7h36

Chaque matin, par email, une sélection de seenthis

  • La radio publique en plein #capitalisme_de_surveillance

    Comme beaucoup d’internautes, j’écoute des podcasts. Plein de podcasts en fait, de tous les styles. J’aime beaucoup les émissions de #Radio_France (Inter, Culture notamment). Et j’ai donc toujours utilisé un logiciel de #podcast pour m’abonner à mes émissions préférées et les écouter.

    Mais ça, c’était avant que Radio France ne se lance dans le capitalisme de surveillance, verrouille ses podcasts et force la consommation par ses canaux (site web et application) bourrés de traceurs. Un scandale, car on parle ici d’un #service_public payé par nos impôts, qui ne se contente pas de compléter son modèle économique par de la #publicité (discutable, mais entendable), mais qui se complait dans les pires techniques du capitalisme de surveillance. Démonstration en trois actes.

    https://louisderrac.com/2022/11/28/la-radio-publique-en-plein-capitalisme-de-surveillance

  • « Equium » : une pompe à chaleur acoustique sobre et durable
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/equium-une-pompe-a-chaleur-acoustique-sobre-et-durable-6365377

    La jeune entreprise nantaise conçoit des pompes à chaleur qui fonctionnent avec l’énergie du son. Cette technologie sortie des laboratoires de recherche du CNRS promet de chauffer et rafraîchir les logements de manière sobre, écologique et sans gaz réfrigérants fluorés nocifs pour l’environnement.

    « Sans combustion, ni aucune pièce en mouvement, nous pouvons produire du chaud et du froid. »

    Considérée comme une technologie de rupture, le cœur de la pompe à chaleur thermo-acoustique conçue par la jeune entreprise, change en effet totalement la donne. Car c’est en s’appuyant sur un phénomène naturel d’autogénération d’ondes acoustiques par gradients de température, étudié depuis de nombreuses années dans les laboratoires du CNRS, qu’elle parvient à produire de la chaleur et du froid.

    https://www.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2022/11/1102d576-6c51-42a4-869d-efd97afcfa61/860_equium-moteur.webp
    #pompe_à_chaleur_acoustique #thermo-acoustique

  • « Le devoir de corriger par les coups »
    https://justpaste.it/bd2cj

    Enquête Au Moyen Age, la « correction » des #femmes par leurs maris est non seulement un droit, mais un devoir. Il faut attendre le siècle des #Lumières pour que ce principe tombe en désuétude, et la fin du XIXe siècle pour que la tolérance sociale envers les brutalités, peu à peu, recule. (...)

    Si le devoir d’obéissance de la femme à son mari est supprimé du code civil en 1938, si le XXe siècle voit émerger une morale conjugale plus égalitaire, si la masculinité « offensive » du XIXe fait place, dans l’entre-deux-guerres, à une masculinité plus « maîtrisée », les violences conjugales ne sortent vraiment de l’ombre qu’après mai 1968, avec la deuxième vague du féminisme. « Dans l’effervescence révolutionnaire des années 1970, le bilan du féminisme libéral de la première vague est jugé très décevant, constate Christine Bard. L’oppression des femmes est donc pensée dans des termes radicalement nouveaux. »

    #violences_conjugales #violences_sexistes #féminisme #histoire #histoire_des_mentalités #famille

  • VeilleNanos - Les professionnels du dioxyde de titane obtiennent l’annulation de la classification du TiO₂ comme cancérogène par inhalation
    https://veillenanos.fr/annulation-classification-tio2

    Cette annulation est particulièrement problématique dans la mesure où elle permet aux industriels de ne plus alerter les travailleurs quand les poudres contiennent du TiO₂ nanométrique, dont le danger n’est pourtant pas écarté par la CJUE. Or, les fabricants rechignent, depuis des années, à fournir des informations sur leurs nanoparticules de TiO2 aux autorités sanitaires.

    #nanoparticules
    #dioxide_de_titane

  • La Fnac retire de la vente un jeu de société sur les « antifas », et ça ne passe pas
    https://www.huffingtonpost.fr/france/article/la-fnac-retire-de-la-vente-un-jeu-de-societe-sur-les-antifas-et-ca-ne

    La Fnac est sous le feu des critiques. En cause, le tollé suscité par la présence d’un jeu de société sur les « antifas » dans son catalogue, puis celui provoqué par son retrait, annoncé dimanche 27 novembre. La chaîne de magasins a effectivement été interpellée durant le weekend par un syndicat de commissaires de police et plusieurs élus et militants d’extrême droite qui exigeaient le retrait de son site d’un jeu de cartes dans lequel il est proposé aux joueurs d’animer un groupe antifasciste fictif.

  • Elon Musk bannit CrimethInc. de Twitter à l’instigation d’un troll d’extrême droite
    https://crimethinc.com/2022/11/25/elon-musk-bannit-crimethinc-de-twitter-a-linstigation-dun-troll-dextreme

    Le 25 novembre, à la demande d’un troll d’extrême droite, Elon Musk a suspendu le compte Twitter @crimethinc. L’objectif de Musk en acquérant Twitter n’avait rien à voir avec la “liberté d’expression” - il s’agissait d’une démarche partisane visant à faire taire l’opposition tout en ouvrant un boulevard à l’extrême droite. Cela met en évidence les dangers de dépendre des plateformes de médias sociaux appartenant aux grandes entreprises. Suivez Crimethinc sur Mastodon et Telegram et abonnez-vous à leur flux RSS. Source : CrimethInc

  • Ça fait une petite semaine que je joue avec Stable Diffusion (avec DiffusionBee sur Mac). Quelques idées :

    – il faut vraiment se rendre compte à quel point ça commence déjà à être exploitable dans un cadre professionnel ; je ne suis pas certain que ça puisse déjà remplacer un·e illustrateur·ice dans les situations où, réellement, on paie un·e illustrateur·ice (réaliser la production finale) ; mais pour tous ces moments du boulot où de toute façon on « bidouillait » pour faire des scénarios, des proof of concept, sans passer par un·e pro du dessin (perso je faisais parfois moi-même des petits croquis aquarellés, juste pour donner une idée au client ; cette semaine j’ai monté quelques images réalisées avec Stable Diffusion, ça m’a pris dix fois moins de temps et ça rend vachement mieux)… ;

    – les progrès sont juste fulgurants ; ça faisait très longtemps que je n’avais pas été confronté à une évolution technologique tellement rapide qu’elle semble « magique » (je parle de ces moments, très rares, où je vois réellement quelque chose se produire sur mon ordinateur, que je n’imaginais même pas techniquement possible avant).

    – ce que je veux dire ici, c’est que les productions AI sont déjà souvent exploitables dans les situations où, de toute façon, il n’y avait pas réellement un marché professionnel pour ces productions. Mais qu’à la vitesse où ça va, très bientôt ce sera largement exploitable pour un produit final, en concurrence directe avec la production qui, normalement, demande un travail spécifiquement rémunéré.

    – les illustrateur·ices vont prendre très cher, et très vite : il faut vraiment envisager tout de suite la reconversion, parce que c’est pas en dessinant des personnages et des scénettes qu’il va encore y avoir moyen de vivre : même les gens avec une identité graphique identifiée, je pense que ça va être difficile. Pour les autres (pour qui c’est déjà pas facile), je crains que là c’est mort. Après quelques heures avec Stable Diffusion, j’ai déjà produit en quelques minutes une dizaine de personnages illustrés totalement crédibles et parfaitement utilisables pour un jeu en ligne, par exemple : alors certes de mon côté je n’en ai pas l’utilité (pour l’instant), mais ça veut dire que ça c’est quasiment plus un marché pour les vrais gens qui font des vrais dessins. À quel moment l’édition jeunesse va basculer ? Ben à mon avis ça va arriver très très vite, sans doute en commençant par l’entrée de gamme (mais la disparition du « tout venant » finit par assécher la possibilité de survie du qualitatif).

    – je lis que non, c’est pas la disparition du métier, c’est juste une évolution : il faudra travailler autrement, car maîtriser ces outils avec goût et savoir-faire restera un métier. Certainement, mais ce métier existe déjà, il est déjà largement saturé, c’est le métier de graphiste (les graphistes ne sont pas des illustrateur·ices, il·elles ne dessinent pas), qui désormais pourra se passer des illustrateur·ices et largement réaliser le poduit final en dictant ses ordres à une AI plutôt qu’en payant quelqu’un.

    – c’est pas la peine d’en faire une question morale (« ah oui mais il suffit de refuser ») : c’est un marché déjà difficile, les gens y sont largement des prestataires indépendants, ça va être terrible, on a une technologie qui progresse à une vitesse sidérante, et qui va percuter de plein fouet un milieu de travailleurs indépendants déjà souvent en limite de paupérisation ;

    – ne pas compter sur le droit pour protéger le métier traditionnel. Je vois bien qu’il y a des histoires de propriété intellectuelle en ce moment, ça joue sur les illustrateur·ices déjà établis dont on utilise la production pour entraîner les modèles, mais c’est temporaire, à mon avis ça va se résoudre rapidement, et il n’y aura aucun moyen de poursuivre des productions par AI sur la base du plagiat (il est très difficile de poursuivre quelqu’un qui produit dans « le même style que » s’il n’y a pas plagiat direct). Et comme c’est un milieu de petits producteurs indépendants, il n’y aura même pas d’outils de financements « socialisés » façon racket des ayants-droits de la musique.

  • « C’est une injonction contradictoire : on nous demande d’être sobres dans une société qui est tout entière organisée autour de l’abondance. »
    https://lejournal.cnrs.fr/articles/la-sobriete-ne-peut-pas-reposer-seulement-sur-les-individus

    Sophie Dubuisson-Quellier, sociologue, membre du Haut conseil pour le climat, revient pour CNRS Le Journal sur le concept de sobriété, ses objectifs et ses verrous.

    Qu’est-ce que la sobriété dont on nous parle beaucoup depuis quelques mois ? Comment la définir ?

    Sophie Dubuisson-Quellier . Tout dépend sous quel angle on envisage la notion. L’arrivée du concept de « sobriété » dans le discours public est très récente et très rapide. Il y a quelques mois encore, le terme était considéré comme tabou car il évoquait l’écologie punitive. La sobriété à laquelle les Français sont appelés aujourd’hui, et les Européens plus largement, s’est imposée dans un contexte particulier, qui est un contexte de crise énergétique lié à la guerre en Ukraine ; il s’agit d’une modération des consommations d’énergie, qui vise surtout le consommateur final et repose sur la responsabilisation des individus.

    Mais en réalité, la notion de sobriété existe dans la recherche en sciences sociales depuis une vingtaine d’années déjà. Elle a fait l’objet de nombreux travaux, principalement chez les chercheurs anglo-saxons, sous le terme de « sufficiency » – un concept repris par le rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) pour la toute première fois en 2022, et qu’on pourrait traduire par « ce qui est suffisant », « ce qui suffit ».

  • Pénurie de bouteille en verre : les viticulteurs dans une impasse
    https://www.europe1.fr/economie/penurie-de-bouteille-en-verre-les-viticulteurs-dans-une-impasse-4110237

    Les vignerons font face à une crise du verre sans précédent, mais aussi d’étiquettes, de cartons ou encore de capsules. Jusqu’à deux mois de retard dans les livraisons de bouteilles en verre. Une nouvelle conséquence de la guerre en Ukraine. De nombreux viticulteurs se retrouvent avec des cuves pleines sans pouvoir les vider.

    C’est la conséquence du refus de réinstaurer le principe de la consigne des bouteilles en verre, bien plus efficace que celle du recyclage.

    • La consigne des bouteilles en verre, plus écologique que le recyclage ? | Durabl Pro
      https://www.durabl.fr/la-consigne-des-bouteilles-en-verre-plus-ecologique-que-le-recyclage

      Ses avantages écologiques par rapport au recyclage du verre ?
      Bocal consigné

      D’après une étude de 2009, une bouteille en verre consignée et réutilisée 20 fois peut émettre jusqu’à 80% de moins de gaz à effet de serre (à condition qu’elle soit lavée dans un rayon de moins de 300 km) qu’une bouteille à usage unique. La bouteille consignée vit alors plusieurs cycles, elle va passer en station de lavage avant retour chez le producteur. Et ainsi de suite.

      En comparaison avec le recyclage du verre, la fabrication d’une bouteille consomme 15 fois plus d’énergie qu’un unique lavage de celle-ci ! Un chiffre important lorsque nous mettons en parallèle les deux méthodes.

      Le réemploi des bouteilles chez les professionnels, dans les cafés, hôtels, et restaurants est donc une action importante. Elle permet d’éviter près de 500 000 tonnes de déchets en France chaque année. Cette pratique permet également environ 75% d’économie d’énergie et 30% d’économie d’eau.

      (…)

      Il faut savoir que la France ne trie et ne recycle en moyenne que 60% de ses bouteilles, contre 90% pour notre voisin l’Allemagne, où la consigne est ancrée dans les usages quotidiens.

      Mais sur les 60% de bouteilles recyclées, combien la France en lave, 3% ? elles sont surtout fusionnées pour refabriquer des bouteilles (quand c’est possible) et je ne trouve pas d’étude à part le fait que l’Allemagne c’est 90% en consigne !! le site « Les services du Centre Européen de la Consommation »
      https://www.cec-zev.eu/thematiques/environnement/la-consigne-en-allemagne
      qui indique

      Grâce à un système de consigne bien établi et appliqué uniformément dans toute l’Allemagne, le taux de retour des bouteilles réutilisables et à usage unique s’élèverait aujourd’hui autour de 90%.

      #france #gaspillage #énergie_grise #bouteilles #vins #verre

    • J’ai vu que les Berlinois paresseux laissent leurs bouteilles dans la rue (une fois bues) car ils savent que d’autres viendront récupérer le verre et l’échanger contre monnaie trébuchante. #consigne

      Je suis bien d’accord que c’est une aberration totale, j’ai vu des centres de lavage fermer parce que soit-disant ça n’était pas économique en eau. Mais la fusion du verre c’st bon pour les industriels et le nucléaire et ça demande autant de compétences en ingénierie que d’effectuer un recyclage de l’eau.

  • Rage au volant : quand la violence démarre au quart de tour
    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/interception/interception-du-dimanche-27-novembre-2022-4618211

    C’est une cohabitation de plus en plus difficile, et meurtrière. Ces deux dernières années, le nombre de vélos sur les routes de France a augmenté de 44%, selon l’association Vélo et Territoire. Le phénomène est particulièrement visible dans les grandes agglomérations, et va de pair avec une montée de la mortalité : plus de 200 cyclistes tués sur les routes l’an dernier, le chiffre le plus haut de ces vingt dernières années. Des statistiques mettent aussi en évidence le comportement des conducteurs (certaines sources affirment que jusqu’à 60% des accidents sont intentionnels). Au mois de juin dernier, pour la première fois, un conducteur de camion a été condamné à de la prison ferme pour avoir sciemment renversé et roué de coups un cycliste.

    Pour les spécialistes, le premier déclencheur de cette violence, c’est le stress, la peur face à l’imprévu, l’inquiétude de se sentir menacé malgré la carrosserie jusque dans l’intimité d’une voiture. Mais ces mêmes spécialistes pointent aussi une réalité dérangeante. L’immense majorité des auteurs de violences sont des hommes.

    #vélo #violence_routière #violence_masculine

    • Curieusement l’écroulement du mythe consumériste lié à la bagnole et les frustrations qui en découlent ne sont quasiment pas abordées dans ce reportage. L’image sociale attachée à la caisse est en train de changer radicalement, on est passé d’un outil de promotion sociale et de liberté à un symbole de pollution à l’usage de plus en plus restreint.
      On l’entend en creux dans un témoignage de chauffeur/chauffard : « Pourquoi lui (le cycliste) peut-il tout faire et prendre des libertés auxquelles moi je n’ai pas droit ? »
      Frustration et sentiment d’injustice face à celleux qui ont une image plus valorisante et plus de liberté pour un budget bien moindre (parce que la bagnole est bien souvent le premier poste de dépense).
      Tout ça est relativement ignoré.

    • je met ce post en lien :
      https://seenthis.net/messages/981447
      ça illustre bien le changement de paradigme. En 1974 le maire de Lyon inaugurant l’autoroute qui balafrait sa ville vantait « l’urbanisme du futur ». La bagnole avait le droit légitime de tout détruire, les villes, les vies (15000 morts/an à l’époque). La fin de cette impunité est mal vécue par beaucoup et les cyclistes cristalisent le ressentiment et la violence au mieux verbale ("Hidalgo démission") au pire physique

    • ouais enfin c’est sans commune mesure (et sans commun danger) avec la voiture… c’est comme faire une remarque « ouais mais ya des gens de droites/des sexistes/etc chez les écolos », oui, et, ça apporte quoi ? on le sait qu’il y a des cons partout, mais statistiquement c’est c’est bien plus respectueux et moins dangereux quand même…

  • Un ouragan tripledémique est à l’approche · Nous avons besoin des masques, pas seulement de tentes médicales | Anne N. Sosin, Lakshmi Ganapathi et Martha Lincoln
    https://cabrioles.substack.com/p/un-ouragan-tripledemique-est-a-lapproche

    La pandémie de Covid-19 aurait dû nous laisser mieux préparés pour affronter cette situation. Elle a aidé le public à comprendre que les virus respiratoires se propagent principalement par le partage de l’air intérieur. Les pratiques de santé publique visant à stopper la propagation du Covid-19 - comme le port du masque, le déplacement des activités à l’extérieur et la limitation des grands rassemblements pendant les vagues de contaminations - ont été intégrées dans la routine quotidienne de nombreux Américain·es. Le VRS et la grippe sont également beaucoup moins transmissibles que le Covid-19, ce qui les rend plus faciles à contrôler par des pratiques de santé publique de simple bon sens.

    Cependant, au lieu de renforcer ces pratiques de prévention de première ligne, alors que les unités de soins intensifs pédiatriques débordent et que les salles de classe ferment, les États-Unis s’appuient sur leurs précieuses et fragiles dernières lignes de défense pour combattre la tripledémie : les professionnel·les de la santé et les installations médicales.

    Les avertissements et les conseils récemment émis par les responsables de la santé publique, les responsables cliniques, les politicien·nes et les médias américains ont systématiquement omis de mentionner le port du masque comme une puissante stratégie de santé publique à court terme qui peut atténuer la flambée des maladies virales. Au lieu de cela, les directives récentes ont exclusivement encouragé le lavage des mains et les bonnes pratiques en cas de toux. Ces recommandations vont à l’encontre des récents appels à s’appuyer sur une meilleure compréhension de la transmission des virus respiratoires.

  • The resurgence of Palestinian resistance | رأي اليوم
    By Abdel Bari Atwan | 24 nov 2022
    https://www.raialyoum.com/the-resurgence-of-palestinian-resistance

    (...) Bus bombings are back after an absence of 20 years, and in occupied West Jerusalem no less, where twin attacks on Wednesday left two settlers dead and 14 injured, and no trace was found of the perpetrators who detonated the devices by remote control.
    A number of observations can be made about these bombings which may provide clues to what we can expect in future.

    First, the use of remote-control devices is an innovation, suggesting that these attacks were planned and carried out by very smart operators. This technological development may prove to be the tip of the iceberg.

    Secondly, the fact that West Jerusalem was targeted, rather than East Jerusalem with its high concentration of indigenous Christian and Muslim Arab inhabitants, is an important pointer to any analyst seeking insights into possible future developments. (...)

    #Résistance_armée

  • Alternative au béton, l’« habitat léger » est la cible de phobies et d’entraves administratives - Basta !
    https://basta.media/Alternative-au-beton-l-habitat-leger-est-la-cible-de-phobies-et-d-entraves-

    De nombreux jeunes agriculteurs souhaitent vivre sur leurs exploitations, et s’installent en « habitat léger ». Outre les économies générées, cela permet de ne pas bétonner les parcelles. Ils doivent pourtant faire face à maintes hostilités.

    Depuis le 8 novembre, Adrien Cano et sa famille, jeune couple de maraîchers installé en Vendée, sont redevables de 50 euros par jour à leur commune, soit 1500 euros par mois. Le maire les a mis en demeure pour avoir installé un mobile home sur la ferme où ils travaillent. Le couple a déposé un recours contre l’arrêté. Leur recours était examiné ce 22 novembre au tribunal administratif de Nantes. « On espère la suspension de cette astreinte ridicule de 50 euros par jour, en attendant un jugement sur le fond ou un dénouement autre de cette affaire. » La décision du tribunal devrait être rendue dans quelques jours.

    L’affaire est loin d’être anecdotique. Il y a quelques semaines, un couple d’agriculteurs cultivant du safran dans les Alpes-Maritimes a saisi le tribunal de Nice. La mairie les menaçait de 200 euros d’amende par jour s’ils n’enlevaient pas la tiny house qu’ils ont construite sur leur ferme [1]. « Le tribunal a suspendu l’arrêté pour doute sérieux sur la légalité, c’est une première jurisprudence sur l’habitat léger », se réjouit Paul Lacoste, du réseau Halem (Habitants de logements éphémères ou mobiles) qui renseigne et accompagne juridiquement les personnes en habitat léger [2].

    Le réseau Halem alerte depuis longtemps sur la situation des agriculteurs qui s’installent. « Les habitations légères de type caravane, mobile home, yourte, roulotte, cabane, etc., servent de plus en plus pour une installation progressive agricole en permettant au paysan de se concentrer sur son installation le temps de trouver une solution de logement. Il faut cesser de dire que ces personnes sont un problème, mais bien dire qu’elles ont un problème. Il appartient au législateur d’intervenir pour le résoudre », suggérait-il dans un communiqué cosigné avec la Confédération paysanne en 2013.

    Neuf ans se sont écoulés et les appels de paysans, souvent jeunes et non issus du milieu, voulant s’installer sur de petites surfaces et sans élevage, demeurent réguliers. « Il y a beaucoup de demandes de jeunes agriculteurs pour poser durablement de l’habitat léger et démontable », confirme Béatrice Mesini, chargée de recherche scientifique au CNRS. « Il y a un enjeu à faire de la place aux agriculteurs dans la loi, et à pousser l’installation dans toutes ses formes. »

    #agriculture #habitat #logement #habitat_léger

  • Les représentations de l’esclavage dans le reggae

    https://lhistgeobox.blogspot.com/2022/11/les-representations-de-lesclavage-dans.html

    "En 1494, Christophe Colomb débarque dans ce qui est aujourd’hui la Jamaïque. Les populations autochtones – Arawak ou Taïnos - sont rapidement exterminées. Les Espagnols sont chassés par les Britanniques 1655. Une société esclavagiste basée sur la culture de la canne à sucre se met en place, un système d’exploitation particulièrement dur dans lequel l’espérance de vie moyenne est de 8 ans. Cette mortalité implique un approvisionnement constant en esclaves africains. Entre le XV° et le XIX° siècles, la Jamaïque devient une des principales têtes de pont de la traite négrière atlantique. Environ 1M d’esclaves y auraient été débarqués, faisant de l’île une des colonies de plantation les plus lucratives des Caraïbes. Dans « Columbus ghost », le dub poet Mutabaruka convoque le fantôme de Colomb, dépeint comme une créature cynique et détestable. On perçoit en arrière-plan des bruits de houle et le grincement du bateau."

  • Middle East Eye sur Twitter : « WATCH : France24 correspondent Laila Odeh was heckled and verbally assaulted by Israelis in Jerusalem for speaking Arabic. https://t.co/TVl25XlNvG » / Twitter
    https://twitter.com/home

    Je ne sais pas comment mettre la vidéo sur Seenthis, mais elle donne une assez claire image de ce qui se passe dans la tête des jeunes Israéliens...

    #israel #racisme

    • La version que tu références :
      https://twitter.com/MiddleEastEye/status/1595855092086890498
      https://video.twimg.com/ext_tw_video/1595854911736090626/pu/vid/720x1280/jTVoLLAEaEeSYGNh.mp4

      La version sur France 24 AR :
      https://twitter.com/France24_ar/status/1595412642226921472
      https://video.twimg.com/ext_tw_video/1595411437454856196/pu/vid/1280x720/WE-L-OFSz8xWVg4C.mp4

      Et en cas de disparition de l’oiseau bleu, une version sur Youtube :
      https://www.youtube.com/watch?v=YSwXXCpeYi0

      La force de cette femme est impressionnante.

      Deux jours après, je ne trouve rigoureusement aucune mention de Laila Odeh dans Google News. Apparemment pas de couverture par les médias français, et pas de réaction officielle du gouvernement français. C’est donc un non-événement.

    • « ce qui se passe dans la tête des jeunes Israéliens... »

      Attention aux raccourcis, je connais des jeunes israeliens pour qui strictement le contraire passe dans la tête...

    • Je pense qu’on a très bien compris ce que veut dire @gonzo, sur ces vidéos ces « jeunes israéliens » gueulent « mort aux arabes, mort aux arabes » autour d’une journaliste palestinienne, quelques mois à peine après l’assassinat de Shireen Abu Akleh par l’armée israélienne, alors même que cette journaliste, Laila Odeh, a elle-même été blessée par l’armée israélienne d’une balle dans la cuisse en 2001… et que tout le monde dans les médias et les politiques français s’en fout royalement.

      Donc oui, on sait qu’il y a une petite minorité de jeunes israéliens avec autre chose que de la merde dans la tête (une bonne partie a même quitté le pays pour… je ne sais plus trop… il me semble qu’à une époque Berlin était devenu la destination privilégiée des jeunes israéliens progressistes).

      Mais je ne vois pas l’intérêt de faire remarquer #not_all_israelis à chaque fois qu’on est devant une telle marque de ce qui est tout de même, pour le coup, une politique d’État (je crois qu’on est à plus de 180 Palestiniens tués cette année - en 2021 la version officielle de la politique « morts aux arabes » a permis de tuer 310 Palestiniens, dont 71 mineurs).

      Ça ne sert pas à grand chose ici de jouer le rôle de celui qui vient taguer #not_all_men à chaque fois qu’on parles des violences faites aux femmes, ou #not_all_cops à chaque fois qu’on rappelle que la police tue, et encore moins #white_lives_matter parce que la police tue les noirs. :-))

    • Et bien moi je trouve ça très utile et même une sorte d’hyghiène intellectuelle, les israeliens ne sont pas les juifs comme j’entends dans les rues arabes, les algeriens, les tunisiens etc... ne sont pas les arabes comme j’entends dans les rues de mon village etc...

      Parce que partout il y a des esprits simples et binaires prêts à tous les raccourcis et volontiers au mépris et à la haine y compris sur seenthis j’ai pu le constater encore récemment...

      Pour ce qui est du désintérêt total de la mort d’autrui je peux te renvoyer au Tigré où là aussi c’est une horreur absolue qui n’existe qu’à peine...

    • Pourquoi pas. Mais @gonzo publie sur ce sujet sur Seenthis depuis janvier 2013. Il anime son blog académique https://cpa.hypotheses.org depuis 2006. C’est un universitaire, auteur et traducteur reconnu sur le sujet.

      Donc tenir à apporter « une sorte d’hygiène intellectuelle » sous un de ses posts ici, parce que certes #not_all_israelis, je suis désolé mais non, je ne trouve pas ça utile, mais au contraire assez irrespectueux.

      Et comme tu as dû remarquer : on est un petit club ici, on est souvent amis dans la vraie vie (c’est mon cas avec Yves que je tiens pour un copain). C’est plutôt mieux d’éviter les imputations d’antisémitisme entre nous.

    • On m’a passé cela, que je n’ai pas réussi à trouver sur Internet... @arno @O.A ; pas la peine de s’énerver... "De" aurait été mieux que "des", c’est vrai... J’imagine que ce ne doit pas être facile de ne pas hurler avec les loups quand on est Israélien. Même si je n’ai guère d’illusions sur l’état d’esprit qui règne aujourd’hui en cet endroit.

      À : Grp_Redaction <Grp_Redaction@france24.com> ; Grp_Correspondants <Grp_Correspondants@france24.com> ; Grp_Internet <Grp_Internet@france24.com>
      Objet : Communiqué : une équipe de France 24 agressée à Jérusalem
       

      (Des versions anglophones et arabophones suivent

      COMMUNIQUÉ DE LA SDJ DE FRANCE 24

      La société des journalistes de France 24 condamne très fermement le harcèlement et l’agression dont ont été victimes Leila Odeh, notre correspondante arabophone à Jérusalem, et son caméraman Nader Baybers. 

      Alors qu’ils étaient sur les lieux de l’une des attaques de ce mercredi matin à Jérusalem pour couvrir l’évènement, ils ont été encerclés par un certain nombre de jeunes religieux extrémistes en plein direct. Ces personnes ont fait des gestes offensants devant la caméra et ont prononcé des propos inacceptables : « Mort aux Arabes ! », « On ne veut pas d’Arabes, on ne veut pas de terroristes, dégage d’ici ». 

      Une fois le direct terminé, le nombre d’extrémistes encerclant notre équipe a encore augmenté. Les insultes et gestes offensants se sont eux aussi multipliés. « Pars à Gaza », ont-ils lancé à notre correspondante. Nader a été poussé et frappé. Le trépied de la caméra de l’équipe a été cassé.

      Alerté par Leila, qui lui demandait aide et protection, le policier situé à proximité a refusé d’intervenir malgré les demandes répétées et leur a intimé l’ordre de quitter les lieux. Face à cette violence et le refus de protection de la part de police israélienne, notre équipe a dû cesser son travail et prendre la fuite. 

      Au moins une autre journaliste a été harcelée par ces groupes sur les lieux des attaques. 

       

      Cette violence est inacceptable. Aucune démocratie, dont la liberté de la presse est un des piliers fondamentaux, ne peut la tolérer. Nous sommes également indignés de l’inaction de la police qui porte une grave responsabilité. Nous appelons les autorités sécuritaires et politiques israéliennes à assurer la protection des journalistes pour qu’ils puissent faire leur travail dans des conditions normales, sans craindre pour leur intégrité physique ou leur vie. 

      Tout doit être fait, y compris par la direction de France 24, pour s’assurer que Leila puisse continuer de faire son travail normalement et se rendre sur le terrain. 

       

      C’est la troisième fois en un peu plus d’un an qu’elle est ainsi ciblée par des extrémistes israéliens. Cette impunité doit cesser immédiatement. 

       

      FRANCE 24 EDITORIAL COMMITTEE STATEMENT

       

      France 24’s Editorial Committe strongly condemns the harassment and aggression against our Arabic-speaking Jerusalem team, correspondent Leila Odeh and her cameraman Nader Baybers.

       

      Covering the event on site after one of the bomb blasts on Wednesday morning in Jerusalem, they were surrounded by a group of young extremists. During their live broadcast these people made offensive gestures in front to the camera and aggressed our France 24 colleagues verbally, pronouncing insults such as :

      “Death to Arabs ! »,

      « We don’t want Arabs, we don’t want terrorists, get out of here ».

      Once off air, the number of extremists surrounding our team grew. Insults and offensive gestures also multiplied. “Go to Gaza”, they said to our correspondent. Nader, the cameraman, was pushed and punched, breaking his camera tripod.

      Leila, alerted a nearby police officer, requesting help and protection. The officer, however, refused to intervene, despite repeated requests, and ordered France 24’s crew to leave the premises. Amid this violence and the Israeli police’s refusal to intervene, our team was forced to stop their work and flee.

       

      At least one other journalist, from a different TV network, was harassed by groups at the scene of the attacks early in the day.

      This violence is unacceptable. No democracy, of which freedom of the press is one of the fundamental pillars, can tolerate this.

       
      We are outraged by the inaction of the police force, who bear a grave responsibility. Therefore, we call on the Israeli security and political authorities to ensure the protection of journalists, in order to practice their work freely and fairly, without fearing for their lives.

      Everything must be done, including by France 24 management, to ensure Leila can continue to pursue her work, on and off the field.

      It is the third time in just over a year Leila Odeh has been targeted by Israeli extremists. 

       

      This impunity must end immediately.

      بيان صادر عن جمعية صحافيي وصحافيات فرانس 24

      تدين جمعية صحافيي وصحافيات فرانس 24 بأشد العبارات الاعتداء الذي تعرضت له الزميلة ليلى عودة، مراسلة قناتنا الناطقة بالعربية في القدس، والزميل المصور نادر بيبرس.

      بينما كان الزميلان عودة وبيبرس يقومان بتغطية إخبارية في مكان وقوع إحدى الهجمات في القدس، صباح الأربعاء 23 تشرين الثاني/نوفمبر 2022، تمت محاصرتهما من قبل عدد من الشبان المتدينين المتطرفين، خلال البث المباشر. قام المعتدون بحركات غير لائقة، وهتفوا بعبارات مسيئة منها : "الموت للعرب !" و"لا نريد العرب، لا نريد الإرهابيين، ارحلوا من هنا".

      وعند نهاية البث، ازداد عدد المتطرفين المحاصرين لزميلينا، وازدادت كذلك الشتائم والإشارات غير اللائقة. فصرخوا بوجه مراسلتنا : "اذهبي إلى غزة". تم دفع الزميل بيبرس وضربه، فضلاً عن تحطيم مسند الكاميرا.

      عند قيام الزميلة ليلى بطلب المساعدة من شرطي في المحيط، رفض الشرطي التدخل رغم تكرار المناشدات، وأمرها بمغادرة المكان. في وجه هذا العنف ورفض تقديم الحماية من قبل الشرطة الإسرائيلية، غادر فريقنا المكان للحفاظ على سلامته.

       

      صحافية أخرى على الأقل تعرضت لمضايقات من قبل هذه المجموعات في نفس المكان.

       

      تؤكد جمعية صحافيي وصحافيات فرانس 24 أن هذا العنف غير مقبول. لا تقبل به أي ديمقراطية، تكون حرية الصحافة عمودا من أعمدتها. وتؤكد الجمعية على غضبها إزاء عدم التحرك من قبل الشرطة، التي تتحمل مسؤولية كبيرة. وتطالبُ السلطاتِ الأمنية والسياسية الإسرائيلية بضمان حماية الصحافيين، كي يتمكنوا من القيام بعملهم في ظروف طبيعية، دون أن يخشوا على سلامتهم أو حياتهم.

       

      يجب القيام بكل ما يمكن القيام به من قبل جميع الأطراف المعنية، بمن فيها إدارة قناة فرانس 24، لضمان أن تستمر ليلى عودة ونادر بيبرس بالقيام بعملهما في الميدان بشكل طبيعي.

       

      نذكّر أنه الاعتداء الثالث الذي تتعرض له ليلى عودة، خلال عامٍ ونيف، من قبل متطرفين إسرائيليين أثناء القيام بعملها. الإفلات من العقاب يجب أن يتوقف فوراً.

       

    • @arno @gonzo

      Hello,

      Il y a ceux qui écrivent avec des raccourcis qu’on peut comprendre et ceux qui lisent avec pas toujours le même « background » c’est à dire la même « culture » du milieu et parfois/souvent une lecture très « littérale » c’est là un des problème majeur des réseaux socios...

      il y a ceux qui écrivent et ceux qui lisent...

      Je lis seenthis depuis plus longtemps que je n’y participe (je n’en suis pas fier) et pour avoir lu les billets de Gonzo et lu son blog, pas un instant ne m’est venu l’idée de le suspecter de quoi que ce soit et pas davantage d’antisémitisme que d’autre chose. Si mon message a pu paraitre irrespectueux, je le déplore mais ce n’était pas son objet.

      Mon post que je veux bien considérer comme maladroit est une alerte, dans l’entre-soi de seenthis il y a aussi des gens qui font une lecture littérale de ce qui s’écrie et alimente la petite haine qui organise leur monde. Hors partout et tout le temps il me parait salutaire de glisser de la nuance qui empêche le monde de se diviser entre eux et nous... A plus forte raison quand on peut lire sans être inscrit...

      Donc moi ce que je vois sur la vidéo c’est des petits cons qui font de la provo, à première vue des lycéens d’une école religieuse (voir les tenues) et même des petits sépharades...
      (le plus vieux est certainement le vigile-bénévole)

      On a les mêmes en Loden et Weston à Neuilly prêts à crier « mort aux arabes et aux pauvres » et les mêmes à Aubervilliers en survet et casquette prêts à crier « mort à Israel et au juifs ».

      Des petits cons qui affirment une appartenance le cas échéant en appelant à faire disparaitre ceux d’en face...

      Donc on regarde ça on est atterré et on espère qu’ils vont saisir les associations de journalistes locaux et porter plainte et en même temps on comprends très bien au vu des résultats des élections et des postes ministériels etc...

      Donc Arno, dont j’ai bien compris que tu étais le « tôlier », la passion ne doit pas nous égarer même d’une voyelle ou d’une virgule car l’entre-soi de Seenthis est accessible à tous sur internet, les plus et les moins éclairés ...

      A suivre

    • Encore un mot quand même et je m’en excuse c’est un peu pathos...

      Je me méfies des raccourcis, des voyelles, des virgules, des guillemets parce que j’ai connus des « amharas » avec qui je buvais des bières qui ont finis coupés en morceau par leurs voisins.

      Des « tigréens » enfermés dans des camps avec un repas par jour et aucune certitude qu’ils ne seraient pas executés le lendemain ou le soir même et ça pendant des mois…

      C’était juste l’année dernière donc quand on me dis « amharas », « tigréens », « oromos », « juifs », « arabes », « noirs », je tends l’oreille pour essayer de repérer le moment de bascule où l’autre est assez déshumanisé, assez un autre, un étranger pour qu’on puisse le tuer sans que ça ait d’importance …

      voilà…

      il y a des endroits où je ne vais plus parce que tous les gens qui j’y connaissais sont morts et par soucis des lecteurs je ne raconterai pas comment on les a tués...

  • An #Interactive Guide to #Flexbox in #CSS
    https://www.joshwcomeau.com/css/interactive-guide-to-flexbox

    In this blog post, I want to refine your mental model for Flexbox. We’ll build an intuition for how the Flexbox algorithm works, by learning about each of these properties. Whether you’re a CSS beginner, or you’ve been using Flexbox for years, I bet you’ll learn quite a bit!

    Article très détaillé avec plein de petites démos sympas.

  • GitHub - ovh/venom : 🐍 Manage and run your integration tests with efficiency - Venom run executors (script, HTTP Request, web, imap, etc... ) and assertions
    https://github.com/ovh/venom

    Un outil CLI qui permet de faire des « tests utilisateurs » pour une application web avec gestion des retours selon différents protocoles (http, imap, readfile...), de les enchaîner en récupérant les résultats d’une étape pour les utiliser comme input de l’étape suivante...
    Les tests sont écrits sous forme de fichiers yaml, peuvent être lancés en parallèles.
    Open source (langage principal : GO) : binaire fourni pour Linux / Windows / Mac + Docker

    Qui n’a pas eu le besoin d’exécuter un VRAI test d’intégration ?
    1 - Inscription sur une application
    2 - Vérifier le mail envoyé par l’application
    3 - Le mail contient une URL, ouvrir cette URL pour valider l’inscription
    4 - S’authentifier avec le nouveau compte créé
    5 - Naviguer sur l’application Web
    6 - Vérifier en DB, ou sur votre API que les données sont cohérentes

    Venom répond à 5 problématiques :
    – lisibilité des scénarios de tests
    – multi-protocoles
    – résultats xUnit compréhensibles
    – « as-code », les tests sont sur vos dépôts git
    – extensibilité via les exécuteurs (mail, rest, web, kafka, redis, ...)

    Voir la présentation (simple mais bluffante !) sur https://www.youtube.com/watch?v=RGy-xbTs8_s

    #venom #test_utilisateur #unit_test #SPIP #yaml

  • Expertise scientifique collective : la diversité végétale, une solution agroécologique pour la protection des cultures | INRAE INSTIT
    https://www.inrae.fr/actualites/expertise-scientifique-collective-diversite-vegetale-solution-agroecologique-p

    Dans ce cadre, les ministères en charge de l’agriculture, de la transition écologique et de la recherche ont confié à INRAE, fin 2019, le pilotage d’une expertise scientifique collective sur les bénéfices de la diversité végétale pour la protection des cultures. Les conclusions de cette expertise, présentées ce 20 octobre, montrent notamment que la diversification végétale des parcelles et des paysages agricoles est une solution naturelle efficace pour protéger les cultures et garantir des niveaux de rendement égaux voire supérieurs aux systèmes peu diversifiés. Il s’agit d’un levier majeur pour préserver l’environnement et la santé humaine.

    #agroécologie

  • Olivier Cyran / mastodon
    https://piaille.fr/@OlivierCyran/109393914253640391

    On aurait fait comment, pour s’initier au pur jus #rock'n'roll, sans les épiques tournées de Dr. Feelgood dans les MJC des patelins les plus paumés du Nord ou de Picardie dans les années 80-90 ? Éternelle gratitude à eux et à leur guitariste, #Wilko_Johnson, qui vient de calancher après 10 années de résistance héroïque au crabe.

    https://www.theguardian.com/music/2022/nov/23/wilko-johnson-obituary
    https://www.youtube.com/watch?v=m1CdgJquNNM


    https://www.allmusic.com/artist/wilko-johnson-mn0000959997

  • Comment l’argent de l’extrême-droite libertarienne structure le débat sur la protection des enfants face au Covid | Alex Kotch et Walker Bragman
    https://cabrioles.substack.com/p/comment-largent-de-lextreme-droite

    [États-Unis] La fin du port du masque dans les écoles est également due à une campagne portée par les intérêts financiers de l’extrême-droite libertarienne. Ces intérêts se sont immiscés dans le débat sur l’éducation, faisant d’abord pression pour la réouverture des écoles, puis luttant contre les mesures de protection, alors même que le nombre de cas de COVID augmentait et que des enfants se retrouvaient à l’hôpital. Source : The Lever via Cabrioles

  • Assurance chômage : un rapport religieux à l’emploi |Mathieu Grégoire
    https://www.alternatives-economiques.fr/mathieu-gregoire/assurance-chomage-un-rapport-religieux-a-lemploi/00105161

    « Nous venons d’adopter définitivement la loi réformant l’assurance chômage et le marché du travail à l’Assemblée. Le plein-emploi est accessible ! », s’est réjoui Marc Ferracci sur Twitter.

    Prenons l’exemple d’un salarié qui perd son emploi, rémunéré à hauteur de 2 000 euros brut, et qui se trouve en position de chômage durant 24 mois avant de retrouver un emploi à la rémunération équivalente. Avant la réforme, il aurait bénéficié de 24 mois d’indemnisation à hauteur de 1 140 euros brut mensuels environ.

    Que gagne-t-il avec la réforme ? Si l’on admet les projections de Marc Ferracci, il devrait en moyenne retrouver un emploi entre 18 et 72 jours plus tôt, ce qui représente entre 1 200 et 4 800 euros de salaire.

    Que perd-il avec la réforme ? Six mois d’indemnisation qui représentent 6 840 euros d’allocation. Au final, dans l’hypothèse la plus pessimiste retenue par le rapporteur de la loi lui-même, supprimer six mois d’indemnisation aura donc pour effet de réduire de 18 jours la durée de chômage de ce salarié, de le mettre en situation de chômage non indemnisé pendant 5 mois et 12 jours et de lui faire perdre ainsi 5 640 euros.

    Faire perdre près de 6 000 euros à un salarié pour l’inciter à retrouver un emploi 18 jours plus tôt, voilà donc l’ambition avouée du gouvernement.

    On mesure ainsi la disproportion du prix que le gouvernement, dans un rapport religieux à un plein-emploi devenu totem, est prêt à faire payer aux salariés pour faire baisser le taux de chômage de quelques dixièmes.

    https://seenthis.net/messages/980615

    #chômage #emploi #plein_emploi #chômage_non_indemnisé #chômeurs #droit_au_chômage

    • Intégralité :

      Opinion
      Assurance chômage : un rapport religieux à l’emploi
      Le 22/11/2022
      7 min
      Mathieu Grégoire Sociologue, enseignant-chercheur à l’université Paris-Nanterre (IDHES)

      Le contenu de la nouvelle réforme de l’assurance chômage se précise. La loi, adoptée le 17 novembre par le Parlement, prévoit de donner un blanc-seing de plus d’un an au gouvernement afin qu’il puisse se substituer aux partenaires sociaux pour fixer de nouvelles règles d’indemnisation.

      Il s’agirait, selon les députés de l’opposition, en donnant toute latitude au gouvernement d’instituer de nouvelles règles par décret, d’empêcher un vrai débat à l’Assemblée nationale. Sans leur faire offense, ce sont d’abord les acteurs du paritarisme qui sont mis sur la touche par cette loi. Et on peut penser que c’est contre un autre contre-pouvoir que le gouvernement tente de se prémunir : celui du Conseil d’Etat qui, suite aux recours des confédérations syndicales, a fait de la précédente réforme un calvaire pour Mesdames Pénicaud et Borne qui ont dû gérer le dossier tour à tour de 2018 à 2021 au ministère du Travail.

      On en connaissait le principe général, voilà désormais le détail des changements de règles que le gouvernement entend prendre par décret : moduler la durée d’indemnisation des allocataires en fonction de la conjoncture. Le ministre du Travail a annoncé lundi aux syndicats qu’en deçà de 9 % de taux de chômage, la durée d’indemnisation serait abaissée de 25 %.
      Modulation selon la conjoncture

      Le principe de cette modulation a suscité légitimement beaucoup de critiques. On peut d’abord s’étonner du reniement de la parole donnée que constitue ce choix de diminuer la durée d’indemnisation. Alors ministre du Travail, Elisabeth Borne n’avait eu de cesse d’expliquer que les « allocations ne baissaient pas » car la durée d’indemnisation augmentait pour ceux dont le montant de l’allocation baissait1.

      Manifestement, ce prétendu « marqueur de gauche » de la réforme précédente a fait long feu. Sur le principe, cette modulation soulève d’importantes interrogations en matière de justice sociale. La durée d’indemnisation de celles et ceux qui n’ont pas réussi à trouver un emploi est rabotée au prétexte que d’autres y sont parvenus… En quoi le fait que les chômeurs soient moins nombreux justifie-t-il de diminuer leurs droits ?

      En quoi le fait que les chômeurs soient moins nombreux justifie-t-il de diminuer leurs droits ?

      Autre critique intéressante, certains s’inquiètent à juste titre du caractère automatique de la modulation : le remplacement de la démocratie sociale, et plus largement de l’idée même de délibération démocratique, par un algorithme pose question. Faut-il se priver de délibérer des paramètres de l’indemnisation en fonction du contexte comme nous le faisons depuis l’origine du dispositif ?

      Le débat mérite d’autant plus d’être abordé qu’historiquement, ce sont les moments de mauvaise conjoncture et non d’embellie économique qui ont justifié de baisser les dépenses d’indemnisation. A l’image de ce que permettaient les systèmes de retraite par points de type suédois dont les pensions évoluent automatiquement à la baisse quand l’espérance de vie augmente, il s’agit de gouverner de façon automatique sans qu’il soit besoin, comme chez nous, de débattre ou de risquer un conflit social à chaque fois qu’on touche à un paramètre du dispositif.
      Calculs de coin de table

      Enfin, dernier argument mis en avant par certains économistes de gauche, il y aurait derrière cette réforme une intention cachée : celle de mettre la pression sur les salariés – de « réduire leur pouvoir de négociation » – afin qu’ils révisent à la baisse leur prétention en matière de salaire, de conditions d’emploi ou de travail.

      En réalité, malgré la qualité et la justesse de ces critiques, c’est encore en écoutant ses promoteurs que l’on mesure à quel point cette réforme est délétère, mais aussi à quel point le raisonnement qui la sous-tend révèle surtout un rapport totémique à l’emploi.

      Son principal défenseur est le rapporteur de la loi à l’Assemblée nationale, Marc Ferracci, un professeur d’économie orthodoxe, intime du président de la République, ancien conseiller spécial de Muriel Pénicaud qui s’est lancé en politique en devenant député des Français de Suisse et du Lichtenstein. Monsieur Ferracci ne craint pas d’ailleurs, malgré les déboires qu’elle a valus à son camp, de revendiquer d’avoir été « la cheville ouvrière » de la précédente réforme qui en 2019 prévoyait notamment de diviser par quatre – selon une logique que le Conseil d’Etat a jugée aléatoire – le salaire de référence de certains salariés à l’emploi discontinu.

      Il faut donc bien écouter Marc Ferracci. Selon lui, baisser la durée de l’indemnisation n’a pas d’effet sur le pouvoir de négociation des salariés, mais les incite seulement à reprendre un emploi plus tôt :

      « De nombreuses études démontrent un lien entre le taux de retour à l’emploi et les règles d’indemnisation. Par exemple, si on augmente d’une semaine la durée durant laquelle vous touchez votre allocation, vous resterez au chômage entre 0,1 et 0,4 semaine », déclare-t-il ainsi dans Le Journal du Dimanche.

      Faire perdre près de 6 000 euros à un salarié pour l’inciter à retrouver un emploi dix-huit jours plus tôt, voilà le prix que le gouvernement est prêt à faire payer aux salariés pour faire baisser le taux de chômage de quelques dixièmes

      Il y aurait beaucoup à dire d’un point de vue scientifique sur un tel calcul de coin de table. Mais il suffit de s’y pencher attentivement pour en mesurer l’inanité d’un point de vue politique. La disproportion entre les sacrifices opérés et le résultat attendu est patente.

      Prenons l’exemple d’un salarié qui perd son emploi, rémunéré à hauteur de 2 000 euros brut, et qui se trouve en position de chômage durant 24 mois avant de retrouver un emploi à la rémunération équivalente. Avant la réforme, il aurait bénéficié de 24 mois d’indemnisation à hauteur de 1 140 euros brut mensuels environ.

      Que gagne-t-il avec la réforme ? Si l’on admet les projections de Marc Ferracci, il devrait en moyenne retrouver un emploi entre 18 et 72 jours plus tôt, ce qui représente entre 1 200 et 4 800 euros de salaire.

      Que perd-il avec la réforme ? Six mois d’indemnisation qui représentent 6 840 euros d’allocation. Au final, dans l’hypothèse la plus pessimiste retenue par le rapporteur de la loi lui-même, supprimer six mois d’indemnisation aura donc pour effet de réduire de 18 jours la durée de chômage de ce salarié, de le mettre en situation de chômage non indemnisé pendant 5 mois et 12 jours et de lui faire perdre ainsi 5 640 euros.

      Faire perdre près de 6 000 euros à un salarié pour l’inciter à retrouver un emploi 18 jours plus tôt, voilà donc l’ambition avouée du gouvernement.

      « Nous venons d’adopter définitivement la loi réformant l’assurance chômage et le marché du travail à l’Assemblée. Le plein-emploi est accessible ! », s’est réjoui Marc Ferracci sur Twitter.

      On mesure ainsi la disproportion du prix que le gouvernement, dans un rapport religieux à un plein-emploi devenu totem, est prêt à faire payer aux salariés pour faire baisser le taux de chômage de quelques dixièmes.

      1.
      Avec le nouveau calcul du salaire journalier de référence, les allocataires en contrats courts qui percevaient une indemnisation plus forte sur une période plus courte, touchent désormais une allocation plus faible mais sur une période plus longue.

  • EDF : le projet d’EPR2 donne des vapeurs au nucléaire français - JustPaste.it
    https://justpaste.it/bqrp8

    La solution retenue pour limiter les vibrations sur l’EPR a été de poser un amortisseur. Mais l’IRSN ne veut pas en entendre parler pour l’EPR2 : l’ASN et lui considèrent que c’est un projet de nouveau réacteur, donc hors de question que son circuit primaire soit affecté par un problème déjà connu. D’où le feu rouge de l’IRSN, qui a demandé à Framatome d’identifier la cause des vibrations et de trouver une solution pour les supprimer… Quitte à revoir toute l’architecture du circuit primaire.

    #nucléaire #ingénierie #malfaçon #EPR2

  • TunaGate : Macronie et poissons dans l’eau | Bloom | 22.11.22

    https://bloomassociation.org/conflits-dinterets-et-destruction-environnementale-bloom-et-antico

    Nos révélations de la semaine dernière ont fait l’effet d’une bombe. Le gouvernement et les lobbies thoniers se prennent les pieds dans le tapis et aggravent leur cas⁽¹⁾.

    Rembobinons : lundi dernier, nous révélions un cas de pantouflage que nous avons signalé au procureur du Parquet national financier avec l’association de lutte contre la corruption ANTICOR. En enquêtant, nous avions découvert un scandale inacceptable : la personne responsable des flottes de pêche au thon pour le gouvernement français était partie travailler pour le puissant lobby du thon Orthongel sans respecter la période de trois ans prévue par la loi.

    Depuis nos révélations, les journalistes de France Info⁽²⁾ ont questionné les autorités françaises et révélé que l’affaire était plus grave encore que ce que nous pensions : la transfuge du public vers le privé n’a pas été « recrutée » par le lobby thonier, elle a été « mise à disposition » par la France auprès du lobby « pour une durée d’un an » !

    et la suite :

    Traduisons : la France a fait le choix politique de mettre une fonctionnaire militaire au service des lobbies industriels pour qu’elle mène une mission spéciale de sauvetage de la France de façon à éviter une sanction judiciaire européenne, puisque la complaisance de notre pays envers les industriels du thon a été épinglée par Bruxelles : la France risque une condamnation devant la Cour de justice de l’UE.

    Objectif de la mission spéciale : légaliser les pratiques illégales et frauduleuses de la France et de ses flottes thonières en changeant la norme environnementale européenne. Rien de moins.

    Résultat de la mission si la France et les lobbies thoniers parvenaient à leurs fins ? Un massacre de la vie marine, une destruction accélérée et à très grande échelle des populations de thons en Afrique et de toutes les espèces associées aux captures non sélectives des industriels : raies, requins, tortues…

    [...]

    Notes :

    ⁽¹⁾ Interrogé par le député EELV Jérémie Iordanoff à l’Assemblée nationale le 15 novembre, Hervé Berville, secrétaire d’État à la mer, a déclaré que le lobby thonier n’était pas… un lobby ! Il s’est fait recadrer sur les réseaux par les ONG spécialistes de la transparence et de la probité de la vie publique comme Transparency International.

    ⁽²⁾ Marie Dupin, « Une haute fonctionnaire soupçonnée de conflit d’intérêt avec le lobby de la pêche au thon », France Info, 14/11/2022