mal, parce que c’est un système.

    Ce n’est pas un problème franco-algérien, c’est un problème français, et le déni qui perdure est un symbole d’un pays qui refuse le nécessaire devoir de mémoire qui lui permettrait enfin de se regarder dans une glace.

    Si ce déni continue encore aujourd’hui, c’est parce qu’il a une fonction : maintenir sous contrôle une institution qui n’a que très peu changé parce qu’on n’a jamais voulu qu’elle change, parce qu’au fond, le pouvoir a besoin d’une police raciste et violente

    Ce que raconte l’Histoire, ce n’est pas juste une histoire, c’est notre société.
    Ce que raconte cette histoire, c’est un tout petit pays qui se replie sur lui même parce qu’il n’accepte pas de perdre sa puissance, et c’est une élite qui se replie sur la violence pour se protéger.

    Plus que jamais, le fascisme frappe à nos portes avec ses grosses bottes qui font du bruit.
    Son ferment, c’est le mensonge.
    Pour le combattre, il faut dire la vérité.
    Si on a besoin de réparer les blessures du passé c’est pour avancer.
    Alors avançons ✊
    #LaPoliceTue