ARNO*

Geek dilettante habitant une belle et grande propriété sur la Côte d’améthyste

  • Comme ça semble se vérifier, je te donne le truc pour survivre au supermarché : tu y vas le matin. Y’a quasiment que des vieux, donc quasiment personne avec le masque sous le nez.

    Alors évidemment, y’a forcément le jeune mec avec sa bite – pardon : nez – fièrement en dehors du masque, et qui regarde comme s’il allait en mettre une à quiconque lui ferait une remarque. Mais pour le coup, il est tout seul, et l’attitude ostensiblement viriliste au milieu des retraité·es et des couples de petits vieux qui font leurs courses, c’est presque émouvant.

    • Je demande, poliment, mais avec insistance, aux gens de remettre leur masque correctement dans les lieux publics clos. Il y en a assez de cette crise sanitaire, et il y en a clairement marre des inconscients qui la font perdurer. Le masque protège surtout les autres, et il est normal que les autres prennent soin au même titre que moi-même, dans cette période toujours difficile.

      Flûte, quoi, il y a vraiment des gens qui meurent de ce virus, d’autres qui en gardent des séquelles sur le long terme. Il est temps de se vacciner et de se protéger, de même de de protéger les autres.

    • Mon anecdote de la semaine qui ne me fait pas plaisir.

      Réunion chez un client. Mon interlocuteur me dit que tout va bien, on va être deux dans le grand bureau, on peut se dispenser du masque. On ouvre un peu la fenêtre. On la referme. Le chauffage souffle à fond. Mais bon.
      On a besoin du patron 30 secondes. Il arrive. Tousse. A une petit voix « j’ai beaucoup de RDV en ce moment je parle beaucoup, c’est rien ». Visage couleur cachet d’aspirine (couleur blanche, donc... cette expression va devenir incompréhensible, tellement on ne prend plus d’aspirine et tellement les cachets ont toutes les couleurs désormais...). Et pas de masque. « Ça peut pas être le virus, j’ai l’odorat et le goût ».

      Bref, on est resté 3 minutes à 3 dans le bureau. Ça m’a énervé. Et ça m’énerve encore.
      Moi le premier, passer 2h30 de réunion avec le FFP2, ça allait me gaver, et j’avais pas la force ce matin-là. Mais le coup du « je suis malade, mais c’est pas grave ». Zut. Et même si c’est pas le covid, pourquoi ne pas porter le masque pour les autres ? Zut.

      On a terminé la réunion à deux, porte fermée, fenêtre ouverte 30 secondes pendant la dernière heure, chauffage à fond au point de se sentir mal à l’aise.

      Il y a une défaillance collective impressionnante dans cette histoire (sans même parler les gens qui pensent que la liberté de se comporter comme des porcs propagateurs de maladies est plus importante que celle de vivre en bonne santé)..

      Je conçois qu’un vaccin tout jeune, inoculé à quelques centaines de personnes, on soit dans l’expectative. Mais presque 18 mois après, et plusieurs milliards d’injections plus tard, c’est plus de la prudence. C’est de la peur au mieux, de la bêtise ou de la malveillance au pire.