Sombre

The point, as Marx saw it, is that dreams never come true. (Hannah Arendt)

  • Petite rétrospective sur les grèves de 2003 : quand les enseignant·es ont conscience d’être une force politique (n’en déplaise à leurs centrales syndicales).

    https://wikirouge.net/Gr%C3%A8ves_de_2003_en_France

    Encore dix ans auparavant, les salariés du privé comme du public pouvaient prendre leur retraite à taux plein dès 37,5 années de cotisation. En 1993, la réforme Balaldur avait attaqué séparément le privé, allongeant à 40 annuités, malheureusement sans combat. En 1995, le plan Juppé voulait aligner les fonctionnaires sur le recul imposé au privé, ce qui a été mis en échec par un massif mouvement de grève.

    Raffarin (premier ministre) et Fillon (ministre des affaires sociales) annoncent l’alignement des fonctionnaires sur le régime du privé, utilisant démagogiquement l’écart qui s’est creusé (à cause d’un autre gouvernement capitaliste !) pour diviser les travailleurs. Et cela alors même que cette nouvelle réforme Fillon contenait également une mesure attaquant l’ensemble des salariés : la hausse progressive de la durée de cotisation, à 41 ans en 2012 et 42 en 2020, pour tout le monde.

    Des appareils syndicaux conciliants

    Les principales confédérations acceptent alors de jouer, bien plus qu’en 1995, le jeu du « dialogue social » et la recherche du « diagnostic partagé ». Même FO et la CGT, qui en 1995 s’étaient considérées comme attaquées en tant qu’appareils syndicaux, au niveau de la gestion de la sécurité sociale, tiennent cette fois à paraître beaucoup moins offensives, dans la continuité de leur longue évolution (« à la CFDT ») vers le « syndicalisme de proposition et de négociation ».

    #éducation_nationale #grève #grève_générale #syndicats