• Le « Convoi de la liberté » canadien, un mouvement plus proche de #QAnon que des Gilets jaunes
    https://www.france24.com/fr/am%C3%A9riques/20220208-le-convoi-de-la-libert%C3%A9-canadien-un-mouvement-plus-proche-de

    Grace à ces extrêmement dangereux illuminés les nuisibles dirigeants étasuniens et autres non moins nuisibles Bill Gates peuvent apparaître comme des humanistes.

    Canada Unity, le groupe à l’origine de ce mouvement, a été fondé par James Bauder, un conspirationniste qui a publiquement soutenu les thèses « QAnonistes » sur l’existence d’un complot de politiciens satanistes dirigeant les États-Unis, voire le monde. Il baigne aussi dans les théories du complot autour de la pandémie de #Covid-19, qu’il appelle la « plus grande arnaque de l’Histoire ».

    Une partie des manifestants canadiens portent d’ailleurs des tee-shirts « QAnonistes » et agitent le drapeau confédéré des États-Unis, des signes distinctifs généralement associés aux fans de Donald Trump plutôt qu’à des camionneurs canadiens. « C’est un parfait exemple de convergence entre des extrémistes nourris aux théories du complot venus des États-Unis et les amateurs des ’médecines alternatives’ qui rejettent les vaccins contre le Covid-19 », écrit Christopher Curtis, un journaliste canadien auteur de la lettre canadienne d’informations The Rover. 

    Le « Convoi de la liberté » canadien a ainsi reçu le soutien aussi bien de la chanteuse canadienne Amélie Paul, qui se décrit comme « rockeuse vegan » et #antivax, que des mouvements américains de #suprémacistes blancs qui pensent que Bill Gates veut injecter aux humains la 5G grâce aux vaccins contre le Covid-19. Patrick King, l’un des porte-paroles autodéclarés du « Freedom Convoy », a ainsi par le passé mis en garde contre « le grand remplacement de la race blanche par des ’Ishmael’ et des ’Mahmoud’ », rappelle le Canadian Anti-Hate Network, une organisation de lutte contre la haine raciale.

    C’est donc un mouvement qui repose sur des fondations bien plus ancrées à l’#extrême_droite que celui des Gilets jaunes. Pour une partie des commentateurs canadiens, les délires des « QAnonistes » ont servi de déclencheur pour les extrémistes canadiens qui attendaient une occasion pour exprimer leur colère contre le gouvernement de Justin Trudeau.

    Cependant, il n’y a pas que ce type de profils dans les rangs du « Convoi de la liberté ». Le mouvement a aussi attiré « une minorité assez significative de gens qui veulent avant tout exprimer leur frustration à l’égard de la situation sanitaire et économique, sans avoir d’engagement politique », assure à France 24 Daniel Beland, de l’Institut d’études canadiennes de McGill.

    « Nous avons tous des amis qui participent au ’convoi de la liberté’ parce qu’ils en ont juste ras-le-bol de la pandémie », reconnaît Christopher Curtis. Pour lui, ce mouvement risque d’entraîner la « radicalisation par la frustration » de ces manifestants qui vont se retrouver aux côtés d’éléments bien plus extrémistes, susceptibles de les convertir à leurs causes #conspirationnistes ou suprémacistes. Ou les deux.

    • Canada protesters dig in with military-style proficiency
      https://www.france24.com/en/live-news/20220212-canada-protesters-dig-in-with-military-style-proficiency

      A Ottawa, la logistique bien rodée des manifestants
      https://information.tv5monde.com/info/ottawa-la-logistique-bien-rodee-des-manifestants-444496

      Le groupe Police on Guard, qui regroupe des policiers opposés aux mesures sanitaires, telles que la vaccination obligatoire pour les employés fédéraux, explique sur son site internet soutenir le mouvement et diffuse des vidéos de la manifestation.

      Et le centre névralgique de cette organisation se trouve finalement en dehors du centre-ville à quelques kilomètres de là, près du stade de baseball, sur le chemin Coventry, a constaté une journaliste de l’AFP.

      Cet immense stationnement ressemble à un camp de base : des tentes où sont entreposés des stocks de nourriture, de l’essence, mais aussi des rangées de toilettes chimiques portatives.

      Dans ce véritable centre d’approvisionnement, Daniel Gagnon, portant bouc et petites lunettes rondes, confectionne des pancartes qu’il vend pour 20 dollars, une somme qu’il reverse aux camionneurs.

      « S’il manque quelque chose pour un camionneur, pas de problème, on le trouve », et ce gratuitement, assure ce grand-père québecois.

      Des petites mains s’assurent aussi que les camionneurs puissent aller se doucher, en chambre d’hôtel ou chez des habitants qui les soutiennent.

      – Cagnottes gelées -

      Sur place, le gel de millions de dollars récoltés en ligne pour les manifestants ne semble pas avoir eu de conséquences. Ouverte fin janvier sur GoFundMe, une cagnotte de soutien comptant plus de 10 millions de dollars canadiens (6,8 millions d’euros) avait en effet été suspendue.

      Dans la foulée, une autre campagne de dons avait été lancée sur le site chrétien GiveSendGo, récoltant aussi plusieurs millions de dollars, avant qu’elle ne soit à son tour gelée jeudi par la Cour supérieure de l’Ontario.

      Vendredi, Justin Trudeau a indiqué que 50% des fonds donnés pour cette contestation, baptisée « convoi de la liberté » venaient des Etats-Unis. Le mouvement est soutenu depuis le début par les milieux conservateurs américains.

      « Je n’ai pas besoin de ça », balaie Scott Holt à propos des cagnottes.

      « Je suis soutenu financièrement : les gens m’apportent de l’argent ! Si j’ai besoin de nourriture, j’en ai. Si j’ai besoin d’essence, j’en ai. De quoi d’autre ai-je besoin ? », lance ce Canadien de 58 ans, présent depuis le premier jour, et installé dans son camion.