oAnth

« offene Ablage : nothing to hide » - acronyme : oAnth || l’origine sur soup.io come base de toutes ses activités centralisées via RSS commencés en Janivier 2009 ; les serveurs de soup.io étaient définitivement débranchés en Juillet 2020

  • Pour recruter des hackers, la Maison-Blanche publie une annonce cachée dans son propre site
    https://www.lejdd.fr/International/pour-recruter-des-hackers-la-maison-blanche-publie-une-annonce-cachee-dans-son


    Le code de la page d’accueil de la Maison-Blanche. (Capture d’écran)

    En actualisant le site internet de la Maison-Blanche, les services de Joe Biden ont caché une proposition d’emploi pour recruter hackers ou experts en informatique.

    Le message était caché, mais pas pour tout le monde. Pas pour ceux qui, ces dernières heures, ont été pris par l’envie d’aller se balader dans le code source du site actualisé de la Maison-Blanche après l’investiture de Joe Biden. « If you’re reading this, we need your help building back better », peut-on y lire. Traduction : si vous lisez ceci, nous avons besoin de vous pour tout reconstruire en mieux. Cette proposition d’emploi - pas vraiment difficile à trouver - est destinée aux hackers ou experts en informatique et est assortie d’un lien permettant de candidater à l’US Digital Service, chargé d’améliorer les services numériques du gouvernement américain. 

    La phrase renvoie aussi au slogan du programme économique de Joe Biden, qui était résumé en trois mots : « Build back better ».

    En informatique ou dans les jeux vidéo, un tel procédé est appelé un « easter egg » ("oeuf de Pâques"), à savoir une fonction cachée accessible grâce à un mot-clé ou à une combinaison de touches ou de clics.

    L’administration a connu plusieurs cyberattaques
    Au cours du mandat de Donald Trump, l’administration américaine avait dû faire face à plusieurs cyberattaques, dont une en 2020 attribuée à la Russie. Les pirates avaient profité d’une mise à jour d’un logiciel de surveillance développé par une entreprise du Texas, SolarWinds, utilisé par des dizaines de milliers d’entreprises et d’administrations dans le monde. Le département d’Etat, celui du Commerce, le Trésor, la Sécurité intérieure et les Instituts nationaux de la Santé avaient notamment été affectés.

    « Je vous promets qu’il y aura une réponse », avait lancé Joe Biden fin décembre lors d’une conférence de presse à Wilmington, dans le Delaware. « Quand j’aurai été informé de l’étendue des dégâts et de l’identité des responsables, ils peuvent être sûrs que nous répondrons et que nous répondrons probablement de manière équivalente », avait-il poursuivi. Le nouveau président, qui reprochait alors l’inaction de Donald Trump sur le sujet, s’est engagé à « faire tout le nécessaire pour un, déterminer l’étendue des dégâts, deux, la manière dont cela s’est produit, trois, ce que je devrai faire en interne au sein de mon administration pour protéger (le cyberespace américain) à l’avenir ».

  • Complotisme en général et pandémie en particulier | Théorie communiste
    http://blogtc.communisation.net/?p=268

    Le com­plo­tisme ne serait pas un sys­tème de réponses avec ses déter­mi­na­tions sociales propres mais une simple réac­tion jus­ti­fiée néga­ti­ve­ment. Cela ne peut suf­fire, il faut sai­sir la nature de la « réac­tion » posi­ti­ve­ment comme un sys­tème de réponses adé­quat à ce qui le pro­voque.
    Le com­plo­tisme appa­rait alors comme une contes­ta­tion de l’ordre domi­nant, presque comme une lutte de classe. Mais il n’en est rien. De même que l’antisémitisme était le socia­lisme des imbé­ciles, le com­plo­tisme est la lutte des classes des experts en exper­tises qui ne se situent pas n’importe où, ni dans la société, ni dans l’éventail politico-idéologique.
    La « réponse com­plo­tiste » veut exac­te­ment le même monde, le même Etat, mais débar­ras­sés de la « caste » : il se « figure le monde sans elle ». Il s’agit seule­ment de conser­ver tous les élé­ments de cette société en les sous­trayant aux pra­tiques de ces indi­vi­dus « mal­veillants » et « mani­pu­la­teurs » qui les per­ver­tissent et les cor­rompent. Un vrai sala­riat, une vraie édu­ca­tion, une vraie poli­tique de santé, une vraie démo­cra­tie, une vraie infor­ma­tion, une vraie agri­cul­ture, une vraie consom­ma­tion, une vraie éco­no­mie, un vrai Etat.
    Le com­plo­tisme cri­tique tout, en dési­rant que ce qui existe devienne « vrai ». Mais en conce­vant son objet comme « face obs­cure » et détour­ne­ment démo­niaque, cette cri­tique fait de cet objet un simple acci­dent de ce même monde. Elle affirme par là ne sou­hai­ter que la pour­suite du monde tel qu’il est. Le tout de ce qui existe pour­rait être si beau s’il n’était pas mani­pulé, détourné. La classe domi­nante, sa repro­duc­tion, ses pra­tiques, la pour­suite de ses inté­rêts, la pro­duc­tion idéo­lo­gique ne sont plus le pro­duit natu­rel de tous les rap­ports sociaux que le com­plo­tiste veut conser­ver, mais le fait d’une bande de mal­frats cher­chant à nous prendre pour des imbé­ciles. Le com­plo­tiste est un malin et on ne la lui fait pas, il est expert en tout. Il est remar­quable de consta­ter (il y a eu quelques études là-dessus) que le com­plo­tisme affecte en pre­mier lieu une classe moyenne diplô­mée, celle qui aime son « esprit cri­tique », s’en vante et le porte par­tout en ban­dou­lière. Pour ceux qui vivent quo­ti­dien­ne­ment toutes les humi­lia­tions et la misère des rap­ports sociaux capi­ta­listes, les « com­plots » visant à asser­vir notre liberté à nous contrô­ler n’ont guère de sens. Il faut aimer ce monde pour ne pas vou­loir qu’il nous mente.

    #complotisme

    • Pour le com­plo­tiste, répon­dant par là à la pen­sée spon­ta­née, [les organes de l’appareil d’Etat] sont neutres et non, dans leur exis­tence même et leur forme, ceux d’une dic­ta­ture de classe. En consé­quence, s’ils ne fonc­tionnent pas « comme ils devraient », comme un « ser­vice public », comme un « bien com­mun », c’est qu’ils sont pré­emp­tés, détour­nés et per­ver­tis par une clique, une caste. Le com­plo­tiste est le citoyen idéal.

      Repo­sant sur cette concep­tion « natu­relle » de l’Etat, le com­plo­tisme n’est pas la « psy­cho­pa­tho­lo­gie de quelques éga­rés », il est le « symp­tôme néces­saire de la dépos­ses­sion poli­tique » et de la « confis­ca­tion du débat public ». Il répond à la « mono­po­li­sa­tion de la parole légi­time » par les « repré­sen­tants » assis­tés des « experts », toute cri­tique devient une aber­ra­tion men­tale immé­dia­te­ment dis­qua­li­fiée comme « com­plo­tiste ». Il est vrai que si le com­plo­tisme est devenu le nou­vel indice du cré­tin, c’est qu’il est le nou­veau lieu com­mun de la bêtise jour­na­lis­tique et de nom­breux phi­lo­sophes et socio­logues qui se gardent tout de même d’épingler un pré­sident de la Répu­blique sou­te­nant que les Gilets Jaunes sont le résul­tat d’une manœuvre mos­co­vite (Le Point février 2019).

    • Hebdo #97 : crise sanitaire, démocratie et « complotisme » – il y a déjà bien assez à faire avec le réel

      Les « conspirationnismes » – sans amalgamer doutes légitimes et affabulations organisées – méritent mieux que des disqualifications moralisatrices. Ils doivent être étudiés à la racine des crises sanitaire et politique qu’ils révèlent, et c’est là le regard que posent nos contributeurs sur ces dévoiements dogmatiques de l’esprit critique, mais aussi sur le risque de dépolitisation massive qu’ils représentent. Capitalisme planétaire insatiable, mensonges d’État : nul besoin de grands complots pour avoir du pain sur la planche.

      https://blogs.mediapart.fr/edition/lhebdo-du-club/article/210121/hebdo-97-crise-sanitaire-democratie-et-complotisme-il-y-deja-bien-as

    • En discutant avec des tennants du complotisme j’ai remarqué qu’ils croient tous en un principe du bien et du mal absolu qui se combattent et sont théistes. Je parle au masculin car j’ai pas rencontré ni discuté avec des femmes complotistes jusqu’ici.

    • Dans ma famille très proche, et depuis quasiment le tout début de la crise, femme comme la plupart des membres de son réseau, du moins ce que j’en perçois. Pas vraiment théiste à ce que je sache. Pas du tout gênées par les personnalités des promoteurs phares du réseau francophone.

      Surtout, ce qui me frappe, c’est le nombre de gens, des deux sexes, qui posent, naïvement ou pseudo-naïvement, les « bonnes questions » dont les « mauvaises réponses » font basculer du côté obscur. Et souvent, lesdites questions s’enchainent autour du schéma obscur.Pour sonder ou, peut-être, ne pas se dévoiler.

  • Hydrocarbures : le Turkménistan et l’Azerbaïdjan mettent fin à une dispute en #mer_Caspienne | Connaissances des énergies

    https://www.connaissancedesenergies.org/afp/hydrocarbures-le-turkmenistan-et-lazerbaidjan-mettent-fin-u

    Le #Turkménistan et l’#Azerbaïdjan ont annoncé jeudi la prospection conjointe d’un gisement d’hydrocarbures en mer Caspienne, mettant ainsi fin à des années de désaccord, ce qui pourrait faciliter la construction d’un gazoduc turkmène vers l’Europe.

    Dans un communiqué, le ministère turkmène des Affaires étrangères a indiqué que les deux ex-républiques soviétiques avaient signé un mémorandum « sur la prospection, le développement et la mise en service du champ d’hydrocarbures Dostluk en mer Caspienne ». La présidence azerbaïdjanaise, dans une annonce similaire, a précisé que les chefs d’État des deux pays, Ilham Aliev et Gourbangouly Berdymoukhamedov, avaient échangé par vidéo-conférence pour sceller cet accord.

  • Réseaux sociaux, nouveaux censeurs du web - Ép. 4/4 - Pirates 2.0
    https://www.franceculture.fr/emissions/cultures-monde/pirates-20-44-reseaux-sociaux-nouveaux-censeurs-du-web?actId=ebwp0YMB8

    Suite à l’affaire de la suspension des comptes de Donald Trump, des voix s’élèvent, appelant le pouvoir politique à réguler les réseaux sociaux, sous peine de voir Internet imposer des règles au pouvoir politique. Que révèle cette polémique du rôle des réseaux sociaux dans le débat démocratique ? La suspension des comptes de l’ancien président américain Donald Trump par toutes les grandes plateformes à la suite de l’attaque du Congrès par une partie de ses partisans a créé un précédent inédit, mais a (...)

    #Google #Facebook #YouTube #Twitter #censure #domination #SocialNetwork

  • Sars-CoV2 dans les eaux usées, remarquable présentation du projet #Obepine

    https://www.youtube.com/watch?v=SytzIqgZMd4


    visioconférence de Vincent Maréchal et Yvon Maday, du projet obepine, organisée par Guillaume Rozier (CovidTracker)
    https://twitter.com/GuillaumeRozier/status/1351994502861479947

    les résultats déjà obtenus par Obepine étaient sous embargo à la demande des collectivités territoriales - qui sont responsables du traitement des eaux usées - cet embargo vient d’être levé et sera remplacé par un différé de 72 heures entre la transmission des résultats au collectivités et leur diffusion publique.

    Le scoop : d’ici le début de la semaine prochaine (dimanche ou lundi) les résultats d’une quarantaine de stations d’épuration seront publiés.

    • ils l’expliquent clairement dans la vidéo : ils y sont contraints par les accords avec certaines des collectivités territoriales qui, seules, peuvent accorder l’accès aux prélèvements dans les stations d’épuration.

      Le (les !) traitement(s) à partir des données brutes et leur nécessité absolue sont clairement détaillés, ainsi que la très grosse difficulté - qu’ils ont apparemment résolue – d’assurer une comparabilité entre sites en tenant compte de la très grande hétérogénéité et dispersion des mesures des laboratoires.

      Et (bis) le suivi d’une quarantaine de site en tendance devrait dorénavant être disponible avec un différé à partir du début de la semaine prochaine.

      Mais que tout cela ne te dispense pas d’écouter la vidéo quand tu auras le temps.

    • Sur la rétention d’information de certaines communes sur ces données dans l’été, ils expliquent quand même que c’est pour pas faire peur aux touristes / commerce...

      Donc planquer un peu l’info sous le tapis du public, même si ça permet aussi au modèle d’être affiné / confirmé... Il me semble que dire "c’est un travail de recherche en cours, voilà où on en est, ce qu’on analyse, sous réserve de ..." aurait pu être plus transparent et utile à cette époque. (peut être que ça avait été fait, mais il ne semble pas, ou discrètement ?)

      Également je note que le mathématicien indique "on ne peut donner les données brutes" (qui ne veulent rien dire), en préférant fournir un indicateur spécifique (de 0 à 150) sans expliquer vraiment de détail sur comment est calculé cet indicateur / échelle au final (« un peu comme Ritchter », donc on suppose quelque chose de logarithmique ?).

  • Sinon, vous avez vu que le nombre de cas a explosé en moins de deux semaines en Espagne, avec un nombre de cas par habitant qui a dépassé la Grande Bretagne ?

    Et la France a désormais quasiment deux fois plus de cas par habitant que l’Allemagne. En fait, la France a quasiment le nombre de cas par habitant de l’Allemagne fin décembre (sachant qu’en Allemagne, évidemment, le pic des décès a été atteint 3 semaines plus tard, mi-janvier).

    La petite musique sur l’air de « c’est stable, c’est stable » du gouvernement, ça me fait penser à la blague du type qui tombe du haut d’un gratte-ciel, et à chaque étage il se dit « jusqu’ici tout va bien ».

  • Moodbeam, le bracelet qui tracke le moral des salariés
    https://www.ladn.eu/tech-a-suivre/moodbeam-bracelet-connecte-moral-des-salaries

    Quelle foutaise ne vont-ils pas inventer encore ?

    Si tout va bien, appuyer sur le bouton jaune, sinon c’est le bouton bleu.

    On connaissait les bracelets connectés pour mesurer le rythme cardiaque, le nombre de pas effectués par jour, les cycles de sommeil… Celui-ci, commercialisé par la société Moodbeam, contrôle le moral des salariés. Il est doté de deux boutons. Vous ne vous sentez pas bien ? Appuyez sur le bouton bleu. Tout roule ? Appuyez sur le bouton jaune.

    L’entreprise britannique, lancée en 2016, estime sa technologie particulièrement appropriée au télétravail généralisé, rapporte la BBC. « Les entreprises essaient de rester connectées à leurs salariés qui travaillent depuis chez eux. Le bracelet permet de demander "ça va ?" à 500 collaborateurs sans avoir à décrocher son téléphone », argumente Christina Colmer McHugh, fondatrice de Moodbeam, qui affiche sur son site une petite dizaine d’entreprises clientes dont la banque Barclays et le groupe britannique de construction Morgan Sindall.
    Tableau récapitulatif de votre humeur

    Le gadget est connecté à une application. Sur celle-ci, le salarié et son manager peuvent voir divers graphiques représentant les changements d’humeur durant la journée et la semaine écoulée. Chaque jour l’application calcule le « happiness score » du salarié et de son équipe. Il est également possible de comparer le moral des différents employés, et de repérer des « tendances ». Tiens, tiens, mais pourquoi Jean-Mi n’est jamais heureux vers 22h30 ?

    Pour s’assurer que chacun mette régulièrement à jour son humeur, Moodbeam propose un système de rappel, qu’il est possible de paramétrer.
    Un pansement pas très efficace

    Il est évident que la progression de l’anxiété est un sujet dont les managers doivent s’emparer. Selon CoviPrev, une enquête nationale de Santé publique France, qui interroge à intervalles rapprochés des échantillons indépendants de 2 000 personnes, le taux d’états anxieux était estimé fin novembre à 18,5 % pour l’ensemble de la population, et le taux d’état dépressif à 23 %, soit deux fois plus qu’en septembre. Mais pas sûr qu’appuyer sur un bouton bleu et voir son humeur comparée à celle des autres soient des outils très efficaces.

    Chris Rowley, professeur en ressources humaines à la Cass Business School, University of London, interrogé par la BBC, estime que le risque est de voir ce type de technologie utilisée comme des pansements appliqués à la va-vite. Il faut que cela soit accompagné d’un réel support pour les salariés, estime-t-il. « Les employeurs doivent essayer de réduire le sentiment d’isolement en créant un sentiment d’appartenance. »

    #Nouvelle_domesticité #Foutaises #Mood

  • A wristband that tells your boss if you are unhappy - BBC News
    https://www.bbc.com/news/business-55637328

    Comment dit-on foutaises en anglais ?

    The gadget, which links to a mobile phone app and web interface, has two buttons, one yellow and one blue. The idea is that you press the yellow one if you are feeling happy, and the blue one if you are sad.

    Aimed at companies who wish to monitor the wellbeing of staff who are working from home, the idea is that employees are encouraged to wear the wristband (they can say no), and press the relevant button as they see fit throughout the working week.

    Managers can then view an online dashboard to see how workers are feeling and coping. With bosses no longer able to check in physically with their team, Moodbeam hopes to bridge the gap.

    “Businesses are trying to get on top of staying connected with staff working from home. Here they can ask 500 members: ’You ok?’ without picking up the phone,” says Moodbeam co-founder Christina Colmer McHugh.
    Christina Colmer McHughimage copyrightChristina Colmer McHugh
    image captionChristina Colmer McHugh was inspired by her daughter

    She originally came up with the idea for the product after she discovered that her daughter was struggling at school, and she wanted a way for her child to let her know how she was feeling. The wristband was launched commercially in 2016.

    With many children, especially teenagers, likely to balk at the idea of having to press a button on a wristband to let their parents know how they are doing, how probable is it that employees would be willing to do the same for their boss?

    Ms Colmer McHugh, whose firm is based in Hull, says that many are indeed happy to do so. “We moved away from anonymous to identifiable data after trials found that people do want to be identified,” she says.

    One organisation now using Moodbeam is UK charity Brave Mind.

    “One member of the team was in an uncomfortable place, struggling with a huge workload, and disillusioned with what was going on,” says trustee Paddy Burtt. “It’s not something he would have flagged up, and we wouldn’t have known about it unless we had seen the data.”

    With depression and anxiety estimated to have cost the global economy $1 trillion (£730bn) per year in lost productivity before the pandemic, according to the World Health Organization, mental health in the workplace has long been a concern. However, Covid-19 lockdowns and home working appear to have worsened the issue.

    UK mental health charity Mind said last year that 60% of adults thought their mental health had got worse during the first lockdown. And a survey by human resources software firm Employment Hero suggested that a quarter of people employed by small and medium-sized UK firms wanted more mental health support during the pandemic.
    A man working from homeimage copyrightGetty Images
    image captionThe solitude of working from home is tough for some of us

    With most of us not due to return to the office any time soon, a number of other technology firms are also exploring ways to help companies better look after their employees’ emotional wellbeing.

    In San Francisco, mental wellness app Modern Health aims to help employers more easily connect their workers with a variety of mental health resources, such as sessions with therapists.

    The journey starts with staff answering a short online questionnaire about their mental health, leading to a personalised mental healthcare plan. This could involve video call sessions with an expert on dealing with anxiety, or being directed to a digital meditation plan.

    “The idea is to give employees the tools to build resilience,” says Alyson Watson, chief executive of Modern Health, which has 190 companies around the world signed up. “People are working from home and struggling. Leaders can no longer expect employees to compartmentalise what is going on at work and in their personal life.”
    Modern Health’s appimage copyrightModern Health
    image captionModern Health’s app can connect employees with therapists

    This blurring of our work life and downtime is one key aspect of working from home that many of us struggle with. To help better separate the two, Microsoft is set to implement a “virtual commute” across its Teams file-sharing and video-conferencing app.

    Billed as a mental bookend for the workday, as the end of the day approaches, users will receive a notification. This will prompt them to go through a series of activities such as adding pending tasks to a to-do list for the next day, reflect on how they felt about the day, and a guided meditation session via the Headspace meditation and sleep app.

    #Nouvbelle_domesticité #Travail #Foutaises #Mood

  • Decade of conflict triggering ‘slow tsunami’ across Syria, Security Council hears | | UN News
    https://news.un.org/en/story/2021/01/1082592

    “Today, millions inside the country and the millions of refugees outside, are grappling with deep trauma, grinding poverty, personal insecurity, and lack of hope for the future”, Special Envoy Geir Pedersen said via video link.
    Ten years of death, displacement, destruction and destitution “on a massive scale”, have left millions of Syrians grappling with “deep trauma, grinding poverty, personal insecurity and lack of hope for the future”, he added.
    He cited the UN humanitarian office, OCHA, in saying that more than eight in 10 people are living in poverty, and the World Food Programme (WFP) has assessed that 9.3 million are food insecure. And with rising inflation and fuel shortages, he expects that the authorities will be unable to provide basic services and goods. The pandemic is also continuing to take its toll.
    “Syrians are suffering”, the UN official said, speaking out against economic sanctions that would worsen the plight of Syrians. “A torn society faces further unraveling of its social fabric, sowing the seeds for more suffering and even more instability”, he warned. Civilians continue to be killed in crossfire and IED attacks while facing dangers ranging “from instability, arbitrary detention and abduction, to criminality and the activities of UN-listed terrorist groups”, said the UN envoy. “The political process is not as yet delivering real changes in Syrian’s lives nor a real vision for the future”, he said, pointing to the need for confidence-building steps, such as unhindered humanitarian access; information on and access to detainees; and a nationwide ceasefire. He called for “more serious and cooperative international diplomacy” and urged States to build on common interests, including stability, counter-terrorism and preventing further conflict that “could unlock genuine progress and could chart a safe and secure path out of this crisis for all Syrians”. Mr. Pedersen flagged that, depending on COVID, the Syrian-led, Syrian-owned, UN-facilitated Constitutional Committee will convene in Geneva next week. “We need to ensure that the Committee begins to move from ‘preparing’ a constitutional reform to ‘drafting’ one, as it is mandated to do”, he spelled out.
    UN Humanitarian Coordinator Mark Lowcock, spoke of “historically high levels” of food prices and the “drastically” declining value of Syria’s currency that have together driven food insecurity. “As a result of decreased purchasing power, over 80 per cent of households report relying on negative coping mechanisms to afford food”, he told ambassadors. Also of grave concern is the continuing economic crisis that has created fuel shortages and power cuts during winter, and a rising dependency on child labor. Furthermore, harsh weather has sparked widespread flooding, forcing Syrians to “spend entire nights standing up in their tents due to rising flood waters”, the UN Humanitarian Coordinator said. As the COVID pandemic compounds the economic crisis, he said that amidst limited testing, “there are indications that Syria may be experiencing a renewed wave of infections”. Turning to desperate conditions at the notorious Al Hol refugee camp, the UN official stressed that security must be provided without endangering residents, violating their rights or restricting humanitarian access. He reminded that most of the 62,000 people there are younger than 12, and “growing up in unacceptable conditions”. Stressing the UN’s focus on life-saving humanitarian needs, Mr. Lowcock said the Organization was committed to assisting but required “adequate funding, improved access, and an end to the violence that has tormented Syrians for nearly a decade”.

    #Covid-19#migrant#migration#syrie#refugie#personnedeplacee#camp#sante#crise#vulnerabilite#sante

  • Après la #Méditerranée (https://seenthis.net/messages/598388) et les #Alpes (https://seenthis.net/messages/891799), #Génération_identitaire fait une opération « anti-migrants » dans les #Pyrénées...

    Génération Identitaire lance une nouvelle opération antimigrants dans les Pyrénées

    C’est le deuxième coup médiatique de ce type que l’organisation d’extrême droite lance aux frontières du pays. La présidente de la région Occitanie, Carole Delga, demande à la préfecture d’y « mettre fin ».

    Deux ans après son opération sur les hauteurs de Besançon, à la frontière franco-italienne, Génération identitaire récidive dans les Pyrénées. Le groupuscule d’extrême droite, adepte des coups médiatiques, affirme depuis ce mardi matin « sillonner » les abords du #col_du_Portillon, près de #Bagnères-de-Luchon, afin d’empêcher l’entrée de réfugiés sur le sol français.

    En doudoune bleue et au volant de trois 4x4 sérigraphiés, une trentaine de militants s’affichent sur les réseaux sociaux au nom de « la #défense_de_l'Europe ». Leur mission, affirme sur Telegram l’une des têtes d’affiche, #Thaïs_d'Escufon, consiste à « surveiller tout passage éventuel de migrants et en alerter les autorités ». Car, ajoute-t-elle, dans une communication très anxiogène, « plus une seule goutte de sang Français ou Européen (sic) ne doit couler à cause du couteau d’un terroriste ». Le 5 janvier, le préfet Etienne Guyot avait annoncé la fermeture temporaire du col du Portillon « dans le cadre de la lutte contre le terrorisme » et du renforcement des contrôles aux frontières voulu par Emmanuel Macron en novembre.

    Contactée par Le Parisien, la gendarmerie locale confirme avoir rencontré ces individus dans la matinée au niveau du col du Portillon, puis dans l’après-midi à l’autre poste-frontière du département, entre #Melles et #Pont-du-Roy. Mais le chef d’escadron #Pierre_Tambrun assure n’avoir constaté « aucun trouble à l’ordre public » et « aucune opération de remise de migrants ». Simplement « des personnes avec des drapeaux » qui, « en nous voyant, sont restées un petit peu puis reparties ». Interrogé sur les passages dans cette zone, il indique que la « fréquentation de ces deux points de passage montagneux est beaucoup plus faible en comparaison des voies d’autoroutes côté Pays Basque et côté Perpignan ».

    « Un coup de force contraire aux valeurs de la République »

    Dans un message posté sur Twitter, la présidente de la région Occitanie, Carole Delga (PS), demande à la préfecture de « mettre fin fermement et sans délais à ce coup de force contraire aux valeurs de la République ». Un appel lancé conjointement avec le député local Joël Aviragnet, le président du conseil départemental George Meric et le maire de Luchon, Eric Azémard. « Cette opération, menée en toute illégalité, a seulement pour but de créer le « buzz » médiatique et ainsi permettre à ces extrémistes de développer leur discours de haine », poursuivent les élus dans une lettre que s’est procurée le journal local Petite République.


    https://twitter.com/CaroleDelga/status/1351541472965914625

    Ils exigent par ailleurs la dissolution de Génération Identitaire. Un serpent de mer dans les couloirs du ministère de l’Intérieur, sollicité depuis plusieurs années à ce sujet, et relancé cet après-midi par le Parisien. En vain.

    La préfecture de police de région a répondu en fin de journée dans un communiqué. Le préfet « a fermement » condamné ces actions « purement symboliques (...) qui ont mobilisé inutilement les forces de l’ordre, les détournant de leur mission de surveillance de la frontière ». L’un des activistes d’extrême droite a par ailleurs été entendu par la gendarmerie après avoir participé au « déploiement d’une banderole sur un site appartenant à EDF », et la justice a « été saisie ».

    Le 16 décembre dernier, Generation Identitaire et trois de ses cadres ont été relaxés par la cour d’appel de Grenoble (Isère), dans l’affaire des opérations antimigrants menées en 2018 dans les Alpes. Dans son arrêt, la cour estime que cette chaîne humaine était une action « purement de propagande politique », « à visée médiatique » et « annoncée comme telle ». Elle n’était donc pas « de nature à créer une confusion dans l’esprit du public avec l’exercice des forces de l’ordre ».

    En 2012, l’organisation s’était fait connaître pour l’occupation du toit d’une mosquée à Poitiers (Vienne). Le 13 juin dernier, elle avait également déployé une banderole provocatrice contre le « racisme anti-blanc » lors d’une manifestation organisée place de la République à Paris contre les violences policières et le racisme.

    https://www.leparisien.fr/amp/faits-divers/generation-identitaire-lance-une-nouvelle-operation-antimigrants-dans-les
    #frontières #extrême_droite #France #Espagne #asile #migrations #réfugiés #montagne #defend_Europe

    ping @karine4 @isskein

  • 9,15 euros/heure : Uber dévoile le revenu de ses chauffeurs français
    https://www.rtbf.be/info/economie/detail_9-15-euros-heure-uber-devoile-le-revenu-de-ses-chauffeurs-francais?id=10

    27 janvier 2019 à - En difficulté après une récente décision de justice qui pourrait bousculer en profondeur son modèle économique et une fronde de certains conducteurs VTC, la plateforme américaine Uber dévoile des chiffres inédits sur les revenus de ses chauffeurs français.

    Combien gagne un conducteur Uber ? Telle est la question à laquelle le premier opérateur VTC (voiture de transport avec chauffeur) en France (environ 28.000 conducteurs) a décidé de répondre grâce à des données internes que l’AFP a pu consulter dimanche.

    « Cela marque une forte volonté de transparence, une nouvelle phase de maturité dans la relation aux chauffeurs et une contribution au débat public sur le travail des indépendants », insiste Uber.

    Salaire net après commissions, frais, TVA, cotisations...
    Premier constat, basé « sur des données réelles » tirées de l’application, le chiffre d’affaires médian horaire s’élève à 24,81 euros. Ce n’est évidemment pas la somme qui va dans la poche du chauffeur. Son revenu horaire net après versement de la commission due à la plateforme (25%), frais de service, TVA et cotisations sociales, s’affiche à 9,15 euros.

    Soit un revenu net mensuel de 1.617 euros, selon Uber. Ce revenu est calculé sur l’hypothèse de 45,3 heures de connexion hebdomadaire à l’application, ce qui est, souligne Uber, le « temps de travail des non-salariés ».

    A titre de comparaison, l’entreprise rappelle que le revenu médian des non-salariés dans le transport est de 1.430 euros mensuel et de 1.110 euros pour le « transport public particulier », selon l’Insee. Évidemment, tous les chauffeurs ne se connectent pas 45 heures sur Uber, pouvant utiliser d’autres plateformes.

    Au travers d’une enquête de Kantar TNS auprès de 1600 chauffeurs en octobre 2018, Uber tente également d’éclairer le profil de ses chauffeurs, dont certains ont manifesté en janvier pour réclamer des changements de réglementation.

    Ainsi, au volant par exemple d’une Peugeot 508 - véhicule le plus utilisé sur Uber -, on retrouvera un conducteur âgé en moyenne de 39 ans et qui sera un peu plus d’une fois sur trois (37%) titulaire d’un bac +2 et plus.

    Selon l’étude, 89% d’entre eux choisissent Uber pour l’"indépendance" offerte, 81% pour être leur « propre patron ».

    Le 10 janvier, la cour d’appel de Paris a estimé qu’un plaignant était lié à Uber par un « contrat de travail », ouvrant la voie à une requalification en masse, une décision qui fait l’objet d’un pourvoi en cassation.

    #Uber #Belgien #Frankreich #Gehalt #Lohn

  • The Atlantic Monthly/Volume 12/Number 71/Life Without Principle - Wikisource, the free online library
    https://en.m.wikisource.org/wiki/The_Atlantic_Monthly/Volume_12/Number_71/Life_Without_Principle

    This essay was derived from the lecture “What Shall It Profit?”, which Thoreau first delivered on 6 December 1854, at Railroad Hall in Providence Rhode Island. He delivered it several times over the next two years, and edited it for publication before he died in 1862. It was first published posthumously in the October 1863 issue of The Atlantic Monthly ( Volume 12, Issue 71, pp. 484—495.) where it was given its modern title.

    #histoire #philosophie #USA

  • Charité-Ärztin Ingeborg Rapoport : „Der Sozialismus wird kommen“
    https://www.berliner-zeitung.de/zeitenwende/charite-aerztin-ingeborg-rapoport-der-sozialismus-wird-kommen-li.13

    In der 3. Staffel der Charité-Serie spielt Nina Kunzendorf die Ärztin Inge Rapoport. Wer war sie? Und warum glaubte sie, die DDR sei das bessere Deutschland?

    11.1.2021, von, Charlotte Misselwitz


    Inge Rapoport als Exilantin in den USA.

    Berlin„Das war meine letzte politische Aktion“, sagte Inge Rapoport 2015 zu mir am Telefon. Sie war gerade aus Hamburg zurückgekehrt, wo sie im Alter von 102 Jahren ihren Doktortitel erhielt. Ihre Stimme war schwach, erschöpft von den Interviews mit deutschen und internationalen Medien. Immer wieder musste sie erzählen, wie sie als Jüdin ihre Doktorarbeit nicht verteidigen konnte und warum sie 1938 in die USA emigrierte. Wie sie dort begann, sich politisch zu engagieren und als Ärztin zusammen mit ihrem Mann Mitja Rapoport die damalige Black-Power-Bewegung für die Bürgerrechte der Afroamerikaner unterstützte. Und wie dann beide unter dem republikanischen Senator des von Wisconsin, Joseph McCarthy, als Kommunisten die USA verlassen mussten, weil er zur Jagd auf Linke blies.

    Wie viele der Juden in der DDR war sie der Überzeugung, die DDR sei das bessere Deutschland gewesen.

    Inge Rapoport sprach immer von ihrem Wohnzimmer in Berlin-Pankow aus. Eine kleine gebrechliche Frau mit weißen kurzen Haaren und einem für ihr Alter ungewöhnlich ebenmäßigen Gesicht. Sie saß umringt von schweren Lesegerätschaften, die runden Augen in die Ferne gerichtet, erzählte, wie sie 1952 in die DDR kam, Professorin für Pädiatrie wurde und die Neonatologie an der Ost-Berliner Charité aufbaute. Sie ergänzte, es sei eine „Freude“ gewesen, in einem Gesundheitssystem „für alle“ zu arbeiten. Und hatte sie endlich das Thema auf den Sozialismus gebracht, klang ihre Stimme plötzlich glockenrein: „Er wird ja auch kommen – irgendwann.“

    Die meisten Interviewer verbuchten solche Aussagen als ostalgisch, überholt oder gar politisch inkorrekt. Nur wenige wussten, Ingeborg Rapoport war schon vor der DDR-Staatsgründung links gewesen und ist es bis zu ihrem Tod 2017 geblieben. Wie viele der Juden in der DDR war sie der Überzeugung, die DDR sei das bessere Deutschland gewesen, sie schreckte auch keine eventuelle Diskreditierung als Verteidigerin des „Unrechtsstaates“ DDR ab. Und doch war sie für mich, die in ihrem Pankower Umfeld aufwuchs, eine Mentorin, eine Mahnerin an einstige Diskurse und Ideen, aber auch ein Frauenvorbild, in dem Karriere, Familie und große Liebe vereinbar waren.

    In Berlin lebten sie und ihr Mann Mitja gegenüber der Familie des Bildhauers Fritz Cremer, des Schriftstellers Bodo Uhse, den Parylas, Schauspielern aus Österreich und vielen mehr. In ihrem Haus in Pankow, eine bescheidene Hommage an den Bauhaustil, erzählte sie, wie sich schon ihr Umfeld als junge Frau um ihre Sorglosigkeit sorgte. In den USA, dem Land ihrer ersten Emigration ab 1938, sagte Inge den Chefs der größten Elite-Unis ins Gesicht, dass sie nicht einmal den kleinsten Anteil ihrer Studiengebühren bezahlen könne. Nur mit Stipendien kletterte sie die amerikanische Karriereleiter hinauf: Women’s Medical College, Johns Hopkins Hospital, Children’s Hospital in Cincinnati. Status hatte für sie nichts mit Geld zu tun. In der Durchreiche von ihrer Küche wurde auf gelben Sprelacart-Holzplanken der Käsekuchen gereicht. Er war immer frisch aufgebacken, saftig und „aus dem Tiefkühlfach, von Aldi“, wie sie kichernd erklärte.

    Inge Rapoport, als Kind eines „Kolonialkaufmanns“ im afrikanischen Kamerun geboren, war in Hamburg aufgewachsen, jüdische Mutter, christlicher Vater. Der verschleuderte das Vermögen der Mutter, bevor er sie verließ. Die Tochter spielte mit dem Gedanken, nicht zu heiraten. Sie kannte einige Frauen, die damals um ihres Berufes willen ebenso entschieden hatten. Aber Mitja Rapoport saß in der Kommission für die Neubewerbungen am Krankenhaus in Cincinnati und ließ diejenige kommen, über die es hieß, sie schere sich nicht um Geld. Sie heirateten, bekamen vier Kinder. Inge lernte durch Mitja die kommunistische Partei der USA (CPUSA) kennen, trat ein und engagierte sich an der Seite ihres Mannes für eine gerechte Umverteilung finanzieller Mittel und die Gleichberechtigung der Schwarzen.

    Ich weiß nicht genau, was es heißt, Jüdin zu sein. Aber ich habe Solidarität mit einem Volk, das verfolgt wird.
    Inge Rapoport über Rassismus in den USA

    „Ich weiß nicht genau, was es heißt, Jüdin zu sein. Aber ich habe Solidarität mit einem Volk, das verfolgt wird“, sagte sie einmal. Sie hatte vor ihrer Flucht aus Deutschland erlebt, wie Juden nicht mehr in Krankenhäusern behandelt werden durften. Dann, in den USA, durfte sie als Rettungsärztin schwarze Patienten nicht in die weißen Krankenhäuser bringen lassen, schreibt sie in ihrer Autobiografie. Sie fand offenbar Heilung im Erkennen des eigenen Schmerzes bei anderen Gruppen – auch wenn die Erfahrungen nicht identisch waren. Und die linke Weltanschauung verlieh dem einfach nur die Theorie: Solidarität.

    „Ich bin nicht religiös.“ Keine Mesusa an der Tür, auch die Menora konnte man lange suchen. Aber sie ergänzte immer: „Ich bin Kommunist.“ Inge verwendete die männliche Bezeichnung, die im vereinigten Deutschland heute als diskriminierend gilt. Für sie war es ein Zeichen von Gleichberechtigung. Und die Kurve der sichtbar geringeren Säuglingssterblichkeit in der DDR im Vergleich zur BRD fällt ausgerechnet in ihren Wirkungsbereich zwischen 1966 bis Ende der 70er-Jahre als erste europäische Professorin für Neonatologie.

    Anfang der 50er-Jahre, noch in den USA, zog sich um Inge und ihre Familie die politische Schlinge des McCarthyismus. Sie und ihr Mann wurden mehrmals in der Lokalzeitung, dem Cincinnati Enquirer, in ihren politischen Aktivitäten, sogar als Ärzte, diffamiert. Unter anderem hatten beide in ihren Kreisen für die Unterzeichnung des Stockholmer Appells zur Ächtung von Atomwaffen geworben.

    Im Sommer 1950 kehrte sie wegen einer Vorladung frühzeitig von einer Israelreise zurück und organisierte heimlich die Ausreise zusammen mit den drei kleinen Kindern - über New York nach Zürich und schließlich nach Wien. Samuel Rapoport (so der eigentliche Vorname ihres Mannes) hatte eine Anstellung an der Universität Wien angeboten bekommen, die jedoch der amerikanische Geheimdienst CIC vereitelte – durch die Drohung, die Zahlung amerikanischer Gelder einzustellen. Der Biochemiker Mitja Rapoport hatte auch Aussicht auf eine Anstellung am renommierten Weizmann-Institut der Wissenschaften in Israel, aber die Situation der Palästinenser, die in ihren Augen unterdrückt wurden, hielt das Ehepaar vor einem Leben im jüdischen Staat zurück.

    Die DDR war keine sofortige Option, wegen der Deutschen und des Holocausts, und auch als Wissenschaftsstandort. Aber nachdem ihre Kollegin und enge Freundin Katie Dodd in den USA ihren Posten am Krankenhaus in Cincinnati verlor, hatten sie genug. „Hier in der DDR gab es ja viele jüdische Reimmigranten, die nicht nach Westdeutschland gegangen wären, sondern die ganz spezifisch die DDR optimieren wollten.“ Inge Rapoport sprach auch zehn Jahre nach der Wende von „hier“ und „DDR“ in dem einzigen Interview, das ich je mit ihr geführt habe, dem aber stundenlange Telefonate unter dem Vorwand der Korrekturen folgten.

    Wir redeten im Esszimmer am Tisch für die ganze Familie, deren Kinder und Enkelkinder mittlerweile bis in die USA verstreut waren. Mitja Rapoport saß weiter hinten in seinem Arbeitszimmer. Inge meinte, sehr schnell Fuß gefasst zu haben in der DDR in einer Zeit, die viele als die Hochsaison der antikosmopolitischen Prozesse in der Sowjetunion erinnern. Sie wurden als Eingeladene behandelt, konnten schnell arbeiten, gutes Geld verdienen, wurden mit Wohnungen versorgt. Dass einige Juden und Nichtjuden in der DDR verhaftet oder in „Funktionssperren“ versetzt wurden, kommentierte sie damit, dass das alles mit Stalins Tod 1953 vorbei gewesen sei, obwohl einige von ihnen ihre Parteimitgliedschaft und auch ihre Positionen erst 1956 zurückbekamen.

    Allerdings tauchte zwei Jahre vor Inges Tod ein Historiker auf, wie die Tochter Susan Richter heute erzählt. Er hatte einen Brief an die damalige Kontrollkommission der Prozesse gefunden, von den Rapoports geschrieben, eine Mischung aus Selbstanzeige und Verteidigung eines Wiener Freundes, der vor dem Prager Gericht unter Spionageverdacht stand. Hatten sie und Mitja vielleicht doch Angst gehabt, dass es sie treffen könnte? Und warum hat Inge das vergessen?

    Susan Richter erinnert sich, wie Inge Anfang der 70er-Jahre auf dem Balkon ihrer neuen Wohnung eine Befestigung für die Fahne zum DDR-Geburtstag suchte. Und die Tochter herausplatzte: „Mama, ich will keine DDR-Fahne aufhängen!“ Bestürzung der Mutter. Die Tochter war wie viele der Zweiten Generation der Juden in der DDR kritischer und mit oppositionellen Nachbarn wie meinen Eltern befreundet. In den Diskussionen akzeptierte Inge zwar DDR-Kritik, aber der Tenor blieb: Das DDR-System war das Beste für alle, man müsse die Menschen eben zu ihrem Glück zwingen.

    30 Jahre nach der Wende sagt Susan Richter: „Die heutige Entwicklung zeigt, für manche Menschen ist so ein System wohl besser.“ Sie sieht nun, was ihre Mutter wohl in der vom Kapitalismus gespaltenen Welt sah: den Frust der unterbezahlten Arbeitnehmer und Arbeitslosen, die Kluft zwischen Arm und Reich. Damals wurde der Frust auf die Juden gelenkt, diesmal sind es die Migranten. Wie oft, fragt die Tochter sich, wird die heutige Berliner Republik den Zusammenschluss von der rechtsnationalen AfD mit Freien Demokraten und Christdemokraten wie in Thüringen 2020 noch verhindern können?

    Inge Rapoport quälte vor ihrem Tod vor allem der Rückschritt in ein ungerechter werdendes Gesundheitswesen seit der Wiedervereinigung.
    Charlotte Misselwitz

    Thüringen 2020 hat Inge Rapoport nicht mehr erlebt. Sie quälte vor ihrem Tod vor allem der Rückschritt in ein ungerechter werdendes Gesundheitswesen seit der Wiedervereinigung. In ihrer Autobiografie beschreibt sie zudem, wie sie als emeritierte Professorin mit ansah, dass Kollegen aufgrund von Stasi-Verbindungen gekündigt wurden. Mehrere bekamen zwar vom Arbeitsgericht die Unzulänglichkeit der Vorwürfe bestätigt, weshalb auch ihre Entlassung hinfällig war. Aber ihre Stelle bekamen sie trotzdem nicht zurück. „McCarthyismus“, entfuhr es Inge immer wieder. Dass die Werke ihres Nachbarn Fritz Cremer im Deutschen Historischen Museum in Berlin „als ‚Schandmale des sozialistischen Realismus‘ verhöhnt wurden“, ließ sie in ihrer Autobiografie schreiben, sie hätte gern den „Urhebern dieser Bilderstürmerei (..) meinen Zorn und meine Verachtung gezeigt“. Zweimal musste sie erleben, wie Menschen aufgrund ihrer Verbindungen zu linksgerichteter Politik aus dem Verkehr gezogen wurden. Und das zweite Mal war wohl die Wiederholung einer traumatischen Erfahrung.


    Inge Rapoport mit 102 Jahren in ihrer Wohnung in Pankow.

    Im Pankower Domizil begann eine Zeit, in der Inge ihre eigene „Täterschaft“ reflektierte. Wo sie wem in der Charité vielleicht den Weg versperrt oder zu anderer Leute Ungunsten agiert hatte. Neben dem Gefühl, an etwas Wichtigem mitgewirkt zu haben, das nun in Scherben lag, wurde ihr ungewollt ihre jüdische Herkunft wieder bewusst: „Ich hatte mir einstmals geschworen, nie wieder in Deutschland zu leben – und hatte die DDR ausgenommen von diesem Schwur, als eine andere Art Deutschland, als Teil einer großen sozialistischen Völkergemeinschaft. Nun lebe ich wieder im alten Deutschland.“ Am Ende nagte an ihr der Gedanke, ihren Kindern doch keine Heimat gegeben zu haben. Anders als die Schwägerin Betty, die ihre Kinder in Israel aufzog.

    In ihrem wochenlangen Sterbebett nahm sie Anrufe aus Israel, den USA, England oder sonstwo entgegen. Unter denen, die sich bei der 104-Jährigen meldeten, waren kaum Gleichaltrige. Es waren eher Studenten, jüngere Freunde, Verwandte, Genossen. Sie hat nicht ahnen können, wie viele hundert Menschen zu ihrer Beerdigung in Berlin-Niederschönhausen kamen. Schon am Sterbebett wurde ihr der Zirkus manchmal zu viel. „Jede Träne 10 Cent“, sagte sie. Inge Rapoport wäre Millionärin heute. Der einzige Trost: Sie hätte auch diesen Reichtum verschmäht.

    Dies ist die gekürzte Fassung eines Porträts über Ingeborg Rapoport für die
    . Die Autorin Charlotte Misselwitz ist in Ost-Berlin geboren und arbeitet publizistisch in Radio und Print mit dem Schwerpunkt auf deutsch-israelische Themen. Sie hat 2020 ihre Doktorarbeit zur „Narrativen Rückspiegelung von Stereotypisierungen des Muslimischen in deutschen und israelischen Medien“ an den Universitäten in Essen und Tel Aviv absolviert.

    #Berlin #histoire #médecine #femmes #néonatalogie #DDR #USA

  • Bumble, Tinder and Match are banning accounts of Capitol rioters
    https://www.washingtonpost.com/technology/2021/01/16/siege-dating-app-bans

    Bumble, Tinder and others are freezing out rioters with help from law enforcement — and, in some cases, their own photos. Other app users have taken matters into their own hands by striking up conversations with potential rioters and relaying their information to the FBI. Tinder, Bumble and other dating apps are using images captured from inside the Capitol siege and other evidence to identify and ban rioters’ accounts, causing immediate consequences for those who participated as police move (...)

    #Match #Tinder #violence #délation #extrême-droite #SocialNetwork #FBI #biométrie #facial (...)

    ##reconnaissance

  • Les fuites de méthane, sujet brûlant pour le secteur pétrolier et gazier
    https://www.connaissancedesenergies.org/les-fuites-de-methane-sujet-brulant-pour-le-secteur-petroli

    Le secteur pétrolier et gazier aurait émis « près de 70 Mt de méthane (soit approximativement 2,1 Gt éq. CO2) en 2020 », soit un peu plus de 5% des émissions mondiales de gaz à effet de serre liées à l’énergie(2), selon les dernières estimations de l’AIE. Près de 60% de ces émissions de méthane proviendraient de « fuites sur la chaîne gazière », les 40% restantes étant liées à la production de pétrole.

  • Les Noirs sont antisémites parce qu’ils sont antiblancs, par James Baldwin, Stoff | Materiau |
    https://www.stoff.fr/materiau/les-noirs-sont-antisemites-parce-quils-sont-antiblancs

    À partir de 1966, le magazine nationaliste noir états-unien Liberator publia une série d’articles autour du « sémitisme dans le ghetto noir ». En raison du caractère antisémite de ces textes, et en particulier celui d’Eddie Ellis, les écrivains James Baldwin et Ossie Davis décidèrent de mettre fin à leur collaboration avec Liberator. Le quotidien The New York Times a alors proposé à Baldwin de rédiger un article sur l’#antisémitisme parmi les #Afro-américains. Le texte qui suit, dont un camarade a proposé une nouvelle traduction, est le résultat de cette commande, initialement publiée dans le New York Times du 9 avril 1967.

    [...]

    Là où Baldwin critiquait implicitement la figure simplifiée du juif propriétaire d’un capital économique qui lui offrirait une position de dominant racial, il lui substitue l’image du juif honoré d’un supposé capital symbolique de « rescapé des camps ». Ce capital garantirait moralement au juif un droit de participation au rêve américain, à l’inverse du paria noir qui en est de facto exclu. Cet argument repose implicitement sur l’idée qu’une faveur morale aurait été accordée aux juifs suite à l’épreuve de leur destruction en Europe, destruction dont ils seraient, malgré tout, sortis « victorieux ». Étrange énoncé qui, en plus de confondre le vainqueur et le rescapé, passe sous silence les vagues d’émigration juive ayant débuté bien avant la Seconde Guerre mondiale, alors que les populations juives d’Europe de l’Est et de Russie tentaient d’échapper aux pogroms, sans qu’aucune conscience d’un malheur à réparer n’ait commencé à émerger aux États-Unis.

    #USA #race

  • Le gouvernement de Boris Johnson attaqué par les musiciens britanniques sur le Brexit - Diapason
    https://www.diapasonmag.fr/a-la-une/le-gouvernement-de-boris-johnson-attaque-par-les-musiciens-britanniques-


    © Sheku Kanneh-Mason, Nicola Benedetti, Simon Rattle.
    Photos : Decca, Simon Fowler, Warner.

    Plus de cent stars de la pop et de la musique classique ont co-signé une lettre ouverte, accusant l’exécutif d’avoir « honteusement échoué » sur les règles de voyage dans l’Union européenne.

    Plus d’une centaine de musiciens britanniques ont signé dans le Times une lettre ouverte accusant le gouvernement de Boris Johnson d’avoir « honteusement échoué » sur les règles de voyage post-Brexit pour les artistes résidant au Royaume-Uni. Parmi les signataires, on trouve des stars de la pop, tels Elton John, Liam Gallagher ou Sting, mais aussi de nombreux musiciens classiques : le violoncelliste Sheku Kanneh-Mason, la violoniste Nicola Benedetti ou Simon Rattle, très concerné par ces questions.

    Ces personnalités demandent à l’exécutif de « faire d’urgence ce qu’il a promis de faire et de négocier des voyages sans paperasse en Europe pour les artistes britanniques et leur matériel ». Cette demande intervient alors que la ministre de la Culture, Caroline Dinenage, a confirmé hier que les musiciens en tournée dans l’Union européenne « seront tenus de vérifier [...] les règles ministérielles de chaque État membre dans lequel ils souhaitent tourner ». Ces règles peuvent inclure un visa, un permis de travail et des carnets pour les instruments et autres équipements de concert.

    Quand l’UE et le Royaume-Uni se renvoient la balle
    En réponse à la lettre ouverte publiée dans le Times, le gouvernement britannique a déclaré que l’UE avait « rejeté à plusieurs reprises » sa proposition qui aurait permis aux musiciens d’effectuer des tournées sur le continent, ajoutant que la propre offre de l’UE n’aurait pas fonctionné, puisqu’elle « ne traitait pas du tout des permis de travail et n’aurait pas permis au personnel accompagnant de faire des tournées avec des artistes ». Ce que Michel Barnier, le négociateur de l’UE sur le Brexit, avait contesté un peu plus tôt cette semaine, affirmant que les ministres britanniques avaient rejeté une proposition visant à offrir des exemptions de visa aux artistes de la scène.

  • Le Liban informé d’une enquête suisse visant le gouverneur de la Banque centrale
    https://www.lefigaro.fr/flash-eco/le-liban-informe-d-une-enquete-suisse-visant-le-gouverneur-de-la-banque-cen

    Le Liban a reçu de la Suisse une demande officielle d’assistance juridique pour une enquête concernant des transferts d’argent présumés effectués par le gouverneur de la banque centrale Riad Salamé, a indiqué à l’AFP une source judiciaire. L’enquête porte sur 400 millions de dollars qui, malgré des restrictions bancaires draconiennes, auraient été transférés à l’étranger par Riad Salamé, son frère, son assistante et des institutions liées à la banque centrale, a indiqué la source libanaise, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.

    Les services de Riad Salamé ont nié des « allégations », après des informations publiées mardi par le quotidien libanais Al-Akhbar. « Toutes les allégations de transferts d’argent présumés à l’étranger, qu’ils soient faits sous son nom (M. Salamé), ou sous le nom de son frère ou de son assistante, sont des informations infondées », selon un communiqué. Les autorités suisses n’ont pas réagi dans l’immédiat sur cette affaire.

  • « Entrez rêveurs, sortez manageurs ! »
    https://disruption-protestante.fr/@disruptionpr/maurice-midena-entrez-reveurs-sortez-manageurs

    Entretien avec Maurice Midena autour de son livre « Entrez rêveurs, sortez manageurs » (La Découverte, 2021). 4e de couverture : telle était la promesse de l’Inseec en 2018, dans une campagne de publicité recouvrant les murs du métro parisien. Ce slogan, dont le cynisme a été raillé sur les réseaux sociaux, dit beaucoup du processus de formation des étudiants passés par ces grandes écoles de commerce : la conversion de bons élèves, consacrés par le système scolaire, aux impératifs de l’entreprise. Durée : 52 min. Source : Disruption protestante

    https://disruption-protestante.fr/audio/AQAAAB0AAAD2Sx0ADs34BTsMAADAqgdg/disruptionpr/maurice-midena-entrez-reveurs-sortez-manageurs.mp3

  • « La collapsologie ou l’écologie mutilée » | Racine de moins un
    https://sniadecki.wordpress.com/2021/01/19/rmu-garcia-collapsologie

    Je vous propose d’écouter l’intervention de Renaud Garcia, professeur de philosophie dans un lycée à Marseille en été 2020. Il présente le contenu de son livre intitulé La collapsologie ou l’écologie mutilée publié en octobre 2020 aux éditions l’Echappée. Renaud Garcia fait dans cet ouvrage une critique de la collapsologie au nom d’une écologie radicale, c’est-à-dire qui n’oublie pas la critique de la société capitaliste et industrielle. Durée : 53 min. Source : Radio Zinzine

    https://ia801502.us.archive.org/28/items/rmu-066-collapsologie-ecologie-mutilee/RMU_066-CollapsologieEcologieMutilee.mp3

  • « #Agent_orange » : #Tran_To_Nga, une femme en guerre contre les géants de l’#agrochimie

    Cette Franco-Vietnamienne au parcours d’exception poursuit devant la #justice française #Dow_Chemical et d’autres firmes, pour avoir fourni à l’#armée_américaine des #pesticides ultratoxiques déversés autrefois sur le #Vietnam.

    Des boîtes de médicaments sont dispersées sur la table basse devant le canapé. Un beau portrait de femme – sa mère – est accroché au mur à côté de la Légion d’honneur décernée en 2004 par Jacques Chirac. Côte à côte, plusieurs Bouddha et une statuette de la Vierge veillent sur le salon de Mme Tran, 78 ans. L’endroit n’a rien d’un QG de campagne. C’est pourtant d’ici, au rez-de-chaussée d’un immeuble tranquille situé dans l’Essonne, que cette grand-mère franco-vietnamienne, à l’allure frêle, livre l’ultime combat d’une vie d’une incroyable richesse.

    Née en mars 1942, Tran To Nga grandit dans une Indochine qui s’oppose de plus en plus ouvertement au colonisateur français. A la demande de sa mère, très impliquée dans la lutte pour l’indépendance, l’intrépide fillette, francophone, porte bientôt des messages secrets dans son cartable d’écolière. Dans les décennies suivantes, elle s’engagera corps et âme dans la guerre au Vietnam.

    #paywall

    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/01/19/agent-orange-tran-to-nga-une-femme-en-guerre-contre-les-geants-de-l-agrochim
    #résistance #guerre_du_Vietnam

  • FIP : derrière les célébrations, une onde au tableau
    https://www.liberation.fr/france/2021/01/20/fip-derriere-les-celebrations-une-onde-au-tableau_1817960

    Sur Internet, l’influence de #FIP est globale. En décembre, elle était la quatrième webradio française la plus écoutée dans le monde, avec 9 millions d’heures d’écoute selon l’Alliance pour les chiffres de la presse et des médias. En France, elle compte 742 000 auditeurs par jour en FM selon Médiamétrie. Un chiffre en constante progression depuis quinze ans.

    Sauf qu’en interne, l’heure n’est pas à la fête. Loin de là. (…) Burn-out et arrêts maladie à répétition, demandes de reclassement vers d’autres antennes… Les signes de malaise semblent récurrents dans une station qui ne compte pourtant qu’une quarantaine de salariés.

    Les personnes interrogées se disent surtout affectées par la direction que prend la station musicale, particulièrement touchée par le dernier plan d’économies de 60 millions d’euros lancé par Radio France à l’automne 2019. « FIP prend cher », admettait à l’époque à Libération un dirigeant de la maison ronde. Ça s’est vérifié tout au long de l’année 2020, avec des coups de rabot de tous les côtés.

    (…) La suppression des flashs info, présents depuis la création de la station, a surpris nombre de fidèles attachés à ce bulletin original de deux minutes qui rythmait l’antenne à moins dix de chaque heure. Un choix défendu par Bérénice Ravache, qui souhaite faire de FIP un « refuge loin du vacarme ». « C’était aussi une décision réfléchie au niveau de Radio France. L’information, on la trouve partout sur les autres antennes », ajoute-t-elle. La CGT prévoit de contester la décision, arguant qu’il est inscrit dans le cahier des missions et des charges de la radio publique que toute antenne nationale se doit d’avoir son bulletin d’information.

    Initialement prévue fin août, la fin des flashs info a eu lieu, dans les faits, après le début du premier confinement mi-mars. Par la suite, les journalistes n’ont pas été rappelés, en raison des conditions sanitaires, puis à cause des disponibilités des uns et des autres, affirme la direction. Reclassés à la rentrée, les concernés font, eux, état d’un certain flou entretenu autour de leur situation, et se sentent « victimes d’une décision ultra brutale, avec l’impression d’une négation du travail qu’on avait fait jusqu’à présent », comme le regrette un journaliste. Enfin, de l’avis des équipes, une dernière décision à l’échelle du groupe viendrait affaiblir FIP : la réduction du nombre de réalisateurs. Sur cinq postes de ces « metteurs en ondes » qui veillent à la qualité de l’antenne, il n’en resterait à terme plus que deux.

    (…) A l’automne 2019, [Bérénice Ravache, nommée directrice de FIP par Matthieu Gallet en 2017] a aussi été chargée par l’actuelle PDG, Sibyle Veil, de superviser la réorganisation des antennes. Cette casquette l’aurait tenue éloignée de FIP, laissant le contrôle au directeur adjoint, Hervé Riesen, nommé au même moment. Les méthodes directives de ce dernier, « recasé » là selon certains après avoir été adjoint à la direction des antennes, ont rajouté de la tension à la tension, notamment avec les programmateurs. Le service communication de Radio France ayant refusé toute autre interview après avoir appris le sujet de notre article, Hervé Riesen n’a pas pu répondre à nos questions.

    Jusqu’ici, les dissensions ne s’entendent pas à l’antenne. Mais les équipes de FIP redoutent une aseptisation de l’identité de la station. Selon certains programmateurs, les premiers signes sont déjà là, avec une supervision plus poussée de leur travail par Riesen, qui remettrait en cause leurs choix sur des critères de moins en moins musicaux : pas de morceaux qui parlent de drogues, moins de hip-hop ou d’electro, plus de standards… Des directives qui participent à un même mouvement général : faire de la station un cocon musical, avec comme concurrentes les plateformes de streaming Spotify ou Deezer, voire l’ériger en antenne « bien-être » de Radio France. (…)

    Destruction organisée du #service_public #audiovisuel, #radio #Radio_France, #FIP.

  • Manchester University Press - Border images, border narratives
    https://manchesteruniversitypress.co.uk/9781526146267
    https://www.biblioimages.com/mup/getimage.aspx?class=books&assetversionid=278716&cat=default&size=large

    This interdisciplinary volume explores the role of images and narratives in different borderscapes. Written by experienced scholars in the field, Border images, border narratives provides fresh insight into how borders, borderscapes, and migration are imagined and narrated in public and private spheres. Offering new ways to approach the political aesthetics of the border and its ambiguities, this volume makes a valuable contribution to the methodological renewal of border studies and presents ways of discussing cultural representations of borders and related processes.

    Influenced by the thinking of philosopher Jacques Rancière, this timely volume argues that narrated and mediated images of borders and borderscapes are central to the political process, as they contribute to the public negotiation of borders and address issues such as the in/visiblity of migrants and the formation of alternative borderscapes. The contributions analyse narratives and images in literary texts, political and popular imagery, surveillance data, border art, and documentaries, as well as problems related to borderland identities, migration, and trauma. The case studies provide a highly comparative range of geographical contexts ranging from Northern Europe and Britain, via Mediterranean and Mexican-USA borderlands, to Chinese borderlands from the perspectives of critical theory, literary studies, social anthropology, media studies, and political geography.

    #frontières