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  • BDSM et prostitution : comment dénoncer sans blesser les concernées

    Au cours des derniers mois, il est arrivé que certains commentaires, publications ou procédés de nos allié·es anti-violences sexuelles nous dérangent. Par exemple, des insultes, des accusations de « collaboration », ou des commentaires agressifs envers les femmes pro-prosti qui – par leur nombre et la nature d’internet – peuvent parfois confiner à du harcèlement.

    Tout d’abord, nous voulons dire que nous comprenons bien d’où vient la colère de certaines abolitionnistes : elles subissent des attitudes agressives, manipulatrices, menteuses, méprisantes. Elles font face à des raisonnements pervers et de mauvaise foi, à une banalisation constante des violences, et à des arguments complètement à l’envers (d’autant plus violents lorsqu’elles sont survivantes de la prostitution). Elles font constamment face à des hommes agresseurs et parfois à des femmes ayant intégré « la passion de l’oppresseur » au point d’invectiver les autres femmes, de déformer les propos, de prêter les pires intentions du monde et de se moquer des violences subies… On prête aux abolitionnistes des idéologies politiques ou religieuses qu’elles n’ont pas, elles sont diabolisées, parfois agressées, accusées des malheurs qu’elles cherchent justement à empêcher : le fait de leur imputer la responsabilité des meurtres commis par les hommes clients, par exemple, est ignoble.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2022/01/10/bdsm-et-prostitution-comment-denoncer-sans-blesser-les-

    #féminisme #prostitution