oAnth

« conditio humana » | bouture de « offene Ablage : nothing to hide » abbrév. - oAnth, duquel il n’y a aussi un compte que avec des billets en DE || https://seenthis.net/people/02myseenthis02

  • Arles, par #temps de traduction | Le Club de Mediapart

    https://blogs.mediapart.fr/en-attendant-nadeau/blog/121118/arles-par-temps-de-traduction

    A propos du temps, cc @nepthys

    Le Méjan, ancien quartier d’Arles. Méjan, « du milieu », entre terre et Rhône. Au fronton de l’ancienne église Saint-Martin, ou chapelle du Méjan : « Coopérative des éleveurs de mérinos ». Il y a bien longtemps qu’on ne fait plus ni messe ni laine. Une petite foule se presse néanmoins à l’entrée. A l’intérieur, la salle est comble. Des étudiants s’installent à côté de retraités. L’ancienne ministre de la culture, Françoise Nyssen, est assise sur les marches de la scène. Le maire d’Arles, Hervé Schiavetti, est bloqué dans les embouteillages. À l’autre bout de la ville, dans l’Hôtel-Dieu où Vincent Van Gogh fut alité l’oreille coupée, on vend les derniers tickets violets, jaunes, verts, bleus. Pourquoi Arles, un week-end d’Armistice ? Pour tenter de « traduire le temps ».

    Santiago Artozqui, président de l’association ATLAS qui organise chaque année les Assises de la traduction littéraire, tient le micro : « Le temps imparti à la traduction littéraire est de plus en plus réduit, notamment du fait des traductions automatiques. Mais pour le moment, les algorithmes de Google ne parviennent pas à lire entre les lignes, ce qui est le propre du métier de traducteur. » Pas si certain, il annonce la création d’un Observatoire de la traduction automatique.


  • Bombardements chimiques dans le #Rif : le massacre oublié - H24info
    https://www.h24info.ma/debats-idees/bombardements-chimiques-rif-massacre-oublie

    Le lien entre la guerre chimique dans le Rif dans les années 1920 et l’apparition de plusieurs cas de cancers aujourd’hui a été établi par plusieurs chercheurs. Mais à ce jour, aucune étude officielle marocaine ne s’est toutefois penchée sérieusement sur la question.

    Bien que le sujet ne soit plus tabou depuis quelques années au Maroc, il est inutile de chercher des chiffres officiels sur le nombre de cas de cancers parmi les populations du Rif. Car le ministère de la Santé n’est pas près de les livrer.

    Mais d’après plusieurs ouvrages, notamment celui de Mimoun Charqi, « Armes chimiques de destruction massive sur le Rif », plus de 70% des adultes et 50% des enfants souffrant d’un cancer et qui étaient suivis en 2015 à l’hôpital d’oncologie de Rabat proviennent de la même zone du Rif, notamment des régions de Nador et d’Al Hoceima.

    #massacre #armée_française #maroc #pétain


  • LesInrocks - De l’hindi à l’argot français, l’étonnante histoire de la langue rom

    https://www.lesinrocks.com/2013/04/02/actualite/hindi-argot-francais-etonnante-histoire-langue-rom-11380026

    Par Eva Bester

    Parlée par des millions de Roms à travers le monde et ayant donné ses lettres de noblesses à l’argot français, la langue rromani n’en reste pas moins méconnue.

    Des mots comme surin (couteau), bouillave (forniquer) et chourer (de chourave, voler) font parti des nombreux emprunts du français au rromani qui vous permettent de traiter quelqu’un de narvalo (idiot), de plaisanter sur le nombre de berges (années) d’un vieillard, ou encore de menacer un ami cher, de le poukave (dénoncer) ou de le marave (cogner, frapper, tuer).

    Si le français se concentre surtout sur des termes canailles, le rromani reste une langue poétique, chantante et millénaire qui n’a vu l’officialisation de sa forme écrite qu’en 1990. Comme les Roms (normalement orthographié Rroms), elle est originaire de la ville de Kannauj, capitale de l’Inde, il y a plus de 1000 ans. Elle s’est constituée sur la base d’anciens parlers indiens populaires, dont la forme savante était le sanskrit.

    #roms #langues #chansons #musique


  • Le Vatican assouplit la règle du célibat pour les gardes suisses jvr/vd - 12 Novembre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/monde/9989579-le-vatican-assouplit-la-regle-du-celibat-pour-les-gardes-suisses.html

    En pénurie d’effectifs, le Vatican autorisera les gardes suisses à se marier... à condition d’avoir effectué plus de 5 ans de service. Les couples pourraient alors emménager dans une nouvelle caserne prévue pour 2024.

    La garde suisse pontificale a fort à faire avec l’actuel locataire du Saint-Siège. Les multiples engagements du pape François l’obligent à étoffer ses rangs. Actuellement au nombre de 110, les gardes devraient passer à 135 unités.

    Mais les vocations manquent. L’une des raisons est le célibat obligatoire des soldats au service du souverain pontife. Cette règle va être assouplie par le Vatican. Le célibat ne devrait plus concerner que les gardes dont la durée du service est inférieure à 5 ans. Pour les autres, ils pourront se marier et vivre au Vatican.

    Une caserne flambant neuve
    Pour accueillir tout ce monde, l’actuelle caserne datant du XIXe est toutefois trop petite. Elle sera démolie au profit d’une nouvelle caserne qui s’étendra sur quelques 14’200 m2 et qui répondra aux critères écologiques de 2024.

    Une fondation suisse va s’occuper de réunir des fonds pour compléter le budget de 50 millions de francs. Des spécialistes de l’armée helvétique seront également appelés à travailler sur ce projet.

     #vatican #religion #catholicisme #pape #Italie #Suisse #mercenaires


  • How colonial violence came home: the ugly truth of the first world war | News | The Guardian
    https://www.theguardian.com/news/2017/nov/10/how-colonial-violence-came-home-the-ugly-truth-of-the-first-world-war

    How colonial violence came home: the ugly truth of the first world war

    The Harlem Hellfighters

    View of African American troops of the 369th Infantry, formerly the 15th Regiment New York Guard, and organized by Colonel Haywood, who were among the most highly decorated upon its return home, 1918. They were also known as the Harlem Hellfighters. (Photo by Interim Archives/Getty Images) Photograph: Interim Archives/Getty

    The Great War is often depicted as an unexpected catastrophe. But for millions who had been living under imperialist rule, terror and degradation were nothing new. By Pankaj Mishra

    Fri 10 Nov 2017 06.00 GMT
    Last modified on Thu 30 Nov 2017 19.44 GMT

    ‘Today on the Western Front,” the German sociologist Max Weber wrote in September 1917, there “stands a dross of African and Asiatic savages and all the world’s rabble of thieves and lumpens.” Weber was referring to the millions of Indian, African, Arab, Chinese and Vietnamese soldiers and labourers, who were then fighting with British and French forces in Europe, as well as in several ancillary theatres of the first world war.

    Faced with manpower shortages, British imperialists had recruited up to 1.4 million Indian soldiers. France enlisted nearly 500,000 troops from its colonies in Africa and Indochina. Nearly 400,000 African Americans were also inducted into US forces. The first world war’s truly unknown soldiers are these non-white combatants.

    #congo #belgique #pgm #première_guerre_mondiale 1914-1918


  • The Big Rethink Part 11: Urban Design | Thinkpiece | Architectural Review

    https://www.architectural-review.com/essays/campaigns/the-big-rethink/the-big-rethink-part-11-urban-design/8643367.article

    The fundamental purpose of urban design is to provide a framework to guide the development of the citizen. As this AR campaign reaches its conclusion, the penultimate essay attacks the City of Doing found in modernity

    In the largest-ever wave of human migration, vast numbers all over the developing world are flooding from countryside to city. Most of humanity is now urbanised as new settlements, some expanding into vast megacities, mushroom rapidly − and around them sprawling slums provide the initial foothold in the transition from peasant to urbanite. Many of these new cities, like the newer parts of old ones, are dismal aggregations of sweatshop factories and crowded residential buildings of stacked hutch-like homes. But, like the even less salubrious slums, these offer escape from the grinding poverty of the countryside, with its lack of education and healthcare. The first generations entering these cities and slums willingly sacrifice their lives to give their children the education and opportunities they never had and to support dependents in the countryside. And despite the slums’ decrepit and unhealthy conditions, they do in a sense ‘work’: people progressively upgrade their homes, or move on, as they can afford to; and the slums are hotbeds of small-scale entrepreneurship and creativity. Indeed it is well-intended interventions, such as construction of state-funded new housing, that tend to fail. Slum dwellers cannot afford the rents and implicit lifestyle of the new housing, whose leases secretly fall to the better off to be sublet for profit.

    #architecture #urban_matter


  • Sociologie de l’espace

    http://journals.openedition.org/lectures/19530

    Martina Löw, précurseure décisive du spatial turn, détaille dans ce livre à la fois rigoureux et foisonnant l’espace comme produit social et sa constitution comme acte performatif. Son idée phare : l’espace émerge de l’interaction entre objets, structures et culture. Cette théorie dynamique de l’interdépendance des dimensions matérielles, sociales et symboliques de l’espace permet un nouveau regard sur l’architecture, le développement urbain et l’action sociale, éclairé par la sociologie de la culture.
    L’auteure lance ainsi un des grands défis pour l’avenir : établir la typologie et comprendre les mécanismes relationnels comme des organisations spatiales du social qui engagent notre quotidien et déterminent nos choix de vie. L’ouvrage combine des analyses théoriques approfondies avec de nombreux exemples scientifiques, historiques, littéraires et cinématographiques. Paru une première fois en 2001 dans sa version originale et réédité maintes fois depuis, il est devenu l’un des travaux sociologiques les plus influents de ces deux dernières décennies.
    Haut de page

    Auteur

    #Martina_Löw

    Martina Löw est professeur de sociologie de planification et d’architecture à l’Université Technique de Berlin. Elle a obtenu en 1993 sa thèse de sociologie à l’Université de Johan Wolfgang Goethe à Frankfurt/Main et en 2000 son habilitation à l’Université Martin-Luther à Halle/Saale, département d’histoire, Philosophie et sciences sociales. Ses domaines de recherches portent sur la sociologie urbaine et la théorie de l’espace.

    #sociologie #espace #territoire


  • The Big Rethink Part 7: PLACE AND ALIVENESS - Pattern, play and the planet | Thinkpiece | Architectural Review
    https://www.architectural-review.com/essays/campaigns/the-big-rethink/the-big-rethink-part-7-place-and-aliveness-pattern-play-and-the-planet/8633314.article

    The cultivation of a sense of place embeds architecture more fully in the world as an experience that goes beyond buildings to articulate and resonate more intensively with wider human concerns and ideals

    Creating place − environments with a distinct sense of place (of being somewhere memorably distinctive that is rooted in and shaped by the many specificities of its larger setting) − is an essential aspect of how we have made a home for ourselves on earth, and so also of how we made the earth our home. It is impossible to generalise about all places: some can be forbidding and provoke unease; others, those we are concerned with here, are welcoming and entice us to engage with them. In such places it is easier to be fully present, to feel a sense of belonging to, and relationship with, our setting, to open up and simply be.

    #architecture #urban_matter


  • Teure Mieten in Berlin: Menschen fliehen an den Stadtrand - Berlin - Aktuelle Nachrichten - Berliner Morgenpost
    https://www.morgenpost.de/berlin/article215753365/Steigende-Mieten-Menschen-fliehen-an-den-Stadtrand.html

    Nach den aktuellen Zahlen des IVD Berlin-Brandenburg stiegen die Schwerpunktmieten in einfachen und mittleren Lagen um knapp sechs Prozent auf neun Euro pro Quadratmeter und Monat (kalt). In guten Wohnlagen stiegen die Preise etwas langsamer: Sie verteuerten sich durchschnittlich um fünf Prozent auf 10,50 Euro. Und weil angesichts der teuren Preise in der City viele an den Stadtrand und ins Umland ausweichen, steigen nun auch dort die Preise kräftig.

    Während es im vergangenen Jahr noch in Neukölln, Marzahn-Hellersdorf und Spandau mit jeweils 7,75 Euro je Quadratmeter und Monat noch drei Bezirke gab, in denen zumindest in einfachen und mittleren Lagen noch unter acht Euro verlangt wurden, liegen die günstigsten Neuvertragsmieten jetzt bei acht Euro. Und das auch nur noch in zwei Bezirken, in Spandau und Neukölln. Marzahn-Hellersdorf hat sich aus dem Kreis der günstigsten Bezirke endgültig verabschiedet. Inzwischen werden dort auch in einfachen Lagen durchschnittlich 8,25 Euro je Quadratmeter und Monat verlangt und gezahlt – 6,5 Prozent mehr als noch im Vorjahr.

    Anders als in den vergangenen Jahren finden sich unter den Spitzenreitern bei den Mietsteigerungen die zentralen, guten Wohnlagen im Neuköllner Norden. Dort verteuerten sich die Mieten um elf Prozent auf zehn Euro pro Qua-dratmeter. Sogar noch kräftiger zugelegt haben die Mieten in diesem Jahr bis zum Stichtag 1. Oktober in den einfachen und mittleren Lagen von Steglitz-Zehlendorf. Hier kletterten die Mieten sogar um knapp zwölf Prozent auf 9,50 Euro pro Quadratmeter.

    #Berlin #Wohnen #Immobilien


  • Les mutineries de 1917, un refus de la guerre «  massif et multiforme  » | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/les-mutineries-de-1917-un-refus-de-la-guerre-massif-et-multiforme-636324

    Les mutineries de 1917, un refus de la guerre «  massif et multiforme  »

    Vendredi, 19 Mai, 2017
    Rémy Cazals

    Les actes de désobéissance et de mutinerie ont touché les deux tiers des grandes unités militaires durant le printemps et l’été 1917. C’est la révolte la plus résolue enregistrée lors de la Première Guerre mondiale  : elle est réprimée par Pétain.

    Dans l’histoire de la Première Guerre mondiale, trois thèmes ont été tardivement étudiés  : les fraternisations avec l’ennemi, les exécutions pour l’exemple et les mutineries. Se posait le problème des sources. Les uns refusaient de reconnaître l’existence de mutineries, pour d’autres, il était dangereux de dire qu’on y avait participé. Les dossiers de la justice militaire sont maintenant ouverts aux chercheurs, des témoignages de plus en plus nombreux sont découverts, on peut effectuer un croisement des sources.

    #congo #belgique #pgm #première_guerre_mondiale 1914-1918


  • Crucifying Julian Assange
    https://www.truthdig.com/articles/crucifying-julian-assange

    What is happening to #Assange should terrify the press. And yet his plight is met with indifference and  sneering contempt. Once he is pushed out of the embassy, he will be put on trial in the United States for what he published. This will set a new and dangerous legal precedent that the Trump administration and future administrations will employ against other publishers, including those who are part of the mob trying to lynch Assange. The silence about the treatment of Assange is not only a betrayal of him but a betrayal of the freedom of the press itself. We will pay dearly for this complicity.

    #MSM


  • Profondes modifications sur le fichage génétique - Pénal | Dalloz Actualité
    https://www.dalloz-actualite.fr/flash/profondes-modifications-sur-fichage-genetique

    Sans débat, la commission des lois de l’Assemblée nationale a adopté vendredi 9 novembre un amendement sur le fichage génétique (FNAEG). Outre une modification des règles d’effacement, il élargit les possibilités de recherches en parentalité et supprime la notion d’ADN non codant, verrou d’un fichage génétique selon les caractéristiques des personnes.

    par Pierre Januelle 12 novembre 2018

    La notion d’ADN non codant, supprimée par l’amendement du rapporteur Didier Paris, était centrale à la création du fichier, il y a vingt ans. Face aux risques de fuite de données et d’atteintes aux libertés, il s’agissait de ne pas intégrer de segments d’ADN comprenant d’information biologique sur la personne (maladies, origine ethnique). L’évolution de la génétique a remis en cause cette notion d’ADN inutile. Toutefois, la suppression pure et simple de ce mot modifiera en profondeur la destinée du FNAEG, en permettant d’inclure dans le fichier des éléments d’ADN relatifs à l’apparence ou l’origine des personnes.

    Cette suppression permettra une « adaptation textuelle aux évolutions des nouvelles technologies ». Ce domaine évolue rapidement, la recherche en fonction de portraits robots génétiques (v. Dalloz actualité, 16 juill. 2014, art. C. Fonteix ) ou l’association de profils ADN à des signalements de personnes (deux projets de règlement européen évoquent cette possibilité) étant déjà possibles.

    Par ailleurs, les possibilités de recherches en parentalité (faire correspondre une trace ADN avec celle d’un parent présent dans le FNAEG), actuellement limitées aux parents en ligne directe, sont élargies (v. Dalloz actualité, 17 juill. 2018, art. S. Fucini ). Ce qui étendra fortement le champ des personnes fichées indirectement au FNAEG.


  • The Largest Act of Terrorism in Human History - Daniel #Ellsberg on RAI (4/8)
    https://therealnews.com/stories/the-largest-act-of-terrorism-in-human-history-daniel-ellsberg-on-rai-4-

    The British bombing of Hamburg in 1942, and the American firebombing of Japan in March 1945 that killed as many as 120,000 people in one night, created the conditions for the atomic bombing of Hiroshima and Nagasaki which were considered mere extensions of the firebombing tactics, says Daniel Ellsberg on Reality Asserts Itself with Paul Jay

    #histoire #terrorisme


  • Centenaire de 1918 : à l’école, le devoir de mémoire est une escroquerie mémorielle (B. Girard, Le Club de Mediapart)
    https://blogs.mediapart.fr/b-girard/blog/041118/centenaire-de-1918-l-ecole-le-devoir-de-memoire-est-une-escroquerie-

    A l’image des quatre dernières années de commémoration scolaire autour de la Première guerre mondiale, les cérémonies du 11 novembre s’annoncent patriotiques et militaires. Avec cette confirmation : à l’école, l’hommage aux morts a sérieusement dérivé vers un hommage à la guerre et à ceux qui l’entretiennent.

    Et en complément :
    Indre : la Chanson de Craonne indésirable le 11 Novembre (La Nouvelle République)
    https://www.lanouvellerepublique.fr/indre/la-chanson-de-craonne-indesirable-le-11-novembre

    #éducation #école #militarisme #patrie #histoire #devoir_de_mémoire #1918 #WW1 #itinérance_mémorielle


  • Le tourisme, une marchandise comme une autre - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Le-tourisme-une-marchandise-comme

    Nous sommes nombreuses et nombreux sur la piste sud-est asiatique, une des régions les plus « faciles à voyager » au monde : prix bas, équipements et aménagements corrects, splendeurs naturelles (la baie de Krabi) ou historiques (Angkor, Bagan), criminalité contenue, populations souriantes, climat tropical, plages et cocotiers. Remontant la péninsule Malaise depuis Singapour, en route pour l’ancien royaume Lan Na ou glissant sur le Mekong, beaucoup de jeunes (ou jeunes dans leur tête) débrouillard·es hésitent entre joie de vivre et mesquinerie petite bourgeoise dès que le service n’est pas irréprochable. Nous avons choisi un voyage indépendant, sac au dos, sans préparer plus d’une étape à la fois. Nous avons l’impression de vivre une grande aventure humaine et parlons souvent de « sortir de notre zone de confort ».

    Mais le fait est que nous nous inscrivons dans une économie bien réelle, le premier secteur productif au monde (1). Et dans des rapports économiques marqués par l’iniquité et un passé colonial. Mais de cela, il n’est jamais question quand nous nous engageons dans des relations avec les locaux.

    Mon article dans l’excellent numéro d’été de @cqfd.
    http://cqfd-journal.org/CQFD-no167-juillet-aout-2018



  • British Empire is still being whitewashed by the school curriculum – historian on why this must change
    http://theconversation.com/british-empire-is-still-being-whitewashed-by-the-school-curriculum-

    It is to erase the tremendous structural and symbolic violence that empire unleashed. To praise Britain’s role in abolishing the slave trade is only possible if we deny the various forms of economic, political, social and cultural violence that enabled the perpetuation of such a trade – in Britain and its empire – as well as the ongoing legacies of such forms of violence. To view empire as having “good” and “bad” bits also entails viewing the past in simplistic terms. And to claim students should only study the “good bits” of the past also begs the question: whose “good bits”, exactly?

    It also assumes that to teach schoolchildren the “bad” bits is to make them ashamed of their country’s past. Yet as Germany has demonstrated, teaching children to interrogate difficult histories does not make them hate their country. It can serve, instead, to promote an “anti-nationalist nationalism”, in which the very tenets of nationalist thinking – including viewing the past in nationalistic terms – are critiqued.

    #histoire


  • https://www.youtube.com/watch?v=N6S5uMMGsMQ

    Otto Dix - Der Krieg - la Grande Guerre cauchemar tragique - LANKAART
    http://www.lankaart.org/article-otto-dix-61265300.html

    « Le tableau Der Krieg (La Guerre) a été réalisé dix ans après la première guerre mondiale. J’avais, durant ces années, effectué de nombreuses études afin de réaliser ensuite un tableau traitant de cet événement. En 1928, je me suis senti prêt à aborder ce grand sujet dont l’exécution me préoccupa durant plusieurs années. A cette époque d’ailleurs, durant la République de Weimar, de nombreux livres prônaient à nouveau librement l’héroïsme et une conception du héros qui avaient été poussés à l’absurde dans les tranchées de la première guerre. Les gens commençaient à oublier déjà ce que la guerre avait apporté de souffrances atroces. C’est de cette situation-là qu’est né le triptyque. » Otto Dix


  • Le 11 novembre 1918, l’#Armistice met fin à une #guerre totale et meurtrière. Retour sur la vie quotidienne au front à travers les #témoignages des #soldats (carnets de route, lettres, récits écrits...) : vivre et mourir dans les tranchées

    http://sms.hypotheses.org/2615

    #guerre, #grande_guerre, #tranchée, #social, #histoire, #poilu, #1914-1918, #quotidien, #ordinaire, #témoins, #témoignage, #témoin, #front, #vivre, #mourir, #militaire


  • Adieu la vie, adieu l’amour - Focus - Les mémos de la démo - Ined - Institut national d’études démographiques
    https://www.ined.fr/fr/tout-savoir-population/memos-demo/focus/adieu-vie-adieu-amour

    Centenaire de la Grande Guerre (1914-1918)

    Le numéro 3 de la revue Population de 2018 présente, dans son avant-propos, une analyse des inégalités de temps de survie chez les soldats "Morts pour la France" durant la Grande Guerre

    Cet article propose un éclairage précis et détaillé sur la mortalité des militaires français durant la Première Guerre mondiale, et choisit de centrer l’analyse sur leur temps de survie pendant la durée du conflit. Il contribue bien évidemment à l’établissement, toujours poursuivi, jamais achevé, d’un bilan démographique complet et définitif de cette guerre. Afin de fournir un cadre général aux conclusions de l’article, il est utile de rappeler certaines données multinationales concernant les pertes de ce qui a été souvent, et à juste titre, nommé l’« hécatombe » ou « la grande saignée ». 

    Selon une estimation moyenne et globale, la Grande Guerre a fait près de 10 millions de morts dont plus de 2 millions d’Allemands, près de 2 millions de Russes, près de 1,5 million de Français, 800 000 Britanniques et 650 000 Italiens, bien que ces chiffres fassent toujours l’objet de discussions. Ces dénombrements concernent des hommes appartenant aux classes d’âges comprises entre 19 et 40 ans, les plus fécondes et qui contiennent les effectifs les plus nombreux de population active. Ce sont les « générations sacrifiées ».

    Proportionnellement à sa population totale et parmi les pays alliés, la France a connu, après la Serbie, le nombre le plus élevé de morts, soit un peu moins que, parmi les empires centraux, l’empire ottoman. Ces morts correspondent aux militaires tués au combat. Si l’on y ajoute les blessés, prisonniers et disparus, on constate que ce sont les empires centraux qui en ont le plus pâti, tandis que la Serbie maintient sa triste première place chez les alliés. Environ 500 000 soldats sont morts après 1918 des suites de blessures reçues ou de maladies contractées pendant la guerre.

    Toutefois, ces considérations, qui envisagent les pertes humaines par rapport à la population totale, sont loin d’être satisfaisantes : il est en effet beaucoup plus intéressant et pertinent d’envisager la proportion des pertes par rapport à la population des mobilisés, population elle-même à caractériser par rapport à la population active. Il convient alors de tenir compte du fait qu’en fonction des sources convoquées, les chiffres des pertes s’avèrent très variables (voir tableau des effectifs selon les sources dans Rohrbasser, 2014, p. 16-17). Par exemple, pour la France, le nombre des mobilisés est compris entre 8 300 000 et 8 400 000, et celui des décès entre 1 320 000 et 1 460 000 individus. Pour le Royaume-Uni et l’Empire britannique, le nombre des mobilisés s’échelonne de 7 670 000 à 8 910 000 et les décès de 760 000 à 1 010 000 individus. En calculant une moyenne dans ces fourchettes et en étudiant la corrélation entre nombre de mobilisés et pertes, il apparaît clairement que les pertes sont proportionnelles au nombre de mobilisés, ce qui est conforme à la sinistre logique de la guerre.

     Le plus notable dans ces considérations demeure la disparité, donc la variabilité des chiffres selon les sources. Il est évident que la difficulté de l’enquête, les divergences de méthode entre écoles historiques, les lissages à la moyenne et autres manipulations – nécessaires mais non pour autant systématiquement appropriées – de nombres font qu’ici, comme dans bien d’autres cas relevant de la statistique, la prudence et la modestie sont de mise : il s’agit d’approcher la vérité et non de prétendre la détenir, encore moins l’imposer. 

    Cette prudence dans le calcul et l’interprétation des nombres est l’apanage des auteurs de cet article. Ceux-ci mettent en valeur l’existence d’un lien significatif entre le fait qu’il y ait eu des fusillés dans un régiment au début de la guerre et le temps de survie des soldats de ce régiment : il s’agit là d’une intéressante piste à explorer. Les auteurs suggèrent également que parmi les morts à la guerre, les mobilisés dès août 1914 ont subi en moyenne 18 mois de guerre avant d’être tués. Ils montrent que d’importants écarts dans la durée de survie apparaissent selon le grade et le corps. Toutefois, ils nuancent pertinemment la conclusion que l’on serait tenté d’en tirer quant à une reproduction de la hiérarchie sociale dans les différences de temps de survie au front. Par ailleurs, des facteurs contextuels, comme le département de recrutement ou le régiment d’affectation, montrent des écarts significatifs de durée de survie qui mériteraient, à l’occasion d’un autre travail, examen et approfondissement.

    • L’article, passionnant, est accessible en pdf ici
      https://www.ined.fr/fichier/rte/General/Publications/Population/2018/2018-3/inegalites-temps-survie-grande-guerre.pdf

      Conclusion

      Dans cet article, on s’est intéressé aux différences interindividuelles de temps de survie chez les soldats français décédés durant la Grande Guerre. L’analyse a été menée à partir d’un échantillon de plus de 17000 hommes « Morts pour la France ». Le temps de survie de ces soldats a été dé ni comme le nombre de jours écoulés entre le 2 août 1914, date de début de la mobilisation générale, et la survenue du décès. On a cherché à mettre en évidence à la fois les déterminants de cette durée de survie et les facteurs explicatifs d’une mort précoce, c’est-à-dire se produisant en 1914 plutôt qu’au cours des quatre années de guerre suivantes.

      Il ressort de cette analyse que la variance du temps de survie peut s’expliquer non seulement par des éléments tels que le grade et le corps d’affectation, deux caractéristiques re étant en partie l’appartenance sociale, mais aussi par des facteurs de contexte, que ces facteurs soient appréhendés au niveau du département de recrutement ou du régiment. Les résultats indiquent que certains choix stratégiques de l’état-major (engager en priorité les unités cantonnées à proximité du front ou constituées dans les départements les plus densément peuplés), ainsi que de possibles considérations politiques (mise à l’épreuve des régiments provenant de départements où l’attachement à la Nation est peut-être moins vif qu’ailleurs), ont pu affecter le « temps restant à vivre » des soldats. L’existence de différences systématiques liées à cet ensemble d’éléments, révélatrices d’inégalités entre soldats, suggère donc que la mort au front était empreinte d’un certain déterminisme.


  • La collapsologie : un discours réactionnaire ? (Jean-Baptiste Fressoz, Libération)
    https://www.liberation.fr/debats/2018/11/07/la-collapsologie-un-discours-reactionnaire_1690596

    Très en vogue, les théories de l’#effondrement trouvent leur origine chez les élites industrielles et colonisatrices du XIXe siècle. Elles risquent aujourd’hui de négliger la dimension politique des #enjeux_écologiques.
    […]
    Premièrement, le terme d’effondrement est beaucoup trop #anthropocentrique. […] En se focalisant sur l’effondrement à venir de la #civilisation_industrielle, le risque est de se rendre aveugle à tous les effondrements de la #nature qui sont en cours et même déjà très avancés.
    […]
    Deuxièmement, le discours de l’effondrement est très « #occidentalocentré ». Dit plus simplement : c’est une #écologie de riches. Ce que nous vivons est infiniment plus pervers : le #changement_climatique accentue les autres formes de #violence et d’#inégalités. Suprême injustice, il est causé par les riches et persécute surtout les pauvres des pays pauvres. Et c’est d’ailleurs cette caractéristique qui explique l’apathie générale. […] Il faut reconnaître au #capitalisme sa #résilience extraordinaire face aux #désastres de tout ordre.
    […]
    Troisièmement, le #discours actuel de l’effondrement mélange deux choses : la #perturbation du système Terre et la #sixième_extinction, qui sont avérées, et l’#épuisement_des_ressources_fossiles qui est sans cesse repoussé à plus tard. […] Dit autrement, le capitalisme fossile se porte à merveille, il est dans la force de l’âge, son effondrement est peu probable, et c’est bien là le tragique de la situation.
    […]
    Quatrièmement, le discours de l’effondrement dépolitise la question écologique.
    […]
    Tous ces problèmes, l’effondrement les doit à ses origines intellectuelles et politiques.
    […]
    Si en France on connaît surtout la « #collapsologie » de gauche, celle d’Yves Cochet, de Pablo Servigne et de Raphaël Stevens qui tentent de construire une politique post-apocalyptique #émancipatrice, il ne faut pas oublier que l’effondrement a, au cours de sa longue histoire, nourri les passions politiques les plus nauséabondes.
    […]
    L’effondrement disparaît et réapparaît, recule ou revient en force en s’ajustant aux futurs successifs. En attendant, les #catastrophes se multiplient partout, et surtout en dehors d’une #civilisation_occidentale qui depuis deux siècles n’a cessé d’admirer sa #puissance au prisme de son effondrement.


  • Grande Guerre : les batailles oubliées de l’Afrique - RFI
    http://webdoc.rfi.fr/grande-guerre-afrique-colonies-1914-1918

    Souvent méconnues, les batailles de la Première Guerre mondiale dans les colonies africaines allemandes ont pourtant fait de nombreuses victimes. Du Togo au Sud-Ouest africain allemand, en passant par le Cameroun, le Congo belge et l’Afrique orientale allemande, des Africains sont enrôlés pour se battre sur leur propre continent et servir une guerre qui n’est pas la leur, une guerre d’Européens. Si le nombre de soldats présents sur les fronts africains et le nombre de tranchées creusées paraissent dérisoire comparés à ceux des fronts européens, les affrontements sont d’une extrême violence et déciment aussi des civils, colons et colonisés. Enjeux stratégiques, riches de matières premières et de ressources minières, les colonies allemandes sont convoitées, dès le début du conflit, par les Alliés.

    #pgm #première_guerre_mondiale #1914-1918


  • What’s Driving the Conflict in Cameroon?
    Violence Is Escalating in Its Anglophone Regions.

    In recent months, political violence in the Northwest and Southwest regions of Cameroon has escalated dramatically. So far, at least 400 civilians and 160 state security officers have been killed in the conflict between the government and an armed separatist movement that, just two short years ago, started as a peaceful strike of lawyers and teachers. How did such upheaval come to a country that has prided itself for decades as a bulwark of stability in a region of violent conflict? And why has it escalated so quickly?

    THE ROOTS OF THE VIOLENCE

    The Northwest and Southwest regions of Cameroon have a special historical legacy that sets them apart from the country’s other eight regions: between 1922 and 1960, they were ruled as a British trust or protectorate while the rest of the territory was administered by France. This is why today, 3 million residents of the Northwest and Southwest regions—roughly 20 percent of the Cameroonian population—speak primarily English, not French. These two regions also use their own legal and educational systems, inherited from the British, and have a unique cultural identity.

    Many analysts argue that the current conflict stems from the intractable historical animosity between Cameroon’s Anglophones and Francophones. Yet if that is the case, it is strange that the violence is only occurring now. Why not in 1972, when Ahmadou Ahidjo, the first president of Cameroon, ended the federation between the Anglophone and Francophone regions, forcing the Anglophones to submit to a unitary state? Or in 1992, when current President Paul Biya held Cameroon’s first multi-party elections, and narrowly won a heavily rigged contest by four percentage points against Anglophone candidate John Fru Ndi? Furthermore, if differences in identity are the primary driver of the conflict, it is quite surprising that Cameroon—one of the most ethnically diverse countries in Africa—has largely avoided ethnic conflict.

    Most Anglophones themselves say that they would be happy to put their national identity above their linguistic one if they weren’t systematically neglected and repressed by Cameroon’s central government. According to a survey from the Afrobarometer, an independent polling and research network, when asked whether they identify more as Cameroonians or more with their ethnic group, the vast majority of respondents in the Northwest and Southwest regions said they identified with these categories equally. Less than five percent said they identified more with their ethnic group. Nonetheless, members of this population have long felt themselves to be treated as second-class citizens in their own country. Anglophones who go to the capital city of Yaoundé to collect government documents, for example, often report being ridiculed or turned away by public officials because they cannot speak French. Separatists argue that this mistreatment and discrimination by Yaoundé, and Francophone Cameroonians more broadly, is grounds for secession.

    Yet regional neglect and mistreatment are not enough to explain the current wave of violence. If they were the root cause, then we should also be seeing separatist movements in Cameroon’s North and Far North regions, where state violence has become endemic in the fight against Boko Haram over the past four years. Moreover, in the North and Far North regions, the poverty rate is higher (more than 50 percent in each, compared to 15 percent in the Southwest and 25 percent in the Northwest) and state investment in public goods such schools, health clinics, and roads is lower than anywhere else in the country.

    To be sure, the Anglophones’ unique linguistic and cultural identity has played a role in the rebellion. But in order to understand why the escalating violence is taking place where and when it is, we must consider not only the Anglophone regions’ exceptional political isolation and relative economic autonomy from the rest of Cameroon, but also the increasing impatience of Africans living under non-democratic regimes.
    WHY THE ANGLOPHONE REGIONS?

    Biya, who last month won his seventh term in office, has been in power since 1982, making him one of the longest ruling leaders in the world. In fact, Cameroon has only had two presidents since gaining independence in 1960. Because the country’s median age is 18, this means that the majority of Cameroonians have only ever known one president. Yet the decline of Africa’s strongmen over the past two decades—most recently Blaise Compaoré in Burkina Faso, Yahya Jammeh in the Gambia, Robert Mugabe in Zimbabwe, José Eduardo dos Santos in Angola, and even Jacob Zuma in South Africa—has made Biya’s continued rule increasingly untenable. Democracy may have begun to lose its appeal in many parts of the world, but it remains important to most sub-Saharan Africans. Many Cameroonians with an education and a smart phone consider their president’s extended rule increasingly illegitimate. The political tide currently washing away the strongmen of Africa has made this moment an exceptional one for mobilizing people against the regime.

    In spite of these democratic headwinds, Biya has managed to maintain his legitimacy in some quarters through his cooptation of Francophone elites and control of information by means of the (largely Francophone) state-owned media. He has masterfully brought Francophone leaders into government, offering them lucrative ministerial posts and control over various government revenue streams. Importantly, he has not been excessively repressive—at least not before the current outbreak of violence—and has gone out of his way to uphold the façade of democratic legitimacy through holding regular elections, allowing a relatively unfettered (although weak) independent media, and having a general laissez-faire attitude toward governing.

    The state media and elites within the ruling Cameroon People’s Democratic Movement are stalwart defenders of the president, operating whole-heartedly on the fictitious assumption that the regime is democratic. Many Cameroonians, especially those isolated from independent media, opposition parties, or information from outside of the country, earnestly believe this narrative. Another survey by the Afrobarometer conducted in 2015 before the outbreak of violence, showed that the presidency is the second most trusted institution of the state, after the army. It also showed that only ten percent of Cameroonian respondents believe that their country is not a democracy.

    In contrast, the Anglophone regions’ relative distance from both Biya’s networks of patronage and influence and the Francophone state media puts them in a unique position to see the autocratic nature of the regime and rebel against it. Although 75.4 percent of Francophone Cameroonian respondents said they trust Biya “somewhat” or “a lot,” in the Afrobarometer poll, only 45.5 percent of Anglophones felt the same way. Part of the reason for this is easier access to criticism of the Biya government. In electoral autocracies, opposition parties are often the only institutions that consistently voice the view that the regime is not truly democratic. The strongest opposition party in Cameroon—the Social Democratic Front (SDF)—is headquartered in the Northwest region, thus further exposing Anglophones to narratives of state repression. Other parts of Cameroon do not have occasion to become as familiar with opposition party politics. In the most recent 2013 elections for the National Assembly, for example, the Cameroon People’s Democratic Movement ran completely unopposed in 13 of the country’s 83 electoral districts.

    In comparison to other parts of the country, such as the north, Cameroon’s Anglophone regions are also more economically autonomous from Yaoundé. They have a robust cross-border trade with Nigeria, successful plantations in the Southwest, and fertile farming land. They are not overly-reliant on the export of primary resources, such as oil or timber, which funnels through state-owned corporations. And they are not as poor as, for example, the northern regions, which face chronic food insecurity. The Anglophones thus have not only the will, but also the resources to rebel.

    THE SUCCESSION QUESTION

    Unfortunately, an end to the crisis is nowhere in sight. Last month, Biya won his seventh term as president with 71.3 percent of the vote. The already unfair election was marked by exceedingly low participation in the Anglophone regions—just five percent in the Northwest—due to security fears. Meanwhile, Biya has responded to the separatists with an iron fist. He refuses to negotiate with them, instead sending in his elite Rapid Intervention Battalion (trained by the United States and led by a retired Israeli officer), which has now been accused of burning villages and attacking civilians in the Northwest and Southwest. But as long as the violence does not spill over into the Francophone regions, the crisis will likely not affect the president’s legitimacy in the rest of the country. Moreover, Biya remains staunchly supported by the West—especially France, but also the United States, which relies strongly on Cameroon in the fight against Boko Haram. The separatists, meanwhile, remain fractured, weak, and guilty of their own atrocities against civilians. Apart from attacking security forces, they have been kidnapping and torturing teachers and students who refuse to participate in a school strike.

    It is extremely unlikely that Biya will make the concessions necessary for attacks from separatists to stop, and the fluid nature of the insurgency will make it difficult for state security forces to end the violence. The scorched earth tactics on both sides only work to further alienate the population, many of whom have fled to Nigeria. It seems likely that a resolution to the crisis can only happen once the questions of when Biya will step down and who will replace him are fully answered. Right now, there is only unsubstantiated speculation. Many assume he will appoint a successor before the next presidential elections, scheduled for 2025. But if there are any surprises in the meantime similar to the military move against Mugabe in Zimbabwe or the popular uprising against Compaoré in Burkina Faso, a transition may come sooner than expected. A post-Biya political opening might provide a way for Cameroon’ s Anglophones to claim their long-awaited autonomy.