• QATAR MONDIAL 2022 : RÉVÉLATIONS SUR UN SCANDALE INTERNATIONAL
    28 juin 2022 - BLAST, Le souffle de l’info

    https://www.youtube.com/watch?v=l0wTrNwtGnk

    En 2019, le Qatar a annoncé au monde entier des mesures pour normaliser les conditions de vie et de travail des travailleurs étrangers mobilisés sur les chantiers de la coupe du monde de football. Les réformes promulguées en août 2020 par Doha visent et annoncent la fin de la kafala (système de parrainage qualifié d’esclavage moderne) et l’instauration d’un salaire minimum.

    Ces mesures, qui répondaient à la crise ouverte en 2014 après les révélations de la presse et la plainte déposée par les syndicats pour demander une commission d’enquête, ont été accompagnées et préparées avec l’OIT (programme de coopération technique BIT/Qatar). Ces annonces ont été saluées par le BIT et dans le monde entier. (...)

    • MONDIAL 2022 : COMMENT LE QATAR A MANIPULÉ L’ORGANISATION INTERNATIONALE DU TRAVAIL
      1 juil. 2022
      https://www.youtube.com/watch?v=ZpGPXwFlahg

      Le 28 juin 2022, Abdoullah Zouhair sortait de l’anonymat. Dans une vidéo pour Blast, ce haut fonctionnaire international et expert du droit du travail au Qatar racontait comment l’Organisation Internationale du Travail avait accompagné l’émirat dans la suppression du kafala, système assimilé à de l’esclavage, et dans la mise en place d’un salaire minimum. Ces réformes, illusoires, n’étaient en réalité que des effets d’annonce qui ne faisaient en rien progresser les conditions sociales des travailleurs migrants.

      Le lendemain, nous organisions avec lui une conférence de presse en plein centre des institutions des Nations unies, à Genève. Abdoullah Zouhair y a, une heure durant, raconté en détails, documents à l’appui, la manière dont l’OIT et son secrétariat, le BIT, ont accumulé les irrégularités, pour au final applaudir et féliciter le Qatar dans ses fausses avancées sociales.

      Les responsables des institutions des Nations Unies, la communauté internationale et la presse étaient invités à entendre les éléments de ce témoin privilégié, et à répondre à ses accusations.

      Malgré l’importance et l’extrême gravité des faits mis en lumière par le lanceur d’alerte, seuls quelques journalistes et militants politiques étaient présents. Aucun membre des institutions et de la communauté internationale n’a fait le déplacement, alors que leurs bureaux ne sont qu’à quelques mètres de là.