O.A

Un peu ici, un peu ailleurs

  • Comment s’explique le boom des « book clubs » ?

    https://theconversation.com/comment-sexplique-le-boom-des-book-clubs-150699

    une petite structure à but non lucratif, regroupant une dizaine, quelques dizaines tout au plus, de membres ou d’abonnés, de préférence triés sur le volet. Et réunis sur la base d’un commun intérêt pour la lecture, mais aussi pour le plaisir et la convivialité. Dans l’un et l’autre cas, il s’agit de se (re)grouper.

    etc...

    Convenance (personnelle) : chacun sa niche, de préférence au plus près de chez soi. Communauté (avec l’orientation communautariste pointée plus haut) : sans qu’il soit besoin d’évoquer la figure de Jürgen Habermas, le « book club » est avant tout un espace, non de privatisation, mais de sociabilité, de mise en public et en commun. Concession : à l’image des compromis qu’on est constamment amené à passer avec les autres membres. Au sein d’un « book club », pas question de vaincre ou de dominer. Le lecteur un tant soit peu envahissant, ou par trop persuasif, comprend vite qu’il n’a pas sa place dans le groupe. L’espace ainsi ouvert est le contraire d’une arène, se voulant plutôt l’équivalent de l’antique agora, du forum cher aux Romains.

    etc...

    Capital social est à entendre ici non au sens de Bourdieu, mais de Robert Putnam (Bowling Alone, The Collapse and Revival of Community, 2000). Soit un lien social particulièrement mis à mal par l’individualisation et l’individualisme, l’un et l’autre synonymes de fragmentation du sens de la communauté – d’anomie, en un mot. Or, lire en club, et non plus, justement, en solo (« Alone »), c’est résister, consciemment ou inconsciemment, aux forces délétères qui rongent le corps social, jusqu’à le vider de sa substance et de ses liens.

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