ARNO*

Geek dilettante habitant une belle et grande propriété sur la Côte d’améthyste

  • Pfiou, encore plus de 430 000 cas détectés. Si on continue sur l’estimation d’un tiers seulement des cas officiellement détectés, on tourne à pas loin de 1 300 000 contaminations par jour. À ce rythme, ça va aller vers les 10 millions de contaminations en une semaine, dans un pays de 67 millions d’habitants, c’est dingue.

    On est très clairement en train d’appliquer le Great Barrington.

    • C’est pas une impression, mais un constat. On a vu Taubira. et de cela aussi la LFI est le symptôme https://seenthis.net/messages/944540

      Quant aux écolos, ils en sont là :

      La plupart des discours écologistes veulent se situer au-delà des vieux clivages politiques en énonçant les conditions de survie de la planète, mais ils court-circuitent ainsi la question du sujet politique : quelles forces combattantes, quelles formes de lutte peuvent faire de l’écologie la cause de tous et non celles d’experts s’en remettant au bon vouloir des maîtres du monde ? (J.R)
      https://seenthis.net/messages/944724

      Le PCF est désormais à la remorque du seul syndicat qui compte, celui de la police (Printemps républicain inclus).

      Et ce qui reste de gauchisme, une version sociale démocrate (NPA) s’intersectionne pour tenter sans aucune pratique théorique (même de son vivant, le travail critique de Bensaïd ne comptait plus guère) de recoller au socius, sans avoir giléjauné, c’est à dire hors du temps, si on excepte de rares moments où la puissance entravée de bases syndicales qui ont parfois forcé les directions à les suivre (cf les syndiqués CGT Ratp, le dernier bel exemple en date). Ils ne sont même pas assez « ouvriers » et encore moins devenus suffisamment écolos pour tenir et renouveler la tradition séculaire de défense des conditions de vie contre les effets du principe de non précaution capitaliste (malgré des tentatives où convergent de maigres forces, dans la logistique, Amazon, Géodis, livreurs). Et le reste ne pèse que dans le quotidien du labeur de la grande entreprise, la dispersion de quelques grèves et des périodes de mobilisation plus large.

      La politique est devenue essentiellement politicienne - voir encore la LFI avec ses nauséeux calculs d’apothicaire quant à son potentiel électoral à la ni droite ni gauche, ni faux ni vrai, et ses militants qui doivent s’auto-intoxiquer en se croyant aux portes du pouvoir (ce qui crétinise encore), et ce d’autant que c’est le dernier bal de leur bureaucrate tribun.

      Ce qui y fait exception compte pour peu.
      Il y a un pan de vulgate qui sert décidément trop peu : en bas et à gauche. La politicité n’est pas dans la politique. Elle ne sait ni ne peut encore la contraindre au niveau molaire (la seule concession réelle faite aux gilets jaunes a été une opération de pouvoir : modification de la prime d’activité afin de reconnaitre moins mal le smicard temps plein, au détriment de tous.tes les précaires du smicard horaire et du discontinu), et j’ai bien du mal à en voir des impacts significatifs sur le plan moléculaire, local ou « sectoriel » (cf. l’état de l’école, de la psychiatrie, de l’hosto, centralité de la reproduction, certes, mais dans l’impuissantement).

      Signature : voir dans la foulée de MeToo les fafs dire sans vergogne, « mon corps mon choix ».

      #covid-19 #politisation #présidentielle

    • Un aspect qui m’épate, c’est que je n’ai pas trouvé qu’il y avait eu une énorme communication gouvernementale pour contraindre l’opinion dans le sens du #tous_infectés. On a eu Véran et Attal qui ont lancé l’idée en deux-trois déclarations, sur une période de 3 jours, et ça a suffit à ce qu’absolument tout le monde embraie illico en mode balec’-les-faibles, c’est un rhume, Omicron c’est une chance… etc.

      Je veux dire, par rapport à la lourdeur des procédés (y compris sécuritaires) pour se faire vacciner, la facilité et l’immédiateté de l’adoption du rien-à-battre par l’ensemble de la société a tout de même quelque chose de remarquable. L’idée qu’il y a 300 morts par jour, 500 000 contaminations officielles par jour, et plus personne ne porte le masque dans les lieux clos bondés, c’est tout de même délirant comme vision de ce qu’est notre vie en société…

      On voit certes que pas mal de monde, d’un coup, porte un FFP2 dans les lieux publics, mais même ça c’est un signe plutôt inquiétant : porter un FFP2 n’est pas un geste altruiste, sa généralisation est une forme de marque de la prise de conscience que les autres ne sont pas fiables, et qu’il faut prendre toutes les mesures pour se protéger quand on sort. Du coup, alors qu’il y a un surgissement des FFP2 dans l’espace public début janvier, il n’y a rigoureusement aucune mobilisation/médiatisation d’un refus du « laisser contaminer ». Comme si on avait tous renoncé : le laisser contaminer, bon ben on va faire avec, et si on est contre, on va se protéger soi-même, protéger ses gamins (les petits ne sont plus à l’école depuis la semaine dernière, la grande ne mange plus à la cantine), ne plus aller au cinéma, réduire ses contacts sociaux, bouffer uniquement en terrasse, etc. Mais rien qui ressemble de près ou de loin à une mobilisation.

    • un camarade me faisait remarquer hier que les nombres de nouveaux cas qu’on mesure - et qu’on appelle un peu vite contaminations - sont pour partie des cas de tests positifs sur des personnes potentiellement non-contaminées ; son point, c’est qu’un test un peut sensible peut certainement détecter du virus dans le nez d’une personne qui porte en réalité une charge virale inférieure à la dose requise pour l’infecter.

      vous avez vu passer des stats ou des études ou des réflexions là dessus ? @kassem @simplicissimus @colporteur ou les autres qui suivent ?

    • hum, hum, je vois une foule de témoignages de toutes provenances (dont des toubibs et des laborantins) qui disent exactement l’inverse et pointent une fréquente inefficacité des #tests auto, tag et même PCR ! pour détecter le #covid-19 #Omicron y compris parmi des gens tout à fait symptomatiques (agueusie, anosmie, une signature). c’est d’ailleurs bien embêtant, pour les arrêts de travail, les sous... et le nombre de gens qui se baladent sur la foi de #Faux_négatifs.

      est-ce que ton « camarade » ressemble à ce chauve là ?

    • Pareil que Colporteur. Les tests sont réputés moins sensibles. La charge virale d’Omicron est réputée moins élevée que celle de Delta, d’où des difficultés à le détecter.

      Quant à la porte ouverte à la fin des restrictions, le bruit de fond ne laissait guère de place au doute dès Noël avec Blachier qui t’expliquait partout que nous étions face à une vague fantôme, Véran qui t’expliquait comme tu l’indiques, que nous allions tous acquérir une forme d’immunité, etc. Ce bruit de fond a été tellement bruyant qu’on a été plusieurs ici et sur Twitter totalement sidérés par la vague de déni en train de se former. Trois semaines plus tard, on est toujours sidéré. Et on ne peut que constater que la vague s’officialise en Conseil de Défense ce jour, en France, et simultanément en Grande Bretagne. Et de même aux US, où là-bas aussi, on trouve les mêmes réseaux qui tentent de lutter contre le déni général, et qui alertent contre cet eugénisme qui ne dit pas son nom.

    • Un collègue avait tous les symptômes, toute sa famille est covidée et officiellement positive, mais pour lui ce sera 2 tests négatifs... Le prix à payer pour ces tests non fiables : 3 jours de carence (il a préféré prendre sur ses congés payés au final).

    • Bon, du coup, nous les précautionneux·euses empathiques, on fait comment pour survivre à tout ce « zbeul viral » ?
      Ça me semble une vraie préoccupation. Parce que vivre dans l’angoisse permanente de se faire pécho par le virus (et de le transmettre), ça va pas le faire encore très longtemps (amha).
      Et je dis pas ça pour inciter à baisser la garde.

    • Alors vous êtes obtus tout de même : ça va baisser justement parce que ça augmente, c’est pas compliqué à comprendre.

      Je sais bien que dans notre logique, quand on croit que les Marcheurs ne pourraient pas faire pire, ils trouvent toujours le moyen de le faire, et cela à coup sûr (genre : Blanquer annonce le protocole le dimanche soir pour le lundi, dans un journal sous paywall, tu te dis que vraiment c’est pas possible qu’il fasse pire ; mais dans la semaine où l’école explose en vol à cause de son protocole qu’il a changé 4 fois, il trouve le temps de participer à un colloque contre le wokisme à l’université, là c’est bon, tu te dis qu’il touche le fond ; mais juste après on te dis qu’il a balancé son « interview » depuis Ibiza, OK le gars je crois que là, vraiment… ; ah mais non, le lendemain c’est sa propre épouse qui était à Ibiza avec lui qui anime un débat à la télé pour savoir si c’est un scandale ou pas du tout…).

      Mais dans la vraie politique, c’est pas comme ça que ça marche : il faut bien comprendre que plus c’est pire, plus ça veut dire qu’on se rapproche du mieux.

      (Et puis dans une logique Grand Barrington, ça se tient : si tu contamines 10 millions de Français en une semaine, et que tu peux espérer un petit niveau de protection derrière - même imparfait -, c’est sûr que ça va pas pouvoir durer très longtemps. D’ici mi-février on aura contaminé l’intégralité de la population qui a une vague vie sociale « à risque » parce qu’ils travaillent, étudient et/ou ont des enfants scolarisés, ça va donc baisser très vite et c’est assez logique dans ce cas de se dire qu’on va pouvoir rouvrir les boîtes de nuit. À moins de réussir à re-contaminer tout le monde toutes les 3 semaines…)