AF_Sobocinski

Géographe, géomaticien et historien de formation. Joueur de go et secouriste sur mon temps libre.

  • +972 condamne l’escalade des menaces contre les réalisateurs de « NAZA »
    Par +972 Magazine, le 18 septembre 2026
    ▻https://www.972mag.com/naza-yuval-abraham-rachel-szor-threats

    . Yuval Abraham et Rachel Szor. (David Levene/The Guardian)

    Une campagne d’incitation à la haine menée par des ministres du gouvernement et des militants d’extrême droite ne fait que prouver à quel point Israël craint la vérité — quelle que soit la personne qui la dit.

    Depuis une semaine, après la première de leur nouveau documentaire « NAZA » au Festival du film de Venise, les réalisateurs Yuval Abraham (journaliste pour +972 Magazine) et Rachel Szor sont la cible d’attaques incessantes de la part du gouvernement israélien et de militants d’extrême droite.

    Le Premier ministre Benjamin Netanyahou et le ministre de la Culture Miki Zohar ont menacé de révoquer la nationalité des réalisateurs. Des personnalités tant du gouvernement que de l’opposition les ont accusés de « trahison » et les ont qualifiés d’« ennemis » de l’État — une rhétorique reprise par une grande partie des médias israéliens. L’armée envisagerait également selon certaines sources d’intenter une action en justice contre les personnes impliquées dans le film.

    Tout aussi préoccupants sont les discours et les actes violents des militants d’extrême droite, qui ont organisé ces derniers jours des manifestations devant les domiciles des familles des réalisateurs, en scandant « La peine de mort pour les traîtres ». Une grande fresque murale représentant les visages de Yuval et Rachel, sur lesquels était inscrit le mot « Traîtres » et entourés d’un réticule, est apparue dans la ville d’Ashdod, dans le sud d’Israël ; les vidéos de sa réalisation, publiées en ligne, ont suscité des centaines de commentaires incitant à la violence, y compris des appels à leur assassinat.

    Mercredi, des militants d’extrême droite se sont présentés au bureau de Tel-Aviv partagé par +972 et Local Call. Ils ont agressivement interpellé les membres de notre équipe, les filmant et les harcelant dans des vidéos qu’ils ont ensuite mises en ligne sur les réseaux sociaux. Pour assurer leur sécurité immédiate, notre équipe a été contrainte d’évacuer les locaux.

    Ces attaques ne sont pas survenues sans raison. Il existe un lien direct entre des décennies de domination israélienne sur les Palestiniens, les trois dernières années de génocide à Gaza et la déshumanisation extrême des Palestiniens entre le fleuve et la mer, et aujourd’hui la campagne de harcèlement et d’intimidation menée contre les Juifs israéliens qui s’opposent au consensus militariste et suprémaciste d’Israël.

    « NAZA » est une production du Guardian et s’appuie sur des enquêtes menées par Yuval pour +972 et Local Call au cours des trois dernières années. Alors que la plupart des personnes qui s’en prennent au film et à ses réalisateurs ne l’ont même pas encore vu, une grande partie des informations qu’il contient est déjà publique — avant tout grâce aux journalistes palestiniens et aux professionnels des médias à Gaza, dont plus de 250 ont été tués par des attaques israéliennes.

    Parallèlement, les journalistes palestiniens de la Cisjordanie occupée sont régulièrement arrêtés par les forces israéliennes et font face à des obstacles et des restrictions généralisés à leur liberté de mouvement. Israël détient actuellement 39 journalistes de Cisjordanie et de Gaza dans ses prisons réputées pour leur brutalité, dont plus de la moitié sans inculpation ni procès.

    Lorsque ceux qui documentent et révèlent la réalité sont victimes de persécutions violentes, cela ne fait que démontrer à quel point les dirigeants craignent la vérité. Mais le silence n’est pas une option.

    Nous saluons le soutien apporté à nos collègues par une minorité de journalistes, de cinéastes et d’organisations de la société civile israéliens. Nous appelons les personnes de conscience et les gouvernements du monde entier à s’opposer à la campagne de persécution et aux menaces violentes contre Yuval et Rachel, et à protéger les droits des journalistes palestiniens à Gaza et en Cisjordanie, ainsi que ceux de tous ceux qui s’opposent au génocide, à l’occupation et au régime d’apartheid pratiqués par Israël.

    #NAZA

    • Grâce à l’hystérie autour de « NAZA », Israël parle enfin de Gaza
      Gideon Levy
      00 h 48 • 17 septembre 2026 IDT
      ▻https://www.haaretz.com/opinion/2026-09-17/ty-article-opinion/.premium/thanks-to-naza-hysteria-israel-is-finally-talking-about-gaza/000001a0-ab90-d5b2-a9ee-ab9a19a70000


      Des personnes en deuil se sont rassemblées dimanche à Gaza pour assister à l’enterrement collectif d’une centaine de Palestiniens, dont 62 enfants, dont les corps ont été retrouvés sous les décombres. Crédit : AFP/OMAR AL-QATTAA

      Le documentaire sur Gaza a provoqué un tollé national. Après des années de répression, de déni et de mensonges, d’apathie et d’indifférence, le pus a jailli en un torrent puissant. Il s’agit d’un processus salutaire, même s’il s’accompagne de manifestations déplaisantes

      Avant même qu’un seul Israélien, à l’exception de Raviv Drucker, n’ait vu « NAZA », le film a déjà apporté une contribution considérable au débat israélien. Les réalisateurs Rachel Szor et Yuval Abraham ont déclenché une hystérie. Et cette hystérie est la meilleure chose qui soit arrivée à la société israélienne depuis le 7 octobre 2023.

      Pour la première fois, les Israéliens sont choqués par quelque chose qui n’a rien à voir ni avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu ni avec les otages. Pour la première fois, ils sont furieux, choqués, rendus fous par le vacarme provenant de la bande de Gaza. Et au fond d’eux-mêmes, ils savent pourquoi.

      Cette vague d’hystérie, sans précédent en Israël, révèle également le vrai visage de la quasi-totalité de la société. Et que pourrait-on demander de plus à un documentaire, d’autant plus avant même qu’il ait été vu ?

      Cette hystérie révèle quelque chose qui était caché depuis des années mais qui a soudainement éclaté au grand jour. Après des années de refoulement, de déni et de mensonges, d’apathie et d’indifférence, le pus a jailli en un torrent puissant.
      C’est un processus salutaire, même s’il s’accompagne de manifestations déplaisantes.

      Israël a été arraché à sa sérénité malsaine. Soudain, on y parle de Gaza plutôt que des seuls prix des vols vers l’étranger.

      « NAZA » a brisé le déni de réalité des Israéliens. C’était prévisible, même lorsqu’il semblait que rien ne pourrait ébranler les Israéliens. Mais l’intensité de la réaction montre que l’abcès est de taille.

      La rage insensée contre Szor et Abraham montre qu’ils ont réussi à toucher le cœur de l’abcès. Et cela fait mal. L’intensité de la réaction montre que les Israéliens sentent que quelque chose brûle sous leurs pieds. Quiconque crie avec une telle colère comprend que quelque chose a très mal tourné. Une société sûre de sa droiture ne réagit pas ainsi à un film.

      Cette tempête finira peut-être par s’apaiser, mais son intensité pourrait aussi annoncer un tournant. Une fois que nous aurons pendu les créateurs du film sur la place publique, peut-être que quelqu’un comprendra qu’il s’agissait là d’une dernière tentative désespérée pour éluder, étouffer et réprimer la vérité.

      Mais cette vérité continuera de hanter Israël à jamais, car il est impossible d’échapper à la responsabilité d’un génocide. Demandez donc aux Turcs. Cette culpabilité ne nous laissera jamais en paix.
      Ce sera une honte éternelle.

      « NAZA » a également apporté une autre contribution importante : il a arraché tous les masques. Désormais, il n’y a plus de gauche ni de droite, plus de gens éclairés ni d’ignorants, plus d’humanistes ni de barbares. Presque à l’unisson, les Israéliens se sont jetés sur ce film et ont ainsi révélé leur vrai visage.

      Les journalistes racistes se sont rangés aux côtés de ceux considérés comme libéraux, les politiciens nationalistes se sont unis à ceux considérés comme démocrates. Tous ont formé un chœur maccarthyste.

      Après tout, quelle est la différence entre la déclaration du journaliste de droite Avri Gilad selon laquelle « NAZA » était l’acronyme des mots hébreux « dommage antisémite malveillant » et le démenti hideux et répugnant du journaliste centriste Yaron Avraham, niant tout lien familial avec Yuval Abraham (dont le nom de famille s’écrit de la même manière en hébreu) ?

      Quelle est la différence entre la déclaration du journaliste de droite Amit Segal, selon laquelle les réalisateurs étaient des « partisans du bureau de propagande du Hamas », et la critique « méthodologique » savante formulée par les chroniqueurs du Haaretz Drucker et Uri Misgav, qui s’efforcent de toutes leurs forces d’esquiver le cœur du sujet ?

      « Où est le contexte ? », demandent les critiques hypocrites, qui n’oseraient jamais mentionner le contexte palestinien de l’attaque du 7 octobre. « Où sont les preuves ? », demandent ceux qui savent que les enquêtes les plus importantes de l’histoire – le Watergate et les Pentagon Papers, par exemple – reposaient sur des témoignages anonymes. Et surtout, où sont leurs propres enquêtes sur Gaza ?


      Une fresque représentant les réalisateurs de « NAZA », sur laquelle est inscrit le mot « traîtres », à Ashdod, mardi. Crédit : Ilan Assayag

      Ils savent que « NAZA » est la vérité. Mais ils veulent les noms des soldats qui ont été interviewés afin de pouvoir, eux aussi, les pendre sur la place publique aux côtés des réalisateurs.

      Il n’y a pas non plus de différence entre la déclaration du politicien d’opposition fasciste Avigdor Lieberman, selon laquelle ce sont des « ennemis d’Israël qui se qualifient de “cinéastes” », l’appel grotesque du ministre de la Culture ignorant Miki Zohar à ce qu’on leur retire la nationalité, et le lâche « Je condamne » du politicien progressiste Yair Golan.

      Les différences résident dans la forme. Mais le fond est le même, et dans tous ces cas, il est terrifiant de maccarthysme.

      Szor, Abraham et ces courageux soldats ont brisé le silence. Ils méritent une grande estime en Israël, et ils l’obtiendront – mais uniquement dans les pages des livres d’histoire.

  • Japon : deux dirigeants d’une centrale nucléaire démissionnent après un scandale
    ▻https://www.connaissancedesenergies.org/afp/japon-demission-a-la-tete-dune-centrale-nucleaire-pour-des-

    Deux dossiers de redémarrage abandonnés

    Chubu Electric Power Co. a annoncé que son président, Kingo Hayashi, et le président de son conseil d’administration, Satoru Katsuno, seraient remplacés après le scandale touchant la centrale nucléaire de Hamaoka, dans le centre-sud du Japon. L’électricien japonais va aussi retirer les demandes de redémarrage visant deux réacteurs du site.

    Devant la presse, Kingo Hayashi a dit éprouver « un lourd sentiment de responsabilité et un profond remords ». Il a aussi regretté de ne pas avoir su « favoriser une culture organisationnelle qui donne la priorité au respect de la réglementation et à la sécurité avant tout ».

    La centrale de Hamaoka, exploitée par Chubu Electric, se trouve dans une zone exposée au risque de méga-séisme. Les contrôles réglementaires engagés par l’autorité japonaise de sûreté portaient sur le redémarrage de deux tranches nucléaires, dans un pays où les exigences parasismiques sont au cœur de la conception des installations.

  • La Norvège envisage jusqu’à 3 ans de prison pour le commerce avec les implantations
    Par Nava Freiberg 14 septembre 2026, 19:04 - The Times of Israël
    ▻https://fr.timesofisrael.com/la-norvege-envisage-jusqua-3-ans-de-prison-pour-le-commerce-avec-l

    L’ambassade d’Israël dénonce une mesure qui serait le « dernier exemple » de l’activisme « anti-Israël obsessionnel » du ministre norvégien des Affaires étrangères

    La Norvège envisage de présenter cet automne un projet de loi interdisant les échanges commerciaux avec les implantations israéliennes et prévoyant des peines pouvant aller jusqu’à trois ans de prison en cas d’infraction. Cette annonce, faite lundi par le ministre des Affaires étrangères, Espen Barth Eide, à la chaîne publique NRK, a suscité une vive réaction de l’ambassade d’Israël à Oslo.

    « Les arguments [en faveur du projet de loi] n’ont fait que se renforcer, car la situation en Cisjordanie s’est encore aggravée. De plus, de nombreux autres pays prennent désormais les mêmes mesures que celles que le gouvernement a déjà proposées dans ce projet de loi », a déclaré Eide à la NRK lors d’une interview en norvégien.

    Cette loi d’interdiction des échanges commerciaux, qui s’appliquerait aux particuliers et aux entreprises commerçant avec les implantations, selon la NRK, fait suite à l’annonce, la semaine dernière, d’un vaste train de sanctions par le Royaume-Uni à l’encontre des implantations de Cisjordanie. La Norvège, le Canada, le Danemark, la Finlande, la France, l’Islande, l’Irlande, la Pologne, le Portugal, l’Espagne et la Suède ont publié peu après une déclaration commune exprimant leur intention de prendre ou de soutenir des mesures similaires. (...)

    #IsraelNorvège

  • Une étude suédoise alerte sur la production massive de PFAS pour l’IA et les centre de données - RFI
    ►https://www.rfi.fr/fr/environnement/20260915-une-%C3%A9tude-su%C3%A9doise-alerte-sur-la-production-massive-de-pfas-p

    Pour réduire leur empreinte environnementale, les serveurs sont désormais immergés dans des bassins de PFAS, un système de refroidissement plus économe en #eau et moins énergivore et donc présenté comme écologique.

    C’est une aberration pour les défenseurs de l’#environnement qui rappellent que ces polluants sont une véritable bombe à retardement pour la #santé humaine et planétaire. Pratiquement indestructibles, les #PFAS s’accumulent dans l’eau, l’air et le sol, et sont également présents dans la chaîne alimentaire. Des études scientifiques les relient au #cancer, aux maladies du foie, aux problèmes rénaux et à des malformations congénitales.

  • #Russie : Poutine contre les #migrants
    ▻https://legrandcontinent.eu/fr/2025/07/11/poutine-contre-les-migrants-comment-la-russie-est-devenue-un-enfer-

    Les similitudes entre les politiques autoritaires et réactionnaires de la Russie de Vladimir Poutine et des États-Unis de Donald Trump s’étendent continûment à de nouveaux domaines. On trouvait déjà dans les deux pays des pratiques similaires de censure — notamment dans les écoles — des ouvrages politiquement indésirables — pour l’essentiel, ceux ayant trait aux personnes LGBT et à d’autres formes de « relations sexuelles non-traditionnelles », comme la législation russe les désigne depuis 2013.

    Plus récemment, et à l’instar des États de la Bible Belt, des mesures tendant à restreindre les possibilités d’avortement ont été adoptées dans plusieurs régions russes, dont celles de Koursk et de Crimée sous occupation, le gouverneur de Vologda, Gueorgui Filimonov, étant allé en février dernier jusqu’à appeler à l’interdiction des avortements dans les hôpitaux publics et les cliniques privées.

    L’actualité récente offre un nouveau terrain de comparaison.

    Les raids contre les immigrés qui se multiplient aux États-Unis ont retenu l’attention médiatique en Europe, surtout au moment où la Garde nationale et les Marines ont été déployés dans les rues de Los Angeles face au mouvement de protestation. De même, le monde s’est légitimement ému des vidéos d’expulsions d’immigrés en situation irrégulière, menottés aux pieds et aux mains, mises en ligne par la Maison-Blanche au début de l’année. À l’inverse, les dizaines de vidéos des raids de la police russe dans les foyers de travailleurs immigrés semblent confinées dans l’espace des réseaux sociaux de Russie, et peut-être plus encore d’Asie Centrale et du Caucase, où elles font régulièrement scandale. L’exemple le plus récent est une vidéo publiée le 11 juin, sur laquelle on voit les OMON, forces spéciales du ministère de l’Intérieur, vider un foyer de migrants d’origine ouzbèke, travaillant visiblement dans la construction militaire, aux cris de : « putain de macaque » et « tchernožopyj » — une insulte raciste qui signifie littéralement « cul-noir ».

    #immigration #racisme #xénophobie

  • Covid-19 : cinq ans après, le bilan des pays européens qui ont le mieux réagi
    ▻https://www.lemonde.fr/planete/article/2024/12/09/covid-19-cinq-ans-apres-le-bilan-des-pays-europeens-qui-ont-le-mieux-reagi_6

    Les pays qui ont pris des mesures de restriction des contacts sociaux sans attendre la saturation de leurs hôpitaux ont sauvé plus de vies et davantage préservé leur économie, montre une étude inédite de l’Institut Pasteur, publiée lundi.

    #in_retrospect #suède

  • L’obsession de la publicité pour les SUV | WWF France
    ▻https://www.wwf.fr/vous-informer/actualites/lobsession-de-la-publicite-pour-les-suv

    3h50 d’antenne chaque jour, soit l’équivalent de deux matchs de football, ont été dédiées à la promotion des SUV à la télévision, en France, en 2019. Un chiffre frappant qui en dit long sur la surexposition des consommateurs à la publicité de véhicules polluants à la TV, mais aussi sur d’autres formats : affiches dans les rues ou les transports, bannières internet, doubles pages dans les magazines, spots radio, placements de produits… En tout, les constructeurs automobiles ont dépensé en 2019, 1,8 milliards d’euros pour convaincre les consommateurs d’acheter des véhicules SUV, pourtant plus lourds, plus chers et plus émetteurs que les autres modèles. Un investissement que le WWF France a voulu objectiver et analyser dans sa dernière étude Le trop plein de SUV dans la publicité.

    • Ce que je retiens c’est ça

      Cela représente, pour chaque SUV vendu en France, un investissement publicitaire de 2300 euros.

      Soit environ 8% du prix de la voiture qui part dans la pub 😵

  • « Incohérent et hétéroclite, le dictionnaire de l’Académie française n’a rien d’atemporel »
    ▻https://www.la-croix.com/a-vif/incoherent-et-heteroclite-le-dictionnaire-de-l-academie-francaise-na-rien-

    Cette 9e édition, incohérente et hétéroclite, n’a rien d’atemporel. Elle constitue un piètre outil, dès sa parution. Par conséquent, nous demandons au prochain gouvernement de revoir la décision du 2 juillet 2001, qui recommande aux services publics souhaitant adapter un terme ou une expression en langue étrangère, de se référer aux 8e et 9e éditions du DAF, ou au Trésor de la Langue française terminé en 1994 et appelons à la création d’un Collège des francophones, instance internationale et légitime, mandatée pour mener les réflexions nécessaires sur l’enseignement et l’orthographe du français.

    • version en vente aux éditions Fayard (Bolloré) …

      Dictionnaire de l’Académie française : une neuvième édition à rectifier d’urgence - LDH
      ▻https://www.ldh-france.org/dictionnaire-de-lacademie-francaise-une-neuvieme-edition-a-rectifier-dur

      L’Académie française, créée en 1635 par Richelieu, vient de publier le quatrième volume de la neuvième édition de son Dictionnaire, quatre-vingt-dix ans après la précédente. Ce volume a été solennellement présenté au président de la République, cérémonie destinée à lui conférer légitimité et autorité. La LDH (Ligue des droits de l’Homme) a donc découvert avec stupéfaction et consternation que nombre de définitions participent d’une vision au mieux archaïque de notre monde. C’est ainsi que l’entrée qui définit l’hétérosexualité comme une relation « naturelle » (sic) entre les sexes implique que l’homosexualité n’est pas, elle, naturelle. La femme se voit définie par sa capacité à concevoir et mettre au monde des enfants. Faut-il en conclure qu’une femme stérile ou ménopausée n’en est pas une ? Le traitement du racisme, lourd d’enjeux dans le monde où nous vivons, est de même sidérant. La « race » renvoie ainsi à « chacun des grands groupes entre lesquels on répartit superficiellement l’espèce humaine d’après les caractères physiques distinctifs qui se sont maintenus ou sont apparus chez les uns et les autres, du fait de leur isolement géographique pendant des périodes prolongées. Un homme de race noire, de race blanche, de race jaune ». On apprend incidemment qu’un « négrillon » est un « petit enfant noir », que « Jaune » « se dit d’une personne ou d’une population caractérisée notamment par la pigmentation jaune ou cuivrée de la peau, par opposition à Blanc et à Noir. Un homme de race jaune ». De même, qu’une personne « négroïde » « présente certaines des caractéristiques morphologiques des populations noires. Type négroïde ». Enfin, que l’adjectif « éthiopique » « se rapporte à la race noire ». Aucune distance n’est marquée avec ces entrées, aucune d’entre elles n’est signalée comme discriminante ou péjorative.

      La langue française mérite mieux. La démocratie également. Sauf à justifier l’injustifiable et apporter ainsi sa pierre à des constructions intellectuelles et politiques particulièrement dangereuses, les éditions Fayard se doivent de prendre leurs responsabilités dans la diffusion imprimée des versions de ce Dictionnaire. La LDH leur demande de prendre rapidement des mesures visant à insérer un erratum dans les exemplaires mis en vente et à modifier les éditions suivantes.
      Cette demande vaut évidemment pour l’édition numérique.

      Ah tiens le site de la LDH est en wp, un autre désastre.

    • Qui va se servir de ça si ce n’est de vieux bourgeois racistes et misogynes ? Ils y trouveront leurs comptes car ce truc est écrit par leurs semblables, les autres s’en moqueront comme des précédentes éditions. L’académie française a toujours été un outil de domination bourgeoise (ou aristocrate avant).

  • Mandat d’arrêt de la CPI contre Benyamin Nétanyahou : « La position de la France est à la fois juridiquement fausse et politiquement désastreuse »

    ▻https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/12/04/mandat-d-arret-de-la-cpi-contre-benyamin-netanyahou-la-position-de-la-france
    Emmanuel Daoud, Gabriel Sebbah

    Tribune

    Emmanuel Daoud, Avocat au barreau de Paris
    Gabriel Sebbah, Avocat au barreau de Paris

    Les avocats Emmanuel Daoud et Gabriel Sebbah critiquent, dans une tribune au « Monde », la position de la France, selon laquelle le premier ministre d’Israël et l’ancien ministre Yoav Gallant bénéficieraient d’une immunité, malgré le mandat d’arrêt émis contre eux par la Cour pénale internationale.

    Le 22 novembre, la Cour pénale internationale (CPI) a approuvé l’émission des mandats d’arrêt contre Benyamin Nétanyahou, premier ministre en exercice d’Israël, Yoav Gallant, ancien ministre de la défense d’Israël, et Mohammed Deif, chef de la branche armée du Hamas, pour des faits qualifiésde crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Il appartient maintenant aux 125 Etats parties au statut de Rome [reconnaissant la juridiction de la CPI] de respecter leurs obligations envers la CPI, en arrêtant les personnes recherchées et en les remettant à la Cour.

    Or, dans un communiqué du 27 novembre, la diplomatie française, tout en reconnaissant l’exigence de coopération avec la CPI, a estimé que le statut de Rome prévoyait qu’un Etat ne pouvait être « tenu d’agir d’une manière incompatible avec ses obligations en vertu du droit international en ce qui concerne les immunités des Etats non parties à la CPI ».

    En d’autres termes, la France soutient que les mandats d’arrêt émis contre Benyamin Nétanyahou et Yoav Gallant ne pourraient pas être exécutés par elle en raison des immunités dont ils bénéficieraient en tant que membres d’un gouvernement d’un Etat ne reconnaissant pas la CPI. Cette position est à la fois juridiquement fausse et politiquement désastreuse au regard du droit international humanitaire et de la lutte contre l’impunité.

    Fléchissement récent
    Les chefs d’Etat, de gouvernement et les ministres des affaires étrangères en exercice bénéficient, certes, d’une immunité personnelle, qui les protège en principe contre toute poursuite devant des juridictions pénales nationales étrangères. Il s’agit d’un principe général du droit international qui prend sa source dans le droit coutumier et a été affirmé par la Cour internationale de justice, dans un arrêt du 14 février 2002.

    En application de ces immunités, la Cour de cassation avait par exemple jugé, en 2020, qu’il était impossible de poursuivre en France Abdel Fattah Al-Sissi, président de la République d’Egypte, pour des faits qualifiés de torture et actes de barbarie. On note cependant un fléchissement récent de cette jurisprudence concernant la poursuite des crimes les plus graves, la justice française ayant ainsi émis, en juin, un mandat d’arrêt contre le président syrien, Bachar Al-Assad, pour complicité de crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

    La Cour de cassation doit encore se prononcer sur la validité de ce mandat. Mais il est déjà certain que ces immunités tombent devant une juridiction pénale internationale telle que la CPI. L’article 27 du statut de Rome pose ainsi comme principe que « les immunités (…) qui peuvent s’attacher à la qualité officielle d’une personne, en vertu du droit interne ou du droit international, n’empêchent pas la Cour d’exercer sa compétence à l’égard de cette personne ». La CPI a été instituée précisément pour déroger aux immunités internationales et poursuivre et juger les personnes portant la responsabilité la plus lourde dans la commission des crimes les plus graves, qui sont, par nature, attachés à l’exercice du pouvoir.

    La France prétend toutefois que, dans la mesure où Israël n’a pas adhéré au statut de Rome, elle n’a pas accepté de lever l’immunité dont bénéficie en principe son chef de gouvernement. Elle s’appuie de manière implicite sur l’article 98 du statut de Rome qui prévoit qu’un Etat partie ne peut être tenu d’agir de façon incompatible avec ses obligations internationales, notamment en matière d’immunité. Les Etats parties au statut de Rome peuvent-ils donc concilier leur obligation de coopération avec la CPI et, dans le même temps, respecter leurs obligations internationales concernant les immunités ?

    Double standard
    En réalité, cette question n’est pas nouvelle. Elle s’est posée en 2009, lors de l’émission par la CPI d’un mandat d’arrêt contre Omar Al-Bachir, alors président de la République du Soudan. La réponse de la CPI est toujours allée dans le même sens : les Etats parties ont l’obligation d’arrêter et de remettre les personnes recherchées par la Cour, même s’ils ont le statut de chef d’Etat ou de gouvernement d’un pays qui ne reconnaît pas sa juridiction.

    Une décision de la chambre d’appel de la CPI, du 6 mai 2019 a même clos le débat, en affirmant que la Jordanie avait manqué à ses obligations en ne procédant pas à l’arrestation d’Omar Al-Bachir venu sur son sol, érigeant ainsi l’article 27 du statut de Rome, selon lequel les immunités ne s’appliquent pas devant la CPI, en principe coutumier du droit international.

    Il ne fait donc aucun doute pour la communauté des juristes que la France est juridiquement tenue de coopérer avec la CPI en arrêtant et en remettant Benyamin Nétanyahou et Yoav Gallant, si ces derniers s’aventuraient sur son territoire. En refusant de les arrêter, la France s’exposerait donc à une décision de la chambre préliminaire I de la CPI constatant son défaut de coopération et, in fine, à des sanctions prises par l’Assemblée des Etats parties, organe politique de la CPI.

    Très récemment, le 24 octobre, la chambre préliminaire II de la CPI a jugé que la Mongolie, Etat partie au statut de Rome, avait ainsi failli à ses obligations de coopération avec la Cour en n’arrêtant pas Vladimir Poutine alors qu’il se trouvait sur son territoire. La France ne s’était aucunement émue de cette décision s’agissant de Vladimir Poutine. Elle y était alors favorable, réaffirmant lors d’un point presse, le 2 septembre, l’obligation pour les Etats parties au statut de Rome d’exécuter les mandats d’arrêt émis par la CPI, même lorsque ceux-ci visaient un chef d’Etat en exercice dans un pays ne reconnaissant pas la compétence de la Cour.

    La France adopte donc aujourd’hui vis-à-vis de Benyamin Nétanyahou la position exactement inverse. En appliquant un double standard entre différentes situations, en fonction des « liens d’amitié » ou d’inimitié qu’elle entretient avec tel ou tel pays, la France sape les fondements d’une justice pénale internationale indépendante et efficace.

    Sur le plan politique, elle conforte les accusations portées contre des pays occidentaux qui instrumentaliseraient le droit international pour servir leurs intérêts propres, soutenant les institutions et juridictions internationales lorsqu’elles s’attaquent à des pays ennemis ou pauvres, et les affaiblissant, voire les sanctionnant, lorsqu’elles s’intéressent aux crimes qu’eux ou leurs alliés pourraient avoir commis.

    La position française face aux mandats d’arrêt émis contre Benyamin Nétanyahou et Yoav Gallant constitue donc une double faute, juridique et politique, aux conséquences désastreuses, d’une part pour l’avenir d’un système international fondé sur le droit et le respect par les Etats de leurs engagements internationaux, et d’autre part pour la lutte contre l’impunité.

    Emmanuel Daoud est avocat au barreau de Paris, inscrit sur la liste des conseils auprès de la CPI. Il est également membre du groupe d’action judiciaire de la Fédération internationale pour les droits humains ; Gabriel Sebbah est avocat au barreau de Paris, spécialiste en droit pénal international et en droit commun.

    Emmanuel Daoud (Avocat au barreau de Paris) et Gabriel Sebbah (Avocat au barreau de Paris)

    • CPI : les États membres divisés face aux menaces qui pèsent sur la Cour
      RFI – Avec notre envoyé spécial à La Haye, Julien Chavanne
      Publié le : 04/12/2024 - 11:00
      ▻https://www.rfi.fr/fr/monde/20241204-cpi-les-%C3%A9tats-membres-divis%C3%A9s-face-aux-menaces-qui-p%C3%A8sen

      C’est le grand rendez-vous annuel des pays membres de la Cour pénale internationale (CPI). L’Assemblée des États parties se tient cette semaine à La Haye, aux Pays-Bas. Cette cour est aujourd’hui la cible de menaces des États-Unis après avoir lancé un mandat d’arrêt contre Benyamin Netanyahu. La CPI est plus que jamais fragilisée, alors que ses soutiens se divisent.

      « C’est inacceptable », répètent tour à tour les États. À les entendre, les 124 pays membres de la Cour pénale internationale (CPI) seraient tous unis pour la défendre, lors de son Assemblée annuelle.

      « La France condamne fermement toute forme de menace, de sanction ou d’attaque contre la Cour et ses agents », assure François Alabrune, ambassadeur de France aux Pays-Bas. Le diplomate français évite le sujet qui fâche : l’immunité promise à Benyamin Netanyahu. Il s’agit pourtant d’un gros coup de canif sans précédent dans le contrat avec la Cour pénale internationale.
      Budget menacé

      Mais il n’y a pas que la légitimité de la CPI qui est menacée, son budget l’est également. Les juges de la Cour demandent une rallonge de 10%, ce qui semble mal engagé.

      Le Canada, l’un des plus gros contributeurs, décline par la voix de son juriste international, Louis-Martin Aumais. « C’est une demande inquiétante, mes amis. Nous reconnaissons la demande croissante adressée à la Cour ces dernières années. Cependant, la nécessité d’une responsabilité budgétaire est évidente », note-t-il.

      Un consensus sur une hausse autour des 6% pourrait émerger, selon l’un des négociateurs. Près de 200 millions d’euros par an sont espérés, « moins que le salaire de Cristiano Ronaldo en Arabie saoudite », ironise un membre d’une ONG présent à cette Assemblée.

  • France : la surpopulation carcérale ne cesse de battre des records
    ▻https://www.rfi.fr/fr/france/20241130-france-la-surpopulation-carc%C3%A9rale-ne-cesse-de-battre-des-records

    Jamais les #prisons françaises n’ont enregistré un si grand nombre de détenus avec le chiffre record de 80 130 personnes incarcérées pour 62 357 places au 1er novembre, selon des chiffres obtenus vendredi 29 novembre auprès du ministère de la #Justice. Mal endémique français, la #surpopulation_carcérale ne cesse de battre des records mois après mois.

  • REPORTAGE. « Ils ont agi en toute impunité » : en #Cisjordanie, les Palestiniens dénoncent les attaques de #colons_israéliens
    ▻https://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/israel-palestine/reportage-ils-ont-agi-en-toute-impunite-en-cisjordanie-les-palestiniens

    Ce regain de tension, Moustafa Barghouti refuse de l’attribuer à une quelconque vengeance des colons israéliens. Selon celui qui fut candidat à la présidence de l’Autorité palestinienne pour succéder à Mahmoud Abbas, ces violences ne sont pas récentes : « C’est une excuse plus qu’une vengeance. Car les attaques de colons contre les Palestiniens ont commencé avant le 7-Octobre et ont augmenté après le 7-Octobre. 486 Palestiniens ont été tués depuis le 7 octobre en Cisjordanie, dont plus de 22 par des colons israéliens. Les autres ont été tués par l’armée israélienne qui protège et soutient les colons dans ses attaques contre les Palestiniens. » Selon un décompte des Nations Unies, depuis le 7 octobre, les colons ont lancé plus de 700 attaques contre les Palestiniens en Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est.

  • Au Royaume-Uni, Rishi Sunak fait plier la Chambre des lords et obtient la mise en œuvre de la loi sur l’expulsion des demandeurs d’asile au Rwanda
    ►https://www.lemonde.fr/international/article/2024/04/23/au-royaume-uni-rishi-sunak-fait-plier-la-chambre-des-lords-et-obtient-la-mis

    Au Royaume-Uni, Rishi Sunak fait plier la Chambre des lords et obtient la mise en œuvre de la loi sur l’expulsion des demandeurs d’asile au Rwanda
    Par Cécile Ducourtieux (Londres, correspondante)
    Il aura fallu quatre mois au gouvernement britannique de Rishi Sunak pour faire adopter son projet de loi « Safety of Rwanda » (« sûreté du Rwanda »), notamment pour forcer la résistance des Lords au Parlement de Westminster. Ces derniers ont fini par lâcher prise juste après minuit, mardi 23 avril, permettant dans la foulée l’adoption par le Parlement de ce texte très contesté. Il déclare que le Rwanda est un pays sûr au regard de l’asile et permet ainsi la mise en œuvre, longtemps retardée, de l’accord de sous-traitance de demandeurs d’asile signé entre Londres et Kigali en avril 2022.
    Les avions pour le Rwanda pourront décoller « d’ici dix à douze semaines », en juillet, a promis Rishi Sunak lors d’une conférence à Downing Street, lundi, en amont des ultimes débats parlementaires. Des vols sur des compagnies aériennes commerciales ont été réservés, ainsi qu’un aéroport de départ, a assuré le premier ministre, depuis le pupitre barré d’un « stop the boats » (« stoppons les bateaux ») que sort Downing Street à chaque prise de parole sur les sujets migratoires. Considéré comme une priorité, l’accord Rwanda est un des derniers espoirs du dirigeant conservateur pour tenter de rattraper les travaillistes, en avance d’environ 20 points dans les sondages, à quelques mois des élections générales (très probablement cet automne).
    L’accord signé avec le Rwanda constitue une première en Europe et sa mise en œuvre est scrutée avec intérêt sur le continent. Il s’agit pour Londres de déporter dans ce pays d’Afrique de l’Est, à l’économie dynamique mais au régime considéré par beaucoup comme autoritaire, des personnes arrivées illégalement au Royaume-Uni (sans visa, en bateau ou cachés dans des camions). Ces personnes ne pourront réclamer l’asile que depuis le sol rwandais, qui examinera leur demande : il s’agit d’une délégation totale des responsabilités du Royaume-Uni vis-à-vis de l’asile. Le Rwanda, dirigé par le président Paul Kagame, a déjà obtenu environ 500 millions de livres sterling (580 millions d’euros) de Londres dans le cadre de l’accord.
    Déposé à la Chambre des communes en décembre 2023, le projet de loi « Safety of Rwanda » contourne une décision de la Cour suprême britannique, qui avait statué à l’unanimité, le 15 novembre 2023, que l’accord Rwanda était « illégal » car le Rwanda n’était pas un pays sûr : les demandeurs d’asile y sont exposés à un risque de refoulement vers leur pays d’origine. Jugé cruel par les associations de défense des droits des migrants, inquiétant pour de nombreux juristes, qui pointent des contradictions avec la convention européenne des droits de l’homme, le texte empêche les juges de questionner la sûreté du Rwanda en cas de recours des demandeurs d’asile contre leur expulsion. Il permet même aux ministres britanniques d’ignorer des mesures provisoires que prendrait la Cour européenne des droits de l’homme pour stopper des déportations.
    « Nous sommes les seuls à avoir un plan pour stopper les “small boats” [les bateaux pneumatiques traversant la Manche] », a affirmé lundi M. Sunak, assurant que le Labour « n’en a pas » et que le parti d’opposition « a tout fait pour faire dérailler le texte de loi ». « On m’accuse de manque de compassion, mais c’est tout le contraire, nous voulons créer une dissuasion permanente (…) avec un flux régulier de vols au Rwanda [pour décourager les traversées] et casser le modèle économique des passeurs », a ajouté le dirigeant, lui-même issu de l’immigration. Sa famille, d’origine indienne, est venue d’Afrique au Royaume-Uni dans les années 1960.
    Des dizaines de Lords – pas seulement des travaillistes, des dizaines de sans-étiquettes et pas mal d’évêques, membres de droit de la Chambre haute – ont tenté jusqu’au bout d’obtenir des concessions de Downing Street, espérant notamment l’adoption d’un amendement excluant les Afghans ayant travaillé pour l’armée britannique d’être déportés au Rwanda. Le Home Office n’a donné qu’une assurance verbale que ces Afghans ne seraient pas concernés. « L’accord Rwanda est un gadget exorbitant », a fustigé Yvette Cooper, la ministre de l’intérieur du cabinet fantôme travailliste – la gauche britannique a promis d’abandonner le texte si elle arrive au pouvoir.
    A l’autre bout du spectre politique, Nigel Farage, le président du parti d’extrême droite Reform UK, a qualifié le texte de loi de « totale mascarade », doutant de la volonté de M. Sunak de défier la convention européenne des droits de l’homme. Il est vrai que l’effet dissuasif de l’accord reste à prouver : il dépendra du nombre de personnes expulsées. Le risque d’une expulsion future au Rwanda n’a en tout cas pas encore découragé les traversées de la Manche, reparties à la hausse depuis le début de l’année, avec 25 % de passages supplémentaires par rapport à la même période l’an dernier. En 2023, 29 000 personnes étaient arrivées sur les côtes du Kent en bateaux pneumatiques.
    Même si le « Safety of Rwanda bill » limite les recours contre les expulsions, des appels seront quand même probablement recevables sur des motifs personnels (maladie, orientations sexuelles par exemple). Rishi Sunak assure être prêt : 150 juges et 25 cours de justice auraient été identifiés pour examiner ces appels en urgence, 500 personnes seraient chargées d’escorter les expulsés vers les avions. Mais des syndicats de fonctionnaires menacent de saisir la justice, s’inquiétant d’avoir à exécuter des décisions du Home Office potentiellement contraires aux obligations internationales du Royaume-Uni.
    Lundi, dans une déclaration commune, trois experts de l’ONU, Siobhan Mullally, la rapporteuse sur le trafic d’êtres humains, Gehad Madi, le rapporteur spécial sur les droits humains des migrants, et Alice Jill Edwards, la rapporteuse spéciale pour la torture, ont prévenu les compagnies aériennes transportant les demandeurs d’asile au Rwanda qu’elles risquaient, elles aussi, de se rendre complices de violations des droits humains.

    #Covid-19#migrant#migration#royaumeuni#droit#migrationirregguliere#rwanda#payssur#expulsion#smallboat#sante#politiquemigratoire

  • 🔴 En direct : l’ONU « horrifiée » par la découverte de fosses communes à Gaza
    ►https://www.france24.com/fr/moyen-orient/20240423-%F0%9F%94%B4-en-direct-le-s%C3%A9nat-am%C3%A9ricain-examine-un-pl

    Et, selon le météorologue, il est en train de pleuvoir

    Il a également décrié les frappes israéliennes qui, selon lui, ont tué principalement des femmes et des enfants.

    • 13 h 56 : les Nations unies demandent une enquête internationale sur les décès dans les hôpitaux de Gaza

      Les Nations unies ont demandé l’ouverture d’une enquête internationale sur les informations faisant état de fosses communes dans deux hôpitaux de Gaza détruits lors des sièges israéliens, estimant que des crimes de guerre pourraient avoir été commis.

      « Compte tenu du climat d’impunité qui prévaut, des enquêteurs internationaux devraient être associés à cette démarche », a déclaré Volker Turk, responsable des droits de l’homme à l’ONU, dans un communiqué.

      Les hôpitaux, qui sont protégés par le droit international, ont été bombardés à plusieurs reprises par Israël au cours de plus de six mois de guerre à Gaza.

  • Eric Lagadec✨🌍 - X : On avait perdu le contact avec la sonde Voyager 1[ …] On vient de re-rentrer en contact avec la sonde. Thread en images
    ▻https://twitter.com/EricLagadec/status/1782767159422210389

    On avait perdu le contact avec la sonde Voyager 1, partie de la Terre il y a 46 ans et qui vogue maintenant à plus de 24 milliards de kilomètre de nous, après avoir quitté le système solaire.
    On vient de re-rentrer en contact avec la sonde. Thread en images 👇

    ▻https://pbs.twimg.com/media/GL2nzUxWsAAg0i4?format=png&name=small
    le 14 Février 1990, la sonde Voyager 1 se retourne pour prendre une photo. elle est à 6 milliards de kilomètre de la Terre. La Terre est ce petit point bleu pâle.

    suit le texte de Carl Sagan écrit pour l’occasion

  • OBSERVER: 2023 - A year of unprecedented heat and climate extremes | Copernicus
    ▻https://www.copernicus.eu/en/news/news/observer-2023-year-unprecedented-heat-and-climate-extremes

    Earlier this year, the #Copernicus Climate Change Service (C3S) Global Climate Highlights 2023 Summary confirmed 2023 as the warmest year on record, with global temperatures reaching an alarming 1.48 degrees Celsius above preindustrial levels. This unprecedented rise in temperature, underscored by a series of extreme weather events, from devastating droughts and wildfires to marine heatwaves, signals an urgent call for action. Analysing the ERA5 dataset, the report highlights the significant impact of shifts from La Niña to El Niño conditions and the continuous increase in greenhouse gas concentrations, driving home the critical need for global decarbonisation efforts and the strategic use of climate data to navigate the challenges of a warming world and safeguard our future.

    ▻https://climate.copernicus.eu/global-climate-highlights-2023

    #climat

  • Recension du livre « Les données de la démocratie » de Samuel Goëta | LinkedIn
    ▻https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7184452712401371136

    Recension du livre « Les données de la démocratie » de Samuel Goëta.

    Elsa Foucraut • Consultante • Enseignante • Autrice du "Guide du Plaidoyer" (éditions Dunod)

    💡"L’ouverture des données en France, rendue obligatoire par la loi pour une République numérique, ressemble à bien des égards à la tour de Pise. Ce superbe édifice, qui attire les regards du monde entier, doit son inclinaison à des fondations instables.”

    📚 Lecture du jour : "Les données de la démocratie" de Samuel Goëta (C & F EDITIONS), avec une préface de l’ancienne ministre du numérique Axelle Lemaire.

    Depuis 2016, la loi impose à toutes les administrations françaises le principe de l’open data par défaut. Pourtant, quiconque a déjà eu besoin d’accéder à des données d’intérêt général non publiques mesure à quel point le principe est loin d’être pleinement appliqué (euphémisme). De vraies fractures territoriales se creusent entre les collectivités, accéder aux données relève souvent du saut d’obstacles, et les données disponibles sur les portails open data des collectivités sont parfois décevantes.

    Le livre revient d’abord en détail sur l’histoire de l’open data : des origines aux étapes plus récentes, avec la création d’Etalab et la loi pour une République numérique. Une belle synthèse, avec plein de références et d’anecdotes que je ne connaissais pas. Il manquait justement un livre de référence pour retracer cette histoire contemporaine, avec le versant français.

    Mais ce sont les chapitres sur le bilan critique de l’open data, qui m’ont semblé les plus intéressants. Certes, les obstacles à l’open data tiennent parfois à la résistance consciente de certains agents (un "DataBase Hugging Disorder" ou DBHD 😅).

    Mais Samuel Goëta montre que cela tient le plus souvent à des frictions organisationnelles et/ou techniques : les agents n’ont pas toujours le mandat pour ouvrir des données qui pourraient servir l’opposition ou remettre en question l’action des élus ; de nombreux projets d’open data sont conçus comme des projets servant d’abord l’image de l’institution, sans les moyens de leur ambition ; la mauvaise qualité des données peut s’expliquer par le fait que les données d’une administration étaient d’une qualité suffisante pour un usage interne et n’avaient pas été envisagées pour un usage externe ; les problèmes techniques sont fréquents et l’ouverture se transforme parfois en une véritable enquête dans les serveurs quand les techniciens n’ont pas accès aux "schémas de base" ; et les agents sont parfois réticents parce qu’ils anticipent des usages malveillants des données, ou bien ont une interprétation excessive du RGPD (un grand classique !).

    L’ouvrage préconise notamment une refonte du droit d’accès aux données : transférer à la CNIL l’arbitrage de l’accès aux données individuelles traitées par les acteurs publics ; intégrer la Cada dans la HATVP ; donner à la CADA le pouvoir de sanctionner les administrations récalcitrantes ; créer un “référé communication” pour accélérer le traitement des demandes. Pourquoi pas !

    ➡ "Faut tout donner afin de changer les données" : une citation de NTM (oui oui) qui sert de conclusion au livre ;-)

    #Samuel_Goëta #Open_data #Données_démocratie

  • Comment la #gauche peut contrer l’#extrême-droite ? Débat entre Manon Aubry, Aurore Lalucq et Marie Toussaint | Alternatives Economiques
    ▻https://www.alternatives-economiques.fr/gauche-contrer-lextreme-debat-entre-manon-aubry/00110876
    ▻https://www.alternatives-economiques.fr/sites/default/files/public/styles/for_social_networks/public/field/image/446-dos7.jpg?itok=ftWexLcG

    Dans les institutions européennes comme dans la plupart des pays membres, droite et extrême droite sont à la manœuvre pour revenir sur les quelques avancées écologiques obtenues ces dernières années.

    Alors que les #élections_européennes pourraient renforcer ce pôle nationaliste-conservateur, quel contre-discours la gauche doit-elle lui opposer ? Comment peut-elle devenir majoritaire sans renier son ambition sociale et écologique ? Doit-elle pour cela surmonter ses divisions actuelles ?

    Pour en débattre, Alternatives Economiques a réuni trois femmes, représentant trois tendances de la gauche française, trois eurodéputées sortantes candidates à leur réélection.

    Manon Aubry est coprésidente du groupe de la Gauche au #Parlement_européen (GUE/NGL) et tête de liste La France insoumise pour l’élection européenne. Aurore Lalucq est membre de Place publique (PP) et en 4e position sur la liste PS-PP menée par Raphaël Glucksmann. Marie Toussaint est vice-présidente du groupe des Verts-ALE au Parlement européen et tête de liste des Ecologistes pour l’élection.

  • L’aventure de #Gianluca_Grimalda, ce chercheur viré pour avoir refusé de prendre l’avion
    ▻https://reporterre.net/L-aventure-de-Gianluca-Grimalda-ce-chercheur-vire-pour-avoir-refuse-de-p

    Le scientifique « rebelle » Gianluca Grimalda a été licencié de son institut allemand après avoir refusé de prendre l’avion pour rentrer d’une mission en #Papouasie-Nouvelle-Guinée. Récit d’un périple de 28 000 km.

    On en parlait :
    ►https://seenthis.net/messages/1019530

    Et aussi :

    « J’ai vraiment eu 99,99 % d’interactions positives avec les personnes croisées. Je suis vraiment d’accord avec le journaliste George Monbiot quand il dit que nous sommes une société d’altruistes gouvernés par des psychopathes . »

  • #Italie : les députés ouvrent la voie à l’accès des #anti-IVG dans les structures permettant l’#avortement
    ▻https://www.francetvinfo.fr/societe/ivg/italie-les-deputes-ouvrent-la-voie-a-l-acces-des-anti-ivg-dans-les-stru

    Nouveau revers pour les droits des femmes. Les députés italiens ont voté, jeudi 18 avril, un amendement de Fratelli d’Italia, le parti d’extrême droite de la présidente du Conseil Giorgia Meloni, permettant aux organisations anti-IVG d’entrer à l’intérieur des centres de conseil. Ce sont les structures par lesquelles les femmes peuvent passer pour obtenir un certificat de la part d’un médecin, puis avoir accès à l’avortement, précise Le Monde.

    […] L’avortement a été légalisé en 1978 en Italie, mais son accès est de plus en plus difficile en raison du nombre de #gynécologues qui refusent d’effectuer des IVG pour des raisons morales ou religieuses. Selon les données du ministère de la Santé italien, en 2021, environ 63% des gynécologues refusaient de pratiquer l’intervention.

    #religion

  • « J’y suis confrontée tous les jours » : dans le camp présidentiel, le « #sexisme insidieux » derrière la « #parité de façade »
    ▻https://www.francetvinfo.fr/politique/j-y-suis-confrontee-tous-les-jours-dans-le-camp-presidentiel-le-sexisme

    « Si tu te mets en face de moi, je vais pouvoir te faire du pied. » La petite phrase est lancée par un député MoDem à sa collègue Elodie Jacquier-Laforge, en début d’une réunion de groupe. La députée, vice-présidente de l’Assemblée nationale, écarquille des yeux, mais répond du tac-au-tac : « Qu’est-ce que c’est cette blague de beauf ? » L’échange s’arrête là. Mais il montre que dans les couloirs du pouvoir, en 2024, le sexisme n’a pas disparu. « Je pense que j’y suis confrontée tous les jours. Ce sont des réflexions sur la manière dont je m’habille, je me coiffe… Cela vient souvent d’une génération plus âgée que la mienne », poursuit cette élue de l’Isère de 45 ans.

    Quatre-vingts ans après l’ordonnance du 21 avril 1944 accordant aux femmes le droit de voter et de se présenter à une élection, l’égalité entre hommes et femmes n’est toujours pas une évidence. Même dans un camp qui l’a affichée comme grande cause de ses deux quinquennats. Toutes les femmes macronistes interrogées par franceinfo assurent néanmoins que les comportements n’ont plus grand-chose à voir avec ce qu’ont pu subir leurs aînées. « A l’Assemblée, ils se tiennent à carreau », assure la députée Renaissance Sarah Tanzilli. Peut-être parce que l’hémicycle s’est féminisé, avec 39% de femmes élues en 2017 (contre 27% en 2012), et 37% en 2022.

  • « On ne fait plus rien » : la détresse de la police de l’environnement, incitée à ne plus contrôler les agriculteurs
    ▻https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/doubs/besancon/temoignages-on-ne-fait-plus-rien-la-detresse-des-gendar

    Depuis le début de la mobilisation des agriculteurs, l’Office français de la biodiversité, chargé de faire respecter les normes environnementales, est visé par la colère du monde agricole, qui l’accuse « d’acharnement ». À l’OFB Bourgogne-Franche-Comté, derrière un silence de façade, le mal-être et le sentiment d’abandon grandissent chez les salariés.

  • Pénurie de #foncier à urbaniser : de Toulouse à Bourg-en-Bresse, les 20 villes les plus touchées, selon une étude
    ▻https://www.banquedesterritoires.fr/penurie-de-foncier-urbaniser-de-toulouse-bourg-en-bresse-les-20
    ▻https://www.banquedesterritoires.fr/sites/default/files/2024-02/Chantiers_%C3%A0_la_Cartoucherie+%281%29.jpg

    Quelles vont être les conséquences de la sobriété foncière imposée par l’objectif de zéro #artificialisation nette (#ZAN) sur les métropoles et les agglomérations ? Pour le cabinet de conseil en immobilier professionnel Arthur Loyd, 113.000 hectares vont manquer en France d’ici 2030 pour répondre aux besoins de logement et de développement des territoires. Et selon des chiffres extraits de la septième édition de son baromètre sur l’attractivité des métropoles et des agglomérations, ce sont justement les territoires les plus dynamiques en termes de #croissance_démographique et/ou de progression de l’emploi qui vont pâtir le plus de la rareté du foncier.

    […] Alors que selon l’Insee, le nombre de ménages devrait continuer de croître, passant de près de 30 millions en 2018 à 34 millions en 2050, de nouveaux besoins en logements, services et équipements vont apparaître, dans un contexte de rareté foncière. « L’augmentation des coûts de l’immobilier va représenter une problématique durable pour les Français, alors que le #logement est d’ores et déjà le premier poste de dépenses des ménages », souligne Cevan Torossian.

    Autre sujet de premier ordre, pour Arthur Loyd : le besoin de foncier lié à la #réindustrialisation, alors que 12,8 milliards d’euros ont été investis au premier semestre 2023 dans les filières vertes. Selon l’étude, les territoires localisés hors des métropoles, qui seront demain les premiers touchés par les contraintes de sobriété foncière, concentrent aujourd’hui les trois quarts du volume total investi. Tous secteurs confondus, 22.000 hectares devraient être nécessaires pour permettre la réindustrialisation du pays, selon le rapport remis par le préfet Rollon Mouchel-Blaisot en juillet dernier.

    #urbanisation

  • Un papyrus d’Herculanum carbonisé lors de l’éruption du Vésuve a été déchiffré
    ▻https://www.lefigaro.fr/sciences/un-papyrus-d-herculanum-carbonise-lors-de-l-eruption-du-vesuve-a-ete-dechif


    Un rouleau de papyrus d’Herculanum carbonisé lors de l’éruption du Vésuve, et conservé à l’Institut de France, est en cours de numérisation par des rayons X.
    Image courtesy of the Digital Restoration initiative/University of Kentucky

    RÉCIT - Grâce à un concours international, de jeunes chercheurs sont parvenus à lire un texte vieux de 2000 ans.

    C’est un texte qui parle de musique, de plaisir et de câpres ! Ce rouleau de papyrus avait littéralement cuit il y a 2000 ans à plus de 320 °C, quand les torrents de boue et de matières volcaniques sont descendus du Vésuve pour recouvrir les villes d’Herculanum et de Pompéi (79 apr. J.-C.). Les pages sont soudées et son contenu était, pensait-on, perdu à jamais. Mais un concours international a permis de réussir l’immense exploit de déchiffrer et de lire des centaines de mots qui s’étalent sur plus de 15 colonnes.

    Découvert entre 1752 et 1754, avec plusieurs centaines d’autres manuscrits, dans une somptueuse villa romaine d’Herculanum appartenant à Calpurnius Pison Caesoninus, le beau-père de Jules César, et appelée depuis « Villa des papyrus », le rouleau de papyrus était depuis conservé dans les bibliothèques de l’Institut de France à Paris. Il avait été offert, avec cinq autres rouleaux, par Napoléon Bonaparte qui les avait reçus en 1802 en cadeau du roi de Naples. Le manuscrit…

  • #Risques_industriels : la #Cour_des_comptes au renfort d’#Amaris
    ▻https://www.banquedesterritoires.fr/risques-industriels-la-cour-des-comptes-au-renfort-damaris

    Il y a peu, l’association Amaris déplorait que les pouvoirs publics n’aient pas tiré le bilan de la loi dite Bachelot relative à la prévention des risques technologiques et naturels, adoptée il y a 20 ans (voir notre article du 20 septembre 2023). L’association vient de recevoir un renfort de poids : celui de la Cour des comptes. En conclusion du rapport(▻https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2024-01/20240201-S2023-1508-ICPE-industrielles.pdf) qu’elle vient de consacrer à la gestion des installations classées pour la protection l’environnement (#ICPE) dans le domaine industriel, […] si elle constate que la grande majorité des PPRT a été approuvée, la rue Cambon relève comme Amaris que "beaucoup de questions demeurent sans réponse : de nombreux #logements resteront exposés […] et la mise en #sécurité des entreprises riveraines et des bâtiments publics n’est pas suivie". Elle ajoute que les ouvrages d’infrastructures de transports de matières dangereuses sont ignorés. Pour y remédier, elle recommande de prévoir des mesures de protection foncière et des travaux pour les "zones d’effets létaux" qui y sont liées, mais aussi de modifier la législation pour généraliser la mise en place de commissions consultatives analogues aux commissions de suivi de site des ICPE.

    Sont insuffisamment pris en compte également selon elle, des risques dont l’acuité va pourtant croissant, comme les "NaTechs" (#accidents_technologiques dus à un événement naturel) ou les #cyberattaques. C’est encore le cas des risques chroniques. Elle juge ainsi que "les impacts sanitaires et environnementaux de la #pollution des sols et #nappes_phréatiques ne sont pas assez étudiés", alors que nombre de ces derniers sont "durablement pollués". Elle souligne en outre que "la volonté de simplifier et d’accélérer les procédures afin de faciliter les implantations industrielles a conduit à restreindre le champ de l’obligation de l’étude d’impact et à rendre facultative la consultation du comité départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologique" (#Coderst – via la loi Asap — ▻https://www.banquedesterritoires.fr/simplification-tout-ce-que-les-collectivites-peuvent-retenir-de — et son décret d’application — ▻https://www.banquedesterritoires.fr/simplification-des-procedures-environnementales-le-decret-asap-), et que la loi pour l’industrie verte (▻https://www.banquedesterritoires.fr/industrie-verte-le-projet-de-loi-adopte-par-le-parlement) introduit de nouvelles mesures de #simplification. Elle déplore encore que nombre de « #polluants_émergents » (au regard de leur prise en compte, et pas de leur existence) ne sont toujours pas réglementés, leur encadrement se heurtant souvent à l’absence de valeurs toxicologiques de référence.

    De manière générale, la Cour dénonce l’insuffisance des moyens accordés. Pour elle, c’est notamment le cas des moyens alloués au recensement des sites pollués – et à leur# dépollution (mais le fonds vert est salué). Cela l’est également singulièrement des moyens de #police_environnementale de l’inspection des installées classées, fortement sollicités par l’essor des éoliennes terrestres et des méthaniseurs, mais aussi par l’application du règlement européen REACH et l’instruction des projets soutenues par le plan France 2030 (voir notre article du 22 juin 2023).

    […] Côté #sanctions, ce n’est guère mieux : "Les suites administratives demeurent peu dissuasives à l’exception des astreintes", les plafonds n’étant ni proportionnels aux capacités financières des contrevenants, ni à l’enrichissement qu’ils sont susceptibles de tirer de la situation de non-conformité.

    […] En dépit des efforts conduits en la matière – notamment le lancement du plan d’actions "Tous résilients face aux risques" –, la rue Cambon juge que "l’information institutionnelle sur les risques majeurs peine à atteindre ses cibles". Elle relève que "les organismes de concertation mis en place sont souvent critiqués pour leur fonctionnement vertical" et que "nombre de secrétariats permanents pour la prévention des pollutions industrielles ne sont plus actifs depuis plusieurs années". Elle estime également que "la culture de sécurité reste inégale parmi les élus, y compris parmi ceux des #collectivités accueillant des ICPE à hauts risques" et que "les collectivités s’estiment peu éclairées sur les risques chroniques et leurs effets sur l’environnement et la santé".

  • [Reportage] Crise du #logement au #Canada : des causes multiples, pas juste l’#immigration | Radio-Canada.ca
    ▻https://ici.radio-canada.ca/rci/fr/nouvelle/2044773/crise-logement-causes-multiples-immigration-armony-lizarralde-herna

    Deux sociologues et un architecte font la lumière sur les facteurs à l’origine de cette crise tout en mettant en garde contre la rhétorique anti-immigration, qui se développe dans un Canada qui aura des élections fédérales en 2025 et qui doit continuer à accueillir de nouveaux résidents.