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Geek dilettante habitant une belle et grande propriĂ©tĂ© sur la CĂŽte d’amĂ©thyste

  • Covid long : les enfants et les ados dans le brouillard mĂ©dical [octobre 2021]
    ▻https://www.lemonde.fr/sciences/article/2021/10/05/covid-long-les-enfants-et-les-ados-dans-le-brouillard-medical_6097133_165068

    Il cite notamment une Ă©tude, publiĂ©e en aoĂ»t dans le Lancet Children Adolescent Health, mentionnant que 4 % d’enfants de 5 Ă  17 ans infectĂ©s par le SARS-CoV-2 ont des symptĂŽmes persistants quatre semaines aprĂšs l’infection.

    L’Office national de statistiques britannique a rĂ©cemment publiĂ© des donnĂ©es plus rassurantes : entre douze et seize semaines aprĂšs l’infection, 3,2 % des enfants de 2 Ă  11 ans et 3 % des 12-16 ans prĂ©sentent toujours un des symptĂŽmes persistants (fiĂšvres, maux de tĂȘte, douleurs articulaires, perte du goĂ»t ou de l’odorat
). Selon le gouvernement israĂ©lien, qui a questionnĂ© les parents de plus de 13 000 enfants ĂągĂ©s de 3 Ă  18 ans infectĂ©s par le virus, 1,8 % des enfants de moins de 12 ans et 4,6 % des enfants de 12 Ă  18 ans rapportaient des symptĂŽmes plus de six mois aprĂšs la phase aiguĂ« de la maladie.

    (Je suis un peu obtus, je n’arrive pas Ă  comprendre pourquoi il est Ă©crit « des donnĂ©es plus rassurantes ».)

    • Oui, mais c’est 3% entre 12 et 16 semaines aprĂšs l’infection, comparĂ© Ă  4% aprĂšs 4 semaines. Et les 1,8% et 4,6%, c’est carrĂ©ment six mois (24 semaines) aprĂšs.

      La seule façon que je vois de trouver que c’est rassurant, c’est de considĂ©rer que certes une proportion pas nĂ©gligeable de gamins en chient encore six mois aprĂšs avoir fait un Covid, mais au moins ils ne sont pas morts.

    • Alors bon, la question Ă  1000 brouzoufs : est-ce qu’Omicron va provoquer des Covid longs, notamment chez les enfants ? Est-ce qu’il existe la moindre donnĂ©e mĂ©dicale qui laisserait penser que non ? Ou bien est-ce un pari politique qu’on a tous pris collectivement, Ă  l’unanimitĂ©, pendant le dĂ©bat intitulĂ© « oh lĂ  lĂ  y’en a marre des restrictions ! » chez Hanouna ?

    • [des lignes en intro absentes] Les familles dĂ©crivent de multiples symptĂŽmes comme des douleurs, des maux de ventre, de la fatigue, des difficultĂ©s d’apprentissage, des symptĂŽmes souvent non spĂ©cifiques, qui peuvent, dans certains cas, fortement peser sur la vie quotidienne. « Nous voyons des enfants qui suivent Ă  l’école mais qui n’enregistrent plus, ou sont trop fatiguĂ©s pour aller au sport. Le Covid long peut prendre le masque d’une dĂ©pression ou d’une baisse du rendement scolaire », constate Dominique Salmon-Ceron, infectiologue Ă  l’HĂŽtel-Dieu. Constat partagĂ© par plusieurs mĂ©decins.

      TrÚs peu de cas [en octobre dernier, et selon les français]

      Qu’en est-il de ce brouillard cĂ©rĂ©bral, qui se traduit par des troubles de l’attention, de la concentration, dĂ©crit par les enfants comme les adultes ? Le professeur Eric Guedj, avec des pĂ©diatres de l’hĂŽpital de la Timone (Marseille), a menĂ© des travaux chez 7 enfants de 10 Ă  13 ans ayant une persistance de symptĂŽmes (fatigue, troubles cognitifs
) plus de quatre semaines aprĂšs les premiers symptĂŽmes du Covid-19. Il a comparĂ© leur TEP-scan Ă  celui de 21 enfants tĂ©moins et 35 adultes touchĂ©s par le Covid long, et 44 sujets sains. « Ces Ă©tudes en neuro-imagerie rĂ©alisĂ©es cinq mois plus tard ont montrĂ© des anomalies cĂ©rĂ©brales similaires Ă  celles des adultes avec Covid longs », explique le professeur Guedj. « Ces rĂ©sultats fournissent des arguments en faveur d’un possible Covid long chez les enfants », est-il soulignĂ© dans l’étude publiĂ©e en aoĂ»t dans l’European Journal of Nuclear Medicine and Molecular Imaging.

      « Au regard de ce que nous voyons Ă  travers les urgences, les hospitalisations et les consultations hospitaliĂšres, nous avons trĂšs peu de cas », estime cependant la professeure ChristĂšle Gras-Le Guen, pĂ©diatre et chef des urgences pĂ©diatriques et du service de pĂ©diatrie gĂ©nĂ©rale du CHU de Nantes. « Ce qui nous inquiĂšte, ce n’est pas le Covid long, que je ne nie pas, c’est l’explosion de demandes en santĂ© mentale liĂ©e aux effets de la crise sanitaire », poursuit la pĂ©diatre. MĂȘme constat pour le professeur François Angoulvant, prĂ©sident du Groupe francophone de rĂ©animation et d’urgences pĂ©diatriques (Gfrup) et pĂ©diatre Ă  l’hĂŽpital Robert-DebrĂ© : « Nous avons peu d’enfants qui viennent consulter Ă  l’hĂŽpital pour un Covid long. »

      « Il est frĂ©quent de voir des enfants douloureux, fatiguĂ©s, il est difficile de savoir si ces symptĂŽmes sont directement liĂ©s ou non au virus ou si ce sont des enfants dĂ©primĂ©s, ou autre chose », poursuit François Angoulvant. Il n’est pas toujours simple de faire le diagnostic diffĂ©rentiel avec la dĂ©pression. Pour y voir plus clair, il coordonne une Ă©tude, Ă  partir de la cohorte #Pandor, qui suit des enfants hospitalisĂ©s pour Covid, afin de voir quels sont les symptĂŽmes persistant six mois Ă  un an aprĂšs. « La plupart des enfants souffrant de Covid long pĂ©diatrique n’ont pas connu de forme grave de la maladie nĂ©cessitant une hospitalisation d’urgence ou un passage en rĂ©animation », souligne toutefois l’association #ApresJ20.

      Par ailleurs, les pĂ©diatres distinguent les Covid longs des #PIMS, ces syndromes inflammatoires multisystĂ©miques pĂ©diatriques dĂ©crits pour la premiĂšre fois en avril 2020, qui surviennent Ă  distance de l’infection, environ quatre Ă  cinq semaines plus tard. Entre le 1er mars 2020 et le 22 aoĂ»t 2021, 640 cas ont Ă©tĂ© signalĂ©s chez des enfants, selon les donnĂ©es de surveillance de SantĂ© publique France, avec un Ăąge mĂ©dian de 7 ans.

      La rĂ©alitĂ© du Covid long reste controversĂ©e au sein du corps mĂ©dical. « C’était difficile d’en parler jusqu’à il y a trois ou quatre mois », constate MĂ©lanie Heard, responsable du pĂŽle santĂ© de Terra Nova et membre du COSV, qui Ă©voque le dĂ©ni de certains pour qui « c’est psychosomatique, ce n’est pas une rĂ©alitĂ© ». MĂ©lanie Heard y voit « un Ă©chec cuisant de la dĂ©mocratie sanitaire qui ne permet finalement toujours pas que la parole des patients soit entendue ».

      « Trop de familles sont confrontĂ©es au dĂ©ni de la maladie et se voient proposer une prise en charge uniquement psychologique, sous prĂ©texte de troubles psychosomatiques », dĂ©plore Cristina, mĂšre d’Antoine, ĂągĂ© de 13 ans et qui souffre de Covid long depuis mars 2020 – il utilise un fauteuil roulant pour aller trois heures par semaine au collĂšge. « Des familles dĂ©crivent des parcours du combattant », poursuit Cristina, qui gĂšre le groupe Facebook Covid long enfants/adolescents, crĂ©Ă© en octobre 2020, qui compte 1 550 membres.

      « Nous demandons que le Covid long de l’enfant soit inclus dans les recommandations de la HAS, souligne Cristina, afin que les mĂ©decins soient informĂ©s et que les enfants et adolescents puissent ĂȘtre pris en charge et adressĂ©s dans des centres spĂ©cialisĂ©s, qui n’existent aujourd’hui que pour les adultes. »

      On se souvient que jusqu’à preuve du contraire (arrivĂ©e de nouveaux variants), la vaccination diminue le risque de covid long, et qu’elle rĂ©duit aussi pour partie la gravitĂ© des covid longs.

      On vĂ©rifie que les pathologies psychosomatiques font rigoler les toubibs. La somatisation les confronte Ă  leur impuissance Ă  prodiguer des soins ("va donc verbaliser, ailleurs !"). Ils y pigent que dalle, c’est pas de leur ressort, une perte de temps, un gaspillage d’examens divers (quasiment de l’escroquerie). Et pourtant, elle existe. C’est vu comme aussi secondaire que ce fut le cas de la douleur. On renvoie au mieux vers des psys et des pĂ©do-psys, introuvables.

      #covid-19 #covid_long #covid_long_pédiatrique #enfants #somatisation #vaccination

    • Selon cet article d’octobre, la vaccination diminuerait de moitiĂ© les Covid longs (c’est bien, mais c’est pas non plus monstrueux : la vaccination diminue d’un facteur 10 Ă  20 les entrĂ©es en rĂ©a et les dĂ©cĂšs) :
      ▻https://seenthis.net/messages/943938
      Alors qu’on atteint de niveaux de contamination dans ces classes d’ñge absolument jamais vus.

      Et les moins de 11 ans, eux, ne sont carrĂ©ment pas vaccinĂ©s (j’aimerais bien parvenir Ă  faire vacciner les miens avant qu’ils chopent cette merde, mais le ministre est visiblement trĂšs opposĂ© Ă  cette idĂ©e).