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Geek dilettante habitant une belle et grande propriété sur la Côte d’améthyste

  • Réponse du collège de ma grande auquel je veux prêter un capteur de CO2 : refus d’accepter mon prêt d’un capteur dans une classe tant que toutes les classes ne peuvent pas être équipées. Nan mais merde.

    Il m’informe qu’il n’a pas eu de retour des collectivités territoriales concernant le financement de capteurs pour toutes les classes et que cela représente un budget conséquent. La cantine a bien été équipée. Les salles de classe sont aérées a chaque intercours.

    Dans l’attente d’un financement, il ne lui paraît pas envisageable de n’équiper que certaines classes, il précise que si cela doit se faire dans les mois qui viennent, toutes les classes seront concernées.

    Je ne sais plus quoi dire/faire.

    • Dans les faq du ministère, il y a une partie « Les capteurs CO2 sont-ils recommandés ? », qui répond par la positive et précise :

      Utilisé durant une ou deux journées dans une classe, un capteur CO2 mobile permet à l’enseignant d’identifier à quelles fréquence et durée il est nécessaire d’aérer la classe, et d’adapter les pratiques d’aération [...].

      Donc c’est pas censé forcément être un capteur par classe (évidemment ils ne veulent pas en fournir autant) mais un capteur qui tourne pour se rendre compte de quoi faire.
      Et à la fin ça dit :

      La fabrication de capteurs en milieu scolaire [ah ah] ainsi que l’implication des représentants des élèves [les parents sympas] sont encouragées.

      Mais tu peux peut-être aussi directement le filer à un.e prof de ta fille que ça intéresse, qui n’a pas forcément à en référer à son principal.

    • je plussoie, il est possible de réaliser des mesures dans diverses circonstances de durée, de nombre de bipèdes, d’activité, d’ouverture de fenêtre ou autre dans plusieurs lieux pour déterminer des procédures spécifiques, plutôt que de se servir à chaque endroit d’un détecteur comme signal d’alarme aération ou évacuation (les modèles à lampe vert orange rouge).
      C’est d’ailleurs ainsi qu’il faut procéder pour évaluer avant installation les besoins en lampes UV-C, filtres Hepa.

      C’est sioux. Mais une fois que l’on a vérifié des pratiques usages efficaces (pas « ouvrir 10 mn toutes les heures » comme dit à la télé), on y arrive. Exemple, une grande salle dont la jauge a été limitée à 200 là ou quatre fois plus tient et dont on sait après l’avoir mesuré que si on ouvre toutes les portes anti-panique de tous cotés, l’air sera renouvelé.. c’est la misère, ça gaspille l’air chauffé précédemment, et en ce moment il fait froid. mais si on tient à ce qu’on fait (pas de la garderie pour l’économie), on trouve des solutions, même contraignantes et bancales de réduction des risques.

      mieux vaut un bippeur qui rappelle des temps d’aération prédéterminés, y compris avec les filtres à air, qui font du bruit (enfin en vrai les gros trucs chers sont programmables en intensité de filttration, plages de temps, et souvent connectés, parfois avec un instrument de mesure pour alerter)

      à l’école, ce serait aussi efficace d’utiliser les locaux qui sont grands (cantines, gymnase) pour y donner des cours par rotation, histoire que les élèves puissent venir au moins une fois ou deux dans la semaine si visio et que le dédoublement de classes limite les possibilités.

      qu’est-ce qui empêche qu’une partie des profs et autres personnels, parents utilisent pas les cours de récré pour échanger des infos et décider des choses. une minorité qui sache être utile et convaincante peut suffire à assurer un accord tacite au delà d’elle. et ensuite jouer des bouts de bras de fer avec les diverses autorités pour faire autoriser, avoir du fric.

      argument « scolaire » la réduction des risques, c’est un apprentissage fondamental vu la période, mêler élèves et parents à la chose ça sur fait de l’effet (co-construction), et ça a des effets ailleurs, hors l’école (ce qui serait pas du luxe !)

      edit : la mairie sera sensible à une demande de capteurs effectués par des parents (avec exemples locaux à la clé)

      #Covid-19 #réduction_des risques #aération #école Détecteurs_de_co2 (bribes de) #santé_communautaire

    • Ah oui, merci, bonne idée ; je viens donc de répondre à la prof principale, pour proposer que le capteur tourne entre les classes, ce qui résout le problème de l’égalité. (Encore que cette histoire d’égalité me semble totalement incohérente ici : une des classes de 4e du collège de ma grande est fermée pour cause de Covid, et là la question de l’égalité entre les classes ne se pose plus du tout.)

    • De mon côté, je l’utilise pour évaluer la qualité de l’aération « naturelle », et l’effet des méthodes correctives. Une fois le bilan réalisé, on peut mettre au point une stratégie pour chaque salle. D’autant qu’un unique capteur dans une salle, ça ne fait que mesurer la concentration dans un point précis de la pièce. En fonction de l’emplacement, la concentration va évoluer différemment et les mesures correctives seront plus ou moins efficaces. Bref, on peut juste voir ça comme le « canari dans la mine ». Mais on peut aussi l’utiliser comme outil de mise au point.