Monolecte 😷🤬

Fauteuse de merde 🐘 @Monolecte@framapiaf.org

  • Ces jeunes diplômés pour qui le #télétravail n’est plus une option : « Pour moi, maintenant, c’est impossible de revenir en arrière »
    https://www.lemonde.fr/campus/article/2022/12/27/ces-jeunes-diplomes-pour-qui-le-teletravail-n-est-plus-une-option-pour-moi-m


    Tu m’étonnes  !

    Si elle se dit prête à venir un peu plus au bureau « si besoin », notamment pour créer davantage de liens avec ses collègues, Kani préfère rester dans cette commune normande, avec sa famille, plutôt que de poser ses valises dans la capitale. « Quand j’entends les Parisiens parler de leur petit appartement à 1 000 euros par mois, je me dis que oui, j’ai des frais de transport et d’essence, mais que cela reste rentable en comparaison », tranche-t-elle.

    « Je ne supportais plus l’idée de payer un bras pour une cage à poules et un clic-clac ! »

    Adélie Montagnier a fait également le choix de la distance. Originaire d’Orléans, elle s’installe à Paris en 2018. Au départ, cette diplômée de l’ICN Business School savoure le dynamisme de la capitale. Jusqu’à l’annonce du confinement. « Ma mère m’a accueillie durant toute cette période. C’est là que je me suis rendu compte de la qualité de vie de sa maison, proche de la campagne. Cela correspondait mieux à mes attentes personnelles », se souvient Adélie. Après presque deux ans de télétravail dans ces conditions, le retour dans son studio lui devient impensable : « Je ne supportais plus l’idée de payer un bras pour une cage à poules et un clic-clac ! »

    • Tiens c’est bizarre mes ancien·nes collègues ATSEM, auxilliaires de vie, aide à domicile, agent de propreté urbain des espaces verts ou des ateliers, agents des cantines, animateurs·trices périscolaires... on ne leur proposait pas de passer en télétravail.

      Par contre, dans la même administration, pour les cadres : no problem (en particulier, le vendredi et le lundi). Et là effectivement, dès fois il y avait la Normandie. C’est cool non ?

      No problem pour le télétravail, non plus, pour certains agents de catégorie C ou B travaillant devant un ordinateur ou en accueil téléphonique mais allez savoir pourquoi, c’était toujours dans le quartier. Pas de Normandie pour eux et elles. Ces agent.es y retrouvaient souvent leur compte, dans le télétravail, parce que cela leur permettait de fuir l’ambiance du boulot, quitte à embarquer le taf à la maison, parfois dans des conditions de travail les plus acrobatiques, dans la cuisine avec les enfants, le conjoint, les voisins, etc.
      Comme par hasard, les personnes de ces catégories C ou B qui étaient ciblées pour le télétravail étaient les femmes (de toute façon majoritaires en fonction publique territoriale) et comme par hasard, parmi les jours ciblés, pour elles, c’était surtout le mercredi. Et comme l’employeur était une collectivité de gauche, on donnait à tout ça un bon coup de violon sur l’air du « mieux concilier vie privée et vie professionnelle ».

      À titre personnel, pendant le confinement je suis passé en visioconférence (j’étais animateur multimédia) et, mis à part certaines situations d’explications « pas à pas » en bureautique, qui représentaient incontestablement un intérêt sur le plan pédagogique, j’en garde un souvenir épouvantable de fatigue nerveuse (en dehors du fait que nous retrouvions, avec ma compagne, une ambiance que nous avions connu 20 ans plus tôt quand nous cumulions, chacun de notre côté, des activités freelance (et autre statuts bilbocks plus ou moins salariés), que nous avions quittées avec satisfaction pour n’être plus que salarié.es tous les deux à 100%).

      Je m’arrête mais j’aurais encore plein de chose à dire sur le télétravail que je considère comme une belle saloperie que je vois s’installer parmi les salariés (dont mon fils qui est resté en télétravail depuis le covid).

    • Oui c’est vrai (et c’est même ce qui est évoqué en partie dans mon précédent post) mais alors plutôt que de parler de « travail » mieux vaudrait évoquer le statut avec lequel on travaille. En free-lance (ou assimilé) la question ne se pose pas. En tant que salarié ça commence à devenir plus compliqué. Beaucoup y retrouvent leur compte (jusqu’à présent, car il n’y a pas beaucoup de recul), si bien que les syndicats sont souvent à côté de leur pompes sur ce sujet, mais j’ai rencontré, notamment avec le Covid, des personnes qui se trouvaient dans l’obligation de travailler chez elles. J’ai connu aussi des personnes - notamment dans l’édition, la santé, le service - qui étaient salariées dans la structure et à qui on a imposé de passer en honoraires à la maison ou en télétravail. Et là on touche à la question du rapport de force social ou de lutte de classe.