oAnth

« conditio humana » | bouture de « offene Ablage : nothing to hide » abbrév. - oAnth, duquel il n’y a aussi un compte que avec des billets en DE || https://seenthis.net/people/02myseenthis02

    • « Ici, dans les quartiers populaires , le liquide, c’est culturel, poursuit le commerçant. Quand on tire les billets en début de mois, on gère mieux son budget qu’avec une carte bleue. »

      plutôt que ce partage territorial qui range le monde selon les catégories médiatiques, autant lire « chez les pauvres » ; n’avoir jamais eu de carte de retrait à plus de cinquante ans, faire ses comptes tout au long du mois avec l’argent disponible, ça se vit aussi à la campagne. La disparition des distributeurs me parait être une bénédiction, une opportunité pour se débarrasser des réflexes de consommation, l’endettement.
      C’était le message : vivez sans carte bleue pour aller mieux.

    • @sinehebdo oui, évidemment, mais je le comprends comme un aspect à articuler à d’autres usages de l’argent liquide, y compris la façon d’en retirer : moins de présence possible de ces fontaines d’abstraction que sont les distributeurs, qui rendent la tentation permanente de tirer du pognon et de céder à la vie consommante. La disparition des distributeurs me parait aussi souhaitable que l’usage du seul liquide, en ancrant le moment de retirer du pognon dans un échange réel avec le guichetier.

  • Arabie Saoudite : l’Allemagne prolonge de six mois l’embargo sur ses ventes d’armes
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/arabie-saoudite-l-allemagne-prolonge-de-six-mois-l-embargo-sur-ses-ventes-


    le gouvernement allemand a annoncé mercredi qu’il prolongeait mercredi de six mois son embargo sur les ventes d’armes à l’Arabie Saoudite
    Crédits : Reuters

    L’interdiction des ventes d’armes allemandes à Ryad est prolongée par Berlin jusqu’à la fin mars 2020 au moins.

    Cinq jours après l’attaque subie par l’Arabie Saoudite sur ses installations pétrolières par des drones houthis, le gouvernement allemand a annoncé mercredi qu’il prolongeait mercredi de six mois son embargo sur les ventes d’armes à l’Arabie Saoudite, décidé après l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi à l’automne 2018. La décision a été prise mardi par la Chancelière Angela Merkel. L’interdiction des ventes d’armes à Ryad est prolongée au moins jusqu’à la fin mars 2020, a déclaré un porte-parole du gouvernement d’Angela Merkel. D’ici là, « aucun nouveau contrat ne sera approuvé », a précisé ce porte-parole.

    En outre, l’embargo sur les composants et les équipements allemands au sein de système d’armes fabriqués par des pays alliés de matériels de pays partenaires est quant à lui maintenu jusqu’au 31 décembre, avec quelques dérogations obtenues par la France (5 thèmes sur 16), selon nos informations.

  • Attaque d’Aramco : Ryad présente des débris de drones et promet des preuves de l’implication de l’Iran
    https://www.latribune.fr/economie/international/attaque-d-aramco-l-arabie-presente-des-debris-de-drones-et-promet-des-preu


    Les restes de missiles et de drones qui, d’après le gouvernement saoudien, ont été utilisés pour attaquer une installation pétrolière Aramco, sont exposés lors d’une conférence de presse à Riyadh, en Arabie saoudite, le 18 septembre 2019.
    Crédits : Reuters

    Montrant à la presse les preuves présumées, un porte-parole du ministère saoudien de la Défense a parlé de 25 projectiles tirés depuis le « Nord », accusant nommément l’Iran. Mais la France, qui comme les États-Unis demande à voir, veut « établir soigneusement les faits » avant toute réaction, a expliqué mercredi la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

    L’Arabie saoudite a présenté mercredi des débris de drones et de missiles qui auraient été utilisés lors des attaques contre ses infrastructures pétrolières, estimant qu’ils démontraient « indéniablement » l’implication de Téhéran.

    Montrant à la presse les preuves présumées (photo ci-dessous, entre autres), un porte-parole du ministère saoudien de la Défense a parlé de 25 projectiles tirés depuis le « Nord ».

    « L’attaque a été lancée du Nord et était indéniablement commanditée par l’Iran. La preuve que vous avez sous les yeux le montre de façon indéniable », a conclu l’officier, écartant la piste de tirs venus du Yémen.

  • http://www.barbaracranephotography.net

    Bon je vais tenter de mettre de côté un peu de mon ressentiment personnel sur cette affaire, mais le nouveau site internet de Barbara Crane a de la gueule. Disons même qu’il a l’avantage de reprendre toutes les bonnes idées du précédent et de laisser de côté ses maladresses de côté (sans compter qu’il y a 17 ans d’écart entre les deux productions, autant dire plusieurs ères).

    Pour celles et ceux, nombreux, qui n’ont jamais entendu parler de Barbara Crane, sachez que dans le voisinage de Robert Frank, Robert Heinecken elle est possiblement l’une des plus grandes photographes de tous les temps. Naturellement en France on sait à peine qui c’est, à l’exception de la galerie Françoise Paviot à Paris, en Europe je ne sais pas trop et aux Etats-Unis son ordre de parution dans les listes de célèbres photographes sera souvent retardé par le fait que Barbara est une femme (et quelle !)

  • “Did You Eat the WHOLE Cake?” On Learning Estonian

    https://deepbaltic.com/2019/09/12/did-you-eat-the-whole-cake-on-learning-estonian

    “Estonian is popularly known as a difficult language to learn. Much of its vocabulary is unfamiliar, as the only other national languages it’s related to are Finnish1 and, more distantly, Hungarian. It’s even been described as the most difficult Latin-alphabet language for a native English speaker, and some of its features have assumed an almost mythical status. From my experience so far, I would agree that it’s challenging, but one of the coping strategies is to focus on one’s own reality as a learner (which will be different for each individual) and not be daunted by the myths”

  • Les Enjeux internationaux par Julie Gacon
    Stratégie américaine de la « pression maximale » sur l’Iran : l’arroseur arrosé ?
    19/09/2019
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-enjeux-internationaux/strategie-americaine-de-la-pression-maximale-sur-liran-larroseur-arros

    Intervenant Fereydoun Khavand , Spécialiste des relations économiques internationales et de l’Iran, ancien maître de conférences à l’Université de Paris-V

    Les Etats-Unis pensaient affaiblir l’Iran en lui imposant des sanctions drastiques sur ses exportations et en répondant coup sur coup à chaque attaque contre ses intérêts dans le détroit d’Ormuz. Mais le régime de Téhéran semble retourner la situation en sa faveur. Entretien avec Fereydoun Khavand .

    https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13305-19.09.2019-ITEMA_22153095-0.mp3

  • La justice peine à dépasser le mythe de la « victime idéale » dans les cas de viol | Slate.fr
    https://www.slate.fr/story/181692/mythe-victime-ideale-viol-justice-unbelievable-marc-patrick-o-leary-netflix

    « L’erreur » de Marie est simple : elle n’a pas réagi comme la société l’attend de la part d’une victime de viol. Elle a pourtant porté plainte immédiatement, elle présentait des traces physiques du viol et pleurait —mais pas assez. La jeune femme aurait dû être visiblement traumatisée, effondrée, couverte d’hématomes ou de fractures. Elle aurait dû se souvenir des moindres détails et se montrer catégorique sur le déroulé des événements. Pour être crédible et digne de la protection de l’État, Marie aurait dû être une « victime idéale ».

    La victime idéale (ou parfaite) se comporte de manière irréprochable et infaillible. Elle porte plainte immédiatement (plusieurs années après, c’est suspect), a été tabassée, elle peut prouver qu’elle a essayé de se défendre et résister ; elle ne boit pas une goutte d’alcool, a des relations sexuelles –mais pas trop–, ne se drogue pas, ne drague pas, ne sort pas, en somme ; elle ne doit surtout pas revoir ni recontacter son violeur, encore moins lui préparer son petit-déjeuner ; elle doit avoir l’air faible et fragile, surtout pas en colère, elle doit pleurer, crier, trembler, ne pas supporter la promiscuité.

    « Une victime idéale, c’est une victime morte. »

    Valérie Rey-Robert, autrice

    #culture_du_viol #viol #victime #victime_blaming

  • The Spaceline : a practical space elevator alternative achievable with current technology, by Zephyr Penoyre & Emily Sandford – arXiv
    https://www.arxiv-vanity.com/papers/1908.09339

    (une alternative à l’ascenseur spatial)

    #espace #lune #lagrange

    le premier auteur explique en ce moment-même sur twitter en quoi ça pourrait servir à créer un écran protecteur pour la planète
    https://twitter.com/zpenoyre/status/1174958824857329664

    #cosmoengineering

  • #Silicon_Valley is terrified of California’s privacy law. Good. | TechCrunch
    https://techcrunch.com/2019/09/19/silicon-valley-terrified-california-privacy-law

    Since the law passed, tech giants have pulled out their last card: pushing for an overarching federal bill.

    In doing so, the companies would be able to control their messaging through their extensive lobbying efforts, allowing them to push for a weaker statute that would nullify some of the provisions in California’s new privacy law. In doing so, companies wouldn’t have to spend a ton on more resources to ensure their compliance with a variety of statutes in multiple states.

    Just this month, a group of 51 chief executives — including Amazon’s Jeff Bezos, IBM’s Ginni Rometty and SAP’s Bill McDermott — signed an open letter to senior lawmakers asking for a federal privacy bill, arguing that consumers aren’t clever enough to “understand rules that may change depending upon the state in which they reside.”

    #vie_privée

  • L’excellente Sophie Hochhäusl sur FB (à qui je dis mille mercis) mentionne l’extraordinaire Margarete Schütte-Lihotzky (1897-2000)

    « Thinking about the politics of biography this week as I am preparing a reflection about Margarete’s attempts to write a global history of architecture from a Communist vantage point.

    Margarete Schütte-Lihotzky (1897-2000) —Resistance Fighter, Peace Activist, Feminist, Architect. »

    Here in front of a railcar in Vladivostok, 1934.

    Source: University of Applied Arts, Vienna, Collection and Archive F/CJ/4 34/1.

    #MargareteSchütteLihotzky #Resistance #Feminism #Architecture #GAHTC #WIP #StuartWeitzmanSchoolofDesign #UniversityofPennsylvania

  • Je m’en vais

    Merci à toutes les merveilleuses personnes dont j’ai pu suivre le travail ces dix dernières années et dont les contributions m’ont enrichi et dont les encouragements m’ont souvent fait beaucoup de bien. C’est sincère. Et c’est sans amertume.

    J’ai désactivé toutes les possibles notifications par mail et j’ai changé ma photo de profil. Après y avoir réfléchi et dans le respect du travail collectif qui a été fait ici et auquel il m’est arrivé de contribuer, je ne supprime pas le compte, il est juste sourd et muet.

    Je suis parti.

    Amicalement

    Phil

  • Métamorphose (1/5) | Double vie
    https://www.arteradio.com/son/61662041/double_vie_1_5_metamorphose

    1 heure et 22 minutes chaque jour. C’est le temps consacré aux réseaux sociaux, en moyenne, par internaute français. À s’inventer une vie, à l’embellir, à (se) la raconter ? La documentariste Elodie Font enquête avec rigueur et humour sur nos vies numériques et nos identités multiples. Sur tout ce que l’on dit de nous (et des autres) en ligne, pour le meilleur et pour le pire. Durée : 37 min. Source : Arte Radio

    https://dts.podtrac.com/redirect.mp3/www.arteradio.com/podcast_sound/61662041.mp3

  • Scattered protests emerge in cities across Egypt Friday night | MadaMasr

    https://madamasr.com/en/2019/09/21/news/politics/small-scale-scattered-protests-emerge-in-cities-across-egypt-friday-evenin

    Three of our journalists saw small-scale protests in Tahrir Square, where dozens were trying to assemble, chanting “The people want to bring down the regime.” During one of their attempts, riot police were seen arresting about 30 people and using tear gas. Riot police have closed some streets to all traffic, while police trucks have been driving frantically on the streets surrounding the square. Another journalist working with us saw a number of people in cars honking their horns in the Azbakeya area of central Cairo, chanting, “Down with Sisi.”

    In Alexandria, an eyewitness saw about 20 to 30 protesters gather in the central Qaed Ibrahim area, chanting “The people want to bring down the regime” and “Leave, Sisi.” Shortly after they gathered, police dispersed the crowd, beating some protesters using sticks. Some were dragged to microbuses belonging to the Ministry of Interior. Another protest took place in Raml Station, another central Alexandria neighborhood, according to a second eyewitness.

    In Suez, an eyewitness told us that a small group gathered in al-Arbaeen Square, and was left to chant against the regime for half an hour. When numbers increased, police intervened to disperse the protesters, and then began chasing after people as they dispersed.

  • Bund „in hohem Maße“ abhängig von Microsoft
    https://nl.tagesspiegel.de/r.html?uid=D.B.CKQm.JYT.BnUPA.A.Ed1fd4vuc6xgVBb8FNdl2aGrNMy4pUkq7pNk
    L’état allemand est hautement dépandant de Microsoft. C’est le résultat d’une étude due ministère de l’intérieur. L’indépendance est encore loin et la voie vers l’autonomie sera difficile.

    Ein Untersuchungsbericht des Bundesinnenministeriums bestätigt, dass die deutsche Verwaltung „in hohem Maße“ abhängig von Microsoft ist. Deutschland könnte nun ernst machen und auf Microsoft-Entzug gehen. Ein „weiter und steiniger Weg“, heißt es aus dem Ministerium.


    Schlichtes Urteil, weitreichende Folgen. Die Bundesverwaltung ist „in hohem Maßevon dem Software-Anbieter Microsoft abhängig“. So lautet das Fazit einer „strategischen Marktanalyse“ aus dem Bundesinnenministerium (BMI), die heute Vormittag veröffentlich wird und Tagesspiegel Background vorab vorliegt. Diese Abhängigkeit könne „kritische Folgen“ haben, die „noch weiter zunehmen dürften“. Die Studie aus dem Haus Horst Seehofers (CSU) sieht dringenden Handlungsbedarf, um die „digitale Souveränität der Bundesverwaltung langfristig zu sichern“.

    Das ist Wasser auf die Mühlen der Kritiker, die seit einiger Zeit darauf hinweisen, dass ohne Microsoft vermeintlich nichts mehr laufe in diesem Staat und der Softwaregigant aus Redmond quasi zum Monopolisten wurde, der Preise und Konditionen für die Nutzung seiner Produkte diktieren könne. Erst im Sommer hatte das BMI nochmals millionenschwere Verträge mit Microsoft verlängert – weil eine Alternative fehlte (Tagesspiegel Background berichtete über die Hintergründe

    „Unkontrollierbare Kosten“

    Das will man wohl künftig verhindern, die Gangart im Innenministerium verschärft sich. Die Ergebnisse der Studie lassen wenig Interpretationsspielraum offen: Die Bundesverwaltung sei „in allen Schichten“ von wenigen Software-Anbietern „stark abhängig“ – das gelte „besonders für Microsoft“. Microsoft Office und Windows wird von 96 Prozent aller „unmittelbaren Behörden“ verwendet. Die Experten von PricewaterhouseCoopers (PwC), die das BMI für die Studie beauftragte, untersuchten deshalb vor allem diese Anwendungen gemeinsam mit dem Serverbetriebssystem Windows Server.

    Das Urteil fällt vernichtend für den US-Konzern aus. Die Abhängigkeit von diesen Microsoft-Anwendungen führe zu „Schmerzpunkten in der Bundesverwaltung“, welche „im Widerspruch zu den strategischen Zielen der IT des Bundes“ stehen. Die Hauptkritikpunkte lauten „eingeschränkte Informationssicherheit“ und „(datenschutz-)rechtliche Unsicherheit“, die vor allem durch Microsoft-Cloud-Lösungen und die Übermittlung sogenannter Telemetrie- oder Diagnosedatengefährdet sei. Die Abhängigkeit von einzelnen wenigen Anbietern führe zudem zu „eingeschränkter Flexibilität“, „fremdgesteuerter Innovation“ und „unkontrollierbaren Kosten“.

    Im vergangenen Jahr hatte der Bund fast 73 Millionen Euro für Software-Lizenzen an Microsoft überwiesen. Die prognostizierten Kosten wurden dabei um mehr als 25 Millionen Euro überschritten. Länder und Kommunen miteingerechnet, ergebe das schätzungsweise mehrere Hunderte Millionen Euro pro Jahr, kritisierte der Linken-Haushaltspolitiker Victor Perli, der gegenüber Tagesspiegel Background von einer „Kostenexplosion“ sprach. Auch Sicherheits- und Datenschutzexperten äußerten bereits mehrfach Bedenken, da weiterhin unklar sei, ob und welche Daten in die Microsoft-Zentrale abfließen würden.

    Souveränität in Zeiten der Digitalisierung

    Der Hintergrund dieser Debatte hat eine internationale Tragweite. Die Folgen der US-Sanktionen gegen den chinesischen Mobilfunkausrüster Huawei würden die Problematik der „Abhängigkeit von ausländischen Software-Lieferanten“ verdeutlichen, heißt es in der Studie. Die aktuelle Untersuchung sei daher „unabdingbar“, um geeignete Schritte zur „Wahrung der digitalen Souveränität“einzuleiten.

    Diese Maßnahmen sollen „rasch“ angegangen werden, empfehlen die Autoren. AuchHartmut Beuß, CIO Nordrhein-Westfalens und federführend in der Arbeitsgruppe „Digitale Souveränität“ des IT-Planungsrates beteiligt, erklärt: „Die Aufgabe, diese Abhängigkeiten wieder deutlich zu reduzieren, ist so groß, dass sie nur von den Verwaltungen in Deutschland und Europa gemeinsam bewältigt werden kann.“

    In der Studie positiv erwähnt werden das Bundesland Schleswig-Holstein für seine Open-Source-Strategie oder auch die niederländische Regierung, die massive Datenschutzmängel bei Microsoft aufdeckte und daraufhin neue Verhandlungen einleitete. Auch Frankreich und Südkorea haben Open-Source-Projekte eingeführt. So arbeitet die französische Gendarmerie etwa im großen Umfang mit freier Software – und konnte so die Kosten senken. Mehr als 60 Projekte wurden für die Studie durchleuchtet, um daraus Ableitungen für Deutschland zu ziehen.

    Studienergebnis: Vier Handlungsoptionen für den Bund

    Diese Ableitungen sind weitreichend und münden in vier verschiedene Handlungsoptionen. Der Bund solle Rahmenbedingungen schaffen, auf Verhandlungen setzen, die eingesetzte Standardsoftware diversifizieren und Alternativen in Form von Open-Source-Software aufbauen und nutzen.

    Wenn man loskommen wolle von geschlossener Software, müsse das durch Aktionspläne oder Gesetze untermauert werden, heißt es in der Studie. Das würde Behörden sowie Unternehmen und Bürgern den „Schritt in die Unabhängigkeit“erleichtern. Ohne konkreten Rahmen könne es keine konkreten Maßnahmen geben.

    Verhandlungen allerdings könnten lediglich die Abhängigkeit lindern, sie aber nicht dauerhaft beseitigen. Diese Option könne ohnehin nur zum Ziel führen, wenn „Microsoft auf Zugeständnisse eingeht“ und diese umsetzt. Die „jüngsten Entwicklungen“ bei den Verhandlungen zur Vertragsverlängerung vor dem Sommer, heißt es in der Studie, würden „Zweifel aufkommen“ lassen, ob Verhandlungen allein wirklich Erfolge bringen können.

    Übrig bleiben also nur mehr zwei Hebel: Entweder proprietäre Software – bei der man wie bei Microsoft den Quellcode nicht einsehen kann – von anderen Anbietern einzusetzen. Oder selber Open-Source-Alternativen aufzubauen. Würde der Bund nun beginnen, am Markt verfügbare geschlossene Standardsoftware abseits der Microsoft-Lösungen einzukaufen und sein Software-Portfolio zu diversifizieren, könnte das allerdings dem Mega-Projekt und großem Sorgenkind „IT- Konsolidierung Bund“ entgegenwirken, heißt es in der Studie. Ziel der Konsolidierung sei schließlich, die komplexe IT-Landschaft der Behörden zu vereinfachen und zu zentralisieren.

    Zugleich biete sich aber auch die „günstige Gelegenheit“, die Entwicklung und den Einsatz von Software „gezielt zu steuern“. „Die laufende IT-Konsolidierung stellt einen geeigneten Zeitpunkt für die Evaluierung von Alternativen dar, da die öffentliche Verwaltung aktuell auf einen technologischen Wandel eingestellt ist“, erklärt ein Sprecher des BMI auf Anfrage. Die Studie geht sogar so weit, dass es denkbar wäre, selbst proprietäre Software zu entwickeln. Da die eigenen IT-Dienstleister dazu vermutlich nicht die Kapazitäten hätten, könnte sich der Bund alternativ dazu „an einem Softwarehersteller beteiligen oder einen solchen kaufen".

    Als aussichtsreichste Handlungsoption kann ohnehin der Aufbau von eigenen Open-Source-Alternativen betrachtet werden. Das lassen auch die Studienautoren durchklingen: „Perspektivisch ist durch diese Option die dauerhafte Unabhängigkeitvon großen Anbietern denkbar.“ Das könne sogar im Rahmen der IT-Konsolidierung passieren, indem die IT-Dienstleister des Bundes bestehende Open-Source-Software warten und anpassen und mit der Open-Source-Community und externen Dienstleistern interagieren.

    Microsoft wehrt sich gegen stärker werdende Kritik

    Microsoft will die Ergebnisse der Studie nicht unkommentiert lassen und wehrt sich. „Grundsätzlich unterstützen wir die öffentliche Verwaltung immer dabei, die Digitalisierung im öffentlichen Bereich zu beschleunigen und den Service für Bürgerinnen und Bürger zu verbessern“, erklärt eine Konzernsprecherin gestern auf Anfrage von Tagesspiegel Background. Aus Sicht von Microsoft gebe es keine Abhängigkeit, sondern „kundenseitig eine freiwillige Wahl“, die mit Blick auf den Gesamtmarkt für eine „hohe Akzeptanz“ stehe. Der öffentliche Bereich dürfe technologisch nicht noch weiter abgehängt werden, die Studie zeige zudem „keine realistisch zeitnah umsetzbaren Optionen auf“.

    Mit dieser Sicht scheint Microsoft aber eher alleine dazustehen. Sowohl beim Bundesamt für Sicherheit in der Informationstechnik (BSI) als auch bei der Datenschutzkonferenz des Bundes und der Länder (DSK), versucht man aktuell, Microsoft-Produkte zu durchleuchten. Zudem herrscht weiterhin große Skepsis, was den Einsatz der US-Software betrifft.

    Der DSK will bis Ende des Jahres eine Position zur datenschutzkonformen Nutzung von Windows 10 erarbeiten. „Leider gibt es aber immer noch Unschärfen im Sachverhalt, die uns eine abschließende Bewertung erschweren“, erklärt Ulrich Kelber, Bundesbeauftragter für den Datenschutz und die Informationsfreiheit (BfDI), Tagesspiegel Background. Eine DSK-Arbeitsgruppe stehe daher in Kontakt mit Microsoft, um die noch offenen Sachverhaltsfragen zu klären. Sollte am Ende ein datenschutzkonformes Arbeiten mit Microsoft gar nicht möglich sein, werde er als BfDI den Einsatz der Produkte „untersagen“, so Kelber. Auch er sagt: „Tatsächlich besteht in der Verwaltung in vielen Bereichen eine Abhängigkeit von Microsoft-Produkten, die aus Sicht des BfDI mittelfristig überwunden werden sollte.“

    https://nl.tagesspiegel.de/r.html?uid=D.B.CKQm.JYT.BnUP7.A.gKxbKTRlMhi2MYEOTp2HORQh8he3FJ7W3EEJ

    Die BSI-Untersuchung SiSyPHus Win 10 kam ebenfalls noch zu keinem abschließenden Urteil und musste verlängert werden, wie ein Sprecher der Behörde Tagesspiegel Background bestätigte. „Eine Erweiterung des Projekts befindet sich in Vorbereitung.“ Das Problem sei weiterhin, dass es gar nicht möglich sei, Microsofts Software vollständig zu untersuchen: „Nach derzeitiger Bewertung ist es nicht möglich, die an Microsoft übertragenen Daten vollständig zu überprüfen.“ Für die Interpretation dieser Daten wären detaillierte Informationen zu den Datenstrukturen sowie deren Bedeutung und Aufbau notwendig, so der Sprecher. Diese Informationen liegen dem BSI allerdings nicht vor. Die Bundesbehörden helfen sich derzeit deshalb mit vom BSI ausgearbeiteten Konfigurationsempfehlungen, um einen „sicheren Betrieb“ zu gewährleisten.

    BMI legt weiteren Fahrplan fest

    Die Geduld des Bundesinnenministeriums scheint ohnehin am Ende. „Aus Sicht des BMI gefährden die in der Studie aufgezeigten Abhängigkeiten und Schmerzpunkte die digitale Souveränität der öffentlichen Verwaltung“, erklärt ein Ministeriumssprecher auf Anfrage. Man könne die Studie durchaus als Auftakt eines „weiten und steinigen Weges“ sehen, um loszukommen von einzelnen Anbietern. Das wird aber dauern: „Geplant ist nicht die kurzfristige Abkehr von zum Beispiel Microsoft, sondern eine Fortsetzung laufender Verhandlungen sowie die weitere Untersuchung der in der Studie angeführten Handlungsoptionen.“

    Welche Optionen in welcher Form letztlich umgesetzt werden, werde aktuell noch untersucht. Klaus Vitt, der Beauftragte der Bundesregierung für Informationstechnik, arbeite weiterhin an IT-Architekturrichtlinien (Option: „Rahmenbedingungen schaffen“) und befände sich in einem engen Austausch mit Software-Anbietern(Option: „Verhandeln“) zu alternativen Lösungen, heißt es aus dem Ministerium. Dazu werden auch mit Microsoft Gespräche geführt.

    Als unmittelbare Schritte sollen „konzeptionelle Grundlagen“ zur Reduzierung von Abhängigkeiten und das „Aufzeigen von Alternativen“ folgen. Des Weiteren sei eine gezielte Erweiterung der Marktanalyse – beispielsweise auch um Hardware-Komponenten – zur Bewertung möglicher weiterer Abhängigkeiten und Schmerzpunkten geplant. Parallel dazu, so der Sprecher, werde auch weiterhin mit Vorhaben „aus dem In- und Ausland“ kooperiert, die ebenfalls das Ziel haben, Abhängigkeiten in der Verwaltung zu reduzieren. „Langfristiges Ziel ist die nachhaltige Sicherung der digitalen Souveränität der öffentlichen Verwaltung auf Bundes- Länder- als auch kommunaler Ebene.“

    #Allemagne #politique #Microsoft

  • Arctic expedition to investigate ’epicentre of climate change’ - Reuters
    https://af.reuters.com/article/worldNews/idAFKBN1W51E0


    RV Polarstern ship is pictured during the farewell ceremony in Tromso, Norway, September 20, 2019.
    REUTERS/Ints Kalnins

    Scientists from 19 countries are preparing to embark on a year-long expedition to the Arctic, the longest project of its kind, to better understand global climate change.

    The icebreaker Polarstern is preparing to set sail from Tromsoe in northern Norway, allowing hundreds of rotating researchers to spend the next year close to the north pole.

    We want to go to the Arctic because it’s the epicentre of climate change,” Markus Rex, an atmospheric scientist at the Alfred Wegener Institute in Germany who leads the project, told Reuters.

    The expedition, called Mosaic, is the first opportunity climate researchers have had to study the Arctic during the winter season as it has lacked necessary icebreaker equipment.

  • Saudi Aramco sees full oil production from attacked sites by end September - Reuters
    https://www.reuters.com/article/us-saudi-aramco-oil-attacks-idUSKBN1W51VM


    A metal part of a damaged tank is seen at the damaged site of Saudi Aramco oil facility in Abqaiq, Saudi Arabia, September 20, 2019.
    REUTERS/Hamad l Mohammed

    Saudi state oil company Aramco said it will bring back by end September full crude output at Abqaiq and Khurais, the two oil facilities damaged by attacks last weekend that U.S. officials have blamed on Iran.

    Aramco is shipping equipment from the United States and Europe to rebuild the damaged facilities, Fahad Abdulkarim, Aramco’s general manager for the southern area oil operation, told reporters on a tour organized by the company to the two sites east of the capital Riyadh.

    Reuters reporters were shown repair work under way at both locations, with cranes erected around burnt-out stabilization columns, which form part of oil-gas separation units.

    We are working 24/7,” Abdulkarim said in Khurais. “This is a beehive.

  • Impact des missiles sur l’Aramco : pénurie de pétroliers pour répondre au boom des exportations états-uniennes…

    Saudi attacks, high demand leaves U.S. short on oil tankers : trade, shipping sources - Reuters
    https://www.reuters.com/article/us-usa-crude-shipping-idUSKBN1W520V

    A disruption in global oil flows following attacks on Saudi Arabian facilities has left U.S. crude exporters without enough tankers to cover rising demand for cargoes, traders and shipping sources said.

    Missile attacks last Saturday temporarily cut Saudi oil production by more than 5 million barrels per day, or about half the country’s output.

    That set off a scramble for alternative cargoes of crude, particularly in the United States, which lined up available tankers sailing from the Mediterranean, West Africa and continental Europe to pick up cargoes. Shipping sources said they were unlikely to cover all the demand for ships.

    The global market pull on the U.S. Gulf Coast is enormous, such that we’ve hit a constraint, short-term. It’s not docks or pipes or terminals or crude availability,” a U.S. trader said. “It ended up being a vessel constraint.

  • Offshore Wind Power : U.K. Dogger Bank to Be World’s Biggest - Bloomberg
    https://www.bloomberg.com/news/articles/2019-09-20/plunging-offshore-wind-costs-could-soon-end-u-k-subsidies

    • British CFD auction handed out 5.5 gigawatts of new capacity
    • Costs have plummeted as turbines grow and financing improves

    The world’s biggest offshore wind park planned off the coast of England will probably in the next decade generate power cheaper than by burning coal.

    #paywall
    (les protections progressent : c’est tout frais, on ne peut plus lire les dépêches en mode privé ;-)

  • The #NSA Is Running a #Satellite Hacking Experiment - Defense One
    https://www.defenseone.com/technology/2019/09/nsa-running-satellite-hacking-experiment/160009

    “The threat is clearly growing,” Malik told Defense One in a direct message on Twitter. “First, the cost of jamming and control-takeover technology is dropping, and the benefits to hackers (whether criminals or nation-state actors) is growing. More sophisticated supply-chain attacks could harm food production (by tampering with crop observations — drought (leading to over- or under-watering), insect or blight infestations (leading to incorrect application of pesticides), harvest times (leaving foodstuffs to rot, or be harvested too early (impacting yield and causing price instability in futures markets).”

    In the military sphere, a hacker might want control of an imagery microsat to blind it at just the right moment, or disable it completely. In 1998, hackers took control of the U.S.-German ROSAT astronomy satellite and aimed its solar panels directly at the sun, overcharging the battery and rendering the satellite useless.

    #nuisance #hacking #espace

  • TEXTE INTEGRAL DE L’INTERVIEW KAIS SAIED AVEC L’OBS

    Peine de mort, homosexualité, justice sociale, relations avec Paris, liens avec les islamistes… le favori de la présidentielle tunisienne Kais Saied nous accorde son premier long entretien avec la presse française depuis qu’il est arrivé en tête au premier tour de l’élection face à Nabil Karoui, candidat incarcéré en attente de jugement.

    Par Céline Lussato (A Tunis)
    Publié le 20 septembre 2019 à 17h02

    Candidat surprise au second tour de la présidentielle tunisienne, Kais Saied, 61 ans, a accordé à « l’Obs » un long entretien pour revenir sur sa campagne et sur ses positions : grand défenseur des services publics, conservateur sur les sujets de société tels que la peine de mort ou la pénalisation de l’homosexualité, ce spécialiste de droit constitutionnel revient également sur les rapports qu’il souhaiterait nouer avec la France, s’il devient président.

    Votre arrivée au second tour a beaucoup surpris. Comment expliquez-vous ce succès ?

    La campagne que je mène n’est pas une campagne électorale. Elle est atypique à tous les niveaux. C’est plutôt une campagne explicative, une campagne pour expliquer, surtout aux jeunes, mais pas seulement, comment le peuple souverain peut avec d’autres instruments juridiques, être le principal acteur en Tunisie. Pas seulement en Tunisie d’ailleurs. Nous sommes entrés, je crois, dans une nouvelle phase de l’histoire et les concepts classiques tels que la société civile, les partis politiques, la démocratie elle-même sont dépassés par les idées nouvelles.

    La Tunisie a connu en décembre 2010 une révolution tout à fait particulière qui n’est toujours pas clairement analysée. Aujourd’hui ce qui se passe est la suite logique de ce qui s’est passé en 2010-2011 : une révolution nouvelle mais dans le cadre de la légalité constitutionnelle. En principe, une révolution se dresse contre la légalité existante. Elle est légitime parce qu’elle incarne la volonté du peuple ; mais légalité et légitimité sont deux concepts tout à fait différents. Aujourd’hui nous vivons la continuité de la révolution dans le cadre constitutionnel. Et c’est tout à fait inédit : « On accepte vos règles, mais avec elles on invente un autre système ».

    En portant un indépendant vers la présidence, ce scrutin signifie-il une révolution contre les partis politiques ?

    Contre tout le système. C’est une période exceptionnelle dans l’histoire de l’humanité, pas seulement en Tunisie. D’ailleurs en 2011, le slogan « le peuple veut » « al chaab yourid » a été scandé dans le monde entier, y compris devant Wall Street, en arabe ! Le monde est entré dans une nouvelle ère mais malheureusement les concepts sont restés intacts devant l’évolution des idées politiques. Le peuple a une autre vision des choses et les professionnels de la politique sont restés sur les mêmes programmes. Ce qui se passe aujourd’hui en Tunisie exprime un vaste rejet.

    Votre arrivée en tête a surpris et éveillé des inquiétudes. Pourquoi ?

    Je ne vois pas pourquoi les gens seraient inquiets. Tout d’abord mon accession au second tour se fait dans le cadre de la légalité constitutionnelle. « Il y a la constitution, toute la constitution, rien que la constitution », si je peux employer les mots de François Mitterrand lors de la première cohabitation avec Jacques Chirac. Pourquoi les gens seraient-ils inquiets ? Le chef de l’Etat est le garant de la suprématie de la Constitution. Il y a la continuité de l’Etat tunisien, quel que soit le chef de l’Etat, continuité de l’Etat de droit. Les engagements internationaux doivent être respectés, les lois aussi. D’où viendrait cette inquiétude ?

    On ne vous connaît pas. Robocop, Robespierre, ovni… voilà quelques qualificatifs qui vous décrivent. Qui êtes-vous ?

    Je ne suis ni Robocop, ni Robespierre. J’essaye simplement de discuter, d’appréhender les choses d’une autre manière. Je ne comprends pas pourquoi on me qualifie d’énigmatique. Je suis clair dans mes propos, dans les solutions que je propose, dans mes discours.

    On s’inquiète surtout de votre conservatisme…

    Conservatisme et modernisme sont là encore, me semble-t-il, des concepts qui appellent à être révisés. Je crois que ce qui doit primer est la compréhension des peuples et des nations entre eux. Il faut dépasser cette dichotomie.

    Nous pouvons nous attacher à quelques exemples si vous préférez. Vous vous êtes prononcé pour la peine de mort. Dans quelles circonstances ?

    Pour les terroristes. Tout d’abord il faut un procès équitable. J’ai assisté dans les années 1990 à l’occasion de l’ouverture des sessions de l’Académie internationale de Droit constitutionnel au discours de Robert Badinter, porteur du projet d’abolition de la peine de mort en 1981 en France. Mais chacun a son point de vue. J’ai lu et relu le général de Gaulle. Il raconte, après la Libération de la France, qu’il a passé une nuit blanche avant de signer l’acte d’exécution d’un homme. Mais il écrit : « il a joué, il a perdu, il doit payer le prix ». Cette question est toujours l’objet de discussions et toute réponse est discutable. Chacun a ses adhérents, sa manière de voir les choses. Les Américains sont-ils conservateurs parce que la peine de mort perdure ? C’est le choix d’une nation. Ce n’est pas du conservatisme. Je crois qu’il faut dépasser ces appellations. Un homme d’Etat doit chercher à préserver la société. On ne défend pas la peine de mort parce qu’on souhaite la pendaison ou la guillotine pour quelqu’un mais parce qu’il y a eu crime et qu’il faut la paix sociale dans la société.

    Ce n’est pas la seule position qui vous inscrit dans le camp conservateur. Vous n’êtes pas favorable non plus à l’égalité successorale. Pourquoi les femmes devraient-elles continuer d’hériter de la moitié de la part de leurs frères ?

    Il y a une différence fondamentale entre égalité et justice. La devise de la France « Liberté, égalité, fraternité » a prêté en 1789-1791 à des discussions. Egalité ou justice ? L’égalité peut être formelle et un certain nombre d’auteurs français comme Georges Vedel, « le phénomène Vedel », parle de l’égalité comme d’un concept énigmatique. Sommes-nous tous égaux ? Il y a tout un système dans le régime juridique de l’héritage en Tunisie fondé sur la justice et non pas sur l’égalité formelle. Ce n’est pas un problème d’égalité. Le problème fondamental, réel, c’est la justice. Prendre du puzzle un seul élément, l’héritage, revient tout simplement à faire tomber tout un système.

    LIRE AUSSI > « En Tunisie, la réforme pour l’égalité devant l’héritage divise la société »

    Mais la société a déjà commencé à évoluer. Le puzzle tunisien n’est plus le même qu’il y a trente ou quarante ans. C’est pour cela que des Tunisiens appellent à une réforme de cette pièce du puzzle qui, selon eux, est justement à l’origine d’injustices.

    D’injustices non. La loi doit être respectée. Les maris sont juridiquement responsables. Ils peuvent être emprisonnés pour cela. Les petits-fils sont responsables pécuniairement de leurs grands-pères, pas les petites-filles… C’est tout un système fondé sur une répartition équitable. L’équité comme le dit Victor Hugo, est l’essence même de l’égalité : « la première égalité, c’est l’équité ». L’équité est l’objectif et non l’égalité formelle.

    Autre sujet témoin de votre conservatisme : la pénalisation de l’homosexualité qui persiste dans le droit tunisien. Vous ne souhaitez pas revenir sur l’article 230 du code pénal ?

    Chacun est libre dans son intimité. Ce n’est pas à l’Etat ou aux pouvoirs publics d’intervenir dans le cercle privé. Dans la société, en revanche, il y a des valeurs intériorisées par tout le monde. La liberté individuelle dans la sphère privée est une chose, dans la sphère publique c’est autre chose. En France, les choses sont appréhendées d’une autre manière en raison de son histoire, des Lumières qui ont apporté à l’humanité beaucoup de nouvelles idées. Mais le post-modernisme devrait être la synthèse de toutes les civilisations. Il faut prendre en compte aussi les valeurs intériorisées par la majorité.

    Mais aujourd’hui de jeunes hommes soupçonnés de rapports homosexuels croupissent en prison après avoir subi un « test anal » dont les experts s’accordent à dénoncer l’ineptie. Il s’agissait pourtant de leur vie privée…

    La sphère privée c’est la sphère privée.

    Donc, on pourrait faire évoluer les choses pour respecter la vie privée ?

    Oui, je crois que cela peut évoluer pour la sphère privée. L’espace public c’est autre chose car les valeurs de la société doivent être prises en compte. Les choses évolueront peut-être mais aujourd’hui il faut comprendre les valeurs intériorisées par la société tunisienne.

    LIRE AUSSI > « C’est une bataille permanente », comment défendre les libertés individuelles en terre d’islam ?

    Au lendemain des résultats, on vous a qualifié de « salafiste », on vous a montré dans un café avec un leader du parti islamiste Hizb ut-Tahrir… Etes-vous salafiste ?

    Non. Ai-je l’air d’un salafiste ? Si je cite Voltaire et Victor Hugo, puis-je être salafiste ? Discuter avec quelqu’un vous fait-il appartenir à son mouvement politique ? Je n’appartiens à aucun parti. Je suis indépendant et je le resterai.

    Les prérogatives du président tunisien concernent en particulier la politique étrangère. Pourquoi avoir évoqué un premier voyage à Alger ?

    On a parlé longtemps d’une union des pays du Maghreb. Il faut inventer d’autres manières, dépasser ce concept de fédération. Les Algériens sont nos voisins, nos frères, nous avons une histoire commune et un avenir commun. La géographie et l’histoire nous unissent et cela me paraît normal de consacrer mon premier voyage à l’Algérie.

    Quelle que soit la situation sur place ? Les manifestations se poursuivent depuis le mois de février…

    On parle de liens entre Etats. Il y a un Etat algérien. Et puis il y a le régime algérien qui doit être choisi librement et souverainement par les Algériens.

    On vous dit peu francophile, peu francophone – cet entretien se déroule cependant parfaitement en français. Comment voyez-vous les liens de la Tunisie avec la France et l’Europe ?

    J’apprécie la littérature française. Je lis et relis la doctrine française, surtout en droit. Je n’ai pas de complexe particulier, loin de là. Nos rapports avec la France, avec l’Europe d’une manière générale, sont dictés par la géographie et on ne changera pas la géographie. Bien avant le Protectorat, nous avons eu des relations, des « moments tumultueux » comme dit le président Macron. Mais nous sommes des partenaires traditionnels. L’essentiel, c’est la compréhension entre les peuples. La dimension humaine doit être placée au centre. Chaque Etat a ses intérêts mais la compréhension humaine doit primer. Nous avons un destin commun en tant que voisins. Dépassons les moments tumultueux pour écrire une nouvelle histoire ensemble, en collaboration.

    La Tunisie doit-elle s’ouvrir à d’autres Etats ? On pense à la Chine qui multiple les investissements sur le continent ou les Etats du Golfe ?

    Les intérêts du peuple tunisien priment, comme dans n’importe quelle politique étrangère. S’ouvrir sur son environnement proche d’abord. Sur d’autres Etats certainement. Mais nous avons des relations particulières avec nos partenaires traditionnels dans le monde arabe, en Afrique et au nord de la Méditerranée. Cherchons ensemble des solutions.

    La principale revendication des Tunisiens est la justice sociale. Depuis la révolution l’économie du pays ne s’est pas améliorée. Comment remettre la Tunisie sur de bons rails ?

    Cela fait soixante ans que l’on cherche les bons rails et on ne trouve ni les wagons ni la locomotive… l’Etat a réussi après l’indépendance parce qu’il a joué son rôle social : l’éducation, la santé, la sécurité sociale, le logement… Il faut que l’Etat cherche d’autres techniques pour intervenir sur le plan social. Ce ne sont pas les droits des citoyens mais les droits de l’homme fondamentaux : droit à la santé, à l’enseignement, à la dignité. Les services publics doivent être assumés par l’Etat.

    Avec quel argent ? L’Etat des hôpitaux, en particulier dans le centre du pays est catastrophique… on part de loin.

    On est face à l’implosion des services publics. C’est une situation préméditée. Je ne suis pas contre le privé mais le minimum doit être assuré par l’Etat. On doit assurer la santé, comme on assure la sécurité et la Défense. Pourquoi diminue-t-on le nombre de fonctionnaires dans le secteur de la santé ou de l’éducation mais pas dans les forces de l’ordre ? On a le droit à la sécurité mais on a aussi droit à la santé à l’éducation et à un logement. Avec quel argent ? Il faut répartir équitablement les richesses. Il faut que les impôts soient payés. Pourquoi l’Etat tunisien a réussi après l’indépendance alors que les moyens étaient bien plus faibles ? Parce que l’Etat lui-même a investi. L’enseignement a alors métamorphosé la société tunisienne.

    L’Etat a des missions fondamentales. La couverture sociale et l’enseignement ne sont pas des produits commerciaux.

    LIRE AUSSI > « Chômage, corruption, misère… les raisons de la colère »

    On a entendu, en particulier, que vous souhaitiez faire passer le pays d’un Etat de droit à une société de droit. Qu’est-ce que cela signifie concrètement ?

    La loi selon Rousseau est l’expression de la volonté générale. Les valeurs des lois sont intériorisées par tout le monde. J’étais en 2014 à Paris à la terrasse d’un café et le serveur me demande de ne pas jeter mon mégot de cigarette dans l’espace public mais de l’écraser dans le cendrier, donc l’espace privé. Pourquoi défend-il l’espace public ? Parce qu’il intériorise la loi. Parce qu’il sent qu’il a une partie indivise de l’espace public. Dans les pays développés, en général, on a dépassé le stade de l’Etat de droit vers la société de droit parce que tout membre de la société intériorise des valeurs, intériorise des règles parce qu’elles expriment sa volonté. C’est une évolution normale de l’Etat de droit vers la société de droit.

    Comment passe-t-on de l’une à l’autre ?

    Par l’éducation mais par les moyens juridiques aussi. C’est pour cela que je souhaite une nouvelle organisation politico-administrative qui parte du bas vers le haut. Donnons les moyens juridiques aux citoyens d’être des acteurs réels afin que la loi soit réellement l’expression de la volonté générale. Le citoyen défendra ce qui sera ses choix. On passera alors de l’Etat de droit nécessaire à un autre palier qui est la société de droit.

    La souveraineté appartient au peuple, tout doit partir de lui. C’est pourquoi je souhaite aussi que les mandats des élus soient révocables. Les élus doivent être responsables devant leurs électeurs.

    Ces réformes devront passer par une réforme constitutionnelle ce qui suppose de réunir les votes des 2/3 de l’Assemblée. Sans parti, dans un paysage politique très fragmenté, cela paraît vain d’espérer… comment comptez-vous faire ?

    La constitution elle-même prévoit ses modalités de révision. Bien sûr il faut la majorité des 2/3 ce qui n’est pas facile, surtout avec l’éparpillement des voix. Malheureusement nous avons choisi un scrutin de liste avec une représentation proportionnelle au plus fort reste, le scrutin que Lamartine a qualifié « de la honte ». C’était en 1848. Les élus ne sont pas élus parce que le peuple les a choisis mais parce que les partis politiques les ont placés en tête de liste.

    Ce sera à la chambre des députés de prendre ses responsabilités devant le peuple.

    Votre concurrent au second tour de la présidentielle, Nabil Karoui, est en prison dans l’attente de son jugement. Pensez-vous que pour une campagne électorale juste, il devrait être libéré ?

    Je ne suis en concurrence avec personne. Je n’ai pas fait une campagne électorale, j’ai fait une campagne explicative. Je ne cherche pas le podium, je cherche autre chose pour le peuple tunisien.

    Cet emprisonnement d’un candidat, qui plus est un candidat porté au second tour de la présidentielle est une situation inédite. Du jamais-vu. C’est à la justice et à elle seule de mettre fin à cette histoire. Une justice réellement indépendante. Car lorsque les hommes politiques s’assoient dans le fauteuil des juges, la justice sort du prétoire.

    Céline Lussato (A Tunis)
    https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10214288884407176&id=1568122014

  • Bill Gates : L’incroyable arnaque derrière sa fondation - Le Média –YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=Dqzt6yAmdDE

    Le journaliste Lionel Astruc a enquêté sur la fondation de l’ex-patron de Microsoft, Bill Gates, l’un des hommes les plus riches de la planète. Avec un budget annuel de près de 5 milliards de dollars, et sous prétexte de lutter contre les inégalités, la fondation Gates nourrirait un système destructeur. Entretien.