• Coronavirus : Le gouvernement change de stratégie pour vivre avec le Covid-19, mais sommes-nous prêts ?
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    En attendant, si l’on veut cohabiter sans risque avec le virus, « l’une des clés est de s’atteler à l’amélioration de la qualité de l’air intérieur, domaine sur lequel les Européens n’ont pas encore ébauché la moindre réflexion construite », déplore l’épidémiologiste. Pourtant, avec près de 17.000 classes fermées pour cause de Covid et alors que le calendrier de levée des restrictions se poursuit, « il faut que l’on assainisse en urgence l’air intérieur, où l’on passe 90 % de notre temps et où se produisent 99 % des contaminations », insiste l’épidémiologiste.

    #aérosols

    • Bon déjà rien que dans le titre : « mais sommes-nous prêts ? » Parce que, oui, la plupart de nos congénères sont prêts à revenir au « monde d’avant » quitte à tomber gravement malades ou infecter des amis, des proches qui tomberont gravement malades.
      Il eût été plus avantageux de formuler la question « est-ce bien opportun ? ». Parce que au final, ce n’est pas nous qui devons « être prêts ». Ce qui conditionne la réalité d’une épidémie, ce sont la transmissibilité, la virulence, la létalité d’un virus et son mode de propagation ; et donc, tous les indicateurs définis par l’épidémiologie : le taux de reproduction (en temps réel), le taux d’incidence, le taux de mortalité.

    • Je me suis attaché à ne relever que les propos tenus par des « sommités » en la matière (Véran, Flahaut, Davido) et voilà ce que ça donne :

      [la fin du masque en intérieur] ce sera au printemps » a promis mercredi le ministre de la Santé Olivier Véran.

      « Il faut voir ce que l’on appelle aujourd’hui "restrictions". Ce ne sont plus des mesures de confinement ni des couvre-feux, qui n’ont plus eu cours en France depuis de longs mois, elles sont davantage supportables du plus grand nombre », estime Antoine Flahault, épidémiologiste et directeur de l’Institut de santé globale à Genève

      « malgré la flambée des contaminations par le variant Omicron en fin d’année, la France n’a pas reconfiné comme l’Allemagne et les Pays Bas ont pu le faire », renchérit le Dr Benjamin Davido, infectiologue et médecin référent de crise Covid-19 à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine).

      La levée de l’obligation du port du masque en extérieur est bienvenue, d’autant que son efficacité n’a jamais été démontrée », soulignent de concert l’épidémiologiste et l’infectiologue.

      « les Français ont adapté leur mode de vie, ils télétravaillent plus et fréquentent moins les lieux publics clos. Et je ne suis pas persuadé qu’il va y avoir une ruée vers les boîtes de nuit dès leur réouverture », poursuit le Dr Davido.

      « Cette forme de vaccination obligatoire déguisée a vocation à stimuler la vaccination de la population et la protéger des formes graves, mais aussi à protéger malgré eux les non vaccinés en les empêchant de fréquenter les bars, restaurants et transports publics où circule massivement Omicron chez les personnes vaccinées », rappelle Antoine Flahault.

      « il faut rester prudent face au risque de faux plat, à l’image du Royaume-Uni, qui a connu une reprise épidémique et hospitalière forte sous l’effet du sous-variant BA.2 d’Omicron. Or, s’il commence à se dessiner, nous n’avons toujours pas atteint le pic des hospitalisations », prévient le Dr Davido.

      « Et les hospitalisations pédiatriques n’ont jamais été aussi élevées depuis le début de la pandémie », complète Antoine Flahault.

      « supprimer trop rapidement les jauges et le pass vaccinal semble encore prématuré, alors que ce sont des mesures destinées à protéger la population contre les formes graves et éviter l’engorgement des hôpitaux », juge l’épidémiologiste.

      « face à un variant si contagieux, compliqué à freiner mais moins virulent, et il est légitime d’aller de l’avant, tempère le Dr Davido. En outre, on se rapproche de l’élection présidentielle, ce qui joue forcément : maintenant que le pic est dépassé, pour l’image, le gouvernement doit montrer que le pays va de l’avant ».

      « Les vacances d’hiver commencent, et on l’a vu ces deux dernières années, elles s’accompagnent de rebonds épidémiques : il y a deux ans, on avait le cluster de Contamines-Montjoie en Haute-Savoie, et l’année dernière, avec la troisième vague, on a passé le premier semestre sous couvre-feu. Il ne faut pas crier victoire trop tôt et sous-estimer l’impact des mouvements de population durant ces vacances, insiste l’infectiologue. Il y a quelques semaines, on ignorait encore la déferlante Omicron qui se profilait. Il ne faudrait pas que le gouvernement soit présomptueux avec des annonces trop optimistes. Rien ne permet d’affirmer qu’il n’y aura pas de retour de bâton à l’automne avec de nouveaux variants et une reprise épidémique ».

      « Il n’y a pas de secret : on a un vaccin qui a prouvé son efficacité contre les formes graves, donc il faut poursuivre l’effort pour atteindre l’immunité collective, prescrit le Dr Davido.

      « Il n’y a pas de secret : on a un vaccin qui a prouvé son efficacité contre les formes graves, donc il faut poursuivre l’effort pour atteindre l’immunité collective, prescrit le Dr Davido. Et quand ce sera chose faite, on acceptera une certaine prise de risque face au virus en levant les toutes dernières mesures. Là, on ne raisonnera plus en termes de restrictions, d’autant que tout ne relève pas de la seule responsabilité de l’Etat, mais en termes de réflexes : au même titre que lorsqu’il pleut, on prend un parapluie, quand on sera dans la saisonnalité du virus, on aura ces automatismes de respecter les gestes barrières, de faire son rappel vaccinal et de porter le masque en intérieur. Comme c’est le cas pour la grippe saisonnière, qui fait chaque année des milliers de morts, sans que l’on se confine ».

      « c’est accepter d’être tributaire de la situation épidémique, et des mesures qu’elle peut nécessiter, ajoute-t-il. Mais des mesures ciblées : plutôt que de tester tout le monde, peut-être faudrait-il à l’avenir recentrer le dépistage sur les seules personnes à risque : cela permettrait de nouveau corrélés d’avoir des indicateurs fiables pour prévenir la saturation des hôpitaux, comme c’était le cas il y a quelques mois ». Il faut retrouver « des indicateurs sanitaires acceptés de tous qui nous préciseraient quand nous pouvons lever les mesures », abonde Antoine Flahault.

      « il faut que l’on assainisse en urgence l’air intérieur, où l’on passe 90 % de notre temps et où se produisent 99 % des contaminations », insiste l’épidémiologiste. « il faut continuer à investir sur les vaccins, les médicaments antiviraux et les anticorps monoclonaux, poursuivre l’innovation thérapeutique pour rendre le Covid-19 moins sévère et moins mortel ».

    • Donc en fait, mis à part Véran et sa promesse de retrouver notre « liberté » (de reprendre nos habitudes consuméristes compulsives) laquelle promesse est une grosse flatterie anxiolitique parce que « tout le monde en a marre », nous avons ici un débat contradictoire entre un épidémiologiste et un infectiologue qui mettent en balance le rapport bénéfice-risque sur le fait de lever toutes les restrictions.

    • Ce qui reste de l’article est une bouillie de psychologisme hard-discount qui sème le trouble et la confusion, le tout fallacieusement argumenté par des propos hors contexte (sauf celui de Véran) :
      – Alors tu portes toujours un masque à l’intérieur ? (sur un ton goguenard)
      – Oh et puis, zut ! T’as raison. On ne risque plus rien (ou pas grand chose) : Omicron est « mild », on est vaccinés, c’est pas pire qu’une grippe, etc.

    • C’est rigolo parce que, en aucune façon, n’est évoqué le risque du covid long et celui de voir apparaître un nouveau variant beaucoup plus létal. De surcroît, même si est pointée la qualité de l’air et la nécessité de l’améliorer, ce ne sont pas les détecteurs de CO2 ni l’ouverture des fenêtres « une heure toutes les dix minutes » qui empêcheront la diffusion du virus par aérosols, mais bien les masques.
      Je vous invite à rédiger, en intégrant, les avis de Flahaut et Davido (on oublie Véran) un nouvel article prenant en compte tous les risques que nous courons avec cette levée des restrictions. Vous avez « 20 minutes » ...

    • Et dans l’école du Minilecte, il manque la moitié des profs cette semaine pour cause de santé (is the new «  … d’une longue maladie  »). Les autres viennent renifler en mode yolo dans les salles de cours.
      Heureusement, y a vacances à la fin de la semaine (oui, son école est dans une autre académie  !).
      Elle a de super notes en S1, on espère que du coup, il vont regarder ailleurs pour les absences en début de S2.
      D’un autre côté, les assidus sont en train de se préparer un gentil brouillard cérébral façon Alzheimer (Ah bon, on avait oublié de vous parler de ces petits inconvénients, les gars, trop con  !), donc, je pense que ça va passer.